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	Le Bulletin des agriculteursBlogues - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
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	<title>Blogues - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Ensemencements américains et prix des engrais?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128		 </link>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:33:36 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le 31 mars prochain, le département américain de l'agriculture (USDA) présentera les résultats de son sondage auprès des producteurs américains sur leurs intentions d'ensemencements pour cette année. Ce rapport est certainement l'un de ceux les plus importants à surveiller dans une année. Pourquoi?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128">Ensemencements américains et prix des engrais?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 31 mars prochain, le département américain de l&rsquo;agriculture (USDA) présentera les résultats de son sondage auprès des producteurs américains sur leurs intentions d&rsquo;ensemencements pour cette année (<a href="https://esmis.nal.usda.gov/publication/prospective-plantings" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prospective Plantings</a>). Ce rapport est certainement l&rsquo;un de ceux les plus importants à surveiller dans une année. Pourquoi? Essentiellement, les chiffres présentés sont les premiers qui permettent d&rsquo;avoir un aperçu de ce que pourraient être les récoltes américaines, et par ricochet le bilan d&rsquo;offre et demande de grains américains à anticiper pour la prochaine année.</p>



<p>Pour les intéressés, en collaboration avec le <em>Bulletin des agricultures</em>, je présenterai d&rsquo;ailleurs le 2 avril prochain à 9h un webinaire sur les résultats de ce rapport et ce qu&rsquo;ils impliquent pour le marché des grains. Pour en savoir plus et vous inscrire &#8212;> <a href="https://www.lebulletin.com/intentions-de-semis-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Tendances : Intentions de semis 2026</a></p>



<p>Ceci dit, à l&rsquo;approche de ce rapport, j&rsquo;ai reçu quelques appels téléphoniques : « Avec le prix des engrais en forte hausse, spécialement l&rsquo;urée, penses-tu que les producteurs américains vont semer moins de maïs cette année? ».</p>



<p>Avant de creuser pour répondre à cette question, il faut se mettre en contexte. L&rsquo;an dernier, de loin, les producteurs américains ont semé des superficies record de maïs, 98,8 millions d&rsquo;acres, en hausse de +8% par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="399" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-750x399.png" alt="" class="wp-image-146130" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-750x399.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-768x408.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-235x125.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-1536x817.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-2048x1089.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Question rotation de cultures, il est donc logique de dire qu&rsquo;on anticipait déjà depuis un moment un certain recul des ensemencements de maïs américain. Généralement, suivant des années de fortes hausses d&rsquo;ensemencements en maïs, on observe un recul de l&rsquo;ordre de 4% l&rsquo;année suivante.</p>



<p>On prend note ensuite qu&rsquo;avant la guerre en Iran, <a href="https://www.dtnpf.com/agriculture/web/ag/crops/article/2026/03/18/8-retail-fertilizer-prices-higher-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le prix des engrais azotés avaient aussi grimpé de l&rsquo;ordre de 10-15% par rapport à l&rsquo;an dernier</a>. Rien pour inciter non plus à semer davantage de maïs cette année.</p>



<p>Sur la base de ces informations, ça fait un moment que les marchés prévoient donc déjà que les ensemencements américains de maïs afficheront un bon recul de l&rsquo;ordre de près de 5% à autour de 94 millions d&rsquo;acres. Et ceci à l&rsquo;avantage du soya bien entendu. Il est d&rsquo;ailleurs prévu en hausse de 5-6% autour de 85-86 millions d&rsquo;acres.</p>



<p>La vraie question ensuite, c&rsquo;est à savoir si « à cause de la récente hausse plus marquée du prix des engrais », le recul que révèlera l&rsquo;USDA le 31 mars prochain sera plus important que prévu. Ceci pourrait alors bien entendu donner plus de tonus au prix du maïs, et peut-être bien peser un peu sur celui du soya. Sauf que c&rsquo;est difficile à dire…</p>



<p>Dans les faits, depuis le début de la guerre en Iran au début mars dernier,<a href="https://www.dtnpf.com/agriculture/web/ag/crops/article/2026/03/18/8-retail-fertilizer-prices-higher-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> le prix des engrais azotés a grimpé de l&rsquo;ordre d&rsquo;un 6 à 15% additionnel par rapport à l&rsquo;an dernier</a>. On ne peut ignorer non plus que le prix du soya a aussi atteint au même moment un sommet inégalé en près de deux ans à Chicago.</p>



<p>Alors, est-ce qu&rsquo;à cause de ces derniers événements, les ensemencements de maïs seront vraiment beaucoup plus bas que prévus?</p>



<p>Il faut se mettre en perspective et, pour y arriver, je vous joins un graphique. Il met je crois assez bien en relation la variation annuelle des ensemencements américains de maïs et le prix des engrais. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="418" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-750x418.png" alt="" class="wp-image-146129" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-750x418.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-768x428.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-1536x855.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-2048x1140.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Ce qu&rsquo;on constate assez vite en regardant ce graphique, c&rsquo;est que :</p>



<p>1 – Oui, la récente hausse des prix des engrais azotés fait très mal, mais pas encore nécessairement autant que par exemple en 2008 ou encore 2021 et 2022 où l&rsquo;ensemble des prix des engrais (j&rsquo;utilise un index…) a fait bien plus mal.</p>



<p>2 – Même encore là, dans notre pire scénario de 2008, on parle d&rsquo;une baisse annuelle des ensemencements de maïs de plus de 8%. Mais, c&rsquo;est à la suite d&rsquo;une hausse record l&rsquo;année précédente de « +19,4% ».</p>



<p>3 – Sinon, en général, les plus fortes baisses annuelles observées en ensemencements américains de maïs avoisinent -5,0 à -5,1%, et ce, même lorsque le prix des engrais a été très (trop) élevé.</p>



<p>Bref, à regarder ce graphique, même si le prix des engrais azotés a bondi et que le soya s&rsquo;est montré très intéressant dernièrement, à ce stade-ci, ça reste assez hasardeux de dire qu&rsquo;on assistera cette année à une baisse de beaucoup plus que 5,0% des ensemencements américains de maïs. Et pour référence, les marchés prévoient déjà en moyenne un recul de 4,9%…</p>



<p>Mais bien entendu, l&rsquo;USDA a toujours cette capacité à surprendre. Alors qui sait, peut-être bien que le 31 mars prochain, il révèlera que les ensemencements américains de maïs seront en chute libre cette année. Qui sait? Sauf qu&rsquo;historiquement, ce serait étonnant.</p>



<p>On s&rsquo;en reparle jeudi prochain le 2 avril à 9h00 lors de mon webinaire &#8212;> <a href="https://www.lebulletin.com/intentions-de-semis-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Tendances : Intentions de semis 2026</a>.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128">Ensemencements américains et prix des engrais?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Connexions, passion et regard sur l&#8217;industrie laitière</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/le-coin-laitier-de-lora/connexions-passion-et-regard-sur-lindustrie-laitiere-145878		 </link>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 15:38:33 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Lora Bender]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Le coin laitier de Lora]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Vaches laitières]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Dans ce nouveau blogue, Lora Bender nous parlera de sa passion pour la communauté laitière et de ses rencontres, parfois sérieusement, mais souvent avec humour. Lisez le premier ici.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-coin-laitier-de-lora/connexions-passion-et-regard-sur-lindustrie-laitiere-145878">Connexions, passion et regard sur l&rsquo;industrie laitière</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour ceux qui me connaissent déjà dans l’industrie, c’est un plaisir de vous retrouver, et pour ceux qui ne m’ont jamais rencontrée, permettez-moi de me présenter. Je m’appelle Lora Bender et j’adore l’industrie laitière.</p>



<p>Je suis passionnée par la communauté laitière et par les vaches laitières dont les producteurs prennent soin chaque jour pour contribuer à nourrir le monde. Je suis fière de faire partie de l’industrie laitière canadienne depuis plus de 20 ans — en commençant chez Holstein Canada, puis chez Ayrshire Canada, ensuite à Progressive Dairy, et maintenant chez Glacier FarmMedia (vous pouvez lire ma biographie complète dans <a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2025-10-01/">l’édition d’octobre 2025 du Bulletin</a> en page 52).</p>



<p>Heureusement, j’ai eu l’occasion de rencontrer tellement de personnes extraordinaires dans l’industrie au fil des ans et je suis ravie d’avoir cette tribune pour partager mes histoires, l’actualité du secteur et mes réflexions sur le monde laitier avec vous ici, dans <em>Le Bulletin des agriculteurs</em>. </p>



<p>Je suis certaine que ce blogue évoluera avec le temps, mais mon intention est de rester simple. Avec tout ce qui se passe dans le monde et les horaires chargés de chacun, j’ai hâte de partager avec vous ce qui attire mon attention et pourquoi cela pourrait vous intéresser ou être important pour vous. L’objectif est de vous offrir une chronique légère, agréable et informative, qui vous permettra de garder le pouls du merveilleux monde du lait.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="567" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-1-e1772810845242-750x567.jpg" alt="" class="wp-image-145888" style="width:550px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-1-e1772810845242-750x567.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-1-e1772810845242-768x580.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-1-e1772810845242-218x165.jpg 218w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-1-e1772810845242.jpg 920w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une partie de l&rsquo;équipe de Glacier FarmMedia lors de la 30<sup>e</sup> édition du SIMAQ en janvier 2026. De gauche à droite: Diane Houlachan, Emmanuelle Arès, Lora Bender et Martin Beaudin.</figcaption></figure>



<p>Oui, j’aimerais participer à chacun des événements liés au secteur laitier partout au Canada, mais comme ce n’est pas possible, tenez-moi au courant! Et lorsque j’y serai, je ne manquerai pas de partager mon expérience avec vous. Comme je suis une personne très sociable, j’aime rencontrer tout le monde et, lorsque cela arrive, j’aime comprendre comment nous sommes liés, comment nous pourrions l’être et ce que je peux faire pour vous aider à établir des contacts avec d’autres personnes. J’aime aider les autres à réussir et à progresser, et j’espère que mes textes pourront inspirer certains d’entre vous d’une manière ou d’une autre.</p>



<p>L’industrie laitière est une grande composante de l’écosystème agricole, et ce que j’aime, c’est que tout le monde en agriculture partage le même objectif : produire ce qui doit l’être pour nourrir l’avenir. Cultiver et produire des aliments nutritifs et de qualité pour soutenir les systèmes alimentaires mondiaux de manière durable, c’est ainsi que je vois les choses, et je suis heureuse d’y contribuer d’une façon ou d’une autre!</p>



<p>En parlant de partage des connaissances, avez-vous déjà consulté <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus">la section LAITPLUS</a>? C’est en quelque sorte un guichet unique pour tout ce qui touche au secteur laitier dans <em>Le Bulletin</em>. Les contenus y sont classés par thèmes afin que vous puissiez facilement retrouver au même endroit tous les articles sur le lait, rédigés par notre talentueuse équipe éditoriale et nos collaborateurs. </p>



<p>Faire partie de la famille Glacier FarmMedia a élargi ma perspective sur l’immensité et la diversité du monde agricole, et je suis heureuse de partager ce parcours avec vous à travers le prisme du secteur laitier. Cela me rappelle mes débuts dans l’industrie laitière, lorsque j’ai eu mon premier véritable moment « Ah-Ha! » en travaillant chez Holstein Canada, surtout quand on pense que j’ai grandi dans un verger de pommes et sur une ferme de chevaux miniatures. C’est là que j’ai créé certaines de mes premières connexions, dont mon amitié avec Greg Dietrich.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="472" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-3-e1772811331561-750x472.jpg" alt="" class="wp-image-145889" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-3-e1772811331561-750x472.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-3-e1772811331561-768x484.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-3-e1772811331561-235x148.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-3-e1772811331561.jpg 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lora a rendu visite à son ami Greg Dietrich de Character Holsteins à Mildmay, Ontario, plus tôt cette année.</figcaption></figure>



<p>Greg Dietrich et moi avons travaillé ensemble en 2006 et nous sommes restés en contact depuis. Il a donc été particulièrement intéressant de comparer nos parcours professionnels au fil des années — le mien dans mon nouveau rôle de conseillère aux ventes, secteur laitier et bovins de l’Est chez GFM, et le sien comme président-directeur général de Holstein Canada. </p>



<p>Lors d’une conversation récente, nous parlions justement des relations et de leur importance. Je lui ai donc demandé de partager sa réflexion, et il m’a répondu : « Avec tous les changements que connaît l’industrie laitière, il est plus important que jamais que les partenaires de l’industrie travaillent ensemble dans l’intérêt des producteurs laitiers. » Et je ne pourrais être plus d’accord.</p>



<p>J’ai très hâte aux rencontres et aux conversations à venir ce printemps. Je prévois assister à l’Ottawa Valley Farm Show et au Canadian Dairy XPO, alors j’espère vous y voir aussi! Par exemple, en janvier, j’ai eu le plaisir d’assister au salon SIMAQ avec l’équipe de GFM, et c’était vraiment agréable de retrouver des gens de l’industrie et des producteurs laitiers venus de près et de loin. Toutes les personnes avec qui j’ai parlé étaient heureuses d’être présentes pour la journée — enthousiastes à l’idée de découvrir les nouveautés de l’industrie tout en renouant avec leurs collègues. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-145886" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2-1536x1152.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Lora-Bender-blogue-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une partie du troupeau de Character Holsteins. <em>Photo: Lora Bender</em></figcaption></figure>



<p>Même si l’agriculture fait face à ses défis, c’était inspirant de voir à quel point tout le monde était positif et plein d’espoir pour l’année à venir. Bien sûr, il y aura toujours des défis, particulièrement dans le secteur laitier. C’est pourquoi j’aimerais partager quelques mots de sagesse que l’on m’a répétés récemment et qui m’ont aidée à surmonter certains obstacles — quelque chose que plusieurs personnes m’ont dit : « tu peux accomplir des choses difficiles. » J’ai décidé d’en faire ma devise de motivation pour l’année : je peux accomplir des choses difficiles… même si je n’aime pas toujours les faire!</p>



<p>J’espère que vous avez aimé lire ce premier billet de blogue. J’ai déjà hâte d’écrire le prochain, dans lequel je compte interviewer quelques visages bien connus du monde laitier et vous tenir au courant de ce qui aura attiré mon attention dans l’industrie!</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-coin-laitier-de-lora/connexions-passion-et-regard-sur-lindustrie-laitiere-145878">Connexions, passion et regard sur l&rsquo;industrie laitière</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>Guerre en Iran, à quoi s&#8217;attendre pour le marché des grains?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781		 </link>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 12:30:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Nous y voilà, une autre guerre importante vient d’éclater entre l’Iran d’un côté, et de l’autre Israël et les États-Unis. Il n’y a aucun doute qu’elle aura directement et surtout, indirectement, une incidence sur le marché des grains. Que peut-on anticiper de ce côté?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781">Guerre en Iran, à quoi s&rsquo;attendre pour le marché des grains?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous y voilà, une autre guerre importante vient d’éclater entre l’Iran d’un côté, et de l’autre Israël et les États-Unis. Je ne fais pas dans le géopolitique. À savoir donc ce que seront en général les conséquences de cette nouvelle guerre, je laisse tout ça aux spécialistes. Par contre, il n’y a aucun doute qu’elle aura directement et surtout, indirectement, une incidence sur le marché des grains. Alors, que peut-on anticiper de ce côté?</p>



<p>On retient tout d’abord qu’en tant que tels, des grains et céréales comme le maïs, le soya ou le blé risquent d’être peu affectés. L’Iran en produit, consomme, importe et exporte de très petits volumes. Rien qui pourrait déséquilibrer la dynamique globale d’offre et demande de ces grains et céréales.</p>



<p>Les effets seront donc surtout indirects.</p>



<p>Avec 20% de la production mondiale en Iran, on parle en premier du prix du pétrole qui s’est déjà enflammé cette semaine, grimpant à son plus haut niveau depuis l’été dernier autour de 75 $US/baril sur le NYMEX. Par ricochet, cette hausse a une incidence positive sur les marchés de l’éthanol et du biodiésel. </p>



<p>À terme, on juge que la demande pour ces biocarburants devrait canaliser une plus grande fermeté que celles pour le maïs et le soya. Dans le cas du soya, avec la trituration qui roule déjà à plein régime aux États-Unis et le nouveau mandat sur le biodiésel qui flotte dans l’air, les effets de cette guerre semblent particulièrement positifs à court terme. Elle ravive l’intérêt des spéculateurs déjà très investi dans le marché du soya à Chicago présentement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="425" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-750x425.png" alt="" class="wp-image-145783" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-750x425.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-768x436.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-235x133.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy.png 841w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Comme je le disais dans mon dernier billet sur ce blogue (<a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le soya mène toujours la charge</a>), il nous fallait un nouveau « coup de gaz » pour briser la résistance autour de 11,70-11,75 $US/bo à Chicago pour espérer allez chercher davantage. Et bien c’est chose faite…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="559" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-750x559.png" alt="" class="wp-image-145782" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-750x559.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-768x573.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-221x165.png 221w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-1536x1145.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46.png 1682w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>D’un point de vue commercial, le fait que les États-Unis aient plongé tête baissée dans cette guerre risque d’avoir en revanche des répercussions sur leurs relations commerciales, particulièrement avec la Chine.</p>



<p>Plus tôt la semaine dernière, le marché du soya avait de nouveau gagné du terrain sur l’annonce d’une rencontre entre M. Trump et M. Xi Jinping à la fin mars, début avril. Sachant toutefois que l’Iran et la Chine sont des alliés économiques, on ne peut s’étonner que déjà la Chine ait manifesté son profond désaccord avec l’agression américaine en Iran.</p>



<p>Est-ce que ceci sera suffisant pour renverser les engagements informels actuels et futurs de la Chine dans des achats de soya américain? Ça reste à voir. Mais chose certaine, ce n’est pas positif à l’approche de la rencontre de ces deux puissances mondiales.</p>



<p>On retient donc que pour le marché des grains, les répercussions sont surtout indirectes, et spéculatives. On spécule que les demandes pour le maïs et le soya seront peut-être meilleures (biocarburants), on spécule que le marché du blé pourrait aussi être un peu affecté, on spécule que la Chine pourrait freiner ses achats de soya, etc.</p>



<p>Dans les faits, ce qu’entraine par contre surtout cette nouvelle guerre pour le moment, c’est plus de volatilité dans les marchés financiers, incluant les prix des grains à Chicago. En ce sens, l’indice VIX a d’ailleurs de nouveau bondi, grimpant pratiquement à son plus haut depuis l’hiver dernier, lorsque M. Trump avait fait l’annonce de ces tarifs tous azimuts. </p>



<p>On doit donc s’attendre à de plus fortes variations des prix des grains, à la hausse comme à la baisse, alors que les spéculateurs tentent de jauger les différentes répercussions que pourrait avoir cette guerre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="417" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-750x417.png" alt="" class="wp-image-145784" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-750x417.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-768x427.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026.png 950w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Impact au Québec</h2>



<p>Concrètement, comment tout ceci se transpose-t-il pour les prix des grains au Québec? Ceci veut dire qu’un matin, vous pourriez effectivement voir par exemple le prix du soya bondir à plus de 590 $CAN/tonne (*à la ferme), et le lendemain, le voir baisser de nouveau sous 560$CAN/tonne. Donc plus d’opportunités possibles à la hausse, mais aussi de risque de s’en mordre les doigts de ne pas avoir vendu lorsque c’était le temps. </p>



<p>Si vous êtes de ceux qui ont pour habitude de vous dire « le prix a monté, je vais attendre qu’il monte encore plus avant de vendre… », la meilleure approche ici est donc de vous fixer plutôt des objectifs de vente clairs, et de les respecter.</p>



<p>&#8212;&#8212;</p>



<p><em>VIX – L’indice VIX est l’un des indicateurs américains les plus connus de la volatilité des marchés financiers. Selon les imprévus, cet indicateur bondit, reflétant la nervosité des marchés (… et des spéculateurs).</em></p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781">Guerre en Iran, à quoi s&rsquo;attendre pour le marché des grains?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Le soya mène toujours la charge</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581		 </link>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:56:26 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Deux éléments expliquent le récent comportement du soya. Est-ce que la tendance se maintiendra?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581">Le soya mène toujours la charge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>On aime ça spéculer! Ce sont les mots qui me viennent en tête lorsque je regarde ce qu’il se passe dans le marché du soya.</p>



<p>Dans son dernier rapport mensuel d’offre et demande (WASDE) publié le mardi 10 février dernier, il n’y a pas eu de gros changements comme c’est généralement le cas pour ce rapport en février. Je note en revanche que la récolte de soya brésilien a encore été rehaussée de 2 millions de tonnes à un record de 178 millions de tonnes. C’est aussi 5 millions de tonnes de plus que ce qui était initialement prévu. Ça commence à faire pas mal de soya qui va inonder le marché dans pas très longtemps tout ça…</p>



<p>Mais bon, comme je disais plus haut, on aime ça spéculer. Alors, on spécule sur quoi? Essentiellement, 2 choses&nbsp;:</p>



<p>1 – On continue de se montrer nerveux par rapport aux conditions météo du côté de l’Amérique du Sud. Rien de nouveau, mais en Argentine ça reste très sec. On attend maintenant avec impatience des précipitations dans les 2 prochaines semaines pour éviter le pire. Sauf que plus au nord, au Brésil, on parle aussi d’excès d’humidité qui «&nbsp;pourrait&nbsp;» affecter les rendements et la qualité du soya récolté.</p>



<p>2 –M. Trump continue de s’amuser avec le marché du soya alors qu’on parle maintenant d’une possible entente d’achats chinois pour 20 millions de tonnes de soya américain. Est-ce que c’est confirmé? Non, pas plus que les 12 millions de tonnes d’engagements annoncé en novembre dernier. Mais est-ce que c’est plausible? Oui ce l’est. Il reste à voir si ce sera vraiment le cas et surtout, quand?</p>



<p>Dans les faits, la Chine importe normalement plus de 20 millions de tonnes de soya américain par année. Dire qu’elle le fera de nouveau n’est donc pas grand-chose. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="419" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-750x419.png" alt="" class="wp-image-145588" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-750x419.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-768x429.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-1536x858.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-2048x1144.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Sauf qu’à court terme, avec la récolte brésilienne record de soya qui débute et un prix du soya brésilien compétitif, il n’est pas sûr que des volumes importants d’achats chinois de soya américains auront lieu avant plusieurs mois. En fait, en principe, on devrait plutôt s’attendre à ce qu’ils aient lieu comme à la normale, à partir de la fin de l’été prochain…</p>



<p>Bref, 20 millions de tonnes, c’est tout à fait plausible. Sauf que la Chine pourrait étirer la sauce sur son engagement tout au long du reste de 2026. Concrètement, ceci veut dire qu’il n’y a donc pas nécessairement matière à s’emballer trop vite. Pour ma part, je garde aussi en tête qu’en principe, on s’attend également à une hausse des ensemencements américains de soya cette année. Si ça se confirme, ceci viendra tôt ou tard faire assez facilement contrepoids à ces 20 millions de tonnes annoncées.</p>



<p>En attendant, je vous laisse avec deux graphiques qui donnent à réfléchir. L’un montre que le prix du soya à Chicago approche de nouveau d’un sommet important. Généralement, ça prend un autre « coup de gaz » pour qu’on puisse briser un tel sommet. Et quel sera ce coup de gaz? Pour l’instant, je ne vois rien de mon côté sur le radar. Il faut un imprévu ou encore que les spéculateurs continuent de voir l’avenir en rose pour le soya… Le second graphique montre qu’au Québec, le prix du soya approche aussi de son sommet atteint en novembre dernier. Nous ne sommes donc pas bien loin de la croisée des chemins, ça passe ou ça casse…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="535" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-750x535.png" alt="" class="wp-image-145583" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-750x535.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-768x548.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-231x165.png 231w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-1536x1096.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08.png 1743w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="378" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-750x378.png" alt="" class="wp-image-145584" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-750x378.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-768x387.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-235x119.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-1536x775.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-2048x1033.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
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		<title>Soya, les dés sont-ils joués?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/soya-marche-grains-145318		 </link>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 13:45:04 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le marché du soya au Québec a été fort intéressant à l’automne dernier, grimpant à plus de 575 $CAN/tonne. Dans les faits, pratiquement chaque année, en début d’hiver, des stress météo du côté de l’Amérique du Sud font grimper le marché du soya à Chicago.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le marché du soya au Québec a été fort intéressant à l’automne dernier, grimpant à plus de 575 $CAN/tonne en moyenne à la ferme en novembre. Il était difficile à ce moment de dire s’il avait le potentiel de faire mieux ou non. Dans les faits, pratiquement chaque année, en début d’hiver, des stress météo du côté de l’Amérique du Sud font grimper le marché du soya à Chicago. Historiquement, même au Québec, le prix du soya a donc tendance à offrir aussi des opportunités intéressantes à l’hiver.</p>



<p>Mais nous y sommes maintenant… c’est le début de l’hiver.</p>



<p>Ça fait un bon moment que la météo est sèche du côté de l’Argentine. Dans les dernières semaines, ce fut autour du sud du Brésil de commencer à manquer d’eau aussi. Et comme toujours, les marchés ont commencé dernièrement à en prendre bonne note, se préoccupant un peu plus que les récoltes sud-américaines de soya ne seront pas au rendez-vous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://grainwiz.com/meteo?region=6-bresil" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img decoding="async" width="750" height="750" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-750x750.gif" alt="" class="wp-image-145319" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-750x750.gif 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-150x150.gif 150w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-768x768.gif 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-165x165.gif 165w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-50x50.gif 50w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>



<p>À Chicago, le prix du soya a brièvement passé le cap du 10,80 $US/bo la semaine dernière, atteignant son plus haut niveau depuis la mi-décembre dernier. Le prix du soya au Québec a suivi la parade, dépassant un prix moyen de 540 $CAN/tonne à la ferme, à son plus haut depuis le début décembre dernier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://grainwiz.com/contrats/graphiques?type=continuous&amp;ticker=ZS&amp;currency=USD&amp;volumeUnit=bushel&amp;interval=day&amp;chartType=candlestick" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img decoding="async" width="750" height="416" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-750x416.png" alt="" class="wp-image-145320" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-750x416.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-768x426.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-235x130.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42.png 1344w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>



<p>Maintenant, est-ce que la météo va continuer de se détériorer en Amérique du Sud pour forcer davantage à la hausse le prix du soya? Si je me fie aux prévisions actuelles, plusieurs régions déjà asséchées risquent de le rester. Mais, légèrement plus au nord, de bonnes précipitations sont attendues.</p>



<p>Mais, je ne suis pas prêt encore à parier sur une détérioration supplémentaire des conditions pour les cultures de soya en état de stress hydriques présentement. On garde en tête aussi que ce sont les régions plus au centre et au nord du Brésil qui produisent la part du lion du soya. Et de ce côté, les conditions restent très favorables.</p>



<p>Donc, possible que le prix du soya grimpe encore un peu. Mais, avons-nous vraiment devant nous une opportunité de le voir bondir de manière beaucoup plus importante? Je me garderais une petite gêne avant de dire que ce soit possible… Surtout que bien franchement, ce que nous vivons présentement avec le stress météo en Amérique du Sud, comme je l’ai déjà écrit plus haut, c’est un peu une histoire qui se répète pratiquement chaque année.</p>



<p>Nous avons également devant nous deux éléments qui ont toujours le potentiel de tirer vers le bas le marché du soya, et qu’il ne faut pas oublier.</p>



<p><strong>1 – Exportations américaines de soya&nbsp;:</strong> Même s’il y avait eu une certaine forme d’entente en novembre dernier entre la Chine et les États-Unis à l’effet qu’elle achèterait pour au moins 12 millions de tonnes de soya américain, dans les faits, nous n’y sommes pas encore tout à fait. En date du 22 janvier dernier, la Chine s’était engagée à hauteur de 9,65 millions de tonnes du soya américain…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="427" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-750x427.png" alt="" class="wp-image-145321" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-750x427.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-768x437.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-235x134.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-1536x875.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-2048x1167.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Le hic, c’est que le prix du soya brésilien est maintenant plus avantageux que celui du soya américain, qu’il commence à être disponible avec le début des récoltes en janvier, et surtout, qu’il devrait d’ici 3-4 semaines inonder le marché.</p>



<p>Alors, est-ce que les États-Unis vont vraiment vendre 12 millions de tonnes à la Chine? Possible, mais ceci reste à voir… Et même si c’est le cas, il faut garder en tête qu’on parle déjà d’un bon recul des exportations américaines de fèves pour cette année (-8 à 43 millions de tonnes). Pour changer la donne, il faudrait plutôt que la Chine annonce qu’elle s’engage à acheter «&nbsp;PLUS&nbsp;» de soya américain que prévu. Mais rien de moins sûr avec M. Trump à la barre des États-Unis avec, au poing, la menace continuelle de nouveaux tarifs.</p>



<p><strong>2 – Ensemencements américains cette année&nbsp;: </strong>Est-ce qu’il se sèmera plus de maïs ou de soya aux États-Unis cette année? Les anticipations actuelles penchent pour un recul du maïs autour de 94-95 millions d’acres après une année record à 98 millions d’acres en 2025. Par ricochet, on prévoit que les ensemencements de soya américain grimperont de 81,1 à 84,5-85 millions d’acres. Le dernier mot reviendra aux USDA qui présentera son rapport sur les intentions d’ensemencements américains à la fin mars.</p>



<p>Sauf qu’il faut reconnaître qu’après une forte hausse des superficies cultivées en maïs en 2025, il fait simplement du sens qu’il y aura plus de soya de semé cette année aux États-Unis.</p>



<p>Si c’est le cas, et que rien ne fait surface du côté des exportations américaines de soya, l’idée d’une plus grosse récolte de soya américain en 2026 ne sera pas une très bonne nouvelle.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8212;-</p>



<p>À la lueur de toutes ces informations, que conclure? À court terme, on ne peut exclure qui soit possible que le prix du soya grimpe «&nbsp;un peu&nbsp;» plus, surtout si la météo stress encore le soya en Amérique du Sud et que les spéculateurs se mettent de la partie. Sauf qu’à moyen/long terme, pour les prochains mois, le contexte pour le soya reste bien ambigu…</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>30 ans de maïs Bt: où en sommes-nous avec la pyrale?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs/mais-bt-pyrale-145215		 </link>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 16:51:22 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Marc Montpetit]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Entre deux rangs]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue entre deux rangs]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le maïs Bt-pyrale a célébré, en 2025, son 30e anniversaire de commercialisation au Québec. Cette technologie a eu un effet majeur sur la productivité de la culture. Toutefois, le spectre de la résistance de la pyrale commence maintenant à poindre à l’horizon.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs/mais-bt-pyrale-145215">30 ans de maïs Bt: où en sommes-nous avec la pyrale?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Sans tambour ni trompette, le maïs Bt-pyrale a discrètement célébré, en 2025, son 30e anniversaire de commercialisation au Québec. Cette technologie a eu un effet majeur sur la productivité de la culture. Toutefois, le spectre de la résistance de la pyrale commence maintenant à poindre à l’horizon.</p>



<p>Depuis l’introduction du maïs Bt résistant à la pyrale, en 1996, un déclin marqué des populations de l’insecte a été observé en Amérique du Nord. Or, on détecte aujourd’hui des biotypes capables de résister à certaines toxines Bt. </p>



<p>Jusqu’à présent, le pyramidage de deux ou trois gènes aux modes d’action distincts a réussi à contenir les premiers foyers de résistance. Cependant, lorsqu’une des protéines d’un hybride à mode d’action double devient inefficace contre une population locale de pyrale, il ne reste alors à l’insecte qu’un seul mécanisme à contourner pour se nourrir de la plante. C’est précisément ce qui semble se produire dans certaines régions du Canada. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Populations de pyrales</h2>



<p>Certes, après trois décennies de répression, les populations de pyrale demeurent faibles. Et l’arrivée des hybrides utilisant la résistance ARNi tombe à point nommé. Ainsi, même en cas de développement d’une résistance multiple, il faudrait probablement un certain temps avant que les niveaux d’infestation ne retrouvent ceux des années 1990.</p>



<p>Il importe de rappeler qu’avant l’introduction du maïs Bt — une époque désormais lointaine pour de nombreux producteurs — la pyrale constituait le ravageur le plus problématique du maïs, devant même la chrysomèle des racines. Lors de la mise en marché de la technologie, les semencières, désireuses d’en démontrer la valeur, proposaient des versions jumelles des hybrides : une avec le caractère Bt et l’autre sans. </p>



<p>Comme les populations du ravageur étaient alors élevées, on observait des gains de rendement variant entre 10 et 15%, selon l’intensité de l’infestation. Dans les champs où la pression était plus faible, la différence était toutefois moindre. Il faut dire que les hybrides utilisés pour introduire le gène Bt possédaient déjà une résistance naturelle modérée, fruit d’efforts de sélection entrepris plusieurs décennies auparavant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avant l&rsquo;ère BT</h2>



<p>Avant l’ère Bt, les sélectionneurs amélioraient la résistance à la pyrale sur trois fronts. D’abord, ils cherchaient à augmenter la teneur en DIMBOA dans les feuilles en infestant les micro-parcelles aux stades V8-V10 et en notant deux fois les dégâts au cours de la saison. Ensuite, ils privilégiaient les plantes dont le pédoncule — le support de l’épi — était court, ce qui réduisait les risques de bris. </p>



<p>Enfin, ils sélectionnaient des tiges capables de tolérer la présence de galeries creusées par l’insecte. Les pertes causées par la pyrale sont en effet doubles : elle nuit au fonctionnement physiologique de la plante et provoque la chute d’épis ou de portions de tiges que la moissonneuse ne peut récupérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire face à la résistance?</h2>



<p>Que peuvent faire les producteurs face à ce nouveau défi? D’abord, demeurer à l’affût de dommages inattendus et les signaler aux personnes compétentes. Cela permettra d’évaluer le niveau de tolérance des insectes aux différents modes d’action. Dans les régions touchées, l’utilisation d’hybrides comportant plusieurs modes d’action pourrait constituer une première réponse. </p>



<p>À moyen terme, si la situation s’aggrave, le largage par drone de capsules de trichogrammes pourrait être une option, si les coûts diminuent. On pourrait aussi redonner vie à la pratique du déchiquetage des tiges après récolte, afin d’exposer les larves aux intempéries hivernales. Toutefois, cette technique exige un effort concerté entre voisins pour produire des résultats significatifs.</p>



<p>Si la technologie Bt devait perdre son efficacité à grande échelle, il faudrait alors privilégier des hybrides aux tiges robustes et aux pédoncules courts. Par ailleurs, les avancées en génomique et en édition génétique faciliteront l’identification et l’intensification de caractères de résistance naturels, notamment l’augmentation du DIMBOA dans les feuilles. </p>



<p>Enfin, récolter plus hâtivement pourrait s’avérer judicieux : les coûts additionnels de séchage seraient sans doute inférieurs aux pertes d’épis liées à une récolte tardive dans un contexte de pyrale active.</p>



<p>Souhaitons néanmoins que la technologie Bt continue de protéger le maïs encore plusieurs années!</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues Entre deux rangs de Jean-Marc Montpetit,<a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs"> </a><a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>Et le grand gagnant est&#8230; le canola</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/canola-chine-prix-marche-grains-145135		 </link>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 14:05:19 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Bonne nouvelle pour le marché du canola. La visite de Mark Carney en Chine a porté fruit. Sans surprise, à la bourse, le marché du canola a profité de l’occasion pour atteindre son plus haut niveau depuis le début décembre dernier, à 651 $CAN/tonne.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Bonne nouvelle pour le marché du canola. La visite de M. Carney en Chine aura porté fruit. (<a href="https://www.lebulletin.com/actualites/canola-chine-pois-accord-commercial-145096" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Canada conclut un accord avec la Chine sur les questions agricoles</a>) Après voir mise en place des tarifs sur l’huile et le tourteau de canola canadien à l’hiver dernier, puis imposé en début d’automne un tarif de 75,8% sur les graines de canola canadien, la Chine serait maintenant disposée à abaisser les droits sur le tourteau et les graines de canola d’ici le 1<sup>er</sup> mars prochain. À savoir si ceux sur l’huile de canola seront aussi revus à la baisse est plus ambigu.</p>



<p>Sans surprise, à la bourse, le marché du canola a profité de l’occasion pour atteindre son plus haut niveau depuis le début décembre dernier, à 651 $CAN/tonne.</p>



<p>Espérons maintenant que la Chine joigne le geste à la parole d’ici mars prochain, car le marché du canola en a bien besoin.</p>



<p>J’ai eu l’occasion la semaine dernière de présenter une brève analyse du marché du canola pour Producteurs de grains de l’Est du Québec. Ce qui ressort de cette analyse est bien simple :</p>



<p>1 – L’offre (disponibilité) de canola au Canada est présentement prévue à un sommet inégalé depuis la récolte 2017, avec 68 jours de réserve. Pour fin de référence, les producteurs des Prairies ont bel et bien réduit leurs superficies ensemencées l’an dernier, mais les rendements ont été excellents. La récolte canadienne de canola a donc grimpé de +3 à un record de 22 millions de tonnes. Ça fait beaucoup de canola à digérer tout ça…</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-750x422.png" alt="" class="wp-image-145136" style="width:840px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145137" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>2 – La trituration de canola au Canada progresse à un bon rythme, ce qui est positif, un peu comme pour le soya d’ailleurs. Mais avec les droits imposés par la Chine, les exportations de canola canadien accusent beaucoup de retard. Si on <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/71-607-x/2021004/exp-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compile les données de Statistique Canada</a>, seulement pour les graines de canola, la Chine a représenté de 30% à près de 70% des volumes exportés par le Canada au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145138" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145139" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Avec une récolte record de canola canadien derrière la cravate, la reprise des achats de canola par la Chine ne m’apparait donc pas optionnelle, mais essentielle.</p>



<p>Par contre, nous vivons dans un contexte de marché très volatil avec beaucoup d’incertitudes dans l’air. Les tensions géopolitiques et commerciales sont vives. Il m’apparaît donc très difficile de dire que même s’il y a une lueur d’espoir pour le marché du canola, il n’y aura pas une balle du champ gauche qui lui donnera du plomb dans l’aile. En ce sens, comme j’en ai fait mention lors de ma conférence cette semaine, tout rallye mérite donc d’être considéré pour des ventes…</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>Une dégradation des herbicides plus lente en 2025?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs/climat-herbicides-144851		 </link>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 16:53:14 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Marc Montpetit]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Entre deux rangs]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue entre deux rangs]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le climat du Québec favorise habituellement la dégradation des herbicides. Cependant, l’année 2025 pourrait faire exception, en raison de semis tardifs et d’un temps sec persistant en août.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le climat du Québec favorise habituellement la dégradation des herbicides, surtout lorsqu’on le compare à celui de régions plus arides comme les Prairies canadiennes ou certaines zones des États-Unis. Cependant, l’année 2025 pourrait faire exception, en raison de semis tardifs et d’un temps sec persistant en août.</p>



<p>La rémanence d’un pesticide, c’est-à-dire sa persistance dans le sol, varie grandement selon la nature de la molécule, son mode de dégradation et plusieurs facteurs liés à la météo et aux caractéristiques du sol. C’est pourquoi il est difficile de prévoir avec précision combien de temps les résidus demeureront actifs après le traitement.</p>



<p>Pour bien comprendre, voyons comment les herbicides se dégradent dans le sol. Certains produits peuvent se décomposer sous l’effet du soleil, se volatiliser ou être entraînés par ruissellement vers les cours d’eau. Toutefois, la majorité des herbicides sont dégradés dans le sol, soit par l’action des microorganismes, soit par des réactions chimiques comme l’hydrolyse. </p>



<p>Ces processus exigent généralement des conditions favorables de température et d’humidité, typiques des mois d’été. Or, lorsque les semis sont retardés, les traitements herbicides le sont aussi, ce qui raccourcit d’autant plus la période propice à leur dégradation avant la fin de la saison.</p>



<p>Les herbicides de prélevée, appliqués directement sur le sol, commencent à se dégrader dès leur application. Quant aux herbicides de contact, une proportion non négligeable finit aussi dans le sol, soit parce que certaines gouttelettes n’ont pas touché par le feuillage, soit parce que la pluie a lessivé le produit appliqué. Une fois dans le sol, les molécules se trouvent partiellement dissoutes dans l’eau et partiellement adsorbées par les particules d’argile et la matière organique. </p>



<p>L’équilibre entre ces deux états dépend de la teneur en eau du sol. En conditions sèches, une plus grande proportion des molécules demeure fixée sur les particules du sol, ce qui les rend moins accessibles aux microbes qui les décomposent habituellement. En conséquence, la dégradation biologique est ralentie en période de sécheresse.</p>



<p>Ainsi, tout indique qu’en 2025, la dégradation des herbicides aura probablement été inférieure à la normale. Dans la plupart des cas, cela n’entraînera pas de problème majeur pour les semis de 2026, car la majorité des herbicides utilisés en grandes cultures présentent une faible rémanence. Néanmoins, certaines molécules se distinguent par une persistance plus longue et il convient alors de demeurer prudent.</p>



<p>Pour évaluer le risque, il faut consulter l’étiquette du produit sur le site de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA). La section intitulée « rotation » ou « culture subséquente » précise les délais à respecter avant d’implanter une culture sensible. Les situations les plus délicates concernent les produits exigeant un délai de 10 mois, car ce laps de temps correspond à peu près à l’intervalle entre un traitement en post-levée et les semis de la culture suivante.</p>



<p>Bien que les étiquettes tiennent compte de conditions exceptionnelles, le doute peut persister. Dans ce cas, il est possible d’effectuer un test biologique de résidus : on sème la culture sensible dans un pot contenant le sol suspect et on compare sa croissance à celle d’un témoin en sol non traité. Cette méthode simple permet d’estimer rapidement le risque de phytotoxicité avant de décider d’un ensemencement à grande échelle.</p>



<p>Enfin, il faut rappeler qu’en situation de dégradation réduite, les risques peuvent être accentués par certaines pratiques culturales. Le semis direct, par exemple, peut concentrer les résidus en surface, surtout lorsqu’on sème du maïs après un soya IP traité avec des herbicides persistants et peu mobiles. L’absence de brassage du sol empêche alors la dilution des résidus dans le profil, augmentant la probabilité d’exposition des jeunes racines.</p>



<p>En somme, les conditions climatiques de 2025 auront possiblement ralenti la dégradation de plusieurs herbicides. Si les risques demeurent faibles pour la plupart des produits, la vigilance reste de mise : mieux vaut vérifier les restrictions de rotation et, au besoin, procéder à des tests avant de planifier les semis de 2026.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Marc Montpetit, <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>Que se passera-t-il avec le prix du maïs cette année?</title>

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		https://www.lebulletin.com/blogues/que-se-passera-t-il-avec-le-prix-du-mais-cette-annee-144755		 </link>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 14:03:25 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144755</guid>
				<description><![CDATA[<p>Bien que ce ne soit une surprise pour personne, le couperet est tombé. Non, cette année, la récolte de maïs n’a pas été au rendez-vous au Québec. À la fin août dernier, la Tournée des Grandes Cultures en était arrivée à une estimation de 3,11 MTM (fourchette de 2,9 à 3,3 MTM). Le 4 décembre [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/blogues/que-se-passera-t-il-avec-le-prix-du-mais-cette-annee-144755">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Bien que ce ne soit une surprise pour personne, le couperet est tombé. Non, cette année, la récolte de maïs n’a pas été au rendez-vous au Québec. À la fin août dernier, la Tournée des Grandes Cultures en était arrivée <a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/904ff7c8-faba-4b95-a876-809fa4437897">à</a><a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/904ff7c8-faba-4b95-a876-809fa4437897" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> une estimation de 3,11 MTM (fourchette de 2,9 à 3,3 MTM)</a>. Le 4 décembre dernier, Statistique Canada a confirmé <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251204/dq251204a-fra.htm">un</a><a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251204/dq251204a-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">e lecture similaire avec une estimation à 2,9 MTM</a>, en baisse de 18 % par rapport à l’an dernier.</p>



<p>Ce résultat se situe dans le bas de la prévision de la Tournée, ce qui s’explique en bonne partie par la baisse des superficies récoltées de -6,1 %, un élément qu’elle n’évalue pas. Lors d’une année normale, on parle plutôt d’un écart de l’ordre de -0,5 à -1,0 % entre les superficies semées et récoltées.</p>



<p>Bref, la récolte n’a pas été bonne cette année au Québec. Cela nous amène à nous interroger sur ce que devrait faire le prix du maïs dans les prochains mois.</p>



<p>A priori, la réponse à cette question apparaît simple. Moins de maïs devrait concorder avec de meilleurs prix. Présentement, nous sommes autour de 270–280 $/tonne. Et <a href="https://grainwiz.com/contrats/graphiques?type=continuous&amp;ticker=ZC&amp;currency=USD&amp;volumeUnit=bushel&amp;interval=day&amp;chartType=candlestick" target="_blank" rel="noreferrer noopener">si l’on se fie à la tendance « normale » de son comportement</a>, surtout avec une mauvaise récolte derrière la cravate, on peut facilement conclure qu’il devrait tôt ou tard grimper à plus de 300–320 $CAN/tonne. Mais est-ce que ce sera le cas? Est-ce que ce pourrait être beaucoup plus? Rien n’est moins sûr.</p>



<p>Curieux, j’ai plongé dans le bilan de l’offre et de la demande de maïs au Québec depuis l’an 2000. À partir de ces données, j’ai extrait les années de mauvaises récoltes similaires à celle de cette année, avec des baisses annuelles de production autour de 20 %.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="249" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-750x249.png" alt="" class="wp-image-144756" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-750x249.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-768x255.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-235x78.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D.png 776w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Ensuite, j’ai compilé le prix du maïs au Québec par mois, en m’attardant au comportement de la valeur de la base*. En principe, considérant ces mauvaises récoltes, je m’attendais à ce qu’elle soit plus forte. Ça semble d’ailleurs être le cas… dans une certaine mesure. Si vous jetez un coup d’œil au graphique ci-joint, par rapport à la normale, on observe une base qui est de 0,10 à 0,20 $US/bo. plus élevée que la moyenne. Donc oui, de manière générale, le prix du maïs est un peu plus cher lorsque la récolte est mauvaise au Québec.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="443" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-750x443.png" alt="" class="wp-image-144757" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-750x443.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-768x453.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-235x139.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-1536x906.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-2048x1208.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Par contre, la grande question est surtout de savoir si le prix du maïs pourrait être vraiment « beaucoup » plus cher. Est-ce que ça vaut la peine, finalement, d’entreposer en espérant vendre à bien meilleur prix plus tard? Ce n’est pas nécessairement le cas.</p>



<p>On sait qu’en général, c’est à l’été ou au début de l’automne que le prix du maïs est souvent le plus intéressant, alors que le maïs se fait plus rare au Québec. Et avec de mauvaises récoltes, on devrait s’attendre à ce que ce soit davantage le cas, bien entendu. Mais comme le montre le graphique, ce ne l’est pas nécessairement…</p>



<p>En fait, on observe que, par deux fois sur cinq mauvaises récoltes, la valeur de la base a plutôt plongé en fin d’été ou au début de l’automne; le prix du maïs n’a donc pas été vraiment très intéressant, contrairement à ce que l’on aurait pu anticiper compte tenu de la mauvaise récolte.</p>



<p>La réponse à ce phénomène se trouve dans les importations de maïs. Si l’on retourne à notre tableau de bilan de l’offre et de la demande, on constate que, lors des deux années où la base a fondu en fin d’été ou au début de l’automne, les importations de maïs ont bondi au cours de l’année. Autrement dit, les acheteurs de maïs n’ont pas hésité, ces années-là, à sécuriser d’importants volumes afin de ne pas se faire prendre par une forte hausse des prix avant la récolte suivante.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="249" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-750x249.png" alt="" class="wp-image-144758" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-750x249.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-768x255.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-235x78.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle.png 776w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Donc cette année, avec notre mauvaise récolte, toute la question sera de savoir s’il y aura ou non de fortes importations de maïs pour combler le manque à gagner. Si c’est le cas, alors on pourrait être déçu de constater que le prix du maïs fait plutôt du surplace. À l’opposé, s’il s’en importe trop peu, alors on peut effectivement envisager que le prix du maïs devienne très intéressant plus tard au cours des prochains mois.</p>



<p>Alors, s’importera-t-il plus de maïs cette année ou non? Les échos indiquent que oui, mais les chiffres ne sont pas encore disponibles pour le confirmer. Cela rend difficile l’évaluation de l’ampleur réelle des volumes de maïs qui seront importés au Québec. Ce qui est certain, cependant, c’est qu’il y aura des opportunités de vendre un peu plus cher dans les prochains mois, comme c’est pratiquement toujours le cas après la récolte. Il ne faut simplement pas « croire » qu’une mauvaise récolte signifie nécessairement des prix beaucoup plus élevés.</p>



<p>&#8212;-</p>



<p>*La “base” représente l’écart entre le prix du maïs sur le marché local et le prix du maïs à la Bourse de Chicago. Elle reflète donc les conditions d’offre et de demande propres au Québec, notamment la disponibilité du maïs, les coûts de transport et les importations. Une base forte indique généralement un marché local plus serré, tandis qu’une base faible traduit un marché bien approvisionné. &nbsp;</p>



<p>Bien que pour la plupart des producteurs, analyser et suivre le prix du maïs en $/tonne fasse plus de sens, dans les faits, pour bien suivre le contexte d’offre et demande du maïs, la base en $US/bo. est plus représentative. Elle exclut la valeur de la bourse et l’effet du taux de change, permettant de mieux comprendre ce qui se passe réellement dans le marché local. C’est pourquoi je l’utilise ici plutôt que de faire référence au prix du maïs lui-même.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/que-se-passera-t-il-avec-le-prix-du-mais-cette-annee-144755">Que se passera-t-il avec le prix du maïs cette année?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Est-ce qu’un cultivar ou un hybride peut dégénérer ?</title>

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		https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs/cultivar-hybride-degenerer-mais-soya-144385		 </link>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 16:49:05 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Marc Montpetit]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Entre deux rangs]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue entre deux rangs]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>On entend parfois dire que certains hybrides de maïs ou cultivars de soya « dégénèrent » au fil des années. Est-ce vraiment le cas? Notre spécialiste explique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs/cultivar-hybride-degenerer-mais-soya-144385">Est-ce qu’un cultivar ou un hybride peut dégénérer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>On entend parfois dire que certains hybrides de maïs ou cultivars de soya « dégénèrent » au fil des années. Ce mythe, encore tenace aujourd’hui, est souvent entretenu chez les produits ont une longévité commerciale supérieure à la moyenne. </p>



<p>À ce propos, plusieurs études démontrent que la sélection variétale fait progresser le rendement du maïs et du soya à un rythme d’environ 0,5 à 1 % par année. Par conséquent, un produit qui vieillit est constamment comparé à de nouvelles variétés graduellement plus performantes : son avantage initial s’atténue donc avec le temps. </p>



<p>Par ailleurs, plus un produit reste longtemps sur le marché, plus il a de chances de connaître une année qui lui est moins favorable — c’est une simple question de probabilité. Bref, le bagage génétique d’un hybride de maïs, lui, ne change pas au fil des ans.</p>



<p>La qualité de la semence — c’est-à-dire son pouvoir germinatif — ainsi que sa pureté génétique peuvent également influencer la performance observée au champ. Normalement, les semencières s’assurent de commercialiser des lots ayant un pouvoir germinatif élevé. Cependant, comme il s’agit de matériel vivant, le lieu et l’année de production peuvent influencer ce taux. D’où l’importance de méthodes rigoureuses de contrôle de la qualité. </p>



<p>Fait intéressant, à mesure qu’un hybride de maïs prend de l’âge, on en apprend davantage sur les « caprices » des lignées parentales utilisées dans le croisement, ce qui permet d’éviter les écueils susceptibles de nuire à la qualité de la semence produite.</p>



<p>Un dernier élément à considérer est la pureté et l’identité génétique des semences. Depuis quelques décennies, la création de lignées haploïdes doublées et l’utilisation de marqueurs moléculaires ont permis d’assurer une pureté génétique telle que les semences d’un même hybride peuvent être considérées comme génétiquement identiques. </p>



<p>Dans le cas du soya et des céréales, les semences sont homozygotes, mais de très légères différences peuvent subsister entre les plantes d’un même cultivar selon la méthode d’épuration utilisée. Enfin, pour les plantes fourragères telles que le trèfle ou la luzerne, il s’agit de populations génétiquement hétérogènes. Dans ce seul cas, le lieu de multiplication peut exercer une pression de sélection indésirable : les individus les mieux adaptés à cet environnement auront alors tendance à représenter une proportion plus élevée du lot de semences.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Marc Montpetit, <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs">c</a><a href="https://www.lebulletin.com/blogues/entre-deux-rangs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>
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