Une journée mondiale anti-OGM des plus modestes

Paris (France), 17 avril 2001 – La journée mondiale contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), organisée par plusieurs associations, semblait très modestement suivie mardi, selon une enquête des bureaux de l’AFP.

Dans de nombreux pays, la journée anti-OGM, lancée par le réseau d’organisations paysannes Via Campesina basé aux Honduras, n’a guère rencontré d’écho. Aucune manifestation n’était annoncée en Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Portugal, Danemark, Suède et Norvège notamment.

En Espagne, des organisations paysannes ont appelé à quelques manifestations à Barcelone et en Estremadure (sud-ouest).

Si des petites manifestations étaient prévues dans plusieurs villes américaines, elles ne rentraient pas dans le cadre de cette journée, dont aucune organisation anti-OGM aux Etats-Unis (Greenpeace, Amis de la Terre, Organic Consumers Association…) n’avait entendu parler.

En France, cette journée était relayée par un collectif réunissant notamment la Confédération paysanne de José Bové, ATTAC (Association pour la taxation des transactions financière pour l’aide aux citoyens), Médecins du monde, les Amis de la terre, Greenpeace, OGM: Dangers.

A l’Assemblée nationale, le ministre de l’Agriculture Jean Glavany a rappelé que la position du gouvernement français en la matière n’était « ni aventurisme, ni obscurantisme ».

« Il n’est pas question de nous jeter à corps perdu dans l’autorisation d’OGM dont nous ne connaissons pas l’impact qu’ils peuvent avoir sur notre environnement et notre santé », a dit le ministre ajoutant: « Si nous voulons justement connaître l’impact de ces OGM (…) il faut bien laisser la recherche chercher ».

La France s’en tient d’ailleurs au moratoire sur les autorisations de nouveaux OGM qu’elle applique depuis 1999.

Les organisateurs attendaient un grand rassemblement autour du leader anti-mondialisation José Bové, devant le bâtiment abritant le Génoscope et surtout les chercheurs du programme Génoplante à Evry (sud de paris), mais seuls quelque 150 manifestants ont rejoint le site, selon les journalistes sur place.

Dans le département de l’Aveyron (centre) d’où est originaire José Bové, une cinquantaine de militants anti-OGM, pour l’essentiel membres de la Confédération paysanne et militants écologistes, ont pénétré dans une ferme expérimentale d’un semencier, pour identifier les parcelles de cultures expérimentales d’OGM du département.

Dans le département de l’Hérault (sud), une trentaine de militants ont vérifié à Montpellier les produits utilisés par la « cuisine centrale » de la ville, qui fournit les écoles et les hôpitaux, et qui n’emploie aucun produit génétiquement modifié.

Source : AFP

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