Stratégie québécoise de développement des ressources, sciences et technologies marines

Rimouski (Québec), 10 juin 2002 – Le ministre d’État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, monsieur Rémy Trudel, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Maxime Arseneau, et la secrétaire d’État à la Recherche, la Science et la Technologie, madame Solange Charest, ont lancé la Stratégie québécoise des ressources, sciences et technologies marines « Plein cap sur la mer » destinée aux régions de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord.

Les conseils régionaux de développement et les ministères, soit ceux des Régions, de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et celui de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ont convenu de consacrer 34,5 M$ pour soutenir le développement de ce créneau d’excellence au cours des trois prochaines années, principalement dans le développement de l’aquaculture et des biotechnologies marines. Cette somme s’ajoute aux 38,4 M$ déjà annoncés dans le cadre de la Stratégie de développement économique des régions ressources et du Plan de relance de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine pour soutenir des initiatives liées au secteur marin.

De plus, le crédit d’impôt remboursable de 40 % sur les salaires pour les activités de fabrication et de transformation des produits finis ou semi-finis dans le secteur de la biotechnologie marine, déjà disponible pour la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, sera étendu au Bas-Saint-Laurent et à la Côte-Nord.

Le gouvernement du Québec invite également ses partenaires à lui présenter des projets afin qu’il évalue l’opportunité d’élargir l’aide fiscale relative aux Centres de développement des biotechnologies à des zones attenantes aux établissements suivants : Centre de recherche en biotechnologies marines de Rimouski, Centre technologique des produits aquatiques de Gaspé, Centre de recherche Les Buissons de Pointe-aux-Outardes. Cette aide fiscale prendrait la forme d’un congé fiscal de cinq ans, d’un crédit d’impôt remboursable de 40 % sur les salaires pendant dix ans, sur les équipements pendant trois ans et sur les frais d’utilisation d’installations spécialisées pendant les cinq premières années.

« Cette stratégie est le fruit d’un travail remarquable de concertation et de collaboration entre les principaux acteurs du secteur marin mais également entre trois régions. Tous ont convenu de mettre en commun leurs efforts et leurs expertises pour exploiter ce créneau d’excellence qui permettra de positionner le Québec maritime sur l’échiquier nord‑américain et mondial », a souligné le ministre d’État aux Régions, M. Trudel.

La stratégie identifie six secteurs d’activités économiques prioritaires en fonction de la position et du potentiel de développement du Québec maritime : les pêches commerciales, l’aquaculture, la transformation des produits aquatiques, la biotechnologie, les technologies marines ainsi que la construction et la réparation navales.

« Les pêches et l’aquaculture constituent des activités névralgiques pour l’économie du Québec maritime. En plaçant ce secteur au cœur de cette stratégie, le gouvernement et ses partenaires entendent créer un environnement favorable à son développement, ce qui permettra de mettre à profit le plein potentiel que recèlent les pêches et l’aquaculture », a mentionné M. Arseneau, aussi ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

La mise en œuvre de la présente stratégie aura d’importantes retombées sur l’activité économique et l’emploi, ce qui favorisera le bien-être et le développement de la population du Québec maritime, notamment dans les milieux ruraux. De plus, en favorisant l’établissement d’expertises scientifiques et technologiques dans les centres de R-D des régions maritimes, cette stratégie permettra d’offrir des perspectives d’études attrayantes, telles l’océanographie, le génie, la biologie, la géomatique, le génie et les technologies marines. La Stratégie ouvre par ailleurs des perspectives d’emplois qualifiés et bien rémunérés, non seulement pour les jeunes de la région mais également pour les jeunes de partout au Québec.

« Le développement d’un créneau d’excellence marin exige un effort conjoint du gouvernement et des acteurs régionaux des milieux de la recherche, de la formation, du développement économique et du secteur privé afin d’organiser et de renforcer les réseaux d’innovation communs aux trois régions maritimes. Cette Stratégie s’inscrit parfaitement dans l’application de la Politique québécoise sur la science et l’innovation », a indiqué Mme Charest, également déléguée régionale du Bas-Saint-Laurent.

Enfin, les partenaires de cette stratégie lancent un appel au gouvernement fédéral pour obtenir son appui et sa contribution dans le financement de leurs projets.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère des régions

http://www.sdr.gouv.qc.ca/

Ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie

http://www.mrst.gouv.qc.ca

Commentaires