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Comment éviter les 2e coupes décevantes

*Malgré un printemps maussade, certains producteurs laitiers commenceront leur deuxième coupe avant la fin du mois de juin. Pour s’assurer d’un bon rendement, il faudra manifestement que leurs mélanges fourragers repoussent rapidement.

Pour la luzerne, pas de problème, mais pour ce qui est des graminées, les écarts de regain entre les espèces peuvent s’avérer très importants. Parmi les graminées, la fétuque élevée et le dactyle pelotonné qui n’épient qu’une seule fois tôt au printemps, surpassent les espèces à épiaisons multiples comme la fléole des prés et le brome inerme.

Cinq jours après la coupe, voyez la différence de regain entre la fléole et la fétuque. Le résultat est saisissant (voir photo).

Photo de Guy Forand

Photo de Guy Forand

Combien de fois verrez-vous, cette année encore, des champs comme celui de la photo du bas ? Comme toujours, la luzerne bien adaptée à notre climat chaud et sec produira un bon regain mais le mil restera derrière, affecté par la chaleur. Comme conséquence, les rendements des prairies où la luzerne sera disparue seront faibles et la qualité variable. Pour ce qui est des prairies fortes en luzerne, on ne récoltera pratiquement que de la luzerne, ce qui compliquera les ajustements de rations.

Les résultats de recherche sont formels. Les mélanges à base de luzerne et de graminées comme la fétuque procurent les meilleurs rendements fourragers et permettent de produire du lait à moindres couts.

*Texte de Guy Forand de Bélisle – Triolact, réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères: http://www.cqpf.ca/.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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