<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>
	Le Bulletin des agriculteursCRAAQ Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
	<atom:link href="https://www.lebulletin.com/tag/craaq/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lebulletin.com/tag/craaq</link>
	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 19:49:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.1</generator>

<image>
	<url>https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/01/cropped-icone_inverse-32x32.png</url>
	<title>CRAAQ Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
	<link>https://www.lebulletin.com/tag/craaq</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">180262693</site>	<item>
		<title>Gestion raisonnée de l&#8217;irrigation</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792		 </link>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 21:02:36 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[IRDA]]></category>
		<category><![CDATA[Irrigation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144792</guid>
				<description><![CDATA[<p>Dans le cadre d'une série de webinaires sur la gestion de l'eau en milieu agricole, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), on traite de la gestion raisonnée de l'irrigation. Entretien avec un spécialiste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792">Gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Dans le cadre d&rsquo;une <a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register">s</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register" target="_blank" rel="noreferrer noopener">érie de webinaires</a><a href="https://www.craaq.qc.ca/event/webinaires-gestion-de-l-eau-en-milieu-agricole-6/register"> </a>sur la gestion de l&rsquo;eau en milieu agricole, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), on traite de la gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation. La conférence intitulée « Gestion raisonnée de l’irrigation : intervenir aux moments opportuns » aura lieu le 10 février 2026.</p>



<p>Deux intervenants viendront présenter un résumé de leurs études sur l&rsquo;irrigation : Carl Boivin, chercheur à l’IRDA, et Marc-Antoine Larrivée, économiste au Centre d’étude sur les coûts de production agricole.</p>



<p><em>Le Bulletin des agriculteurs </em>s&rsquo;est entretenu les spécialistes. Voici l&rsquo;entrevue tout d&rsquo;abord avec Carl Boivin et ensuite Marc-Antoine Larrivée sous forme de questions-réponses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous dites que l’irrigation n’augmente pas les rendements, elle permet d’éviter les pertes. Que faut-il en comprendre?</h2>



<p>Il faut comprendre que l’irrigation est là pour pallier le manque de précipitations. Après ça, il faut se poser la question : est-ce que les pertes que je pourrais éviter me permettent de rentabiliser mon investissement? Puis, est-ce que j’ai suffisamment d’eau pour ma production? L’idée, dans nos projets, est d’essayer différents styles d’irrigation et différents régimes hydriques pour voir comment réagit la plante.</p>



<p>Prenons la pomme de terre et qu’on a une diminution de X pourcentage à la récolte par rapport aux années antérieures. Ce chiffre peut permettre à l’exploitant de s’interroger sur les raisons de cette perte. Et, c&rsquo;est là qu’il faut considérer le paramètre de la gestion d’eau sur les terres. Ça me permet de dire&nbsp;: j’aurais besoin de tant d’eau pour éviter un stress hydrique et que j’ai besoin d’un volume d’eau X pour supporter un confort hydrique à ma plante. L’irrigation n’augmente donc pas les rendements, mais assure que le besoin en eau est comblé pour une production équilibrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vos études doivent-elles tenir compte de plusieurs facteurs?</h2>



<p>Oui, on analyse divers sols un peu partout au Québec, divers types de cultures et on essaie aussi de combiner ça avec la météo. Idéalement, on veut récolter des données sur plusieurs années pour être capable de répondre à une diversité de conditions, être capable d’avoir des mesures pour répondre à la question : comment gérer le taux d’humidité de mon champ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IRDA a développé un logiciel appelé EstimEau, en quoi peut-il aider un agriculteur?</h2>



<p>EstimEau utilise la géolocalisation de l’exploitation agricole pour estimer la disponibilité potentielle de l’eau de surface et souterraine, tout en prenant en compte les sources d’approvisionnement et les usages de l’eau sur la ferme.</p>



<p>L’exploitant obtient alors une estimation globale des besoins en eau et des ressources disponibles pour les combler. Il faut toutefois comprendre que cela reste une estimation parce que ce ne sont pas des outils de mesure directe dans le sol.</p>



<p>Entrevue avec Marc-Antoine Larrivée</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous vous êtes penché sur la question monétaire de l&rsquo;irrigation, que faut-il retenir de vos recherches?</h2>



<p>L’idée, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;apporter des chiffres, c’est vraiment d&rsquo;apporter des réflexions positives, ce qui veut dire qu&rsquo;il faut bien comprendre que l’irrigation prévient les pertes de récolte. Donc, oui, ça peut nous coûter cher, mais ça va aider en cas de stress hydrique. Il n’y a pas de recette miracle, on peut avoir le même système de distribution d’eau que son voisin, mais si l&rsquo;approvisionnement est différent, ça peut avoir un gros impact sur les coûts d&rsquo;opération du système. C&rsquo;est un des premiers aspects qu&rsquo;on veut couvrir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On reste donc dans le cas par cas?</h2>



<p>Oui, aucun cas n’est pareil. Autre élément important à considérer dans la question du système d&rsquo;irrigation, c&rsquo;est d’envisager les alternatives à l&rsquo;irrigation. Il peut exister dans le cultivar différentes plantes, possiblement d&rsquo;autres cultures. Il y en a qui peuvent avoir des avantages, des diversités plus grandes que les cultures actuelles.</p>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792">Gestion raisonnée de l&rsquo;irrigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/gestion-raisonnee-irrigation-144792/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">144792</post-id>	</item>
		<item>
		<title>De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301		 </link>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 15:24:04 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès boeuf]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[génétique bovine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144301</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le portrait de la production locale démontre la grande variété dans les élevages. C'est un des enjeux de la production bovine au Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301">De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Au Québec, il y a de nombreux petits producteurs de veaux d’embouche dont les animaux sont achetés en majorité par un petit nombre de parcs d’engraissement. Voilà l’un des constats à considérer avant de planifier un plan de génétique en production bovine.</p>



<p>Le directeur du développement des affaires du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ), Sylvain Lefebvre, a présenté son analyse lors du <a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/congres-boeuf-2025/e/2694">Congrès bœuf du CRAAQ 2025</a> sous le thème «&nbsp;La génétique&nbsp;: un des leviers d’amélioration de votre troupeau&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-144297" style="width:368px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/11/Sylvain_Lefebvre_CIAQ_MJP.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sylvain Lefebvre, directeur du développement des affaires du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ)</figcaption></figure>



<p>La province a fini 58&nbsp;246 bouvillons en 2024. C’est deux fois moins qu’en 2016 avec 110&nbsp;991 bouvillons finis.</p>



<p>Le Québec compte 1864 producteurs de veaux d’embouche dont 85% d’entre eux détiennent 56% des vaches. Ces petites fermes ont 41 vaches en moyenne. On dénombre aussi 91 producteurs de bouvillons dont les 15 plus gros produisent les deux tiers, soit 64% des bouvillons pour une moyenne de 2412.</p>



<p>Dans un tel contexte, les plus grands parcs d’engraissement n’ont d’autre choix que de s’approvisionner auprès d’un grand nombre de petites entreprises vache-veau.</p>



<p>«&nbsp;Pour avoir une bonne sorte de viande et un bon poids, c’est tellement disparate&nbsp;», explique Sylvain Lefebvre en entrevue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et le consommateur dans tout ça?</h2>



<p>Ayant travaillé dans les secteurs du porc et du poulet, Sylvain Lefebvre voit la différence entre le secteur du bœuf et les autres secteurs. Dans le porc ou le poulet, les éleveurs connaissent la finalité des différentes coupes de viande des animaux qu’ils élèvent. Pas dans le bœuf.</p>



<p>Selon lui, les producteurs bovins doivent combler les besoins des consommateurs. C’est le plus grand défi de la filière bovine.</p>



<p>Alors, lorsqu’il rencontre les éleveurs, il les amène à se questionner sur la finalité des animaux qu’ils élèvent. Il explique que le CIAQ est en train de développer un calculateur qui permettra aux producteurs d’évaluer le coût de production de leur choix – taureau vs semence sexée ou non – et les revenus projetés.</p>



<p>Traditionnellement, les producteurs de veaux d’embouche travaillent avec des taureaux à la ferme, mais calculent-ils vraiment le coût de leur choix et la valeur du taureau qu’ils achètent?</p>



<p>«&nbsp;Les taureaux cette année, à cause du prix de la viande, c’est entre 15&nbsp;000 et 25&nbsp;000$&nbsp;», dit-il.</p>



<p>Selon Sylvain Lefebvre, un autre secteur qui est sous-estimé au Québec pour expliquer le déclin du nombre de bouvillons finis, c’est celui des veaux laitiers croisés qui sont fortement en demande aux États-Unis et en Ontario. Il en résulte que chaque année, un nombre impressionnant de veaux laitiers croisés boucherie traversent les frontières pour se faire engraisser ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux de la filière bovine au Québec</h2>



<p>Les principaux enjeux de la filière bovine, selon Sylvain Lefebvre tournent autour de l’approvisionnement et de l’uniformité. Le défi est de combler les besoins des consommateurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Taille des élevages pour fournir la matière première;</li>



<li>Nombre d’animaux produits pour les besoins de l’industrie (lots, disponibilité, récurrence);</li>



<li>Uniformité des animaux (poids, carcasse, masse musculaire);</li>



<li>Qualité des carcasses (classification, identique).</li>
</ul>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a><br></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301">De la génétique à la ferme aux enjeux de la filière bovine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/boeuf-plan-genetique-portrait-production-144301/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">144301</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’agrivoltaïsme, une option écologique pour les producteurs de serre</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/lagrivoltaisme-une-option-ecologique-pour-les-producteurs-de-serre-143967		 </link>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 17:40:19 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Eddy Verbeeck]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[agrivoltaïque]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[serre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=143967</guid>
				<description><![CDATA[<p>Quelles sont les perspectives de l'agrivoltaïsme au Québec? Le Bulletin des agriculteurs s'est entretenu avec deux spécialistes du domaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/lagrivoltaisme-une-option-ecologique-pour-les-producteurs-de-serre-143967">L’agrivoltaïsme, une option écologique pour les producteurs de serre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>En serriculture, au Québec, l’énergie est une donnée essentielle dans le rendement des cultures, donc dans la rentabilité. Depuis quelques années, des chercheurs tentent d’adapter le photovoltaïque pour alimenter les serres. On parle, pour l’instant, de serres à dimensions moyennes et non de grandes productions comme c’est déjà le cas en Europe.<br><br>Par-delà l’objectif d’utiliser l’énergie solaire pour réduire l’empreinte carbone, il y a aussi la volonté de réguler des appareils toujours plus performants pour obtenir un équilibre entre l’investissement et l’apport énergétique.</p>



<p>Pour la consultante en agriculture urbaine et chargée de cours dans le domaine des énergies à l’UQAM, Natacha Danis, il y a deux aspects à considérer dans l’aménagement de panneaux solaires. «&nbsp;D’abord, si c’est un nouveau projet de serre, c’est plus facile d’intégrer le matériel dans les plans d’origine. Toutefois, si c’est une serre déjà existante, que faut-il faire pour adapter cette technologie de façon la plus intelligente possible? C’est ce qui fait l’objet de mes recherches&nbsp;», dit-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle hybride est privilégié, pour l’instant</h2>



<p>Pour l’heure, le modèle hybride en apport d’énergie est privilégié. «&nbsp;On regarde ça avec beaucoup d’intérêt, quand je fais de la consultation avec les clients, on propose souvent que le solaire fasse partie d’un bouquet énergétique varié, ça peut être en le combinant avec l’électricité ou le gaz naturel. On souhaite donc diversifier leurs sources d’énergie, tout en gardant, en toile de fond, de les inciter à la sobriété énergétique&nbsp;», ajoute Natacha Danis.</p>



<p>Les énergies renouvelables ne vont sans doute pas combler tous les besoins, du moins, pas à court terme. Natacha Danis, travaille en partenariat avec Jean-François Lerat,&nbsp;chercheur à&nbsp;l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3iT) de l’Université de Sherbrooke, afin&nbsp;de dimensionner le système agrivoltaïque au projet de l’agriculteur et de sa production agricole.</p>



<p>Il y a aussi le défi des serres en milieu urbain à cause des obstacles à l’ensoleillement, comme des immeubles de haute taille, ou encore l’espace disponible. Dans ce milieu particulier Natacha Danis souligne que&nbsp;: «&nbsp;les&nbsp;toits seraient peut-être une avenue à considérer et c’est&nbsp;sans oublier le développement de fermes intérieures dans des espaces déjà existants,&nbsp;évitant le développement de trop de nouvelles serres sur le&nbsp;territoire&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1000" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-750x1000.jpg" alt="" class="wp-image-143970" style="width:451px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-750x1000.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-768x1024.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-124x165.jpg 124w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-1152x1536.jpg 1152w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-1536x2048.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/PanneauxSolaires-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Il y a plusieurs aspects à considérer pour l&rsquo;aménagement de panneaux solaires. Photo: Natacha Danis</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pas trop ni trop peu</h2>



<p>Les plants ont besoin d’une certaine quantité de lumière pour leur allocation carbone, mais à partir d’un moment, un palier est atteint et, au-delà, il y a un processus de saturation. Le tout est de savoir comment gérer la mobilité des panneaux pour pouvoir soit occulter soit laisser passer les intrants lumineux. «&nbsp;Avec les dispositifs photovoltaïques actuels, il faut, en moyenne, quatre photons pour produire un électron.&nbsp;Cela permet d’avoir une mesure de l’énergie nécessaire pour optimiser les systèmes en serre et produire de l’électricité.&nbsp;Cette électricité peut contribuer à l’alimentation de toutes les charges,&nbsp;que ce soit le chauffage, la ventilation, les ordinateurs ou encore les petits moteurs pour déployer les rideaux de couverture. On est dans le cas par cas&nbsp;», conclu&nbsp;Jean-François Lerat.</p>



<p>À noter que Natacha Danis prononcera une conférence sur le sujet le 12 novembre prochain dans le cadre du <a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/colloque-maraicher-en-serre-2025/e/2697#tab_tab-programme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Colloque maraîcher en serre 2025</a> organisé par le <a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec</a> (CRAAQ).</p>



<p>Pour lire d’autres articles AGRInnovant et bonnes pratiques,<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques"> c</a><a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/lagrivoltaisme-une-option-ecologique-pour-les-producteurs-de-serre-143967">L’agrivoltaïsme, une option écologique pour les producteurs de serre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/lagrivoltaisme-une-option-ecologique-pour-les-producteurs-de-serre-143967/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">143967</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Une nouvelle édition du guide des mauvaises herbes en 25 ans</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/une-nouvelle-edition-du-guide-des-mauvaises-herbes-en-25-ans-126858		 </link>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 18:36:18 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[amarante tuberculée]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[kochia]]></category>
		<category><![CDATA[malherbologie]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=126858</guid>
				<description><![CDATA[<p>Cette nouvelle édition du Guide d'identification des mauvaises herbes du Québec compte en tout 143 espèces, dont celles résistantes aux herbicides.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/une-nouvelle-edition-du-guide-des-mauvaises-herbes-en-25-ans-126858">Une nouvelle édition du guide des mauvaises herbes en 25 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le MAPAQ présente un nouveau<em> <a href="https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_identification-des-mauvaises-herbes-du-quebec-2e-edition/p/PEDI0220">Guide d’identification des mauvaises herbes du Québec</a></em>, une refonte de la première édition réalisée il y a 25 ans, soit en 1998. </p>



<p>Le travail a été effectué par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) qui en assure l&rsquo;édition et la mise en marché.</p>



<p>Amélie Picard, auteure, agronome et malherbologiste au LEDP, a dépoussiéré le guide, tandis que la révision scientifique a été faite par Annie Marcoux, agronome également au LEDP. Amélie Picard explique que le nouvel ouvrage s&rsquo;est inspiré des commentaires des acheteurs du guide dans les dernières années. «&nbsp;C&rsquo;était très important pour nous d&rsquo;avoir les impressions des utilisateurs. D&rsquo;après notre sondage, il y avait un très grand intérêt pour la nouvelle édition&nbsp;», mentionne l&rsquo;auteure. Elle ajoute qu&rsquo;une version papier a devancé les versions numériques.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi que le guide conserve ses sections les plus populaires, comme l&rsquo;identification par photos. Les images ont d&rsquo;ailleurs été mises à jour. Les plantules ont reçu une attention particulière puisque certaines d&rsquo;entre elles sont plus difficiles à distinguer à ce stade de croissance. On trouve aussi des ajouts, comme un logo identifiant les espèces envahissantes, allergènes ou règlementées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-750x1279.jpg" alt="" class="wp-image-126892" width="608" height="1036" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-750x1279.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-768x1310.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-97x165.jpg 97w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-1201x2048.jpg 1201w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/PEPHY002_p320-scaled.jpg 1501w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /><figcaption class="wp-element-caption">Source: CRAAQ</figcaption></figure>



<p>Quelque 30 nouvelles espèces également font leur entrée dans le manuel qui compte en tout 143 espèces de mauvaises herbes. Une d&rsquo;entre elles est l&rsquo;amarante tuberculée, qui a été détectée une première fois en 2017 sur le territoire québécois. Certaines des mauvaises herbes doivent leur arrivée ici au transport des marchandises ou à l&rsquo;utilisation de machineries agricoles usagées provenant des États-Unis. </p>



<p>Cette piste est l&rsquo;explication la plus probable d&rsquo;ailleurs à l&rsquo;apparition de l&rsquo;amarante tuberculée qui est abondante aux États-Unis. «&nbsp;Comme certaines des graines de mauvaises herbes sont très petites, il est difficile de les enlever en totalité. On n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri de ce genre de contamination, c&rsquo;est pourquoi on sensibilise beaucoup au nettoyage de la machinerie pour l&rsquo;éviter&nbsp;», indique Aurélie Picard. Le climat et le réchauffement climatique expliqueraient l&rsquo;arrivée au Québec d&rsquo;autres nouvelles mauvaises herbes.</p>



<p>Ce nouveau guide est d&rsquo;autant plus important pour les producteurs et les conseillers agricoles que le nombre de mauvaises herbes résistantes aux herbicides est en croissance. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;amarante tuberculée justement, mais aussi de la petite herbe à poux. </p>



<p>Le LEDP exerce une surveillance particulière sur l&rsquo;amarante de Palmer qu&rsquo;on trouve dans plusieurs États américains proches des frontières canadiennes, mais qui n&rsquo;a pas encore été répertoriée ici. Le kochia, considéré problématique dans les Prairies, fait aussi l’objet d&rsquo;une surveillance. </p>



<p>Aurélie Picard indique qu&rsquo;un groupe d&rsquo;échange réunissant des malherbologistes du Canada et des États-Unis partage des informations une fois par mois, justement afin d&rsquo;exercer une surveillance sur les mauvaises herbes ayant un potentiel de nuisance.</p>



<p>L&rsquo;agronome rappelle que LEPD émet également des avis régulièrement par le biais du Réseau d&rsquo;avertissement phytosanitaire (RAP). </p>



<p>Il ne faudra probablement pas attendre 25 ans avant de voir une nouvelle édition du guide, mais il est difficile de prévoir quand ce sera le cas. « Tout dépend de l&rsquo;évolution de la malherbologie dans les prochaines années, ce qui peut être influencé par plusieurs facteurs, mentionne Aurélie Picard, ou encore de la satisfaction de la clientèle, si la demande est là pour une autre édition. »</p>



<p>Pour vous le procurer, c&rsquo;est <a href="https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_identification-des-mauvaises-herbes-du-quebec-2e-edition/p/PEDI0220">ici</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/une-nouvelle-edition-du-guide-des-mauvaises-herbes-en-25-ans-126858">Une nouvelle édition du guide des mauvaises herbes en 25 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/cultures/une-nouvelle-edition-du-guide-des-mauvaises-herbes-en-25-ans-126858/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126858</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les Perspectives agroalimentaires : pleins feux sur un monde en mutation</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/les-perspectives-agroalimentaires-pleins-feux-sur-un-monde-en-mutation-126654		 </link>
		<pubDate>Mon, 08 May 2023 02:53:45 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[finance durable]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives agroalimentaires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=126654</guid>
				<description><![CDATA[<p>La 33e édition de l’événement a mis sur la sellette les grands enjeux qui affectent actuellement le monde agricole.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/les-perspectives-agroalimentaires-pleins-feux-sur-un-monde-en-mutation-126654">Les Perspectives agroalimentaires : pleins feux sur un monde en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>L’agroéconomie, la gestion de l’eau, les politiques environnementales et la gouvernance étaient quelques-uns des sujets couverts lors de l’édition 2023 des Perspectives agroalimentaires du CRAAQ qui avait lieu le 25 avril dernier à Drummondville.</p>



<p>Avec ce retour en personne, l’événement ne pouvait mieux tomber alors que la poussière commence à retomber après trois ans de pandémie. À travers tous les bouleversements vécus, quelles sont les conséquences pour l’économie locale et mondiale, la chaîne d’approvisionnement et l’avenir du secteur agroalimentaire? Et c’est sans oublier les enjeux qui ont dû prendre du recul pendant les dernières années, mais qui se font pressant, comme la gestion des changements climatiques par les grands argentiers et les tensions géopolitique causées par la pénurie d’eau.</p>



<p>La présentation de Roland Fumasi, vice-président exécutif et directeur régional pour l&rsquo;Amérique du Nord, Rabobank &#8211; Raboresearch Food and Agribusiness, a résumé plusieurs des défis qui attendent le secteur agricole dans les prochaines années.</p>



<p>De nombreux changements ont débuté en 2015 avec l’apparition de nouveaux canaux de commercialisation comme le commerce électronique et la livraison, suivis de l’arrivée d’aliments à base de plantes. La venue de la COVID-19 en 2020 a bouleversé l’ordre des choses. Le télétravail s’est imposé avec ses changements de comportements des consommateurs et les ruptures de services dans la chaîne d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a elle-même causé des turbulences importantes dans un système déjà fragilisé.</p>



<p>Certains mouvements de fond sont demeurés en place. La classe moyenne augmente, surtout en Asie-Pacifique, grâce à une hausse des revenus. Selon les projections, cette dernière devrait croître encore de 65% d’ici 2030, avec un impact important pour le Canada et les États-Unis qui produisent les biens en demande, telles que les viandes.</p>



<p>Roland Fomasi a profité de ce survol sur la demande mondiale pour exposer les bases du commerce international qui repose selon lui sur trois éléments fondamentaux: la sécurité des biens, leur abordabilité et leur disponibilité. Un changement dans ces éléments provoque le chaos, comme on a pu l’observer dans les dernières années. D’autres principes exercent une influence telle que le goût, l&rsquo;expérience des consommateurs, la commodité-flexibilité, ainsi que la valeur nutritive. Et par-dessus cette pyramide se trouvent les principes d’éthique-bien social et la durabilité-environnement. Une mauvaise évaluation de la part des intervenants dans la chaîne de production, comme par exemple un coût trop élevé pour un bien, fait basculer cette pyramide et cause sa déroute. L’aspect environnement a le même potentiel vis-à-vis des consommateurs. Un exemple est la viande à base de plante dont le coût élevé et les doutes quant à sa valeur nutritive ont fait chuter les ventes.</p>



<p>Parmi les changements en cours, l’économie doit composer avec un taux d’inflation élevé. Cette dernière semble toutefois sous contrôle et diminue même. On le voit dans les marges de profits des entreprises qui étaient sous pression. Dans les derniers mois, les sociétés recommencent à engranger des gains. Le prix des engrais suit la même trajectoire avec des prix mieux contrôlés, bien que l’azote risque de ne pas suivre la parade en raison des coûts élevés du gaz naturel utilisé pour produire l’engrais.</p>



<p>Le secteur agricole devra faire face encore à d&rsquo;autres défis, dont l&#8217;emploi. Aux États-Unis, le secteur agricole vit une réalité particulière avec des salaires qui ont augmenté de 41% en 10 ans. Si on pouvait croire que la main-d’œuvre étrangère demeurait abondante, Roland Fomasi avertit&nbsp;que ce n’est plus le cas. Le principal défi au Mexique est en effet le manque de main-d’œuvre, comme dans de nombreuses économies, alors que ce pays est considéré avoir une main-d&rsquo;oeuvre abondante. Les secteurs agricoles devront donc se tourner vers des solutions technologiques pour maintenir un niveau de productivité élevé.</p>



<p>L’expert de Robabank a aussi évoqué l’influence des politiques environnementales qui, bien que votées ailleurs, finissent par avoir des impacts ici. Les politiques vertes apportent des changements auprès des consommateurs qui en retour réclament davantage. «&nbsp;L’inflation verte est réelle, mais nous devons continuer à faire plus avec moins&nbsp;», a conclu Roland Fomasi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les autres conférences des Perspectives</h2>



<p>Quatre autres conférences étaient à l&rsquo;ordre du jours de cette journée Perspectives, en plus de Roland Fomasi. Matthieu Arseneau, économiste à la Banque Nationale du Canada s&rsquo;est montré confiant de voir l&rsquo;économie du pays effectuer un atterrissage en douceur, en prévoyant même une baisse des taux d&rsquo;intérêt au 4<sup>e</sup> trimestre et jusqu&rsquo;en 2024.</p>



<p>Le fonctionnement de la finance durable a également été expliqué grâce à Maxime Boucher, CFA et Sofia Condés, économiste, directrice principale, investisseuse de proximité, tous les deux travaillant chez FAIRR. L&rsquo;investissement responsable exerce une influence notable auprès des entreprises tout en mettant en évidence l&rsquo;impact des décisions de ces dernières face à l&rsquo;environnement et aux changements climatiques. Sur les 40 plus grandes entreprises du monde, seulement six ont fait un scénario de changement climatique, un chiffre préoccupant puisque la moité d&rsquo;entre elle encaisseront des pertes avec une hausse de 2 degrés Celsius.</p>



<p>Kim McConnell, fondateur et ancien chef de direction, AdFarm, a rappelé que la ferme de nos grand-parents fait partie de l&rsquo;histoire. Les producteurs agricoles qui veulent durer devront avoir un plan défini et faire preuve de leadership, ce qui voudra dire également faire une place aux femmes et aux jeunes, tout en partageant leur expertise.</p>



<p>Frédéric Lasserre,&nbsp;géographe politique et professeur au Département de géographie de l&rsquo;Université Laval a mis en évidence le fait que 21e siècle pourrait être celui de la guerre de l&rsquo;eau.</p>



<p>Le développement international et une présence locale soutenue, le GLOCALE, a fait l&rsquo;objet de la dernière conférence, présentée par Martin Noël,&nbsp;vice-président principal et chef de la direction financière chez Premier Tech de Rivière-du-Loup. Grâce à la volonté de croissance à long terme de la famille à qui appartient Premier Tech, les projets sont menés pour durer, ce qui fait que les équipes des usines à l&rsquo;étranger sont dirigées par des gens de l&rsquo;endroit.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/les-perspectives-agroalimentaires-pleins-feux-sur-un-monde-en-mutation-126654">Les Perspectives agroalimentaires : pleins feux sur un monde en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/actualites/les-perspectives-agroalimentaires-pleins-feux-sur-un-monde-en-mutation-126654/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126654</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Attention aux taux d&#8217;intérêt et à l&#8217;inflation</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/attention-aux-taux-dinteret-et-a-linflation-124000		 </link>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 19:29:53 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[colloque gestion]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[gestion]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[UPA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=124000</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le secteur agricole navigue en eaux troubles depuis plusieurs années et ceux qui espéraient un répit pourraient être déçus. La prudence est de mise, selon  le directeur général de l'Union des producteurs agricoles (UPA, qui a dressé un portrait de la situation économique et des écueils qui guettent les producteurs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/attention-aux-taux-dinteret-et-a-linflation-124000">Attention aux taux d&rsquo;intérêt et à l&rsquo;inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le secteur agricole navigue en eaux troubles depuis plusieurs années et ceux qui espéraient un répit pourraient être déçus. Charles-Félix Ross, directeur général à l’UPA, a mis l’accent sur les difficultés auxquelles les producteurs agricoles pourraient faire face dans les prochaines années lors du Colloque gestion du CRAAQ de retour en personne après deux ans en virtuel. L’inflation et la hausse des taux d’intérêt sont au cœur des préoccupations en raison de l’impact que la première a déjà sur la rentabilité des entreprises, tandis que le second constitue une menace latente, surtout si la Banque du Canada poursuit une politique monétaire musclée.</p>



<p>L’impact de l’inflation se mesure en effet fortement sur les dépenses dans le secteur agricole au Québec. Le prix des engrais, du diésel et des grains ont bondi depuis un an. À titre d’exemple, le prix du diésel a augmenté de 77% de 2021 à 2022. Certains sont plus affectés que d’autres, tels que les éleveurs, tandis que les producteurs de grains se trouvent avantagés. Le secteur agricole affiche d’ailleurs une inflation plus forte que les autres secteurs d’activités. Les problèmes d’approvisionnement, les liquidités abondantes pendant la pandémie sont responsables de l’inflation qui a atteint son niveau le plus élevé en 40 ans au Canada en affichant 8%, alors que la normale se situe entre 1 et 3%.</p>



<p>La hausse des taux d’intérêt, qui ont grimpé de 3% en un an, aura également un impact important. Selon les chiffres présentés par M. Ross, les dépenses d’exploitation liées aux intérêts s’établissaient à 248 M$ au 2<sup>e</sup> trimestre de 2021, un chiffre qui passerait à 1,5 G$ dans un an. Au total, la dette agricole au Québec se situerait à 25 G$ en 2023 si la Banque du Canada hausse tel que prévu ses taux à 4%.</p>



<p>La situation est jugée préoccupante par M. Ross en raison de l’impact sur les revenus agricoles. Ces derniers devraient diminuer dans les prochaines années en raison de la hausse des dépenses liées à l’inflation et aux taux d’intérêt. D’autres éléments, comme les attentes sociétales et environnementales, pèsent également, selon l’administrateur, sur la rentabilité des entreprises.</p>



<p>À long terme, la situation est toutefois plus encourageante. La demande continue de tirer les produits agricoles vers le haut avec l’augmentation de la population mondiale et la mise en place d’une classe moyenne dans plusieurs pays. Les protéines animales sont en conséquence plus en demande. L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) prévoit d’ici 2031 une hausse des prix et de la production grâce aux pays en développement.</p>



<p>Le Québec est en bonne posture selon M. Ross pour profiter de la tendance. Les agriculteurs, dont l’âge moyen est de 54 ans, sont les plus jeunes au pays. C&rsquo;est au Québec qu&rsquo;on compte aussi le plus grand nombre de fermes bio sans compter que le nombre de fermes a augmenté dans les cinq dernières années. Il note également que le secteur agricole s’est diversifié. D’un point de vue encadrement, les institutions d’enseignement et de recherche sont nombreuses et les producteurs peuvent compter sur des conseillers pour les accompagner.</p>



<p>La prudence est toutefois de mise pour les deux à trois prochaines années. Il faudra surveiller les coûts d’entreprise et réévaluer sa gestion de risque, surtout qu’une récession pourrait se pointer. </p>



<p>M. Ross a terminé en lançant un message au gouvernement en l’invitant à alléger la lourdeur administrative des producteurs et en accompagnant davantage financièrement le secteur, à la hauteur des autres pays avec le Québec est en compétition.</p>



<p>À souligner également, le Groupe AGECO et AGRicarrière ont présenté durant le colloque un rapport sur la main-d’œuvre agricole travaillant à temps plein qui démontre une amélioration au point de vue des ressources humaines. Renaud Péloquin, producteur de la Ferme de Ste-Victoire, a présenté son projet de bandes riveraines élargies en abordant les coûts et programmes accessibles. L’aspect fiscal a, pour sa part, été abordé par Éric Lavoie, planificateur financier, conseiller en épargne collective et conseiller en sécurité financière à Services Financiers Groupe Investors. Simon Brière, stratège principal à R.J. O&rsquo;Brien &amp; Associés Canada, a quant à lui discuté des mythes et réalités des échanges en bourse et de la meilleure manière d’utiliser cet outil pour la rentabilité de l’entreprise.</p>



<p>Le CRAAQ rendra disponible les présentations sur son site pour une période d’un mois.<br><br></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/attention-aux-taux-dinteret-et-a-linflation-124000">Attention aux taux d&rsquo;intérêt et à l&rsquo;inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/actualites/attention-aux-taux-dinteret-et-a-linflation-124000/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124000</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Antibiotiques&#160;: il faut changer ses habitudes</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/antibiotiques-il-faut-changer-ses-habitudes-123046		 </link>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 18:15:05 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[antibiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[santé animale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=123046</guid>
				<description><![CDATA[<p>Plusieurs pathogènes ne nécessitent pas de traitement aux antibiotiques. Cependant, il peut être insécurisant de changer ses habitudes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/antibiotiques-il-faut-changer-ses-habitudes-123046">Antibiotiques&nbsp;: il faut changer ses habitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;L’usage judicieux des antibiotiques, ce n’est pas ne plus en utiliser, mais c’est d’éviter les traitements inutiles&nbsp;», expliquait le vétérinaire Frédéric Tremblay lors du Symposium sur les bovins laitiers. L’usage judicieux des antibiotiques, c’est aussi d’utiliser le bon antibiotique, au bon dosage et pour la bonne durée.</p>



<p>Frédéric Tremblay explique que trop souvent, il y a plus d’émotion et d’habitude que de science derrière l’inertie face à l’utilisation des antibiotiques. Par peur que ça ne fonctionne pas ou parce qu’on a toujours fait ça d’une telle manière, on n’ose pas s’en passer. Or, pour de nombreux pathogènes, les animaux vont guérir d’eux-mêmes sans utilisation d’antibiotiques.&nbsp;</p>



<p>En février 2019, le gouvernement québécois mettait en place une nouvelle règlementation visant à limiter, en production animale, l’utilisation d’antibiotiques de haute importance en médecine humaine. Au Bureau vétérinaire de Sainte-Marie où Frédéric Tremblay pratique, l’utilisation d’antibiotique de classe 1 a diminué de presque 100% à la suite de cette règlementation. Et les vaches n’en ont pas souffert.</p>



<p>Frédéric Tremblay raconte l’histoire d’un producteur qui, en se comparant avec les autres producteurs de la clinique et de la province, a constaté qu’il était parmi ceux qui utilisaient le plus d’antibiotiques. Sous les conseils de son vétérinaire, il a depuis réduit chaque année son utilisation. Aujourd’hui, il fait partie de ceux qui en utilisent le moins, sans que les animaux n’en souffrent. Cette comparaison entre producteurs, c’est ce qu’il appelle le&nbsp;<em>benchmarking</em>. «&nbsp;On le fait sur tout&nbsp;», dit-il. Il explique que ce sera bientôt disponible sur les achats de médicaments avec les données du logiciel Vet-Expert.</p>



<p>Selon Frédéric Tremblay, la force de l’inertie est grande. «&nbsp;Je vous invite à vous remettre en question, dit-il. Changer une habitude, c’est toujours difficile.&nbsp;» Mais les bénéfices sont grands, autant pour le portefeuille que pour la résistance aux antibiotiques.</p>



<p>Le Symposium sur les bovins laitiers organisé par le Centre de référence en agriculture et en agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a réuni 500 participants le 2 novembre 2022 à Drummondville et en web-diffusion.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/antibiotiques-il-faut-changer-ses-habitudes-123046">Antibiotiques&nbsp;: il faut changer ses habitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/antibiotiques-il-faut-changer-ses-habitudes-123046/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123046</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Des satellites pour aider au diagnostic au champ</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/des-satellites-pour-aider-au-diagnostic-au-champ-122587		 </link>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 18:14:12 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[EO Browser]]></category>
		<category><![CDATA[Foin]]></category>
		<category><![CDATA[images]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[satellite]]></category>
		<category><![CDATA[Sentinel Playground]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=122587</guid>
				<description><![CDATA[<p>Il n’est pas toujours facile de suivre l’évolution d’un champ et parfois la solution vient du ciel. Les satellites offrent des images récentes et d'assez bonne résolution pour faciliter le diagnostic au champ.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/des-satellites-pour-aider-au-diagnostic-au-champ-122587">Des satellites pour aider au diagnostic au champ</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les cartes de rendement et les drones nous ont permis de voir les champ sous un autre angle pour mieux évaluer et suivre les champs. Un autre outil est aussi à portée de main, si on se donne la peine d’apprendre à l’utiliser, soit les images fournies par satellite. C’est l’argument présenté par l’agronome du MAPAQ, Ghyslain Poisson, qui est également conseiller en agroenvironnement, lors d’une conférence organisée par le CRAAQ. D’après M. Poisson, leur potentiel est méconnu et les possibilités nombreuses.</p>



<p>L&rsquo;idée d&rsquo;utiliser les satellites au MAPAQ a véritablement été appliquée à partir de 2020. Pandémie oblige, les agronomes ont dû trouver et développer d’autres approches dans leurs interventions au champ. L’option des images par satellite s’est avérée un outil intéressant&nbsp;: il est en effet possible d&rsquo;obtenir des images récentes rapidement et d’assez bonne résolution. En plus, les applications sont gratuites puisque les données sont ouvertes. Le MAPAQ lui-même a vérifié 1200 parcelles en 2020 et 1300 en 2021.</p>



<p>Deux sources offrent des données par images. Il s’agit de Sentinel-2 et Landsat 8 et 9. Sentinel a lancé des satellites en 2015 et 2017, tandis que Landsat a envoyé les siens en 2013 et 2021.</p>



<p>Sentinel fournit des images avec une résolution de 10 m par pixel sur des plans de 290 km de large qu’il est possible de zoomer. Il utilise 13 bandes spectrales (couleurs rouge, bleu, vert, infrarouge, etc.) et des images disponibles le jour suivant le passage du satellite.</p>



<p>Landsat offre, quant à lui, des images de 15 m par pixel avec les couleurs véritables, ainsi que 11 bandes spectrales. Les images sont prises à tous les huit jours, mais disponibles aussi très rapidement.</p>



<p>Les images sont accessibles par deux applications: « Sentinel Playground » et « EO Browser ». Elles affichent respectivement les images provenant des satellites Sentinel-2 et Landsat 8 et 9. M. Poisson indique que le rendu a une résolution plus grossière que d’autres types d’imageries, mais a de nombreux avantages. On accède à une vue d’ensemble du champ qui donne de bons indices sur son uniformité, la récurrence des problèmes et les endroits à investiguer dans le champ, ce qui est une bonne préparation à une visite sur place.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-3.png" alt="" class="wp-image-122590" width="777" height="583" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-3.png 580w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-3-220x165.png 220w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /><figcaption>La détection de dommages à un blé d&rsquo;automne avec différents filtres. L&rsquo;indide EVI de EO Browser et les vraies couleurs permettent la meilleure visualisation. </figcaption></figure>



<p>Des outils dans chaque application permettent d’extraire des données ou utiliser les images convenant le mieux à la recherche, par exemple, l’indice de végétation. On peut mesurer un champ, obtenir un suivi par image (timelapse) et télécharger des images. Un exemple donné par M. Poisson est l’état d’un champ de blé d’automne après l’hiver. Le satellite a permis d’observer les dommages et leur répartition dans le champ.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-4.png" alt="" class="wp-image-122591" width="777" height="441" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-4.png 580w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/image-4-235x133.png 235w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /><figcaption>Un exemple d&rsquo;image aérienne de la région de Saint-Hyacinthe et de l&rsquo;interface de l&rsquo;application Playground.</figcaption></figure>



<p>Ces images ont toutefois leur limite. La prise de photos lors de la présence de nuages rend impossible la lecture, tout comme l’arrivée hâtive de la neige. Il n’est pas non plus possible d’observer les cultures intercalaires. Et la lourdeur des images lors du téléchargement peut être important, mais peut être évitée. Elles ne remplacent pas non plus la visite au champ. «&nbsp;Au final, la question reste toujours la même&nbsp;: pourquoi cette zone a des problèmes&nbsp;», explique M. Poisson. De plus, il faut user de déduction et d&rsquo;analyse pour comprendre les photos.</p>



<p>Ghyslain Poisson recommande de débuter par l’application Sentinel Playground pour sa facilité d’usage. Pour ceux déjà habiles avec ce genre d’application, EO Browser dispose de davantage d’outils tout en ayant une meilleure résolution d’image. D&rsquo;autres applications sont également disponibles, telles que Google Earth Pro et Digital Pro comme outil d’appoint.</p>



<p>La présentation de la conférence ainsi que des aides-mémoires sont disponibles sur la page du CRAAQ sous le nom du webinaire <a href="https://www.agrireseau.net/documents/108422#collapseCollapsible1666027328849">Utilisation des images satellites en données ouvertes pour le suivi des cultures</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/des-satellites-pour-aider-au-diagnostic-au-champ-122587">Des satellites pour aider au diagnostic au champ</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/cultures/des-satellites-pour-aider-au-diagnostic-au-champ-122587/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122587</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les clés du succès et les meilleures pratiques en matière de drainage</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/meilleures-pratiques-drainage-craaq-119660		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 May 2022 12:10:12 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Voie de communiqué]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[drainage]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=119660</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) annonce aujourd’hui la parution du nouveau guide technique Diagnostic et drainage souterrain des terres agricoles. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/meilleures-pratiques-drainage-craaq-119660">Les clés du succès et les meilleures pratiques en matière de drainage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Québec, le 5 mai 2022 – Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) annonce aujourd’hui la parution du nouveau guide technique Diagnostic et drainage souterrain des terres agricoles. Dans ce véritable guide de bonnes pratiques, les auteurs de l’ouvrage insistent sur l’importance du diagnostic pour clairement identifier les problématiques du sol et du réseau hydraulique. Le guide offre plusieurs solutions spécifiques en établissant un ordre prioritaire et explique le processus de collecte des informations nécessaires à la conception du plan de drainage. Il propose aux concepteurs, conseillers, installateurs et producteurs les possibilités qui s’offrent à eux pour optimiser la gestion de l’eau dans le sol et atteindre les objectifs de productivité et de rentabilité des cultures.</p>



<p><br>Plus spécifiquement, les auteurs expliquent les éléments du design du système de drainage souterrain et décrivent les structures et les aménagements complémentaires, tels que les systèmes de contrôle de nappe, les avaloirs, les tranchées filtrantes et les puits d’infiltration. Certaines considérations culturales pour les canneberges, le maraîchage dans les sols organiques et les vignes, incluant l’irrigation souterraine pour des cultures spécialisées, sont aussi abordées. Les aspects environnementaux pour la protection des cours d’eau relativement aux eaux de drainage et la conservation de l’eau dans le sol pendant la saison sèche font également l’objet d’un chapitre spécifique.</p>



<p><br>L’auteure principale de l’ouvrage, Rosanne Chabot, agronome et ingénieure (Logiag), et les autres membres du comité de rédaction et de révision y ont rassemblé autant l’expertise terrain que le fruit des recherches les plus récentes sur le sujet. En outre, ils soulignent l’importance d’une approche globale pour identifier et mettre en oeuvre les meilleures pratiques en matière de drainage. L’accès à ces pratiques s’aligne également sur plusieurs objectifs visés par le Plan d’agriculture durable (PAD), notamment à l’égard de l’optimisation de la gestion de l’eau, de l’amélioration de la santé et de la conservation des sols, et de la gestion des matières fertilisantes.</p>



<p><br>Afin de faciliter l’appropriation des connaissances dans la pratique, le guide technique Diagnostic et drainage souterrain des terres agricoles est accompagné d’un outil permettant le calcul du dimensionnement des collecteurs et de 6 vidéos facilitant la compréhension des aspects techniques du drainage souterrain : Diagnostics de problèmes de drainage, La conductivité hydraulique des sols, L’évaluation des risques de colmatage des drains par l’ocre ferreuse, La granulométrie des sols au champ, L’analyse granulométrique en laboratoire, Les sols organiques.</p>



<p><br>Le CRAAQ remercie les organisations suivantes pour leur soutien à cette publication : Soleno, ADS Canada, Les Producteurs de grains du Québec et Logiag. La publication de ce guide a été rendue possible grâce à une aide financière du Programme Innov’Action agroalimentaire issu de l’Accord Canada-Québec de mise en oeuvre du Partenariat canadien pour l’agriculture.<br>Pour en savoir plus, visitez le site du CRAAQ (www.craaq.qc.ca).</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/meilleures-pratiques-drainage-craaq-119660">Les clés du succès et les meilleures pratiques en matière de drainage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/meilleures-pratiques-drainage-craaq-119660/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119660</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le coût de production du foin augmente plus vite que celui du maïs ensilage</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/le-foin-devient-plus-dispendieux-a-produire-que-le-mais-ensilage-118300		 </link>
		<pubDate>Fri, 18 Feb 2022 22:27:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[CRAAQ]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[rendement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=118300</guid>
				<description><![CDATA[<p>Avec l’augmentation des coûts des carburants, des engrais et les réchauffements climatiques, les fourrages deviendront plus dispendieux à produire. Le foin devient relativement plus coûteux à produire que le maïs ensilage. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/le-foin-devient-plus-dispendieux-a-produire-que-le-mais-ensilage-118300">Le coût de production du foin augmente plus vite que celui du maïs ensilage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec l’augmentation des coûts des carburants, des engrais et le réchauffement climatique, les fourrages deviendront plus dispendieux à produire. Le foin devient relativement plus coûteux à produire que le maïs ensilage.&nbsp;</p>



<p>En conséquence, il faut augmenter la recherche et le transfert de connaissance. Il faut que les producteurs misent sur une meilleure planification et une optimisation des équipements. Les producteurs doivent bien connaître leur coût de production.</p>



<p>Telles sont les conclusions de Simon Jetté Nantel, économiste chez Lactanet, et l’agronome Michel Vaudreuil, conseiller en gestion agricole au Centre multi-conseils agricoles (CMCA). Tous deux présentaient une conférence dans le cadre du Colloque sur les plantes fourragères organisé par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) le 16 février 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sécheresse affecte le foin</h2>



<p>Dans les 20 dernières années, le rendement fourrager a augmenté pendant une quinzaine d’années, mais depuis quatre ou cinq ans, la production diminue en raison des épisodes de sécheresse récents. De telle sorte que cette récente diminution est venue annuler les augmentations des années précédentes. </p>



<p>En 2020, la production est équivalente à 2000, soit autour de 5,5 tonnes de matière sèche à l’hectare. En 2015, la production était de 6,5. «&nbsp;Donc, il n’y a pas d’amélioration dans les rendements&nbsp;», dit Simon Jetté Nantel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmentation des coûts</h2>



<p>En 20 ans, le coût de production du foin a augmenté de 73%, soit 2,8% par année. La proportion des dépenses occupées par la main d’œuvre a diminué, passant de 19 à 14%, mais le carburant, les semences et les fertilisants ont augmenté. Le coût de la machinerie et des équipements est demeuré stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le maïs est avantagé</h2>



<p>En 20 ans, le rendement du maïs ensilage a bénéficié d’une augmentation de rendement de plus d’une tonne de matière sèche à l’hectare. Pendant ce temps, le coût de production par tonne a augmenté de 42% sur 20 ans, soit 1,8% par année. Encore une fois, la proportion des coûts occupés par la main d’œuvre a diminué passant de 12 à 9%. Tout comme pour le foin, la proportion des dépenses occupées par le carburant, les semences et les fertilisants a augmenté. La machinerie et les équipements demeurent stables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Différences régionales</h2>



<p>Certaines régions, comme le Bas-Saint-Laurent ont été plus affectées au niveau rendement de foin. Toutefois, au niveau coût par tonne de matière sèche, il n’y a pas de variation entre les régions. «&nbsp;Il y a plus de différence entre les plus efficaces et les moins efficaces d’une même région qu’il y en a entre les régions&nbsp;», explique Simon Jetté Nantel. Ce qui lui fait dire que la bonne gestion a plus d’importance que la région.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des coûts en augmentation</h2>



<p>Entre 2000 et 2010, il y a eu une augmentation importante des fertilisants et des carburants. Entre 2010 et 2020, c’était au tour de la machinerie de connaître une augmentation importante de coût.</p>



<p>L’augmentation de coût de production de foin a été équivalente à l’augmentation des prix. Par contre, l’augmentation des coûts de production du maïs ensilage a été moindre que l’augmentation des prix. Le maïs ensilage semble donc avantagé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle décision prendre à la ferme?</h2>



<p>Michel Vaudreuil explique qu’il faut bien évaluer ses besoins et ses ressources à la ferme. Il ne sert à rien de toujours viser la meilleure qualité des fourrages. «&nbsp;Ce qu’on vise, c’est une qualité optimale, versus maximale. C’est entre les deux qu’on veut&nbsp;», dit-il. Il recommande aux producteurs de se faire accompagner dans ce cheminement.</p>



<p>Pour répondre aux besoins de la ferme et diminuer les coûts, il recommande de faire un budget et une planification du chantier de récolte. Les coûts sont appelés à encore augmenter durant les prochaines années et cette étape de planification sera plus importante encore.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/le-foin-devient-plus-dispendieux-a-produire-que-le-mais-ensilage-118300">Le coût de production du foin augmente plus vite que celui du maïs ensilage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/cultures/le-foin-devient-plus-dispendieux-a-produire-que-le-mais-ensilage-118300/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">118300</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
