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	Le Bulletin des agriculteursAGRInnovant et bonnes pratiques - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
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	<title>AGRInnovant et bonnes pratiques - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Produire plus sous les changements climatiques</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/changement-climatique-ouranos-craaq-146347		 </link>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:14:22 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[Ouranos]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>On en est plus à se demander ce que sont les changements climatiques, on est en plein dedans. Il y a des avantages à un temps plus doux, plus longtemps. Néanmoins, beaucoup d’inconnues persistent. Discussion avec un spécialiste.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Les paramètres actuels météorologiques indiquent des températures plus douces *. On sait que les saisons des terres malléables se prolongent depuis quelques décennies. Alors, oui, il y a des gains à faire pour produire plus,&nbsp;souligne le directeur général d&rsquo;Ouranos, Alain Bourque. </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1050" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo-750x1050.jpeg" alt="" class="wp-image-146351" style="width:354px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo-750x1050.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo-768x1075.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo-118x165.jpeg 118w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo-1097x1536.jpeg 1097w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Bourque_photo.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Alain Bourque, directeur général d&rsquo;Ouranos.</figcaption></figure>



<p>« En fait, on le sait, au Québec, l&rsquo;un des plus gros facteurs limitant la croissance des végétaux, c&rsquo;est la température. Donc, c&rsquo;est clair qu&rsquo;à partir du moment où la température augmente, il y a des opportunités. D&rsquo;ailleurs, je pense que pour beaucoup d&rsquo;agriculteurs, lorsqu&rsquo;on dit qu&rsquo;il va y avoir des étés plus chauds, une saison de croissance plus longue, etc., c&rsquo;est le positif qui vient à l&rsquo;esprit en premier. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;on a des sols qui peuvent produire plus que ce qu&rsquo;on fait croître présentement. »<br><br>Les gains pour les récoltes varient d’une espèce végétale à l’autre. Une étude d’<a href="https://www.ouranos.ca/fr/thematiques-interet/agriculture-impacts" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ouranos</a> indique&nbsp;que cela pourrait bénéficier à la production des cultures, telles que le maïs, le soya et certaines espèces fourragères. Pour profiter de cette augmentation du potentiel de production, les pratiques doivent être adaptées aux nouvelles conditions. </p>



<p>La date ou le nombre de récoltes annuelles pourrait donc être modifié, ou encore des variétés plus résistantes au climat du futur pourraient être utilisées. Par contre, les cultures qui poussent dans des régions plus fraîches (canola, orge, blé, etc.) seraient pénalisées par ces changements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le calcul du bénéfice</h2>



<p>Pour le directeur général d’Ouranos, Alain Bourque, tout dépend de l&rsquo;échelle de temps, mais si on se projette en 2050, on peut imaginer que les régions sur l&rsquo;extrême sud du Québec, et en particulier l&rsquo;Estrie, la Montérégie et le long de la vallée du Saint-Laurent, bénéficieront d’augmentations substantielles de la durée de saison de croissance. «Déjà depuis trois décennies, cette longueur de la saison de croissance a augmentée d’environ deux à trois semaines. &nbsp;</p>



<p>Malgré des bénéfices possibles, les scénarios des changements climatiques induisent une vulnérabilité auprès des agriculteurs. Le directeur d’Ouranos en donne un exemple: « On ne peut pas simplement associer les opportunités exclusivement à l&rsquo;indicateur des températures parce ce que les scénarios des changements climatiques disent qu’avec les saisons à venir, on manque d’eau. En agriculture, il y a toujours eu des variations climatiques, ce qu’on appelait autrefois « de bonnes années » ou « de mauvaises années ». Historiquement, on retrouvait un certain équilibre, mais ce n’est plus le cas aujourd&rsquo;hui », indique-t-il.</p>



<p>Le directeur général d’Ouranos, Alain Bourque&nbsp;donne un indice précis de ce que l’augmentation de la température peut avoir comme effet: «Un exemple à donner, ce sont les probabilités d&rsquo;avoir un Noël blanc, à Montréal, par exemple, c’était peut-être de l&rsquo;ordre de 80 à 85%&nbsp; il&nbsp;y a deux décennies. Puis là, maintenant, c&rsquo;est peut-être rendu davantage, 70 à 75%. Il faut donc davantage se tourner vers les probabilités, l’occurrence des variations du climat».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une boussole nommée science</h2>



<p>Au lieu de regarder dans le rétroviseur du temps qui n’a plus cours, plus utile serait sans doute de regarder ce que la science nous dicte: « Je vous donne un exemple pour le sud du Québec, on sait que les saisons se réchauffent et il faut se fonder sur les faits. Les hivers deviennent de plus en plus doux, donc légèrement moins de neige et davantage de pluies précoces.» &nbsp;S’informer auprès d’agronomes spécialisés dans le créneau de production qu’on occupe, dans une terre donnée, peut changer la rentabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voie empirique</h2>



<p>Comment les autres pays ou les autres régions du Canada font-ils&nbsp;pour s’adapter à ces bouleversements climatiques? Il est bon d’aller voir ailleurs, les modèles adoptés pour s’ajuster au climat. Bien sûr, il est préférable de s’inspirer des climats qui ressemblent aux nôtres. Qu’est-ce qu&rsquo;on peut faire pour avoir un secteur agricole dynamique malgré ces changements climatiques là?</p>



<p>« Pas besoin d’aller en Europe, on peut simplement aller aux États-Unis pour voir comment une production agricole s’en tire avec moins de ressources en eau, avec des étés plus longs. Donc, ça peut être aussi une deuxième voie.&nbsp;Je dirais donc de récolter des données, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;utiliser des pratiques qui sont faites dans d&rsquo;autres régions, ou encore des innovations technologiques qu&rsquo;on n&rsquo;avait peut-être pas priorisées au Québec parce que le coût-bénéfice ne semblait pas réellement être au rendez-vous », dit Alain Bourque. </p>



<p>Cela dit,&nbsp; il faut garder&nbsp;à l’esprit que, comme dit l’adage, comparaison n’est pas raison: « Il faut parfois faire attention. Je vous donne l’exemple de certains pays qui utilisent des pesticides qui ne sont pas acceptés au Canada. Donc, il faut quand même nuancer lorsqu&rsquo;on prend cette voie empirique. Et, c&rsquo;est là que nos spécialistes du Québec peuvent évaluer chaque technique de lutte contre les ennemis des cultures. Leur expertise devient nécessaire dans des cas de figures variés », précise Alain Bourque qui insiste sur la vulnérabilité des agriculteurs devant l’inconnue du futur.</p>



<p>*Dans son rapport, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme que les années 2015 à 2025 sont les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées, et que l’année 2025 se classe au deuxième ou troisième rang, avec une température supérieure d’environ 1,43 degrés à la moyenne de la période 1850-1900. L’année 2024, qui a débuté sous l’influence d’un puissant épisode El Niño, reste l’année la plus chaude jamais observée, souligne encore l’organisation.</p>



<p>Alain Bourque prononcera <a href="https://www.craaq.qc.ca/event/les-perspectives-agroalimentaires-2026-13/track/amplification-des-changements-climatiques-defis-et-opportunites-pour-le-secteur-agricole-quebecois-conference-presentee-par-l-union-des-producteurs-agricoles-78" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une conférence </a>sur les défis et opportunités du secteur agricole en lien avec les changements climatiques lors des <a href="https://www.craaq.qc.ca/event/les-perspectives-agroalimentaires-2026-13/register" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Perspectives agroalimentaires 2026</a> organisé par le <a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a> le 30 avril 2026 à Trois-Rivières.</p>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>



<p></p>
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		<title>Indicateurs de durabilité des exploitations agricoles</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/indicateurs-de-durabilite-des-exploitations-agricoles-fermes-146141		 </link>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 17:58:25 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[bovins laitiers]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Une méthode permettant de connaître la santé d'une entreprise agricole est maintenant accessible aux producteurs d'ici. Des chercheurs ont adapté cette méthode d'évaluation européenne au contexte québécois.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Aujourd’hui, gérer une entreprise agricole ressemble à un exercice d’équilibriste : on doit jongler avec la performance financière, les exigences croissantes et l’aspiration à une vie de famille équilibrée. </p>



<p>Pour aider les producteurs à y voir plus clair, des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), dont Marie-Noëlle Thivierge, Guillaume Jégo et Sylvestre Delmotte, ont adapté au contexte québécois une méthode d’évaluation européenne ayant fait ses preuves. Ils l’ont appelée <a href="https://agriculture.canada.ca/fr/production-agricole/idea-qc-outil-devaluation-durabilite-entreprises-agricoles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IDEA-QC</a> pour « indicateurs de durabilité des exploitations agricoles – Québec ».</p>



<p>Loin d’être un simple examen environnemental, cette démarche est un « scan » complet de la santé de l’entreprise. Après plus de 180 diagnostics réalisés à travers la province, les résultats présentés lors de la Journée d’information scientifique sur les bovins laitiers et les plantes fourragères du <a href="https://craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a> montrent qu’il s’agit d’un levier puissant pour prendre des décisions stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pérennité des entreprises agricoles</h2>



<p>Les données issues de 50 des fermes dont le diagnostic a été réalisé révèlent qu’il faut en moyenne 39&nbsp;ans pour repayer une ferme laitière et 52&nbsp;ans pour une exploitation de grandes cultures. Avec une charge mentale souvent élevée, la pérennité de l’entreprise dépend autant de la santé du producteur que de celle de son portefeuille ou de ses sols.</p>



<p>Chaque secteur tire son épingle du jeu différemment. Les entreprises laitières, par exemple, sont très actives en agroenvironnement : elles affichent des taux de semis direct (86 %) et de couverture hivernale des sols (69 %) nettement supérieurs à la moyenne. </p>



<p>De leur côté, les entreprises de grandes cultures se distinguent souvent par une structure financière plus souple et une grande capacité d’adaptation aux nouvelles technologies de précision. La réalité varie selon la géographie : les fermes du Lac-Saint-Jean doivent composer avec des fenêtres climatiques plus courtes, tandis que d’autres régions jonglent avec une pression foncière accrue.</p>



<p>« L’objectif n’est pas de juger, mais d’identifier les leviers de réussite propres à chaque ferme pour accompagner la transition », expliquent les chercheurs. L’étude démontre d’ailleurs que tout est lié&nbsp;: chez les producteurs laitiers, ceux qui investissent dans des outils de gestion rigoureux voient souvent leur satisfaction au travail augmenter. En grandes cultures, c’est souvent la capacité à préserver une certaine qualité de vie qui devient le moteur pour innover dans les champs et tester de nouvelles rotations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment obtenir un diagnostic de sa ferme</h2>



<p>Bonne nouvelle : la démarche a été simplifiée, passant de 40 à 30 indicateurs, et elle n’est plus réservée aux projets de recherche ou à certaines régions. Une trousse d’évaluation est hébergée sur le site web d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Le diagnostic IDEA-QC s’effectue en étroite collaboration entre le producteur et son conseiller agricole. </p>



<p>Le processus s’amorce par une rencontre de deux à trois heures visant à cerner la vision, l’historique et les défis propres à l’entreprise. Le conseiller procède ensuite au calcul des indicateurs quantitatifs et à l’analyse des documents recueillis.</p>



<p>L’étape charnière demeure la «&nbsp;coconstruction&nbsp;» du diagnostic&nbsp;: l’agriculteur et le conseiller valident ensemble les scores obtenus afin de bâtir un plan d’action personnalisé. Qu’il s’agisse d’automatiser certaines opérations pour gagner du temps, de diversifier les sources de revenus ou d’ajuster les rotations culturales, les solutions sont calquées sur la réalité de chaque ferme. Pour les entreprises en réflexion sur leur avenir ou leur transfert, solliciter une telle analyse auprès d&rsquo;un conseiller constitue un levier de décision puissant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le diagnostic en 4 points</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une vision 360°&nbsp;: IDEA-QC n&rsquo;évalue pas seulement vos champs, mais aussi votre rentabilité, votre qualité de vie et la transmissibilité de votre ferme.</li>



<li>Plus simple et plus rapide&nbsp;: La méthode a été optimisée et compte maintenant 30&nbsp;indicateurs clés adaptés à la réalité québécoise.</li>



<li>Un diagnostic sur mesure : Vous réalisez l&rsquo;analyse avec votre conseiller agricole (environ quatre à six heures au total) pour bâtir un plan d&rsquo;action qui respecte vos priorités.</li>



<li>Outils gratuits&nbsp;: Une trousse complète (guide et calculateurs) est accessible à tous sur le portail d&rsquo;<a href="https://agriculture.canada.ca/fr/production-agricole/idea-qc-outil-devaluation-durabilite-entreprises-agricoles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agriculture et Agroalimentaire Canada</a>.</li>
</ul>



<p>*Cet article a été rédigé par Mylène Gosselin, chargée de projets au Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).</p>



<p>Pour lire articles de la série AGRInnovant et bonnes pratiques, <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/indicateurs-de-durabilite-des-exploitations-agricoles-fermes-146141">Indicateurs de durabilité des exploitations agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Les clés d&#8217;un bon transfert de ferme</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/transfert-ferme-agricole-entreprise-145850		 </link>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 15:21:25 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Benoit Curé]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Porc]]></category>
		<category><![CDATA[relève agricole]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>De nombreux producteurs et productrices agricoles s’interrogent sur l’avenir de leur entreprise. Plusieurs songent à transférer leur entreprise. Comment s’y prendre et par où commencer?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/transfert-ferme-agricole-entreprise-145850">Les clés d&rsquo;un bon transfert de ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Au cours des prochaines années, de nombreux producteurs et productrices agricoles s’interrogeront sur l’avenir de leur entreprise. Plusieurs souhaiteront voir se poursuivre le travail d’une vie et songeront à transférer leur entreprise. Comment devraient-ils s’y prendre et par où devraient-ils commencer?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq aspects à considérer lors de la préparation</h2>



<p>Le processus du transfert d’entreprise peut se décomposer en cinq segments. D’abord, l’humain et l’organisationnel. Chacune des personnes impliquées dans le processus (cédants, relève, conjoints, et autres membres de la famille) doit se demander ce qu’elle veut avant d’en discuter avec les autres. C’est souvent l’étape la plus cruciale et la plus délicate puisque des sujets sensibles comme le prix de vente, le choix de la relève ou l’équité entre les enfants sont abordés.</p>



<p>Une fois que ce que veulent les parties a été défini, il est possible ensuite de passer à l’aspect technicoéconomique. On parle alors du «&nbsp;Que peut-on faire?&nbsp;». Quelle est la capacité de production de la ferme? Quel est le taux de charge? Quelle est la capacité de remboursement? Puis vient la question du financement du transfert qui regardera la structure financière de l’entreprise et la possibilité d’aller chercher de nouveaux emprunts.</p>



<p>Une fois ces éléments traités, on peut faire appel au fiscaliste. Selon Cynthia Doyon, conseillère en transfert au Centre multi-conseils agricoles (CMCA), il est essentiel de répondre à ces cinq questions avant d’aller chez le fiscaliste : « À qui transfère-t-on? Que transfère-t-on? Quand aura lieu le transfert? Quel est le prix de vente? Comment le transfert va-t-il être financé? ».</p>



<p>Enfin, l’aspect légal sera pris en compte. Un professionnel du droit pourra accompagner les parties dans la rédaction des clauses de protection ou de la convention d’actionnaires et veiller à ce que les assurances nécessaires soient prises pour protéger les personnes impliquées.</p>



<p>Cynthia Doyon mentionne qu’il n’est pas indispensable que les étapes se réalisent dans cet ordre, même s’il est fortement recommandé. En réalité, il arrive souvent que cédants et relève fassent des allers-retours entre les étapes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un transfert, trois étapes et trois flux</h2>



<p>L’arrivée d’une relève sur l’entreprise constitue la première étape du processus de transfert. Mais attention&nbsp;: le processus ne s’arrête pas là! L’intégration de la relève aux activités ou à l’actionnariat de la ferme peut piétiner longtemps s’il n’y a pas de plan prévu.</p>



<p>En effet, on distingue trois flux lors d’un transfert : 1) la transmission des savoirs, qui représente le partage des connaissances pratiques et des apprentissages; 2) le transfert des pouvoirs, qui touche à l’organisation du travail, à la délégation des tâches et au partage des responsabilités; et 3) le transfert des avoirs, qui est souvent le plus concret et qui réfère aux actifs de l’entreprise et à leur propriété.</p>



<p>La deuxième étape est la phase de progression au cours de laquelle la relève va développer ses compétences et son pouvoir décisionnel. Cette période peut être plus ou moins longue, selon que le transfert est apparenté ou non et elle peut s’avérer difficile sur le plan humain. Enfin, à la troisième étape, lorsque le cédant se retire complètement de l’entreprise, on peut considérer que le transfert est complété!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre clés essentielles pour un transfert</h2>



<p>Les conflits sont naturels et inévitables… ou presque! Avant de plonger dans un processus de transfert, il est important de bien se préparer pour ne pas avoir de questions en suspens qui ne se règleront peut-être jamais. La mise en place de rencontres d’équipe régulières, une définition claire des rôles et responsabilités et une saine communication sont autant d’outils qui peuvent être utilisés par les cédants et la relève pour limiter les conflits ou en favoriser la résolution, le cas échéant.</p>



<p>Cynthia Doyon nous donne quatre clés pour bien préparer un transfert d’entreprise agricole. Premièrement, avoir une bonne préparation, autant pour le cédant qui doit réfléchir à sa retraite et à la suite qu’il souhaite autant pour son entreprise que pour la relève qui doit se former et s’informer. </p>



<p>Deuxièmement, il faut savoir bien s’entourer. Un transfert de ferme ne se réalise pas seul. Les conseillères en transfert, les conseillers en gestion, les comptables, les fiscalistes et les notaires sont là pour vous accompagner et vous orienter dans ce processus. </p>



<p>Troisièmement, avoir une bonne communication. Le partage d’une vision et de valeurs communes aideront les relations entre les personnes impliquées. Quatrièmement, la planification reste essentielle pour mettre en œuvre le plan de transfert et se donner le temps de le réaliser.</p>



<p><em>Source&nbsp;: Ces éléments sont tirés de la conférence de Cynthia Doyon «&nbsp;Semer l’avenir&nbsp;: bâtir des ponts entre cédants et relèves&nbsp;», présentée lors du Colloque Gestion 2025, organisé par le CRAAQ.</em></p>



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		<title>Améliorer la détection des maladies des vaches laitières grâce à l’IA?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/detection-maladies-vaches-laitieres-intelligence-artificielle-145277		 </link>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:52:21 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Lyne Lauzon]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des vaches]]></category>
		<category><![CDATA[bovins laitiers]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Selon des chercheurs, avec l'aide de l'intelligence artificielle, il serait possible de détecter des maladies chez la vache laitière. </p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Il serait maintenant possible, avec l’intelligence artificielle (IA), d’estimer la prévalence de l’acidose ruminale subclinique sur les fermes laitières du Québec à partir d’échantillons de lait ou de détecter précocement la pneumonie chez les veaux laitiers. C’est du moins ce que démontrent des études menées par des chercheurs de l’Université Laval en collaboration avec le Centre collégial de transfert de technologie Agrinova et Lactanet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Acidose ruminale subclinique</h2>



<p>Bien que courante chez les vaches laitières, l’acidose ruminale subclinique est une maladie difficile à détecter. Elle est aussi coûteuse pour l’éleveur en raison des nombreux problèmes qui en découlent: baisse de production de lait, diminution de l’efficacité alimentaire, troubles digestifs, mobilité difficile, augmentation des risques de mortalité et réforme prématurée. L’acidose ruminale subclinique survient lorsque le pH ruminal de la vache se maintient sous un seuil de 5,8 pendant plus de cinq heures par jour.</p>



<p>Pour mettre au point leur outil de détection, les chercheurs ont d’abord administré par voie orale à 110 vaches de 12 fermes des bolus ruminaux. Ces capteurs de la dimension d’un gros marqueur de 13,2 sur 3,5 cm leur ont permis de suivre, pendant 150 jours, ce qui se passe en temps réel dans le rumen des vaches: son activité, sa température et son pH. Parallèlement, ils ont analysé des échantillons de lait chez Lactanet à l’aide de la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier.</p>



<p>En combinant ensuite les informations provenant des échantillons de lait aux données des bolus, ils ont construit un modèle d&rsquo;IA permettant de détecter de façon non-invasive la présence d’acidose chez les vaches laitières.</p>



<p>« Nos résultats montrent qu’il est possible, avec ce modèle, de détecter l’acidose ruminale subclinique avec une précision autour de 70% à partir des échantillons de lait, explique Éric Paquet, professeur agrégé au Département de sciences animales de l’Université Laval. En raison de ce degré de précision, cet outil pourrait donc être utilisé pour identifier non pas les vaches atteintes, mais les fermes aux prises avec ce problème. »</p>



<p>« Avant d’aller de l’avant, souligne Débora Santschi, agronome et directrice générale adjointe par intérim chez Lactanet, une étude à plus grande échelle devra toutefois être réalisée pour valider si les résultats s’appliquent effectivement dans situations variables et variées à travers le Québec. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pneumonie</h2>



<p>La pneumonie chez les veaux est une autre maladie fréquente qui peut engendrer des pertes économiques considérables pour les fermes laitières. D’où l’intérêt de la détecter le plus tôt possible pour diminuer l’utilisation d’antibiotiques, notamment.</p>



<p>Dans ce but, les chercheurs de l’Université Laval ont recueilli des données sur cinq fermes laitières commerciales à l’aide de distributeurs automatiques de lactoremplaceur et d’accéléromètres. Les distributeurs automatiques leur ont permis de suivre la consommation journalière de lactoremplaceur des veaux, leur vitesse de consommation et le nombre de visites à l’appareil, tandis que les accéléromètres, qui sont de petits capteurs attachés aux veaux, leur ont révélé le nombre de périodes de repos prises par les veaux chaque jour et la durée de ces périodes.</p>



<p>Les chercheurs ont pu constater que les données des accéléromètres étaient plus prometteuses pour la détection précoce de la pneumonie, mais qu’en les combinant aux données des distributeurs automatiques de lactoremplaceur, ils pouvaient obtenir une meilleure précision de détection (entre 60 à 77 %). « Un seul modèle d’IA ne pourra pas être utilisé sur toutes les fermes, indique le professeur Paquet. Il faudra en développer un pour chaque ferme afin de s’adapter à la régie de chacune d’elles. »</p>



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		<title>Nouveaux cultivars de plantes fourragères en vue</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/nouveaux-cultivars-plantes-fourrageres-secheresse-145009		 </link>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 15:44:37 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145009</guid>
				<description><![CDATA[<p>Des cultivars de plantes fourragères moins exigeants en eau pourraient stabiliser les rendements lors des années sèches, tout en diminuant les besoins agricoles en eau. </p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Des cultivars de plantes fourragères moins exigeants en eau pourraient stabiliser les rendements lors des années sèches, tout en diminuant les besoins agricoles en eau. Dans ce but, l’équipe d’amélioration génétique des plantes fourragères du Centre de recherche et de développement de Québec d’Agriculture et Agroalimentaires Canada explore deux voies : améliorer la tolérance à la sécheresse de la luzerne, déjà cultivée sous nos latitudes, et accroître le rendement du panic érigé, une graminée fourragère naturellement plus tolérante à la sécheresse, afin d’en augmenter le potentiel agronomique.&nbsp;</p>



<p><strong>La luzerne : drones et imagerie en appui à la sélection</strong></p>



<p>Le projet sur la luzerne, mené sur six sites à travers le Canada, évalue la performance de 1050 plants issus de 14 cultivars exposés à un dispositif simulant la sécheresse. Les plants les plus performants seront croisés afin de développer cinq nouvelles populations, lesquelles seront soumises à un stress hydrique pendant deux ans. L’objectif est d’aboutir en 2028 à un ou plusieurs cultivars de luzerne adaptés à la sécheresse et aptes à la culture dans différentes régions canadiennes.</p>



<p>Évaluer la vigueur et les rendements sur des milliers de plants représente une tâche colossale. Une partie des mesures a été faite par imagerie (indices de végétation) avec des drones, puis comparée aux mesures manuelles. Les résultats montrent que l’imagerie par drone constitue un outil fiable et efficace dans le suivi des essais de sélection. </p>



<p>Il reste ensuite plusieurs étapes : évaluer les populations dans des essais multi-sites, produire la semence sélectionneur et caractériser les nouveaux cultivars avant leur enregistrement auprès de l’Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA). Les semenciers prendront ensuite deux à cinq ans pour produire des quantités de graines suffisantes en vue de l’introduction des nouveaux cultivars, prévue à l’horizon 2033.  </p>



<p><strong>Le panic érigé: de nouveaux cultivars pour faciliter l’implantation  </strong></p>



<p>Le projet sur le panic érigé, mené à Québec et à Normandin, vise à développer des cultivars de panic érigé à haut rendement. Cette graminée vivace de saison chaude est remarquable pour sa tolérance à la sécheresse et sa faible exigence en fertilisant. Elle peut servir de paillis, de litière ou pour l’alimentation des ruminants tout en contribuant à la lutte contre l’érosion, à l’amélioration des sols et à la fixation du carbone. Un bémol : le panic demande quelques années avant d’atteindre son plein potentiel de rendement. </p>



<p>Plusieurs années de croisement et de sélection ont visé à augmenter la hauteur des plants, à élargir les tiges et à réduire le tallage du cultivar Cave-in-Rock. Les nouvelles populations évaluées en 2023 et 2024 ont montré une amélioration de rendement jusqu’à 27 % la première année et 31 % la deuxième année, comparativement au Cave-in-Rock d’origine. </p>



<p>Afin de faciliter l’implantation du panic, de nouvelles populations ont été développées par croisement entre le cultivar à gros grain Sunburst, et celui à haut rendement, le Cave-in-Rock. Le panic ainsi obtenu offrirait un rendement supplémentaire de 46 % l’année d’implantation et de 25 % lors de la première année de production, comparativement au Cave-in-Rock d’origine. Dans les parcelles d’essai, les rendements ont atteint 11 t/ha de biomasse dès les deux premières années &#8211; des résultats prometteurs, car les rendements moyens observés au Québec, une fois la culture établie, soit environ trois ans après l’implantation, varient entre 7 et 12 t/ha. </p>



<p>Ces nouveaux cultivars donneront de nouveaux atouts dans la rotation et faciliteront une adaptation à court et à moyen terme aux changements climatiques. De plus, les cultures pérennes, comme la luzerne et le panic, offrent des bénéfices pour la santé des sols, entraînant un effet économique positif sur les années subséquentes.</p>



<p><em>Ces résultats ont été présentés lors de la Journée d’information scientifique Bovins laitiers – Plantes fourragères en février 2025, organisée par le CRAAQ (<a href="https://craaq.qc.ca/">w</a><a href="https://craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ww.craaq.qc.ca</a>).</em></p>



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		<item>
		<title>Quand l&#8217;intelligence artificielle s&#8217;invite en agriculture</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/pomme-terre-patate-dolbec-intelligence-artificielle-144839		 </link>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 19:36:43 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[pomme de terre]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Sur le convoyeur de tri de Patates Dolbec, trois pommes de terre sur dix étaient non conformes avant 2020. Depuis l'installation de caméras assistées par l'intelligence artificielle, il n'y en a presque plus.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Avant 2020, sur le convoyeur de tri de Patates Dolbec à Saint-Ubalde, trois pommes de terre sur dix étaient non conformes pour ses clients et cela, même si elles avaient traversé des trieurs optiques. Mais, depuis l&rsquo;installation de caméras assistées par l&rsquo;intelligence artificielle (IA), il n&rsquo;y en a presque plus. </p>



<p>« Grâce à ces systèmes informatiques, nous avons connu une forte amélioration de la qualité et de réduction du contrôle manuel. Notre performance de tri est passée de 70 à 95 % 8 fois sur 10 », souligne  le directeur général de Patates Dolbec, Hugo d&rsquo;Astous.<br><br>La mise en place de l&rsquo;IA chez Patates Dolbec a eu pour effet une diminution de besoin en main-d’œuvre de contrôle. Néanmoins, un tri manuel reste nécessaire avant l&#8217;emballage. « Une part des défauts n’est pas visible initialement, ils émergent après le lavage, le séchage et le stockage réfrigéré. Ainsi, il y aura toujours du personnel pour livrer un produit conforme aux exigences du client. »</p>



<p><br>S&rsquo;il exige moins d&#8217;employés, le nouveau processus demande d&rsquo;autres qualifications : il a fallu faire un réinvestissement des tâches et l&rsquo;intégration de nouvelles compétences. « Je vous donne l&rsquo;exemple d&rsquo;une ancienne cheffe d’équipe manuelle qui a suivi un cours pour devenir technicienne en gestion des filières optiques », indique Hugo d’Astous.<br><br>Patates Dolbec a misé gros sur ce nouvel outil en IA. Un investissement d&rsquo;un million de dollars a été nécessaire pour élever le niveau de criblage des tubercules. L’entreprise a fait appel à Vooban, une entreprise québécoise de développement d’applications qui exploite l’IA. « Ce virage vers l&rsquo;IA nécessite une tolérance élevée à l’innovation, une prise de risque et une équipe interne d’ingénierie et de gestion», dit-il. C&rsquo;est pourquoi Hugo d’Astous croit que l’utilisation de l’IA comme support aux producteurs de patates sera ralentie par les exigences et les risques qu&rsquo;elle suppose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Détails sur l’entreprise</h2>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>Patates Dolbec possède 10&nbsp;000&nbsp;acres de champs dans la région de Porneuf.</p>



<p>L’entreprise produit et emballe annuellement plus de 40 millions de kilogrammes de pommes de terre. Sa production est écoulée à 80 % au Québec, 15 % dans le reste du Canada et 5 % aux États-Unis.</p>



<p>L’entreprise emploie plus de 150&nbsp;employés.</p>



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</div></div>
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		<item>
		<title>Gestion raisonnée de l&#8217;irrigation</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792		 </link>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 21:02:36 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[IRDA]]></category>
		<category><![CDATA[Irrigation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144792</guid>
				<description><![CDATA[<p>Dans le cadre d'une série de webinaires sur la gestion de l'eau en milieu agricole, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), on traite de la gestion raisonnée de l'irrigation. Entretien avec un spécialiste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792">Gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Dans le cadre d&rsquo;une <a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register">s</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register" target="_blank" rel="noreferrer noopener">érie de webinaires</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register"> </a>sur la gestion de l&rsquo;eau en milieu agricole, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), on traite de la gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation. La conférence intitulée « Gestion raisonnée de l’irrigation : intervenir aux moments opportuns » aura lieu le 10 février 2026.</p>



<p>Deux intervenants viendront présenter un résumé de leurs études sur l&rsquo;irrigation : Carl Boivin, chercheur à l’IRDA, et Marc-Antoine Larrivée, économiste au Centre d’étude sur les coûts de production agricole.</p>



<p><em>Le Bulletin des agriculteurs </em>s&rsquo;est entretenu les spécialistes. Voici l&rsquo;entrevue tout d&rsquo;abord avec Carl Boivin et ensuite Marc-Antoine Larrivée sous forme de questions-réponses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous dites que l’irrigation n’augmente pas les rendements, elle permet d’éviter les pertes. Que faut-il en comprendre?</h2>



<p>Il faut comprendre que l’irrigation est là pour pallier le manque de précipitations. Après ça, il faut se poser la question : est-ce que les pertes que je pourrais éviter me permettent de rentabiliser mon investissement? Puis, est-ce que j’ai suffisamment d’eau pour ma production? L’idée, dans nos projets, est d’essayer différents styles d’irrigation et différents régimes hydriques pour voir comment réagit la plante.</p>



<p>Prenons la pomme de terre et qu’on a une diminution de X pourcentage à la récolte par rapport aux années antérieures. Ce chiffre peut permettre à l’exploitant de s’interroger sur les raisons de cette perte. Et, c&rsquo;est là qu’il faut considérer le paramètre de la gestion d’eau sur les terres. Ça me permet de dire&nbsp;: j’aurais besoin de tant d’eau pour éviter un stress hydrique et que j’ai besoin d’un volume d’eau X pour supporter un confort hydrique à ma plante. L’irrigation n’augmente donc pas les rendements, mais assure que le besoin en eau est comblé pour une production équilibrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vos études doivent-elles tenir compte de plusieurs facteurs?</h2>



<p>Oui, on analyse divers sols un peu partout au Québec, divers types de cultures et on essaie aussi de combiner ça avec la météo. Idéalement, on veut récolter des données sur plusieurs années pour être capable de répondre à une diversité de conditions, être capable d’avoir des mesures pour répondre à la question : comment gérer le taux d’humidité de mon champ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IRDA a développé un logiciel appelé EstimEau, en quoi peut-il aider un agriculteur?</h2>



<p>EstimEau utilise la géolocalisation de l’exploitation agricole pour estimer la disponibilité potentielle de l’eau de surface et souterraine, tout en prenant en compte les sources d’approvisionnement et les usages de l’eau sur la ferme.</p>



<p>L’exploitant obtient alors une estimation globale des besoins en eau et des ressources disponibles pour les combler. Il faut toutefois comprendre que cela reste une estimation parce que ce ne sont pas des outils de mesure directe dans le sol.</p>



<p>Entrevue avec Marc-Antoine Larrivée</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous vous êtes penché sur la question monétaire de l&rsquo;irrigation, que faut-il retenir de vos recherches?</h2>



<p>L’idée, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;apporter des chiffres, c’est vraiment d&rsquo;apporter des réflexions positives, ce qui veut dire qu&rsquo;il faut bien comprendre que l’irrigation prévient les pertes de récolte. Donc, oui, ça peut nous coûter cher, mais ça va aider en cas de stress hydrique. Il n’y a pas de recette miracle, on peut avoir le même système de distribution d’eau que son voisin, mais si l&rsquo;approvisionnement est différent, ça peut avoir un gros impact sur les coûts d&rsquo;opération du système. C&rsquo;est un des premiers aspects qu&rsquo;on veut couvrir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On reste donc dans le cas par cas?</h2>



<p>Oui, aucun cas n’est pareil. Autre élément important à considérer dans la question du système d&rsquo;irrigation, c&rsquo;est d’envisager les alternatives à l&rsquo;irrigation. Il peut exister dans le cultivar différentes plantes, possiblement d&rsquo;autres cultures. Il y en a qui peuvent avoir des avantages, des diversités plus grandes que les cultures actuelles.</p>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792">Gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>La lutte intégrée passe aussi par les haies</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/la-lutte-integree-passe-aussi-par-les-haies-144468		 </link>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 18:22:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Lyne Lauzon]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[haies]]></category>
		<category><![CDATA[lutte intégrée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144468</guid>
				<description><![CDATA[<p>De plus en plus d’études démontrent que les haies peuvent contribuer à la lutte intégrée des cultures. </p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>La lutte intégrée dans les cultures a longtemps reposé principalement sur le dépistage des organismes nuisibles (insectes, maladies et mauvaises herbes) et l’utilisation de différentes mesures de lutte physiques, culturales, biologiques et chimiques. Or, de plus en plus d’études démontrent que les haies peuvent, elles aussi, contribuer à cette forme de lutte respectueuse de la santé et de l&rsquo;environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Différents rôles</h2>



<p>Les haies jouent différents rôles&nbsp;: elles peuvent servir de refuge, mais aussi de site de reproduction, d’alimentation et d’hibernation pour de nombreux ennemis naturels utiles. Elles sont particulièrement importantes pour les parasitoïdes, qui s’attaquent aux pucerons, aux chenilles, aux punaises et aux mouches, car elles les protègent du vent durant la saison de production. L’hiver, elles améliorent leur survie en accumulant de la neige au pied des arbres, là où ils hibernent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Aphelinuscolemani_Labrie-e1764262276512-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-144467"/><figcaption class="wp-element-caption">Les parasitoïdes aident à contrôler les ravageurs en début d’infestation. Photo: Geneviève Labrie
</figcaption></figure>



<p>Les haies de feuillus et/ou d’arbustes à fleurs ou à fruits attirent une plus grande diversité d’ennemis naturels que celles constituées uniquement de conifères. Elles présentent donc un plus grand intérêt. Cela dit, «&nbsp;peu importe le type de haies, elles favorisent toutes la lutte biologique, souligne Geneviève Labrie, biologiste-entomologiste et chercheuse principale au Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+). Pour qu’on constate un impact positif, ajoute-t-elle, il suffit d’un aménagement de 200 à 400 m/ha&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combien ça coûte?</h2>



<p>Selon le Groupe ProConseil, sans subvention et en tenant compte du temps de conception et de planification, il en coûte en moyenne entre 9 et 15&nbsp;$/m pour implanter une haie. Avec une aide financière, on peut s’attendre à devoir débourser entre 1,15 et 5&nbsp;$/m. Ces coûts dépendent de l’espacement entre les arbres et/ou les arbustes, de la grosseur des végétaux, des coûts de la main-d’œuvre requise, mais aussi de la proportion de feuillus dans la haie.</p>



<p>«&nbsp;Car, selon l’abondance des chevreuils et la proximité de boisés, précise Catherine Mercier, agronome et conseillère en agroenvironnement au Groupe ProConseil, on doit mettre des protecteurs sur les feuillus. C’est le cas en Montérégie. En Estrie, en raison de la prédation élevée, il n’est pas rare que tous les arbres doivent être protégés. Ça représente un coût important, souvent plus que celui des arbres&nbsp;», signale-t-elle.</p>



<p>Il faut aussi prévoir des coûts d’entretien après l’implantation de la haie. Ceux-ci seront plus ou moins élevés suivant qu’on fait appel ou non à un entrepreneur forfaitaire.</p>



<p>Deux simulateurs de coûts ont été développés au Québec pour avoir une idée des dépenses à prévoir. Celui du Groupe ProConseil et de Gestrie-Sol est associé aux <a href="https://www.agrireseau.net/documents/103704/simulateur-de-co%C3%BBts-de-bandes-riveraines" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bandes riveraines</a>, alors que celui de Biopterre soupèse les différents systèmes agroforestiers, dont les <a href="https://www.wbvecan.ca/francais/coutspdf.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">haies brise-vent</a> autour de bâtiments.</p>



<p>Et qu’en est-il du coût associé à la perte d’espace cultivable? Une évaluation a été faite en Montérégie, en 2023, pour un champ de maïs de 12,5 ha comportant une haie de 500&nbsp;m de long sur 3&nbsp;m de large. Ce coût atteignait entre 0,2 à 1,3&nbsp;% du revenu total de ce champ.</p>



<p>«&nbsp;Cependant, l’effet de la perte de rendements à proximité de la haie est généralement contrebalancé par des gains plus loin dans le champ, indique Catherine Mercier. Les haies contribuent aussi à tempérer les extrêmes de température, ce qui devient intéressant dans un contexte de changements climatiques.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aide financière</h2>



<p>Différents programmes offrent du financement pour l’implantation de haies. Le programme <a href="https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/agriculture/aide-financiere/prime-vert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prime-Vert</a> rembourse jusqu’à 70 % des coûts admissibles (15 % de plus pour la production biologique et la relève). <a href="https://alus.ca/fr/solutions-nature-pour-le-climat/">A</a><a href="https://alus.ca/fr/solutions-nature-pour-le-climat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LUS</a> peut offrir jusqu’à 750$/ha pendant cinq ans pour l’implantation d’arbres et d’arbustes, tandis que le <a href="https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/agriculture/aide-financiere/programme-services-conseils">p</a><a href="https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/agriculture/aide-financiere/programme-services-conseils" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rogramme services-conseils</a> paie une partie des coûts liés aux services-conseils nécessaires pour effectuer le bilan de la biodiversité sur la ferme, qui pourra orienter le type d’aménagement à faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour en savoir plus</h2>



<p>Vous désirez en apprendre davantage sur les ennemis naturels et l’aide qu’ils procurent? Consultez la fiche du CÉTAB+, <em><a href="https://cetab.bio/publication/amenager-pour-les-auxiliaires-de-culture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aménager pour les auxiliaires de culture</a>.</em> Pour plus d’informations sur les modèles de haies, vous pouvez vous procurer le <a href="https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_amenagement-de-systemes-agroforestiers/p/PAGF0104"><em>G</em></a><em><a href="https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_amenagement-de-systemes-agroforestiers/p/PAGF0104" target="_blank" rel="noreferrer noopener">uide d’aménagement de systèmes agroforestiers</a></em><a href="https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_amenagement-de-systemes-agroforestiers/p/PAGF0104"> </a>du CRAAQ.</p>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques">&nbsp;c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a><br></p>
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		<title>De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301		 </link>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 15:24:04 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès boeuf]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[génétique bovine]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le portrait de la production locale démontre la grande variété dans les élevages. C'est un des enjeux de la production bovine au Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301">De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Au Québec, il y a de nombreux petits producteurs de veaux d’embouche dont les animaux sont achetés en majorité par un petit nombre de parcs d’engraissement. Voilà l’un des constats à considérer avant de planifier un plan de génétique en production bovine.</p>



<p>Le directeur du développement des affaires du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ), Sylvain Lefebvre, a présenté son analyse lors du <a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/congres-boeuf-2025/e/2694">Congrès bœuf du CRAAQ 2025</a> sous le thème «&nbsp;La génétique&nbsp;: un des leviers d’amélioration de votre troupeau&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-144297" style="width:368px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sylvain Lefebvre, directeur du développement des affaires du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ)</figcaption></figure>



<p>La province a fini 58&nbsp;246 bouvillons en 2024. C’est deux fois moins qu’en 2016 avec 110&nbsp;991 bouvillons finis.</p>



<p>Le Québec compte 1864 producteurs de veaux d’embouche dont 85% d’entre eux détiennent 56% des vaches. Ces petites fermes ont 41 vaches en moyenne. On dénombre aussi 91 producteurs de bouvillons dont les 15 plus gros produisent les deux tiers, soit 64% des bouvillons pour une moyenne de 2412.</p>



<p>Dans un tel contexte, les plus grands parcs d’engraissement n’ont d’autre choix que de s’approvisionner auprès d’un grand nombre de petites entreprises vache-veau.</p>



<p>«&nbsp;Pour avoir une bonne sorte de viande et un bon poids, c’est tellement disparate&nbsp;», explique Sylvain Lefebvre en entrevue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et le consommateur dans tout ça?</h2>



<p>Ayant travaillé dans les secteurs du porc et du poulet, Sylvain Lefebvre voit la différence entre le secteur du bœuf et les autres secteurs. Dans le porc ou le poulet, les éleveurs connaissent la finalité des différentes coupes de viande des animaux qu’ils élèvent. Pas dans le bœuf.</p>



<p>Selon lui, les producteurs bovins doivent combler les besoins des consommateurs. C’est le plus grand défi de la filière bovine.</p>



<p>Alors, lorsqu’il rencontre les éleveurs, il les amène à se questionner sur la finalité des animaux qu’ils élèvent. Il explique que le CIAQ est en train de développer un calculateur qui permettra aux producteurs d’évaluer le coût de production de leur choix – taureau vs semence sexée ou non – et les revenus projetés.</p>



<p>Traditionnellement, les producteurs de veaux d’embouche travaillent avec des taureaux à la ferme, mais calculent-ils vraiment le coût de leur choix et la valeur du taureau qu’ils achètent?</p>



<p>«&nbsp;Les taureaux cette année, à cause du prix de la viande, c’est entre 15&nbsp;000 et 25&nbsp;000$&nbsp;», dit-il.</p>



<p>Selon Sylvain Lefebvre, un autre secteur qui est sous-estimé au Québec pour expliquer le déclin du nombre de bouvillons finis, c’est celui des veaux laitiers croisés qui sont fortement en demande aux États-Unis et en Ontario. Il en résulte que chaque année, un nombre impressionnant de veaux laitiers croisés boucherie traversent les frontières pour se faire engraisser ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux de la filière bovine au Québec</h2>



<p>Les principaux enjeux de la filière bovine, selon Sylvain Lefebvre tournent autour de l’approvisionnement et de l’uniformité. Le défi est de combler les besoins des consommateurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Taille des élevages pour fournir la matière première;</li>



<li>Nombre d’animaux produits pour les besoins de l’industrie (lots, disponibilité, récurrence);</li>



<li>Uniformité des animaux (poids, carcasse, masse musculaire);</li>



<li>Qualité des carcasses (classification, identique).</li>
</ul>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a><br></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301">De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;impact d&#8217;une mauvaise santé des sols  et le coût de l&#8217;inaction</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/sante-sols-degradation-craaq-144213		 </link>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 19:27:18 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[azote]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144213</guid>
				<description><![CDATA[<p>La dégradation physique des sols au Québec a des conséquences financières directes pour les entreprises agricoles. Heureusement, le problème est réversible. Voici comment.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/sante-sols-degradation-craaq-144213">L&rsquo;impact d&rsquo;une mauvaise santé des sols  et le coût de l&rsquo;inaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong><br></strong>La dégradation physique des sols au Québec a des conséquences financières directes pour les entreprises agricoles, selon le professeur du département des sols et de génie agroalimentaire de l&rsquo;Université Laval, Jean Caron. Son&nbsp;diagnostic est alarmant. L&rsquo;état de santé physique des sols est critique, particulièrement dans la grande zone de production de grains (Montérégie et Centre-du-Québec). Les recherches menées au Québec révèlent une dégradation avancée, mesurée par des indicateurs cruciaux comme la porosité d&rsquo;air, la conductivité hydraulique et la diffusion des gaz.<br>« Les sols en monoculture sont compactés à 90 % au niveau de la couche arable, mais également plus en profondeur, au-delà de 25 à 50 cm », dit-il.<br><br>Ce compactage généralisé nuit à l&rsquo;aération et affecte directement la respiration des racines et des microbes, menaçant ainsi le cycle de l&rsquo;azote. Une autre façon de mesurer la qualité d’une terre arable, c’est la présence de lombrics. Leur rôle est souvent comparé à celui d&rsquo;ingénieurs de l&rsquo;écosystème en raison des nombreux bénéfices qu&rsquo;ils apportent au sol. En creusant leurs galeries (macropores), les vers de terre créent des canaux stables qui facilitent l&rsquo;infiltration de l&rsquo;eau de pluie et l&rsquo;aération du sol. Cela réduit le ruissellement en surface et aide à décompacter le sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La situation s’est aggravée avec le temps&nbsp;</h2>



<p>L&rsquo;évolution&nbsp;de la dégradation sur les 50 dernières années est claire : une perte généralisée de matière organique, un tassement accru et une diminution de la capacité de drainage profonde des sols majeurs du Québec&nbsp;: « Une perte de productivité importante est associée à cette dégradation, de l&rsquo;ordre de 1 à 2 % par an&nbsp;», souligne le professeur Jean Caron.</p>



<p>Il met en garde contre une tendance à l&rsquo;inaction qui compromet la viabilité à long terme de l&rsquo;agriculture. L&rsquo;analyse des coûts sur 25 ans révèle que la dégradation des sols n&rsquo;est pas seulement un problème agronomique, mais une urgence financière&nbsp;:«&nbsp;La perte de productivité amène une diminution graduelle de rentabilité qui menace sur une échelle de 10 à 15 ans la survie même de l&rsquo;entreprise productrice de grains ».<br><br>Cette situation est aggravée par des dépenses supplémentaires en azote et en énergie, et par une chute des rendements dans les zones les plus dégradées. Enfin, les changements climatiques vont accentuer cet impact, en prolongeant les conditions humides en surface du sol, ce qui augmente la perte de l’azote et réduit la respiration de la plante.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des solutions connues, mais sous-utilisées</h2>



<p>Les causes sont bien identifiées&nbsp;: baisse de matière organique, équipements surdimensionnés, absence de cultures à enracinement profond. Heureusement, les solutions existent et sont largement documentées&nbsp;: retour aux rotations culturales, dont le fourrage, l’apport accru de matière organique, réimplantation&nbsp;de bosquets et réduction de la taille des équipements. Le professeur souligne que le problème est réversible&nbsp;: « Les sols dégradés, lorsqu&rsquo;ils sont remis en rotation, ont la capacité de récupérer sur une échelle de 10 à 20 ans et de maintenir des niveaux de productivité qui assurent la rentabilité financière. »&nbsp;</p>



<p>Ces pratiques sont d&rsquo;ailleurs alignées sur celles promues en Europe pour la restauration des sols.</p>



<p>À noter que Jean Caron prononcera une conférence sur le sujet le 10 décembre prochain à Drummondville dans le cadre du colloque <em><a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/sante-des-sols-pourquoi-s_y-engager/e/2696#tab_tab-programme">Sant</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/sante-des-sols-pourquoi-s_y-engager/e/2696#tab_tab-programme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">é des sols, pourquoi s&rsquo;y engage</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/sante-des-sols-pourquoi-s_y-engager/e/2696#tab_tab-programme">r</a></em> organisé par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (<a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a>).</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/sante-sols-degradation-craaq-144213">L&rsquo;impact d&rsquo;une mauvaise santé des sols  et le coût de l&rsquo;inaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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