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	Le Bulletin des agriculteursBarbara Vogt - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Apr 2026 18:15:38 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Barbara Vogt - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Nouveaux cultivars de plantes fourragères en vue</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/nouveaux-cultivars-plantes-fourrageres-secheresse-145009		 </link>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 15:44:37 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Des cultivars de plantes fourragères moins exigeants en eau pourraient stabiliser les rendements lors des années sèches, tout en diminuant les besoins agricoles en eau. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/nouveaux-cultivars-plantes-fourrageres-secheresse-145009">Nouveaux cultivars de plantes fourragères en vue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<p>Des cultivars de plantes fourragères moins exigeants en eau pourraient stabiliser les rendements lors des années sèches, tout en diminuant les besoins agricoles en eau. Dans ce but, l’équipe d’amélioration génétique des plantes fourragères du Centre de recherche et de développement de Québec d’Agriculture et Agroalimentaires Canada explore deux voies : améliorer la tolérance à la sécheresse de la luzerne, déjà cultivée sous nos latitudes, et accroître le rendement du panic érigé, une graminée fourragère naturellement plus tolérante à la sécheresse, afin d’en augmenter le potentiel agronomique.&nbsp;</p>



<p><strong>La luzerne : drones et imagerie en appui à la sélection</strong></p>



<p>Le projet sur la luzerne, mené sur six sites à travers le Canada, évalue la performance de 1050 plants issus de 14 cultivars exposés à un dispositif simulant la sécheresse. Les plants les plus performants seront croisés afin de développer cinq nouvelles populations, lesquelles seront soumises à un stress hydrique pendant deux ans. L’objectif est d’aboutir en 2028 à un ou plusieurs cultivars de luzerne adaptés à la sécheresse et aptes à la culture dans différentes régions canadiennes.</p>



<p>Évaluer la vigueur et les rendements sur des milliers de plants représente une tâche colossale. Une partie des mesures a été faite par imagerie (indices de végétation) avec des drones, puis comparée aux mesures manuelles. Les résultats montrent que l’imagerie par drone constitue un outil fiable et efficace dans le suivi des essais de sélection. </p>



<p>Il reste ensuite plusieurs étapes : évaluer les populations dans des essais multi-sites, produire la semence sélectionneur et caractériser les nouveaux cultivars avant leur enregistrement auprès de l’Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA). Les semenciers prendront ensuite deux à cinq ans pour produire des quantités de graines suffisantes en vue de l’introduction des nouveaux cultivars, prévue à l’horizon 2033.  </p>



<p><strong>Le panic érigé: de nouveaux cultivars pour faciliter l’implantation  </strong></p>



<p>Le projet sur le panic érigé, mené à Québec et à Normandin, vise à développer des cultivars de panic érigé à haut rendement. Cette graminée vivace de saison chaude est remarquable pour sa tolérance à la sécheresse et sa faible exigence en fertilisant. Elle peut servir de paillis, de litière ou pour l’alimentation des ruminants tout en contribuant à la lutte contre l’érosion, à l’amélioration des sols et à la fixation du carbone. Un bémol : le panic demande quelques années avant d’atteindre son plein potentiel de rendement. </p>



<p>Plusieurs années de croisement et de sélection ont visé à augmenter la hauteur des plants, à élargir les tiges et à réduire le tallage du cultivar Cave-in-Rock. Les nouvelles populations évaluées en 2023 et 2024 ont montré une amélioration de rendement jusqu’à 27 % la première année et 31 % la deuxième année, comparativement au Cave-in-Rock d’origine. </p>



<p>Afin de faciliter l’implantation du panic, de nouvelles populations ont été développées par croisement entre le cultivar à gros grain Sunburst, et celui à haut rendement, le Cave-in-Rock. Le panic ainsi obtenu offrirait un rendement supplémentaire de 46 % l’année d’implantation et de 25 % lors de la première année de production, comparativement au Cave-in-Rock d’origine. Dans les parcelles d’essai, les rendements ont atteint 11 t/ha de biomasse dès les deux premières années &#8211; des résultats prometteurs, car les rendements moyens observés au Québec, une fois la culture établie, soit environ trois ans après l’implantation, varient entre 7 et 12 t/ha. </p>



<p>Ces nouveaux cultivars donneront de nouveaux atouts dans la rotation et faciliteront une adaptation à court et à moyen terme aux changements climatiques. De plus, les cultures pérennes, comme la luzerne et le panic, offrent des bénéfices pour la santé des sols, entraînant un effet économique positif sur les années subséquentes.</p>



<p><em>Ces résultats ont été présentés lors de la Journée d’information scientifique Bovins laitiers – Plantes fourragères en février 2025, organisée par le CRAAQ (<a href="https://craaq.qc.ca/">w</a><a href="https://craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ww.craaq.qc.ca</a>).</em></p>



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		<title>Obtenir la certification BCorp : un travail de fond pour l’entreprise Gen V</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/certification-bcorp-gen-v-139852		 </link>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 14:33:43 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gen V]]></category>
		<category><![CDATA[serre]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>En décembre 2024, Gen V est devenue la première entreprise serricole au Canada à recevoir la certification BCorp, qui atteste de l’application de normes élevées sur plusieurs plans : social, environnemental, responsabilité et transparence. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/certification-bcorp-gen-v-139852">Obtenir la certification BCorp : un travail de fond pour l’entreprise Gen V</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>En 1987, Hydroserres faisait le pari de se lancer dans la culture hydroponique, une nouveauté au Québec. Aujourd’hui renommée Gen V, l’entreprise de Sainte-Clotilde en Montérégie compte 350 employés et quatre sites de production. </p>



<p>En décembre 2024, elle est devenue la première entreprise serricole au Canada à recevoir la certification BCorp, qui atteste de l’application de normes élevées sur plusieurs plans : social, environnemental, responsabilité et transparence. Cette nouvelle étape est le fruit d’une vision audacieuse, associée à un travail approfondi.</p>



<p>La certification BCorp évalue les performances de l’entreprise en fonction de cinq piliers : gouvernance, collectivité, clients, collaborateurs et environnement. C’est dire à quel point cela demande une réflexion fouillée sur les valeurs et le fonctionnement de l’entreprise, puis de mettre en place des indicateurs et des moyens de suivre ses engagements. </p>



<p>Pour Gen V, le processus s’est déroulé sur trois ans, avec l’aide de conseillers externes. Certains volets se sont avérés plus rapides à documenter et à évaluer, d’autres sont travaillés à plus long terme. De plus, Gen V compte non seulement le site principal de production, mais aussi d’autres serres. Cela constitue un défi supplémentaire pour arriver à collecter l’ensemble des données et réaliser des suivis homogènes.</p>



<p>Les aspects environnementaux présentent une certaine complexité à mesurer, du fait des productions diversifiées (plusieurs variétés de laitues en hydroponie, concombres, tomates et poivrons). Il faut calculer, entre autres, la consommation d’énergie, d’eau, les GES, l’impact écologique des matériaux et emballages. Cette évaluation considère l’ensemble du parcours du produit et vérifie quels vont être les meilleurs choix pour toute donnée prise en compte. </p>



<p>Gen V s’est ainsi engagée dans le recyclage des plastiques, réduisant dans la foulée ses émissions de GES, et participe activement à un projet de concertation sur la circularité des plastiques. Parmi bien des paramètres, les emballages sont un point sensible de la chaîne, quand on parle d’aliments frais : les avantages et inconvénients de chaque option doivent être soupesés. Par exemple, si les barquettes compostables offrent un choix intéressant pour certains produits, elles peuvent par contre augmenter le risque de moisissures pour les mini-concombres &#8211; et donc le gaspillage. Vouloir améliorer ses performances incite à être à l&rsquo;affût des nouveautés, entre autres dans le domaine de l&rsquo;écoconception des emballages.</p>



<p>Sur le plan des ressources humaines, des bonifications ont été apportées pour offrir de meilleures conditions de travail, en tenant compte des besoins des employés locaux, mais aussi de ceux des travailleurs étrangers. Le fait de devoir se recertifier régulièrement pousse à surveiller ses indices de performance et à progresser. En effet, des améliorations sont attendues sur certains indicateurs. </p>



<p>La démarche demande une bonne communication et beaucoup d’éducation à l’interne, ainsi qu’auprès des clients, fournisseurs et partenaires. L’obtention de la certification constitue maintenant une source de fierté pour les employés. Cette certification a entraîné un net regain d’intérêt des différentes clientèles rejointes sur les médias sociaux, et peut amener une certaine émulation pour les compétiteurs et le secteur. </p>



<p>Valérie Terreault, directrice marketing et instigatrice passionnée de la certification BCorp à Gen V, témoignera de cette aventure lors des <a href="https://www.craaq.qc.ca/Evenements-du-CRAAQ/les-perspectives-agroalimentaires-2025/e/2686" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Perspectives agroalimentaires 2025</a>, évènement qui se tiendra le 23 avril prochain à Drummondville.</p>



<p>*Cet article est issu d’une collaboration entre le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (<a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a>) et&nbsp;<em>Le Bulletin des agriculteurs</em>.</p>



<p>Pour lire d’autres articles du CRAAQ:&nbsp;<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AGRInnovant et bonnes pratiques</a>.</p>
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		<item>
		<title>Intégrer l’approche 4B à la ferme</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/approche-4b-fertilisation-139752		 </link>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 19:05:18 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[fertilisation]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>L’approche 4B désigne la « bonne dose, du bon produit, au bon moment et au bon endroit ». Son but : maximiser l’efficacité au champ des fertilisants, garantir le maintien des rendements tout en réduisant les pertes et l’empreinte environnementale. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/approche-4b-fertilisation-139752">Intégrer l’approche 4B à la ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>L’approche 4B désigne la « bonne dose, du bon produit, au bon moment et au bon endroit ». Son but : maximiser l’efficacité au champ des fertilisants, garantir le maintien des rendements tout en réduisant les pertes et l’empreinte environnementale. La série de vidéos « <a href="https://pgq.ca/producteurs/production-durable/production-durable/mise-en-oeuvre-du-plan-dagriculture-durable-pad/gestion-4b-des-nutriments" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gestion des nutriments 4B</a> » lancée par les PGQ l’automne passé vient clarifier les façons de l’appliquer et faciliter son apprentissage. Trois fermes y présentent leurs conclusions après quelques années d’expérimentation au champ. </p>



<p>Comment définir la bonne dose? À la ferme des 4 Saisons, on se base sur la qualité visée pour le marché, le cultivar, le stade de croissance ainsi que sur l’analyse de sol. Il tient aussi compte du bon moment pour la plante. « En effet, explique l’agronome Patricia Leduc, si on prend l’exemple du blé d’automne, c’est le stade du tallage qui sera le moment de la première application au printemps, lorsque la plante a développé assez de radicelles pour absorber le fertilisant. Par la suite, on surveille l’atteinte du stade d’élongation, qui signale le début de la période où les besoins de la culture sont exponentiels ». </p>



<p>Il est important de se former à bien reconnaître ces stades afin de planifier l’application fractionnée d’engrais pour une efficacité optimale. La forme d’azote (N) joue un rôle dans le moment d’application : avec l’urée granulaire, l’azote prend un peu de temps avant d’être disponible, alors qu’avec le nitrate d’ammonium 32 %, une partie du N se trouve déjà sous forme de nitrate immédiatement accessible à la plante. Une version liquide peut aussi être épandue plus proche du moment critique. Attention aux journées venteuses, à éviter pour ne pas causer de pertes.</p>



<p>L’investissement dans un outil d’application de précision a été calculé comme rentable à long terme pour ces fermes, d’autant plus qu’il sert aussi pour le semis des engrais verts à la volée. Cet équipement donne un épandage uniforme et réduit le besoin de chevauchement entre passages. Placer la bonne dose au bon endroit suppose un réglage soigné du matériel d’épandage pour les engrais solides. Dans la deuxième vidéo, Vincent Lamarre fait la démonstration de ces ajustements mécaniques sur un semoir à maïs et sur un épandeur de précision. Il présente aussi la manière de réaliser des tests au champ pour vérifier, et, au besoin, corriger, la répartition du fertilisant.</p>



<p>Comme l’explique Guillaume Alix, l’optimisation de la fertilisation azotée est complexe, mais incontournable : trop d’azote signifie un gaspillage d’argent, car la plante ne pourra pas utiliser tout le fertilisant, mais aussi une pollution dans le système hydrologique. La solution adoptée à la Ferme Prolix fut d&rsquo;effectuer des essais au champ sur plusieurs années, en association avec des outils technologiques : un système GPS et un applicateur à taux variable. Avec Gabriel Deslauriers (Groupe Pleine-Terre), Guillaume Alix a observé le lien entre rendements et dose d’azote fournie sur plusieurs années. Ces données ont servi à cibler la dose optimale économique (DOÉ), champ par champ. Dans une rotation avec des cultures céréalières, des pois et un engrais vert, la ferme a réussi une économie de 30 à 50 kg d’azote par an.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="405" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/04/Article-4B_Figure_DOE_video_3-750x405.jpg" alt="" class="wp-image-139751"/><figcaption class="wp-element-caption">Graphique calcule de la DOÉ. Photo : PGQ</figcaption></figure>



<p>La « carte bonus » dans les 4B, c’est l’amélioration de la santé des sols, qui aide à réduire la quantité d’azote minéral nécessaire. La ferme AJIRO applique une rotation incluant des cultures de couverture et engrais verts en intercalaire ou en dérobée, ainsi que des MRF et du fumier distribués à l’épandeur de précision. « Avec une météo favorable et un sol riche en matière organique, le maïs va aller chercher beaucoup d’azote dans le sol; il aura moins besoin d’apport sous forme minérale » observe Marie-Claude De Martin. La bonne dose est donc parfois égale à… zéro, dans certains champs. Ici, plusieurs années de semis direct sur billons et de cultures de couverture ont donné des résultats tangibles dans les rendements de maïs et la diminution du besoin de fertilisation azotée.</p>



<p>Les vidéos 4B sont accessibles sur la page <a href="https://pgq.ca/producteurs/production-durable/production-durable/mise-en-oeuvre-du-plan-dagriculture-durable-pad/gestion-4b-des-nutriments" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gestion 4B des nutriments</a> du site des PGQ ou sur <a href="https://www.agrireseau.net/agroenvironnement/videos?a=1&amp;r=4B" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agri-Réseau | Agroenvironnement</a>. Un projet des PGQ, en coopération avec la Coordination des services-conseils, Réseau végétal Québec et le CRAAQ, financé par le programme Prime-vert volet 2.2 du MAPAQ dans le cadre du PAD.</p>



<p>*Cet article est issu d’une collaboration entre le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (<a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a>) et&nbsp;<em>Le Bulletin des agriculteurs</em>.</p>



<p>Pour lire d’autres articles du CRAAQ:&nbsp;<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AGRInnovant et bonnes pratiques</a>.</p>
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		<item>
		<title>Drainage : l’importance du diagnostic</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/drainage-importance-diagnostic-139393		 </link>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 13:35:40 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[drainage]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Plusieurs problèmes apparents d’excès d’eau au champ peuvent avoir des causes bien différentes. Le drainage souterrain n’est pas toujours la solution. Avant de décider d’un chantier, l’essentiel est donc de bien diagnostiquer.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Plusieurs problèmes apparents d’excès d’eau au champ peuvent avoir des causes bien différentes. Le drainage souterrain n’est pas toujours la solution. Avant de décider d’un chantier, l’essentiel est donc de bien diagnostiquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Comment faire un état des lieux détaillé?</h2>



<p>L’établissement du diagnostic demande une grande attention aux détails. Plusieurs sources d’information seront donc nécessaires. La carte d’élévation permettra d’analyser finement la topographie (baissières, changements de pente, zones de nivellement irrégulier). La carte des rendements aidera à situer les zones à plus faible rendement ou à problèmes (végétation basse ou jaunissante, compaction, par exemple), et à se poser des questions. Les problèmes sont-ils localisés ou étendus? Sur quels types de sols ou de pentes se présentent-ils? L’inventaire des facteurs influençant la circulation d’eau dans le sol doit aussi considérer la rotation, le poids à l’essieu de la machinerie, les dates d’entrée au champ et la matière organique du sol.</p>



<p>Les observations au champ ajoutent des précisions indispensables : inspection du fonctionnement des fossés; délimitation des zones restant inondées après les fortes pluies (localisation, durée), des zones compactées ou érodées, d’écoulements provenant de parcelles voisines, etc. De plus, si on observe du sol à nu instable, sans infiltration, cela veut dire qu’il y a perte d’eau par ruissellement et souvent érosion. Cet état des lieux doit se faire pendant les périodes humides de l’année, le printemps ou l’automne. Sinon, on risque de manquer des éléments d’information essentiels!</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>La lecture des profils de sol</h2>



<p>Des profils de sols seront creusés à quelques endroits stratégiques, à des profondeurs de 60 à 90 cm, voire jusqu’à 1,5 m. Ils fourniront les signes de présence et de mouvement de l’eau et une foule d’informations cruciales. On y observe la coloration selon les horizons. Par exemple, un brun plus ou moins pâle correspond à du fer oxydé, donc à une certaine aération du sol; des zones d&rsquo;un gris bleuté montrent une absence d’oxygène et probablement une saturation en eau. L’odeur soufrée est un indice de résidus végétaux en décomposition dans un manque d’oxygène. Certains constats sur l’état et la profondeur des racines vont révéler de la compaction : par exemple, moins de racines, racines bifurquant vers les côtés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Rafraîchir le réseau hydraulique</h2>



<p>Le réseau hydraulique peut montrer des signes de déficience par endroits. Cela peut être dû à des fossés en mauvais état, des rigoles d’interception non fonctionnelles, ou à un avaloir inefficace, sous-dimensionné ou mal positionné. Dans ces cas, l’eau stagnera et sera mal évacuée. On peut aussi remarquer que l’eau des parcelles et boisés du voisin s’écoule sur notre champ. Des travaux de correction spécifiques à ces situations sont donc requis en premier lieu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Bien interpréter les mouvements de l’eau</h2>



<p>On peut remarquer dans un profil de sol que l’eau reste proche de la surface et ne s’infiltre pas. Plusieurs signes se présentent : odeur d&rsquo;œuf pourri, signe de manque d’oxygène, des racines ne descendant pas, une zone qui n’arrive pas à ressuyer. Ils montrent la présence d’une semelle de labour : l’eau est bloquée au-dessus de cette zone compactée, c’est un cas de nappe perchée.</p>



<p>Le trou pédologique creusé à une bonne profondeur montre-t-il un suintement le long des parois à différentes hauteurs? C’est un écoulement hypodermique. Il pourrait être confondu avec une nappe perchée. Pour le distinguer, on recherchera son fonctionnement particulier sur le terrain : l’eau ne peut pas descendre pour continuer son chemin, donc elle suit la couche imperméable jusqu’à trouver un point de sortie. Il sera repérable plus loin le long d’une pente, dans un creux, etc.</p>



<p>Dans le cas où on a une véritable nappe phréatique élevée, de l’eau est visible au fond du trou et elle remonte du sous-sol (photo ci-dessous). C’est dans ce type de cas seulement qu’un plan de drainage souterrain pourrait être requis.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/03/Drainage_Figure_9_nappe_JCHebert_Logiag.jpg" alt="" class="wp-image-139392" style="width:310px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/03/Drainage_Figure_9_nappe_JCHebert_Logiag.jpg 600w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/03/Drainage_Figure_9_nappe_JCHebert_Logiag-124x165.jpg 124w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption">Nappe phréatique élevée. Photo : Jean-Christophe Hébert, Logiag.</figcaption></figure>



<p>Les autres situations demandent des solutions différentes. Un sous-solage peut remédier à une nappe perchée, à condition de l’accompagner de cultures de couverture et d’autres moyens selon les causes de la compaction. Il s&rsquo;agit du nivellement, de l’installation d’un avaloir pour vider une cuvette, etc. Pour un écoulement hypodermique, les aménagements pourront être des voies d’eau engazonnées, une rigole d’interception avec ou sans puits filtrant ou une tranchée filtrante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>En conclusion : penser à long terme</h2>



<p>L’amélioration du ressuyage des champs, de la circulation et de la rétention de l’eau peut donc passer par plusieurs interventions. Cela vaut la peine d’y penser dans la globalité. Omettre certains signes ou certaines causes peut amener à effectuer des travaux coûteux et inadaptés. De plus, les efforts pour régénérer la santé du sol sont nécessaires et payants. Diminuer le poids à l&rsquo;essieu pour éviter la compaction; diversifier la rotation; ajouter des cultures de couverture à enracinement profond qui augmentent la matière organique : autant de gestes qui aideront à une bonne gestion de l’eau du sol à long terme.</p>



<p>Vos ressources : Guide <em>Diagnostic et drainage souterrain des terres agricoles</em> (<a href="http://www.craaq.qc.ca">www.craaq</a><a href="http://www.craaq.qc.ca" target="_blank" rel="noreferrer noopener">.</a><a href="http://www.craaq.qc.ca">qc.ca</a>) et la <a href="https://www.agrireseau.net/documents/108251/serie-de-webinaires-en-sante-des-sols?a=1&amp;r=webinaires+sols">série de webinaires en </a><a href="https://www.agrireseau.net/documents/108251/serie-de-webinaires-en-sante-des-sols?a=1&amp;r=webinaires+sols" target="_blank" rel="noreferrer noopener">santé</a><a href="https://www.agrireseau.net/documents/108251/serie-de-webinaires-en-sante-des-sols?a=1&amp;r=webinaires+sols"> des sols, sur Agri-Réseau</a>.</p>



<p>*Cet article est issu d’une collaboration entre le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (<a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a>) et&nbsp;<em>Le Bulletin des agriculteurs</em>.</p>



<p>Pour lire d’autres articles du CRAAQ:&nbsp;<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AGRInnovant et bonnes pratiques</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/drainage-importance-diagnostic-139393">Drainage : l’importance du diagnostic</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Innovantes et collaboratives :  les entreprises d’économie sociale en agriculture</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/innovantes-collaboratives-entreprises-economie-sociale-agriculture-138471		 </link>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 21:06:53 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Les entreprises d’économie sociale sont des modèles de plus en plus adoptés par en agriculture. Un rapport d’étude montrent les multiples intérêts de ces modèles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/innovantes-collaboratives-entreprises-economie-sociale-agriculture-138471">Innovantes et collaboratives :  les entreprises d’économie sociale en agriculture</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Les entreprises d’économie sociale sont des modèles de plus en plus adoptés par des entrepreneures et entrepreneurs agricoles. Le Centre québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) observe de près cette évolution. Un nouveau guide et un rapport d’étude montrent les multiples intérêts de ces modèles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Différents modèles</h2>



<p>Vous êtes sans doute familier avec les CUMA (Coopératives d‘utilisation de matériel agricole). En facilitant le partage de machinerie agricole, elles permettent une réduction des coûts de production et du parc d’équipement des fermes membres. Mais savez-vous qu’il existe aussi deux coopératives de remplacement agricole au Québec<strong> : </strong> le Relait (Jonquière) et La Halte (Aston Junction)? Elles mettent à disposition des employé(e)s qualifié(e)s, aidant à pallier ponctuellement les défis de main-d’œuvre et soutenant ainsi directement la santé physique et mentale des agriculteurs et agricultrices de leurs régions.</p>



<p>Un autre modèle se développe activement au Québec&nbsp;: les fermes coop et les fermes OBNL. Ces entreprises sont gérées de manière collégiale par leurs membres agricultrices et agriculteurs.</p>



<p>En soutien à la relève, les fermes collectives (ou motels agricoles) et les incubateurs agricoles accueillent des entreprises débutantes en louant des terres et en mutualisant les infrastructures (eau, électricité, équipements). De plus, les incubateurs assurent un véritable accompagnement au démarrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étude du Centre québécois de la coopération et de la mutualité</h2>



<p>L’étude pilotée par le Centre québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) a mis en évidence la force de ces structures : elle réside dans l’implication importante de leurs membres dans la gouvernance démocratique et la gestion collective. Également, elles ont accès à des sources de financement variées et montrent une solide orientation vers la durabilité agroécologique. « Leur résilience est élevée : près de 53 % des coops agricoles étaient toujours en activité après 10 ans, un taux supérieur aux entreprises privées du secteur qui affichaient un taux de survie de 22 % », souligne Marie Lacasse, conseillère au CQCM. « Ces modèles répondent à des besoins bien actuels du monde agricole : le soutien à la relève, l’accès à la terre et aux ressources, la conciliation travail-vie personnelle et le partage de la charge de travail. »</p>



<p>«&nbsp;Les coop favorisent aussi la diversification des activités&nbsp;», constate Habib Bardi, rédacteur de l’étude et du guide. «&nbsp;Elles ajoutent d’autres volets à leur production agricole et à la création d’emplois&nbsp;: les plateaux d’insertion professionnelle, la transformation alimentaire, la collaboration avec des organismes communautaires locaux, l’agrotourisme ou même des évènements festifs. Elles valorisent la consommation locale auprès de la population. Elles entraînent donc des retombées positives tant sur le plan économique que social, pour leurs membres et pour la communauté.&nbsp;»</p>



<p>Elles rencontrent cependant des défis. « Les entreprises sondées nous ont témoigné du manque de connaissance de leurs structures par les institutions financières ou les comptables, par exemple. Nous avons aussi constaté des lacunes dans l&rsquo;information disponible pour les professionnels d’accompagnement », souligne Marie Lacasse. Une meilleure formation de ces professionnels aux spécificités des modèles coopératifs et OBNL est donc cruciale pour améliorer leur soutien et pour optimiser leur gestion financière et juridique. C&rsquo;est pourquoi le CQCM, la vigie du mouvement coopératif au Québec, en collaboration avec le CRAAQ et plusieurs partenaires autant du monde de l’économie sociale que de l’agriculture, viennent de publier deux documents. Le guide <em>Les modèles d’économie sociale en agriculture : Les clés pour démarrer, coopérer et mutualiser</em> s’adresse aux entreprises installées ou en création. Le rapport d’étude <em>La viabilité des entreprises d’économie sociale en agriculture</em> vise à outiller les professionnel(le)s de l’accompagnement. Disponible gratuitement sur le site du <a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRAAQ</a>.</p>



<p>*Cet article est issu d’une collaboration entre le&nbsp;<a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)</a>&nbsp;et&nbsp;<em>Le Bulletin des agriculteurs</em>.</p>



<p>Pour lire d’autres articles du CRAAQ:&nbsp;<a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques">AGRInnovant et bonnes pratiques</a></p>
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		<title>La relève non apparentée : une option gagnante</title>

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		https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/la-releve-non-apparentee-une-option-gagnante-137897		 </link>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 19:15:14 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Barbara Vogt]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[AGRInnovant et bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[arterre]]></category>
		<category><![CDATA[relève]]></category>
		<category><![CDATA[relève agricole]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>En s’y prenant à l’avance et en se faisant bien accompagner, le transfert non apparenté donne des solutions satisfaisantes pour la continuité des fermes.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="234" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg" alt="" class="wp-image-137607" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-750x234.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-768x240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1-235x73.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/11/Bandeau_AGRInnovant_Bulletin-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>« Ayant moi-même repris une ferme qui n’était pas dans ma famille, j’ai travaillé fort avec mon épouse pour améliorer l’exploitation et la faire prospérer. À l’approche de la retraite, c’est sûr que je voulais que l’entreprise continue! Quand l’option de la relève familiale n’a pas fonctionné, nous nous sommes tournés vers la relève externe », raconte Richard Filion.</p>



<p>Il faut dire que Richard Filion avait soigneusement maintenu les infrastructures à niveau dans les dernières années. De plus, la mise en marché était bien rodée : de la production à l’emballage, la Ferme Drapeau assure l’approvisionnement en pommes de terre de plusieurs supermarchés locaux. C’est un atout dans un transfert : en effet, on ne s’attend pas à ce que la relève soit forcément capable d’investir massivement les premières années de son installation.</p>



<p>Après un repreneur prospectif qui n’a pas donné suite, Richard Filion a rencontré l’agent de maillage <a href="https://www.arterre.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Arterre </a>de sa région pour l’aider dans ses démarches. On sait que de nombreuses questions se posent en abordant le transfert et l’on peut vite se sentir dépassé : quel genre de relève viser? Comment s’assurer que ce sont les bons candidats? Sur quel revenu compter plus tard? Aurais-je besoin d’une nouvelle maison? Comment transmettre mon savoir-faire? C’est là que les services d’accompagnement tels que ceux offerts par L’Arterre ou les conseillers et conseillères en transfert font toute une différence.</p>



<p>Une fois la décision de transférer la ferme confirmée, l’agent de maillage met en contact les propriétaires avec de potentielles relèves dans le but de trouver la perle rare. Candidats et candidates passent par un processus de qualification afin de maximiser les chances de succès de leur projet. L’agent (ou l’agente) analyse leur expérience agricole, leur formation et leur capacité d’accès à des mises de fonds et à des subventions.</p>



<p>Richard Filion souligne l’importance de cet accompagnement. « C’est primordial d’avoir ça. On fait tout le processus bien encadré. C’est la plus belle entente qu’on peut avoir entre acheteur et vendeur. Tous les enjeux sont bien détaillés, tout est sur la table. On est aidé, et cela facilite énormément les choses : l’agent de maillage nous pose les bonnes questions, il sait où chercher des réponses et il voit beaucoup de détails auxquels on n’avait pas pensé », dit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transition en douceur</h2>



<p>Il est recommandé de réaliser une période d’essai de quelques mois ou plus, pour s’assurer que la relève s’adapte à tous les aspects de la gestion de la ferme et que le cédant se sente en confiance de conclure la transaction. À la Ferme Drapeau, le couple repreneur a été employé durant plusieurs mois afin de maîtriser l’ensemble des tâches de production, d’administration, de conditionnement et de mise en marché. Cette période permet aussi de s’asseoir et de regarder, avec des spécialistes, les aspects financiers et légaux du transfert d’entreprise.</p>



<p>« Souvent, les jeunes arrivent et pensent tout savoir, dit Jonathan Gagné Lavoie, agent de maillage L’Arterre au Bas-Saint-Laurent, mais ils en ont encore beaucoup à apprendre. De leur côté, si les propriétaires sont là pour partager leur expérience, ils doivent aussi faire preuve d’ouverture aux nouvelles idées. Lorsque les bonnes personnes sont en contact, elles sentent qu’elles partagent des valeurs et des façons de travailler pour la réussite de la ferme et du projet. » C’est bien ce qui est arrivé pour Richard Filion et sa relève. « On a eu une bonne collaboration avec les repreneurs. Ils mettent leur touche à la ferme, mais ils m’appellent encore de temps en temps pour me consulter. (&#8230;) Il y a de la confiance. C’est une satisfaction de constater que notre travail va perdurer », affirme le producteur de pommes de terre retraité.</p>



<p>L’expérience montre donc qu’en s’y prenant à l’avance et en se faisant bien accompagner, le transfert non apparenté donne des solutions satisfaisantes. « Savoir prendre le temps de travailler avec notre relève pour voir si ce sont les bonnes personnes, leur faire voir l’entreprise au complet, comment ça va rouler, qu’est-ce qu’ils vont vivre… C’est le plus beau transfert qu’on ne peut pas avoir, conclut Richard Filion. Et il ne faut pas avoir peur de ce processus : la terre va continuer à tourner, on remet la ferme entre les mains des repreneurs, il faut faire confiance. » Ce cheminement humain, c’est aussi ça un transfert bien accompagné.</p>



<p>*Cet article est issu d’une collaboration entre le <a href="https://www.craaq.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)</a> et <em>Le Bulletin des agriculteurs</em>.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles du CRAAQ: <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques">AGRInnovant et bonnes pratiques</a></p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/fonds-releve-agricole-137847">Relève agricole : aide bonifiée de 100 M$</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/acces-terres-agricole-releve-metayage-137515">Relève : une troisième voie pour l’accès aux terres?</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/incubateur-agricole-releve-prix-terre-valeur-137037">Relève agricole : incubateur pour agriculteurs en herbe</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/agrinnovant-et-bonnes-pratiques/la-releve-non-apparentee-une-option-gagnante-137897">La relève non apparentée : une option gagnante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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