Ligne de temps

Avez-vous remarqué des petites taches?

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Les nuits commençant à être plus fraîches, le développement de taches sur les plants de luzerne peut survenir. En effet, les champignons pathogènes causant les petites taches préfèrent les temps frais et pluvieux pour se développer. On retrouve principalement les symptômes sur les feuilles de première coupe (au printemps) et les repousses au début de l’automne.

On peut confondre les taches de poivre avec les taches communes car elles se présentent toutes deux au début comme des petits points noirs de 1 à 2 mm (1/16 po) au centre chamois ou brun (voir photo ci-dessous). Normalement, les taches sont entourées d’un halo jaune. Contrairement aux taches communes, les taches de poivre finissent par se joindre et former des lésions plus étendues.

Photo fournie par Brigitte Lapierre.

Photo fournie par Brigitte Lapierre.

Ces maladies se manifestent d’abord sur les feuilles du bas (proche du sol) et progressent vers le haut. Les feuilles infectées jaunissent et tombent prématurément à mesure que l’épidémie s’étend. Cette défeuillaison prématurée peut diminuer la vigueur du peuplement, ainsi que la qualité et le rendement en foin.

Les champignons pathogènes survivent dans les feuilles mortes tombées au sol ou débris de culture. Lorsque l’humidité est suffisante, les spores sont portées par l’air vers de nouveaux sites d’infection et se reproduisent sur les feuilles vivantes ou mortes. Les jeunes feuilles sont les plus vulnérables aux taches.

Certains cultivars sont plus tolérants que d’autres mais aucun n’est entièrement résistant. Il est important de récolter le fourrage en temps opportun (une fauche précoce) pour réduire les pertes de feuilles et minimiser les attaques de la maladie dans la repousse. De plus, comme les taches des feuilles peuvent réduire la teneur en protéines des feuilles de la luzerne, il est important d’établir le moment de la récolte en fonction de la teneur optimale en protéines et de la progression de ces maladies et non du rendement.

À part la fauche plus hâtive que prévu, il existe peu de stratégies pratiques de lutte contre les taches des feuilles dans les fourrages. Alors à vos yeux et à vos couteaux!

 

Texte rédigé par Brigitte Lapierre, agronome à la Coop fédérée et réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères :

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http://www.cqpf.ca/.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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