Même après 150 ans, François Pilote a encore de l’influence !

La Pocatière (Québec), 1er décembre 2009 – Le fondateur de la première école d’agriculture toujours activeau Canada était taillé pour les grandes entreprises et les obstacles le faisaient redoubler d’ardeur. C’estsous cette influence et avec le sentiment du devoir accompli que le comité organisateur des fêtes du150e s’est présenté devant la presse pour déposer officiellement son bilan. Ces fêtes qui avaient étéannoncées en grande pompe, le 27 novembre 2008 se terminaient de manière grandiose et festive, le11 octobre 2009.

La directrice générale, madame Ursule Thériault, commentait ainsi le rapport final des fêtes : «C’est unbilan dont François Pilote serait fier. Et, comme il nous aurait probablement suggéré de le faire, rien n’aété ménagé en terme d’effort et d’ardeur pour que la commémoration des 150 ans de fondation de sonécole d’agriculture soit une réussite. Et c’est avec fierté que nous pouvons aujourd’hui, tourner uneautre page de son histoire unique et inspirante.»

D’une commémoration que la population croyait plutôt exclusive à l’Institut de technologieagroalimentaire, nous constatons aujourd’hui que le sentiment de fierté, véhiculé par le thème, a étébien transmis à la population. Les fêtes ont été un grand succès au niveau de l’engagement bénévole.Au niveau des organismes communautaires, le 150e a pu compter sur les Fermières, le Club FADOQ, LaTraversée, les Scouts, l’Escadron 761 région de Kamouraska, la Garde paroissiale et le comité de liturgie.117 autres personnes se sont engagées dans l’un ou l’autre des comités de travail mis en place pour menerà terme chacune des activités de la programmation. Reflet de la créativité, du dynamisme et du talentque recèle la communauté, le succès du 150e anniversaire de l’enseignement agricole au Canadareposait à 90% sur l’engagement, la motivation et surtout la fierté des bénévoles. Et, ils ont livré lamarchandise… l’ensemble des activités aura attiré un peu plus de 15 000 personnes.

Les contributions financières des différents partenaires et commanditaires ont apporté des revenus de389 228 $. Les dépenses d’opération ont totalisé 381 300 $. Ce qui fait en sorte que les fêtes dégagent unsurplus des revenus sur les dépenses de 7 928$. Toutefois, il est important de souligner que es apports enbiens et services de toutes sortes et pour lesquels le 150e n’a eu aucun déboursé à faire, ont été évalués à123 300 $.

Ce surplus, selon la volonté du comité organisateur, sera géré par le fiduciaire des fêtes, la FondationFrançois-Pilote Inc. pour l’accomplissement des buts suivants :

  • Promouvoir l’avancement de l’éducation en agriculture
  • Promouvoir l’avancement des sciences et des techniques agricoles
  • Promouvoir l’avancement de l’éducation dans les domaines des arts et du sport

Déjà, le 150e a fait des legs tangibles dans la communauté. Pour en citer quelques-uns, mentionnons entreautres les revenus de la vente à l’encan du 13 septembre 2009 (1 480 $) qui ont été versés àDéveloppement économique La Pocatière pour supporter la prochaine édition du marché public; de mêmeles revenus générés par l’activité du 6 octobre, le forum de l’agroalimentaire, (3 000$) ont été versés àl’Agrobiopole du Bas St-Laurent; le kiosque Pilote dans la montagne du Collège a pu être reconstruit grâceau soutien financier de 5 000 $ du 150e. La Fondation François-Pilote, pour sa part, lègue un coffretsouvenir,volume en 2 tomes, sur l’histoire de l’enseignement agricole à La Pocatière.Dans son rapport, le comité organisateur énumère l’ensemble des legs du 150e aux générations futuresdont le legs temporel déposé aujourd’hui à l’hôtel de ville de La Pocatière, berceau de l’enseignementagricole au Canada. « Voilà de belles retombées positives pour le milieu, de dire le coprésident du comitéorganisateur, monsieur André Simard. Nous croyons également que ces legs inspireront celles et ceux quicélébreront le 200e! ».

Du côté des retombées économiques comme tel, le Centre local de développement du Kamouraska, avecles outils de mesure fournis par le ministère du Tourisme du Québec, a estimé à 1 216 000 $, le total desretombées directes et indirectes des fêtes.

Les personnages historiques revenus à la vie expressément pour le 150e ont donné à ces fêtes, le petit plusqui à bien des occasions, faisait dire à plusieurs : Ah WOW ! Du côté des festivités proprement dites, lescoups de coeur sont nombreux. Parmi les plus mémorables, la directrice générale, Ursule Thériault,mentionne : la sortie surprise de François Pilote, le 27 novembre 2008; l’annonce de la coprésidenced’honneur avec le cérémonial du drapeau, la marche Jean-Charles-Chapais, le spectacle multimédia et lagrande parade « Au fil des saisons et des époques ». L’activité qui aurait figuré dans les premières places dece palmarès intéressant est sans contredit les démonstrations de techniques agricoles anciennes.Malheureusement, c’est la seule activité du 150e qui a dû être annulée à cause de la pluie.

Les bons coups de la programmation : les 9 émissions matinales avec CHOX-FM, en direct de différentsendroits significatifs, la présence de trois de nos grands personnages historiques lors du jugement desgrands bovins laitiers à Expo-Québec et les grandes retrouvailles des 3 et 4 octobre 2009.

L’impact de la commémoration du 150e de l’enseignement agricole au Canada dépasse largement lesretombées économiques mesurables. En effet, un événement comme celui-là renforce la communauté,offre des activités et des événements uniques, met en vitrine les diverses compétences et suscite lafierté des citoyens. On peut donc supposer que la qualité de vie a été améliorée dans la communauté enraison notamment de l’élargissement de l’offre culturelle et récréative pendant la période du 7 mars au11 octobre 2009.

Un bénévole engagé et très actif dans les fêtes du 150e, Monsieur Denis Bolduc de la Durantaye, nouspartageait cette pensée : « Restons attachés à la terre et souvenons-nous ». François Pilote enpoursuivant son rêve de fonder une école d’agriculture à Ste-Anne-de-la-Pocatière véhiculait cettedevise : « Emparons-nous du sol… »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière
http://www.ita.qc.ca

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