Revenu agricole en France : les vins d’appellation perdent du terrain mais restent en tête

France, 7 mai 2002 – Le résultat courant des exploitations agricoles a baissé de 9% en 2000, selon une étude du SCEES (Service des études et enquêtes statistiques du ministère de l’agriculture). Cependant leur équilibre financier est assuré et leur endettement continue de décroître.

Il s’élève désormais à 27 700 euros. Les ventes s’accroissent lègèrement, mais la valeur des stocks diminue fortement en raison de la baisse des prix du vin et du bétail. Conformément aux décisions prises dans le cadre de l’Agenda 2000- qui a défini la politique agricole européenne pour six ans – les subventions progressent de 3,9%. Elles atteignent désormais 19.600euros, soit 71% du résultat courant avant impôts. Leur répartition demeure toutefois très inégale, certaines productions n’en percevant pas du tout, et d’autres les concentrant sur les plus grosses unités. Ainsi un cinquième des exploitations reçoivent moins de 2% des subventions, tandis que les mieux dotées en perçoivent 52%. De même, 20% des exploitations de grandes cultures touchent 42% de la masse des subventions octroyées au secteur. La même proportion d’éleveurs de bovins à viande n’en reçoivent que 39%. A l’opposé les exploitations les moins bien dotées reçoivent 5% des subventions en grandes cultures et 7% en viande bovine.

La situation des exploitations céréalières se détériore avec une baisse de 8,9% de leur résultat courant. La période exceptionnelle traversée par les exploitations de vins d’appellation s’interrompt brutalement en 2000avec un plongeon du revenu courant de 39%.

A 53 300 euros, il demeure encore toutefois très supérieur à celui des autres productions. Les ventes ont baissé et les stocks se dévalorisent contrairement à l’année précédente. Le redressement observé chez les autres viticulteurs n’a pas duré et leur résultat s’inscrit en recul de 37% à 16.800euros. C’est le bas de l’échelle ! L’arboriculture fruitière a amélioré sa situation après une très mauvause année 1999. Les éleveurs de vaches laitières ont fait une bonne année avec un résultat courant en hausse de 2% à 25 900 euros. Les éleveurs de viande sont moins bien placés et leur revenu en baisse de 5,4% s’établit à 18 800 euros. En revanche les éleveurs de porcs et de volailles double leur revenu courant à 31 900 euros par exploitation.

Source : Les Échos

Commentaires