OGM : Cacophonie au sein du conseil européen de l’agriculture

France, 14 octobre 2002 – Sans surprise : les Quinze ont fait état, à Luxembourg, de leurs divergences sur les conditions dans lesquelles lever le moratoire européen en vigueur depuis trois ans sur les OGM, qui suspend toute nouvelle autorisation de mise en culture. Afin de sortir de cette sitiuation de blocage, qui pourrait valoir une plainte des Etats-Unis à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), les Etats membres devaient tenter de trouver un accord sur l’étiquetage des denrées génétiquement modifiées ou contenant des composés d’OGM, ainsi que sur les règles de traçabilité. La présidence danoise avait proposé une base de compromis, qui reposait sur le transfert de la décision de lancement des nouveaux OGM aux autorités nationales.

L’Autriche, l’Espagne et l’Irlande étaient d’accord avec le Danemark. Tous les autres ont souhaité que cette responsabilité soit dévolue à l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

Seuil de tolérance
La présidence danoise suggérait également d’admettre un seuil de tolérance de 1% d’OGM dans les denrées pendant trois ans pour treize OGM, ayant été examinés favorablement par les scientifiques, mais n’ayant pas été commercialisés en raison de l’hostilité générale de l’opinion européenne. Très en pointe, la Suède réclame un taux zéro, tandis que l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et la Grèce demandent un taux inférieur à 1%. L’Espagne, la Finlande, le Portugal et le Royaume-Uni étaient d’accord pour un seuil de 1%.

Les mêmes questions seront sur la table des ministres de l’Environnement jeudi, qui devraient se cantonner à un «débat d’orientation» sur le sujet, les esprits n’étant pas mûrs.

Source : Les Échos

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale du commerce (OMC)

http://www.wto.org/

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