Un mentor fait progresser l’entreprise

En 2008, Lyne Groleau et Marco Couture de La Jambonnière de Saint-Rémi-de-Tingwick étaient sacrés Jeunes Agriculteurs d’élite pour tout le Canada. Malgré ces honneurs, ils ont recours à un mentor pour amener encore plus loin leur entreprise porcine et de transformation de la viande.

L’entreprise porcine de type naisseur-finisseur, Porcherie Marigro, produit 60 porcs par semaine. De ce nombre, la moitié, soit entre 25 et 35 porcs par semaine selon la saison, est transformée et vendue sous la marque de commerce La Jambonnière.

L’objectif est de transformer tout le porc produit par la ferme ou de s’en approcher le plus possible. Le porc restant est vendu dans le réseau régulier. La tâche n’est pas si simple, parce qu’il n’y a pas que du jambon dans un porc. La route est longue pour y parvenir et l’appui d’une personne expérimentée dans le monde des affaires est plus que bienvenu.

Lyne Groleau et Marco Couture travaillent maintenant avec leur deuxième mentor. En 2006, ils ont expérimenté la relation mentor-mentoré avec une dame dont la force était les ressources humaines. « Notre objectif était de rendre l’entreprise fonctionnelle sans moi », raconte Marco Couture. Marco est responsable des opérations à La Jambonnière, alors que Lyne s’occupe de la porcherie.

Dans cette première étape de près de deux ans, des descriptions de tâches ont été élaborées. Marco a appris à déléguer. Une fois atteints les objectifs fixés au départ, le mandat du mentor était terminé.

Une rencontre avec la personne responsable du Réseau M (M pour mentorat) de leur région a permis à Lyne Groleau et à Marco Couture de travailler avec un deuxième mentor dans le but d’atteindre un nouvel objectif.

Cette fois, le mentor les aide à structurer leur mise en marché. L’accent est mis sur la mise en service d’une nouvelle mouture de leur site Web et la réalisation de la vente de leur produit par Internet, avec points de livraison. Mais avant de pousser plus loin la mise en marché de leurs produits, leur mentor leur a suggéré un exercice : calculer la capacité de production de chacun de leurs appareils. Développer un marché, c’est bien, mais il faut s’assurer de pouvoir répondre à la demande.

Un mentor est ni un ami, ni un psychologue ou un consultant. Le mentor du Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship est une personne qui a réussi en affaires. Elle est retraitée ou en fin de carrière. Elle est là pour écouter, poser les bonnes questions et faire réfléchir l’entrepreneur sur ses décisions d’affaires. C’est une personne qui a fait des bons coups, mais qui a aussi commis certaines erreurs. Et surtout qui les partage.

Le Réseau M oblige les mentors et les mentorés à respecter un code d’éthique et ses règles. Une formation est offerte aux mentors pour leur apprendre à aider les mentorés. Le travail est strictement bénévole et est limité dans le temps. Il ne travaille pas pour le mentoré, mais l’accompagne dans sa démarche. Une relation mentor-mentoré dure environ deux ans, soit le temps que l’objectif fixé au départ soit atteint.

Lisez l’article complet dans votre Bulletin des agriculteurs du mois d’avril 2011, version magazine.

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