Producteurs de porcs du Centre-du-Québec et virage agroenvironnemental

Nicolet (Québec), 8 octobre 2002 – C’est à l’occasion d’une visite de la ferme
porcine Porcibel inc., à Saint-Zéphirin, que le président du syndicat des
producteurs de porcs de la région du Centre-du-Québec, Monsieur Jean-Guy
Vincent, a indiqué que les objectifs agroenvironnementaux que se sont fixés
d’ici 2004 les producteurs de porcs de la région, dans le cadre du Plan
agroenvironnemental de la production porcine, seront vraisemblablement
atteints. On sait que ce Plan a été lancé en 1997 par la Fédération des

producteurs de porcs du Québec pour améliorer la performance environnementale
de la production porcine.

S’appuyant sur les résultats préliminaires d’une enquête menée auprès des
producteurs de la région, M. Vincent a révélé que : « En modifiant l’alimentation des porcs, les producteurs ont réduit de façon marquée le contenu du lisier en phosphore et en azote, ce qui atténue les risques de surfertilisation des sols ». On sait, en effet, que l’ajout de phytase et
d’acides aminés à la moulée permet de réduire jusqu’à 25 % le phosphore et
jusqu’à 15% l’azote contenus dans le lisier. Par ailleurs, d’ajouter M.
Vincent, « L’utilisation systématique par les producteurs de la région de bols
et de trémies conçus spécialement pour distribuer l’eau selon les besoins des

porcs permet de réduire considérablement le volume d’eau contenu dans les
lisiers ».

Les efforts se concentrent aujourd’hui sur la gestion des surplus de
lisier et sur le contrôle des odeurs. Diverses actions sont en cours
présentement pour favoriser un maillage entre les producteurs de porcs qui ont
des surplus de lisier et d’autres producteurs agricoles qui ont besoin
d’engrais. « La réalisation dont nous sommes le plus fiers, en ce sens, c’est
le babillard électronique (http://www.centre-du-quebec.upa.qc.ca/echange/index.asp) que nous proposons aux producteurs de la
région et qui permet une gestion en ligne des surplus ».

Pour ce qui est du contrôle des odeurs, une campagne est présentement en
cours pour susciter l’implantation sur les fermes de haies brise-vent
contribuant à disperser les odeurs. Déjà quelque 50 producteurs ont annoncé

leur intention de planter de telles haies dès le printemps prochain. « Restera
maintenant, de conclure M.Vincent, à continuer d’encourager l’installation de
toitures sur les structures d’entreposage du lisier et l’utilisation de rampes
basses pour épandre le lisier, deux mesures qui peuvent réduire de façon
sensible les odeurs reliées au lisier et à son épandage ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec

http://www.centre-du-quebec.upa.qc.ca/

Le Porc du Québec

http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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