Rapport de responsabilité sociale des Éleveurs de porcs en 5 questions

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Le sous-ministre de l’Agriculture, Normand Johnston, et le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Boissonneault, lors du dévoilement. PHOTO: LES ÉLEVEURS DE PORCS DU QUÉBEC

Le 28 mai dernier, les Éleveurs de porcs du Québec dévoilaient leur rapport de responsabilité sociale. Il s’agissait de la seule production porcine retenue par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans le cadre d’un projet pilote. Celui-ci visait à tester l’outil Évaluation de la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires (SAFA). Nous avons demandé au président des Éleveurs de porcs du Québec, David Boissonneault, de nous parler de la démarche et de ses retombées.

S’agit-il d’une démarche des Éleveurs de porcs?

« C’est une initiative de notre équipe qui l’a proposée à notre conseil d’administration », raconte-t-il. L’équipe avait été mis au courant qu’un projet pilote d’accessibilité sociale était en développement au sein de la FAO. Des appels d’offres ont été réalisés afin de trouver la meilleure voie pour y arriver. « Nous voulions une démarche crédible », explique David Boissonneault. Le Groupe AGÉCO a été retenu.

En 2010, il y a eu le dépôt d’indicateurs de développement durable et en 2012, les résultats de l’analyse de cycle de vie de leurs activités. Tout cela faisait-il partie de la démarche?

« Chaque fois qu’on évoluait, on s’encourageait », dit David Boissonneault. Ces résultats ont notamment démontré que les Éleveurs de porcs du Québec étaient des leaders en matière d’économie d’eau, avec une utilisation deux fois moins élevée que la moyenne mondiale. L’indice carbone est aussi inférieur à la moyenne des grands pays producteurs.

L’un des buts du rapport est de cibler des actions, n’est-ce pas?

« Le rapport de responsabilité sociale, c’est plus que de faire des constats, c’est vraiment d’entreprendre une démarche, un engagement d’amélioration continue et de reddition de comptes », explique le président de l’organisme. Pour chacun des cinq axes, les Éleveurs de porcs du Québec se sont ciblé des engagements d’accompagnement des éleveurs dans la démarche, et de collaboration avec les partenaires du milieu.

Quelles sont les répercussions d’un tel rapport pour le secteur porcin québécois?

« Nous avons fait ajouter un axe accessibilité sociale », décrit David Boissonneault. Les porducteurs et intervenants consultés dans la démarche ont révélé que cet aspect important manquait dans le projet pilot de la FAO. L’organisation démontrait ainsi l’intérêt de la production porcine québécoise pour cet enjeu.

Des intervenants du secteur faisant des affaires à l’international étaient présents au dévoilement du rapport. Ils ont souligné que les outils d’empreinte carbone et empreinte eau leur sont utiles dans leurs relations internationales. « Ils sont satisfaits », raconte David Boissonneault.

Le mot de la fin?

« Nous avons travaillé fort pour avoir des parties prenantes dans ce rapport-là, parce que c’était une première mondiale, décrit David Boissonneault. Les gens ne savaient pas ce que ça impliquait. Avec le rapport d’accessibilité sociale, je pense que ça va être positif pour continuer nos travaux. »

Mentionnons, en terminant, que l’Assemblée nationale du Québec a adopté à l’unanimité, le 5 juin, une motion soulignant l’initiative et les efforts des Éleveurs de porcs du Québec.

5 axes :

  1. Gouvernance
  2. Environnement
  3. Bien-être animal, santé animale et salubrité
  4. Performance économique
  5. Bien-être des travailleurs et cohabitation harmonieuse

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