Un gène pour combattre la sécheresse

SecheresseEn conditions de stress hydrique sévère, les plants transgéniques déclenchent rapidement la sénescence des feuilles plus vieilles pour concentrer les ressources sur le développement des nouvelles feuilles et des graines. « L’étude des mécanismes de survie de la plante en conditions de sécheresse a démontré que la sénescence contrôlée est une bonne stratégie pour minimiser les effets négatifs causés par le manque d’eau », rapporte Yang Zhao, l’auteur de l’étude.

L’hormone ABA (acide abscisic) est responsable des réactions de la plante aux différents stress. La première qui apparaît par temps sec est la fermeture des stomates et la production plus abondante d’une couche cireuse pour conserver l’eau à l’intérieur des feuilles. Si le temps sec se poursuit, les plantes entrent en dormance et redirigent l’eau et les nutriments vers les bourgeons et les graines. Le résultat de la modification génétique est une surproduction de la protéine PYL9. Cette protéine rend les plantes plus sensibles à l’ABA. Elles tombent plus rapidement en mode survie que les plantes non modifiées. Leurs feuilles du bas jaunissent et dessèchent. Cette réaction prématurée permet à la plante d’entrer en dormance en cas de sécheresse prolongée. Après deux semaines, le taux de survie était de 50 % pour le riz modifié et de 10 % pour le conventionnel. « La survie ne conduit pas à un rendement normal », prévient l’auteur. Mais dans les cas extrêmes, un rendement plus faible est préférable à un rendement nul. En conditions normales, la croissance des plantes transgéniques était comparable.

L’étude a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Source : Ontario Farmer

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