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	Le Bulletin des agriculteurs4B Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 19:49:23 +0000</lastBuildDate>
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	<title>4B Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Gestion 4B des fertilisants: des économies potentielles laissées aux champs</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/gestion-4b-azote-fertilisants-taux-variable-146191		 </link>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:26:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Emmanuelle Arès]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[4B]]></category>
		<category><![CDATA[fertilisants]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Selon un sondage mené par Fertilisants Canada, près de 10% des agriculteurs appliquent leur engrais à taux variable, et seulement 40% avec les données spécifiques à un champ, et ce, malgré toutes les économies que cela peut présenter. Voyons pourquoi. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/gestion-4b-azote-fertilisants-taux-variable-146191">Gestion 4B des fertilisants: des économies potentielles laissées aux champs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>« La population mondiale devrait augmenter de 2 milliards d’individus dans les 40 prochaines années. En conséquence, on estime que la production alimentaire devrait augmenter de 70 % afin de répondre aux besoins », a présenté en ouverture de vidéo-conférence Simon North, agrologue et CCA, de Fertilisants Canada, lors d’une activité organisée par Réseau Végétal Québec le 27 mars dernier à St-Charles-sur-Richelieu.  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="324" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisant-Simon-North-Population-750x324.jpg" alt="" class="wp-image-146192" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisant-Simon-North-Population-750x324.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisant-Simon-North-Population-768x331.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisant-Simon-North-Population-235x101.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisant-Simon-North-Population.jpg 1272w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Pour y arriver de façon durable, <a href="https://pgq.ca/production-durable/production-durable/mise-en-oeuvre-du-plan-dagriculture-durable-pad/gestion-4b-des-nutriments" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’approche de gestion des nutriments 4B</a> s’inscrit dans une démarche pour maximiser l’efficacité au champ des fertilisants tout en garantissant le maintien des rendements, en réduisant les pertes et l’empreinte environnementale. En prime, la santé des sols s&rsquo;en trouve améliorée, donc leur fertilité intrinsèque. Cette méthode vise une fertilisation avec la bonne source, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit (les 4B).  </p>



<p>Plus précisément, la bonne source tient compte d’un apport équilibré entre les apports fertilisants. La bonne dose tient compte de toutes les sources fertilisantes et des besoins de la plante. Le bon moment tient compte de la dynamique entre l’utilisation par la plante et la disponibilité réelle des nutriments, tout en&nbsp;considérant&nbsp;les risques de pertes. Le bon endroit est celui qui prend en compte le&nbsp;développement racinaire de la culture.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la place pour l’amélioration&nbsp;</h2>



<p>Personne n’est contre la vertu et le tout semble évident ! Or, un sondage mené de 2022 à 2024 par Fertilisants Canada démontre que 45 à 55% des agriculteurs canadiens épandent la même formule fertilisante dans tous leurs champs de maïs-grain. De 40 à 48% ajustent leur fertilisation champ par champ et de 6 à 10% l&rsquo;appliquent à taux variable.  </p>



<p>D’un autre côté, alors que&nbsp;57% des agriculteurs sondés&nbsp;croient que leur plan de fertilisation suit&nbsp;les principes de l’approche des&nbsp;4B, seuls 26% affirment avoir travaillé avec un conseiller dûment&nbsp;certifié&nbsp;en Gestion des nutriments&nbsp;4B. Et en fait,&nbsp;6% ont un plan 4B en place,&nbsp;ce qui représente près&nbsp;de 3,3 millions d&rsquo;hectares de superficie cultivée&nbsp;au Canada&nbsp;(plus de 283 000 ha au Québec).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des témoignages qui parlent&nbsp;</h2>



<p>Dans la vidéo ci-dessous&nbsp;réalisée par Réseau Végétal Québec et dans les<a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLtWm7OuEv9lRymVD7s5dVzc7IeFW2_g5H" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> capsules</a>&nbsp;des Producteurs de grains du Québec, vous pourrez voir des témoignages inspirants, notamment&nbsp;de Marie-Claude&nbsp;De&nbsp;Martin (Ferme AJIRO), de Guillaume Alix (Ferme&nbsp;Prolix), de David Gasser (Ferme Gasser)&nbsp;et de&nbsp;Pierre-Alain Provost (La Ferme des 4 Saisons Ltée),&nbsp;qui expliquent rapidement ce qu’est la gestion par les 4B et&nbsp;les impacts concrets qu’elle peut avoir sur la rentabilité et la&nbsp;profitabilité des fermes québécoises.&nbsp;</p>



<p>En avril 2025, nous avons publié dans notre édition papier un article d&rsquo;André Dumont, <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/bien-equipes-pour-les-4b-146174" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bien équipés pour les 4B</a>, qui relatait notamment que Ferme Gasser a économisé 40 tonnes d&rsquo;azote minéral à sa première année en application à taux variable, soit l’équivalent d’un camion au complet! De l&rsquo;azote qui ne s&rsquo;est pas retrouvé dans l&rsquo;environnement, et ce, sans baisse de rendement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bons coups au champ   Gestion 4B des nutriments" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/X_IMxvurmU8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Qui adopte le&nbsp;programme ?&nbsp;</h2>



<p>Le programme national de Gestion des nutriments 4B (4R Nutrient Stewardship) repose sur des ententes provinciales en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et à l’Île-du-Prince-Édouard. Il existe des fermes de démonstration dans toutes ces provinces, en plus d’un réseau de recherche de près d’une quinzaine de chercheurs en science des sols de l’Alberta aux Maritimes.  </p>



<p>Le sondage pour l’utilisation des fertilisants est une initiative qui date de 2014 et inclut des producteurs de partout au Canada.&nbsp;</p>



<p>On note que les fermes de plus grande dimension et les&nbsp;agriculteurs&nbsp;plus jeunes adoptent le programme plus volontiers, surtout s’ils travaillent avec un agronome ou un conseiller&nbsp;certifié&nbsp;en gestion des nutriments&nbsp;4B.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retour sur investissement pour tous</h2>



<p>Ceux qui ont un plan en place affirment y voir de nombreux bénéfices, tant dans la qualité des sols que dans la disponibilité des éléments nutritifs.&nbsp;Ils y voient aussi un retour sur investissement important et sont conscients de bénéficier de&nbsp;conseils crédibles, basés sur la science.&nbsp;</p>



<p>Les raisons évoquées par les agriculteurs sondés pour ne pas embarquer dans le programme des 4B étaient&nbsp;le manque d’information ou le manque d’accès à un conseiller certifié. On mentionnait aussi  le&nbsp;manque de temps lors des chantiers de semis et le coût des équipements.&nbsp;</p>



<p>Les principes 4B vous intéressent? Des formations existent, adaptées spécifiquement à vos besoins comme producteur ou intervenant. Visitez le <a href="https://reseauvegetalquebec.com/4b-gestion-nutriments/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site de Réseau Végétal Québec</a> pour toutes les informations. </p>



<p>À lire&nbsp;aussi:&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/bien-equipes-pour-les-4b-146174" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bien équipés pour les 4B</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/approche-4b-fertilisation-139752" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Intégrer l’approche 4B à la ferme</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/gestion-4b-azote-fertilisants-taux-variable-146191">Gestion 4B des fertilisants: des économies potentielles laissées aux champs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Bien équipés pour les 4B</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/bien-equipes-pour-les-4b-146174		 </link>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 18:42:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Dumont]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[4B]]></category>
		<category><![CDATA[fertilisation]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Bon produit, bonne dose, bon moment, bon endroit. Chez les producteurs qui prennent au sérieux les principes « 4B » en fertilisation, les économies sont bien réelles, tout comme la réduction des pertes dans l’environnement. Encore faut-il être bien équipé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/bien-equipes-pour-les-4b-146174">Bien équipés pour les 4B</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>À la Ferme Prolix, à Saint-Jean-sur-Richelieu, Jean-Philippe et Guillaume Alix cultivent maïs, soya, blé et légumes de conserverie sur 1515 hectares. La plupart des champs sont en régie conventionnelle, environ 15 % sont sous régie biologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À la Ferme Prolix, on est réaliste</h2>



<p>À l’heure où la pression se fait sentir pour « décarboner » la production agricole, Guillaume Alix parle des « 4B » avec réalisme et pragmatisme. Le coffre à outils doit être bien garni, dit-il en allusion aux équipements d’application de fertilisants. « Si tu veux être bon et efficace, il faut avoir tous les outils. »</p>



<p>La pièce maîtresse de ce coffre à outils est un équipement pour faire des applications d’azote à taux variables. L’applicateur de 32 dépose l’engrais liquide au centre de l’entre-rang, à environ 2 pouces de profondeur. Le bon endroit, c’est dans le sol, près des racines et à l’abri du soleil.</p>



<p>La Ferme Prolix est aussi équipée d’un épandeur Amazon qui permet d’appliquer de l’urée à la volée plus rapidement. Les frères Alix peuvent aussi appliquer du 32 en surface avec leur arroseuse automotrice.</p>



<p>« Chaque application peut être faite d’une autre façon, selon la météo, explique Guillaume. Mais la meilleure chose, c’est d’enfouir l’engrais. Parce que si tu le laisses en surface et qu’il ne pleut pas, une partie va s’évaporer au soleil. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="560" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_Applicateur-2013_Andre_Dumont_202504-750x560.jpg" alt="" class="wp-image-146179" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_Applicateur-2013_Andre_Dumont_202504-750x560.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_Applicateur-2013_Andre_Dumont_202504-768x574.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_Applicateur-2013_Andre_Dumont_202504-221x165.jpg 221w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_Applicateur-2013_Andre_Dumont_202504.jpg 960w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">À la Ferme Prolix, le coffre à outils comprend plusieurs options pour la fertilisation.  <em>Photo: Courtoisie</em></figcaption></figure>



<p>Les Alix cultivent principalement sur de l’argile lourde. Les sols se ressemblent d’un champ à l’autre, de sorte que souvent, l’ensemble du maïs se retrouve au même stade de maturité. La fenêtre pour fertiliser en post-levée n’est pas toujours aussi grande que souhaitée, d’où l’intérêt d’avoir à sa disposition des outils plus rapides que d’autres.</p>



<p>L’uniformité des sols permet de s’en tenir principalement aux précédents culturaux pour établir les doses économiques optimales champ par champ. « Quand on était en blé ou en pois et qu’on a semé un engrais vert, on estime l’apport qui sera laissé par la biomasse de l’engrais vert », explique Guillaume Alix.</p>



<p>Sur un retour de blé et d’engrais verts, la dose d’azote dans le maïs peut être réduite de 50 unités. Y a-t-il un impact négatif sur le rendement? « Pas du tout », affirme le producteur.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="1920" height="2399" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie.jpg" alt="" class="wp-image-146183" style="aspect-ratio:1;object-fit:cover;width:267px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie.jpg 1920w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie-750x937.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie-768x960.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie-132x165.jpg 132w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie-1229x1536.jpg 1229w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Gabriel_Deslauriers_GroupePleineTerre_Courtoisie-1639x2048.jpg 1639w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gabriel Deslauriers, agronome, Groupe PleineTerre</figcaption></figure>



<p>L’ajustement des doses est calculé en se référant à des essais menés depuis sept ans avec l’encadrement de l’agronome Gabriel Deslauriers, du Groupe PleineTerre. La réponse à l’azote a été mesurée selon chacun des précédents culturaux. « Sur un retour de soya, la dose optimale peut être de 210 kg d’azote à l’hectare. Sur un retour d’un bel engrais vert composé principalement de légumineuses, la réponse optimale du maïs peut être obtenue avec 160 à 170 kg à l’hectare », illustre l’agronome.</p>



<p>« Ma philosophie, c’est d’amener les producteurs à diversifier leurs rotations en intégrant des cultures courtes suivies d’engrais verts, explique Gabriel Deslauriers. Ensuite, il faut faire des essais pour comprendre la réponse à l’azote, qui peut varier énormément selon la santé des sols. Si un producteur applique 250 kg/ha et que la dose optimale est de 190 kg/ha, c’est 60 kg/ha de trop qui sort de son portefeuille et qui participe aux gaz à effet de serre. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agriculture de précision à la Ferme Gasser</h2>



<p>Mille hectares en cultures, des vaches laitières sur deux sites. Trop grand pour se préoccuper de l’environnement? « L’environnement, c’est notre clé. Si on ne prend pas soin de l’environnement, il ne prendra pas soin de nous », vous dira David Gasser, de la Ferme Gasser, à Notre-Dame-de-Standbrige, en Montérégie-Ouest. Ici, le maïs-ensilage a pris beaucoup de place, mais on cultive encore 150 hectares en foin, pour « donner une petite vacance aux terres. »</p>



<p>Après le fumier des vaches et une application aux semis de maïs, il y a application d’azote liquide en bande en post-levée. C’est ici qu’au-delà des grands principes, les « 4B » deviennent un mode de production. Avec ses couteaux inversés, l’applicateur à taux variables dépose aisément l’azote à 1,5 po de la surface en faisant varier la dose du simple au double.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1655" height="1280" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572.jpg" alt="" class="wp-image-146178" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572.jpg 1655w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572-750x580.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572-768x594.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572-213x165.jpg 213w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Fertilisants_applicateur_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774723183572-1536x1188.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1655px) 100vw, 1655px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’applicateur d’engrais liquide de la Ferme Gasser est équipé pour appliquer l’azote à taux variables en continu. <em>Photo: André Dumont</em></figcaption></figure>



<p>« Le bon endroit, c’est dans la terre, près des racines », affirme David Gasser. Si la météo l’oblige à compléter plus rapidement l’application en post-levée, il y a toujours l’option d’une application granulaire à la volée. « Le mieux, c’est d’injecter le fertilisant liquide dans le sol, parce qu’il est tout de suite prêt pour le plant. Si on le fait à la volée, il y a beaucoup de pertes dans l’environnement. C’est ça qu’on essaie d’éviter. »</p>



<p>Les pertes se produisent aussi quand on offre trop d’azote aux plants de maïs. « Un plant de maïs, c’est comme un humain, affirme David. S’il n’a plus faim et qu’il a encore de la nourriture devant lui, il ne mangera pas plus. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1502" height="1280" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Fertilisants_couteaux_Andre_Dumont_202504-1-scaled-e1774723784565.jpg" alt="" class="wp-image-146186" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Fertilisants_couteaux_Andre_Dumont_202504-1-scaled-e1774723784565.jpg 1502w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Fertilisants_couteaux_Andre_Dumont_202504-1-scaled-e1774723784565-750x639.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Fertilisants_couteaux_Andre_Dumont_202504-1-scaled-e1774723784565-768x654.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Fertilisants_couteaux_Andre_Dumont_202504-1-scaled-e1774723784565-194x165.jpg 194w" sizes="(max-width: 1502px) 100vw, 1502px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec ses couteaux inversés, l’applicateur place aisément l’azote à la bonne profondeur. <em>Photo: André Dumont</em></figcaption></figure>



<p>Ses applications à taux variables se fondent sur des analyses de sol géoréférencées et des cartes de rendement. En résulte l’ENR (Estimated Nitrogen Release), un indice de l’azote que le sol peut apporter en fonction de la matière organique.</p>



<p>« Si dans un champ mon potentiel de rendement de maïs varie entre 8 et 15 tm/ha, ça ne donne rien de donner 30 gallons à l’hectare d’azote dans la zone de faible rendement. Je vais lui donner 15 gallons à l’hectare et j’aurai le même rendement », illustre le producteur. « Ça fait longtemps que les agriculteurs disent qu’il faut en mettre plus pour avoir plus de rendement, mais chez nous, on peut prouver que ça ne donne absolument rien d’en mettre plus. »</p>



<p>En 2020, à sa première année en taux variables, la Ferme Gasser a économisé 40 tonnes d’azote. L’équivalent d’un camion au complet! Cet azote économisé, c’est de l’azote en moins de perdu dans l’environnement, croit David Gasser. « On met beaucoup moins d’azote et le rendement ne baisse pas. Donc la plante prélève tout ce qu’elle peut autour d’elle. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="2130" height="1280" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776.jpg" alt="" class="wp-image-146181" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776.jpg 2130w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776-750x451.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776-768x462.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776-235x141.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776-1536x923.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_David-Gasser_Jean-Francois-Lemoine_Andre_Dumont_202504-scaled-e1774722633776-2048x1231.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2130px) 100vw, 2130px" /><figcaption class="wp-element-caption">David Gasser, producteur laitier à Notre-Dame-de-Standbrige, en Montérégie-Ouest et l’agronome Jean-François Lemoine, examinant une carte d’application à taux variables. <em>Photo: André Dumont</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La santé des sols d’abord</h2>



<p>La dénitrification de l’azote, qui produit du protoxyde d’azote (N<sub>2</sub>O), un gaz à effet de serre jusqu’à 295 fois plus nocif que le CO<sub>2</sub>, c’est la pire forme de perte d’azote, reconnaît l’agronome Jean-François Lemoine, vice-président d’Agrocentre Farhnam.</p>



<p>« La première chose pour éviter la dénitrification, c’est d’avoir des champs qui se drainent bien », insiste l’agronome. C’est l’eau qui s’accumule et qui prive le sol d’oxygène qui crée l’environnement propice à la dénitrification de l’azote. Champs bien drainés et bien nivelés, c’est le point de part.</p>



<p>La santé des sols est très déterminante dans la capacité des plantes à prélever l’azote minéral qu’on applique. Le pH doit être au point, tout comme l’équilibre entre des éléments comme la potasse, le bore ou le souffre. C’est là que des analyses de sol géoréférencées et des applications à taux variables peuvent faire une grande différence.</p>



<p>Gérer les éléments par zone et fertiliser selon le potentiel de rendement, c’est l’idéal pour optimiser sa fertilisation selon les principes « 4B », affirme Jean-François Lemoine, qui travaille de près avec la Ferme Gasser.</p>



<p>Les efforts des producteurs québécois et de leurs conseillers s’appuient sur la science, mais à ce jour, on ne comprend pas encore tout sur les pertes d’azote dans l’environnement, admet Jean-François Lemoine. « Il y a beaucoup de science, mais il y a une partie qui est plus artistique. On cherche à bien connaître nos producteurs et à travailler le mieux possible avec eux. »</p>



<p><strong><em>Cet article est d&rsquo;abord paru dans notre édition papier d&rsquo;avril 2025.</em></strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/bien-equipes-pour-les-4b-146174">Bien équipés pour les 4B</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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