Sommet de Johannesburg : Le ministre Simard fait état des progrès accomplis

Johannesburg (Afrique), 4 septembre 2002 – Au terme du Sommet mondial sur le développement durable qui s’est tenu à Johannesburg du 26 août au 4 septembre, le chef de la représentation québécoise, le ministre délégué à
l’Environnement et à l’Eau, M. Jean-François Simard, trace un bilan du Sommet
de Johannesburg qui est, dans l’ensemble, positif pour le Québec. Il note
notamment avec satisfaction les progrès accomplis envers la ratification du

protocole de Kyoto, la reconnaissance de la diversité culturelle comme pilier
du développement durable et la promotion des ententes de la « paix des braves »
et de « Sanarrutik », signées avec les peuples autochtones, comme exemples de
bonne gouvernance et de partenariat de nation à nation.

« Avec l’engagement de la Chine, de la Russie et du Canada, des pas
significatifs ont été accomplis pour assurer la mise en oeuvre du protocole de
Kyoto. Compte tenu de l’adhésion massive de la population et des nombreuses
pressions de la société civile en faveur de la ratification du protocole de
Kyoto, l’engagement du gouvernement Chrétien, bien que tardif, devenait
incontournable », a souligné le ministre Simard. Le ministre se dit également
satisfait que l’hydroélectricité soit toujours considérée comme une énergie
renouvelable. « Il y a là des enjeux économiques considérables pour le Québec »,
a-t-il tenu à préciser.

Le ministre se réjouit par ailleurs que la diversité culturelle soit de
plus en plus reconnue comme étant le quatrième pilier du développement durable
au côté de la durabilité écologique, de l’équité sociale et du développement
économique. « Il ne faut pas oublier que le Québec, membre actif de la
Francophonie, a été avec la France l’un des promoteurs de la diversité
culturelle », a rappelé à ce sujet le ministre Simard.

En dépit du fait que le Sommet n’ait pas donné tous les résultats escomptés, notamment en ce qui concerne l’identification de cibles et d’échéanciers précis dans certains domaines, il n’en demeure pas moins que le développement durable est dorénavant un enjeu politique majeur à l’échelle internationale. Plusieurs avancées ont été effectuées : « Le plan de mise en

oeuvre adopté au Sommet inclut des enjeux qui interpellent directement les
Québécois : lutte contre la pauvreté, modification des modes de production et
de consommation mondiales, gestion durable des ressources et bonne
gouvernance », a déclaré le ministre en soulignant par ailleurs que de nombreux
partenariats ont été conclus entre divers pays et des ONG, en matière de
sécurité alimentaire ainsi que pour l’accès à l’eau potable et à l’énergie.
Tous les Etats ont maintenant la responsabilité d’adopter des stratégies et
des mesures concrètes pour mettre en oeuvre les engagements pris à
Johannesburg.

Pour sa part, Michel Létourneau, ministre délégué aux Affaires
autochtones, s’est dit extrêmement satisfait au terme de sa mission à
Johannesburg. « Le Sommet était une occasion en or pour le Québec de faire
connaître son expertise en matière de développement nordique et également de
parler de relations autochtones. Le grand Chef des Cris, M. Ted Moses, et moi-
même avons eu l’occasion à maintes reprises de présenter les récentes ententes
signées dans le Nord du Québec, à savoir la “paix des braves” avec les Cris et
l’entente “Sanarrutik” avec les Inuits », a-t-il précisé.

Le ministre Létourneau et le grand Chef étaient aussi particulièrement
heureux de constater l’intérêt suscité parmi les participants au Sommet. « Le
grand public, les membres de gouvernements, les scientifiques et les
journalistes se sont montrés curieux et très intéressés. Le Québec a su se
démarquer », de renchérir le ministre Létourneau.

Par ailleurs, le Sommet a donné au Québec l’occasion de raffermir ses
relations avec certains de ses partenaires, notamment la France, la région
wallonne de Belgique, la Catalogne et des provinces de l’Afrique du Sud, au
cours d’entretiens bilatéraux. Le ministre Simard se dit confiant que ces
rencontres constitueront la base de nouveaux projets de coopération en
développement durable.

Enfin, le ministre tient à souligner le travail exceptionnel des
représentants de la société civile québécoise et de ministères venus à
Johannesburg pour partager, sur différentes tribunes, leur expertise, leurs
orientations et leurs attentes en matière de développement durable.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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