Vache folle : nouvelle piste de test expérimental

Paris (France), 9 octobre 2002 – Des chercheurs allemands sont en train de développer un nouveau système de test qui, espèrent-ils, pourrait permettre un jour de détecter rapidement dans le sang la forme humaine de maladie de la vache folle, selon la revue de vulgarisation scientifique britannique New Scientist.

Personne n’a jusqu’à présent jamais contracté cette maladie inéluctablement mortelle, le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ), par l’intermédiaire d’une transfusion, rappelle cependant New Scientist. Mais les expériences sur les moutons ont ravivé les craintes que cette possibilité n’existe.

Le système, en cours de mise au point, du Dieter Naumann de l’institut Robert Koch de Berlin présente l’originalité de ne pas rechercher classiquement les protéines prions anormales, caractéristiques de ces maladies, mais d’être fondé sur un profil chimique des échantillons, à l’aide d’une analyse par spectroscope à infrarouge, assistée par un ordinateur.

Pour l’instant les chercheurs n’ont pu tester que des prélèvements de sang de rongeurs, des hamsters atteints par la tremblante du mouton, une maladie du groupe des encéphalopathies spongiformes (maladie de la vache folle ou ESB, Creutzfeldt-Jakob ordinaire ou nouveau variant…).

Le système a distingué à 97% les échantillons infectés de ceux qui ne le sont pas d’après de subtiles différences dans leur composition chimique, sans résultat faussement positif sur les échantillons sains. Les chercheurs essayent à présent d’étendre ce système à l’analyse de sérum de vaches contaminées par l’ESB.

« Le test proposé pourrait être entièrement automatisé et pourrait se faire en moins de quinze minutes », selon les chercheurs dont les travaux sont publiés dans une revue spécialisée Analytical Chemistry.

Il y a encore un long chemin avant d’en arriver là, souligne toutefois New Scientist.

Source : AFP

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