Ressemer ou ne pas ressemer?

La période suivant le semis de maïs-grain, c’est-à-dire les 24 à 48 heures après la mise en terre, correspond à la période d’imbibition. Cette étape, au cours de laquelle le grain absorbe près de 30 % de son poids en humidité, est déterminante pour une germination adéquate. Si cette période est ponctuée d’abondantes pluies froides ou d’un couvert de neige qui persiste, les plantules risquent d’être endommagées.

Daniel Leblanc, producteur de grandes cultures de Saint-Barnabé Sud, a fait face à la décision de ressemer son maïs au printemps 2010. Le 25 avril, le semoir sillonnait un de ses champs, semant du maïs-grain. Le surlendemain, un couvert blanc tapissait les terres.

Trois semaines plus tard, dans ce champ, les populations de maïs varient entre 10 000 et 35 000 plants à l’acre. Il a conservé intactes les zones où les populations s’élevaient au-dessus de 30 000 plants à l’acre.

« Dans une partie du champ, il y avait des trous de 3 à 10 pieds sans plants de maïs. Comme c’est une terre avec un très bon potentiel et que je venais à peine de finir mes semis de maïs, j’ai décidé de ressemer », souligne Daniel Leblanc.

Le 21 mai, ce producteur a procédé au resemis de la moitié de son champ, et ce, avec un hybride plus hâtif (2700 UTM, plutôt que 2900 UTM). Deux coups de vibroculteur ont été nécessaires à la destruction de l’ancien semis. À la récolte, les deux parties de ce champ avaient des rendements et une humidité similaires.

Malgré tout, rares sont les situations qui exigent un resemis. « Bien souvent, il est trop tard pour ressemer du maïs et parfois, un herbicide de présemis ou prélevée limite l’ensemencement avec d’autres espèces », explique Annie DesRosiers, agronome chez Pioneer.

Avant de ressemer, il est pertinent de calculer l’augmentation de rendement que procure le resemis, afin d’évaluer si ce gain arrivera à couvrir les frais engendrés par le nouveau semis, si le producteur n’est pas assuré. Ces frais comprennent l’essence pour le travail de destruction du maïs, le temps de main-d’œuvre, l’achat de semence (si ce n’est pas couvert par le semencier, ni par l’assurance).

Lisez l’article complet dans Le Bulletin des agriculteurs de mars 2011, version magazine.

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