Un budget fédéral à l’avantage du milieu rural canadien

Ottawa (Ontario), le 2 mars 2000 – Le secrétaire d’État au Développement rural et à l’Initiative fédérale de développement économique dans le Nord de l’Ontario, l’honorable Andy Mitchell, a déclaré aujourd’hui que le nouveau budget fédéral faisait ressortir l’engagement du gouvernement du Canada envers le milieu rural canadien.







Le budget de cette année entend s’attaquer aux préoccupations des propriétaires des petites entreprises en réduisant le taux d’imposition des sociétés.


Le budget déposé lundi par le ministre des Finances, M. Paul Martin, renferme un certain nombre de mesures qui, selon M. Mitchell, avantageront les Canadiens vivant dans les régions rurales et éloignées.

« L’amélioration de la qualité de vie des régions rurales canadiennes est un objectif hautement prioritaire pour le gouvernement fédéral, a souligné M. Mitchell. Le budget de cette année le démontre, notamment en affectant quelque 500 millions de dollars par année à la création d’un nouveau programme d’infrastructures et 160 millions de dollars à la prestation de services du gouvernement fédéral sur l’Internet pour les Canadiens vivant en région rurale. Ces investissements aideront à faire des collectivités rurales et éloignées du Canada des endroits où il fait encore mieux vivre et prospérer. »

M. Mitchell s’est dit encouragé de savoir qu’on ait mis de côté une somme de 54 millions de dollars pour la Société d’aide au développement des collectivités (SADC), un programme dans le cadre duquel le gouvernement fédéral travaille en collaboration avec les petites entreprises des régions rurales.

« Le programme de la SADC est financé par le gouvernement fédéral, mais contrôlé par les conseils d’administration locaux. De cette façon, les décisions sont prises par les membres des collectivités », a ajouté M. Mitchell.

En outre, le budget de cette année entend s’attaquer aux préoccupations des propriétaires des petites entreprises en réduisant le taux d’imposition des sociétés.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, croit que ce budget démontre que le gouvernement du Canada écoute les idées et les besoins des Canadiens vivant dans les régions rurales.

« Si l’on en juge par une série de mesures présentées dans ce budget, il est clair que nous prenons très au sérieux notre engagement à améliorer la qualité de vie des collectivités rurales et éloignées du Canada et planifions de faire tout ce que nous pouvons en vue d’influencer pour le mieux l’existence des Canadiens vivant en milieu rural. »

M. Mitchell ajoute que la crise à laquelle les familles et les collectivités d’agriculteurs sont confrontées partout au pays est réelle, et de meilleures solutions à court et à long termes s’imposent. En janvier 2000, le gouvernement a fait savoir qu’il verserait une autre tranche de un milliard de dollars au cours des deux prochaines années, afin d’offrir une aide semblable en cas de catastrophe liée au revenu agricole pour aider les agriculteurs à assumer les risques de production et de mise en marché auxquels ils devaient faire face. Par ailleurs, les prix et lesrevenus continuant à être bas, des fonds additionnels de 240 millions de dollars seront bientôt versés aux agriculteurs des Prairies.

Si les prix du grain et les revenus agricoles ne s’améliorent pas d’ici à 2002, on pourra envisager des crédits supplémentaires pour cette année-là, à condition que l’on puisse s’entendre avec les provinces de façon générale sur une aide fédérale-provinciale à l’intention des agriculteurs.

M. Mitchell est également heureux de l’annonce faite par M. Martin selon laquelle le gouvernement fédéral s’est engagé à travailler avec d’autres paliers d’administration publique et le secteur privé à conclure une entente sur un plan visant à améliorer l’infrastructure provinciale et municipale dans les collectivités rurales à travers le pays. Il croit aussi que les possibilités qui s’offrent un peu partout au Canada pourraient profiter d’un renforcement de l’infrastructure matérielle de base sur laquelle s’appuie une bonne partie de l’activité économique du Canada aussi bien dans le milieu rural qu’urbain.

« Qu’il s’agisse d’une voie d’acheminement des céréales dans les Prairies ou des autoroutes qui sillonnent notre pays, la capacité de déplacer les gens et les marchandises de façon sûre et efficace est cruciale pour une économie innovatrice et productive », affirme M. Mitchell.

M. Martin abonde dans le même sens

« Les préoccupations des Canadiens des régions rurales sont partagées par tous les Canadiens, déclare M. Martin. Par conséquent, nous devons accroître le développement économique dans les moindres collectivités d’un bout à l’autre du pays, au nord comme au sud, à l’est comme à l’ouest. »

Le Budget 2000 s’engage dans d’autres nombreuses initiatives rurales, notamment :



  • L’allocation de 25 millions de dollars pour aider les collectivités, y compris les collectivités rurales, à déterminer la faisabilité de projets de mise en valeur de l’énergie renouvelable, de réfection des édifices, de conservation de l’eau, de gestion des déchets et de transport urbain, ainsi que les meilleures façons de les réaliser
  • La création d’un fonds renouvelable de 100 millions de dollars – le Fonds d’investissement municipal écologique – pour soutenir des projets dans des domaines comme les économies d’énergie et d’eau, le transport urbain et la déviation de cours d’eau pour renforcer la viabilité des collectivités.
  • L’octroi de 15 millions de dollars pour les instituts de recherche de l’industrie forestière afin qu’elle ne cesse de s’adapter.
  • L’octroi de 15 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour les sciences de la Terre afin de s’assurer que les infrastructures géologiques canadiennes demeurent à la fine pointe de la technologie.
  • L’attribution de fonds supplémentaires visant à fortifier le services de sécurité et le maintien de l’ordre national, particulièrement dans le domaine du crime organisé, et améliorer les services policiers dans les provinces, les territoires et les municipalités.
  • « J’ai l’impression que le gouvernement fédéral a entendu le milieu rural canadien et reconnaît que ses habitants sont confrontés à des défis qui leur sont propres. Ce budget est une bonne nouvelle pour le milieu rural canadien, et pour les Canadiens qui y vivent », a ajouté M. Mitchell.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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