Recherche en génétique moléculaire pour améliorer la production porcine au Canada

Ottawa (Ontario), 18 novembre 2002 – Un nouveau partenariat de recherche pourrait contribuer à augmenter sensiblement le volume d’information génétique auquel les éleveurs et les producteurs de l’industrie porcine du Canada ont accès et à enrichir la nature de cette information.

Ce projet, intitulé Élaboration de nouvelles méthodes d’évaluation et de sélection pour le porc à l’aide des découvertes en générique moléculaire, est appuyé conjointement par le Centre canadien d’amélioration des porcs (CCAP) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).

« Voilà un exemple parfait de la façon dont l’industrie agricole et agroalimentaire du Canada continue de se dépasser pour élaborer des produits et des procédés qui l’aideront à croître et à saisir de nouveaux débouchés sur les marchés, a affirmé le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief. Grâce au recours à des pratiques de pointe comme la recherche en génétique, l’industrie porcine canadienne sera bientôt en mesure d’offrir aux consommateurs du Canada et du monde des produits du porc de qualité encore meilleure que ceux qu’il produit actuellement. »

L’aide financière consentie par le gouvernement du Canada, qui représente environ 202 000 dollars du coût total de 415 700 dollars, provient du Fonds canadien d’adaptation et de développement rural (FCADR) d’AAC. Depuis 1995, le FCADR consacre 60 millions de dollars par année à la réalisation d’initiatives qui favorisent la croissance, l’emploi et la compétitivité au sein de l’industrie agricole et agroalimentaire.

Selon le Dr Pramod Mathur, généticien au CCAP, ce projet permettra à l’industrie porcine de profiter des découvertes en génétique moléculaire et de générer des avantages génétiques et économiques considérables pour les intervenants du secteur. Cela s’inscrit dans l’approche stratégique, axée sur les marchés, qu’adopte l’industrie envers la science et l’innovation.

« Ce projet ouvrira de nouveaux horizons pour l’identification des porcs génétiquement supérieurs, car les données provenant des tests d’ADN seront intégrées aux données sur le rendement qui servent actuellement au processus de sélection, a expliqué le Dr Mathur. Il permettra de développer des gènes supérieurs, ce qui donnera à l’industrie canadienne une longueur d’avance en amélioration technologique, et par le fait même, un avantage commercial. »

Ceux qui bénéficieront le plus de ce projet de recherche sont les éleveurs et les entreprises d’insémination, qui seront plus aptes à utiliser l’information sur l’ADN pour améliorer le bagage génétique. De plus, les producteurs de porcs qui mettront à profit les caractères génétiques améliorés augmenteront leur compétitivité sur les marchés intérieur et étrangers. Le consommateur obtiendra du porc de meilleure qualité, car certains des marqueurs d’ADN viseront à produire du porc plus savoureux, plus tendre et plus juteux.

« L’économie canadienne sera sans doute gagnante grâce à ce projet de collaboration, a mentionné M. Vanclief. Le porc est un produit agricole important; les exportations canadiennes de porc sur les marchés étrangers ont dépassé les deux milliards de dollars en 2001. Tous les partenaires qui participeront au projet y gagnent, a ajouté M. Vanclief : l’industrie porcine canadienne, AAC et les universités canadiennes. »

M. Vanclief a souligné que les progrès en science et en technologie ont depuis longtemps contribué à la réussite du secteur agricole et agroalimentaire du Canada. L’innovation est un des principaux éléments du Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) qui vise à faire du secteur agricole et agroalimentaire du Canada le chef de file mondial en science, en innovation et en technologie.

Le CSA met en lumière cinq domaines clés soit la salubrité et la qualité des aliments, la science et l’innovation, les compétences et le renouveau, l’environnement et la gestion des risques à la ferme.

« Le CSA met l’accent sur la coordination des efforts en recherche et en innovation entre les gouvernements, le secteur et les instituts de recherche privés afin de réaliser le maximum de rendement de nos investissements dans les sphères que sont la salubrité des aliments, l’environnement et la production innovatrice. Ce projet appuie pleinement les objectifs du CSA », de conclure M. Vanclief.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Centre canadien pour l’amélioration des porcs (CCAP)

http://www.ccsi.ca/

Commentaires