Un nouveau plan d’accompagnement agroenvironnemental

Longueuil (Québec), 18 octobre 2002 – « Les producteurs et productrices agricoles vont sans doute voir d’un bon œil ce leadership du MAPAQ. Ils s’attendent depuis un bon moment déjà à des mesures d’accompagnement tangibles à l’heure où la réglementation environnementale leur impose de nouvelles exigences plus contraignantes ».

Tel est le commentaire qu’a exprimé le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, à la suite de l’annonce d’un nouveau plan d’accompagnement agroenvironnemental faite par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), M. Maxime Arseneau.

Signalant que le plan annoncé s’étalera jusqu’en 2005, le président de l’UPA a souligné à quel point il était important pour les agriculteurs et agricultrices de pouvoir ainsi compter sur du soutien professionnel et financier ainsi que sur le temps nécessaire pour apporter les ajustements compte tenu des nouvelles normes agroenvironnementales plus exigeantes qui s’appliqueront graduellement jusqu’en 2010.

M. Pellerin voit par ailleurs favorablement la mise à l’essai de cette nouvelle démarche d’accompagnement dans la région de Chaudières-Appalaches, une bonne façon à son avis d’ajuster et de peaufiner le programme avant de passer à l’échelle provinciale. Une fois à terme, dit-il souhaiter, cette approche permettra une prise en charge du défi environnemental ferme par ferme, en mettant à contribution les différents partenaires du monde agricole, ce que l’UPA a toujours préconisé.

Le président de l’UPA a toutefois exprimé une réserve de circonstance en rappelant que les sommes additionnelles annoncées ne sont pas toutes de l’argent neuf et qu’il faudra qu’elles se matérialisent effectivement dans les différents volets du programme si on veut véritablement aller de l’avant. Dans le passé, en effet, le monde agricole a trop souvent assisté à d’importantes annonces qui sont loin d’avoir livré tous leurs fruits.

Au surplus, il est également très clair pour le président de l’UPA que l’annonce faite ce matin doit figurer comme le premier jalon d’une stratégie agroenvironnementale beaucoup plus vaste et déborder les seules considérations réglementaires pour déboucher sur une approche plus englobante qui prendra en considération des questions comme le contrôle de la pollution diffuse, la stratégie phytosanitaire, l’écoconditionnalité positive, etc.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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