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	Le Bulletin des agriculteurssoya Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2026 21:26:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>soya Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Intentions de semis 2026 : quelle est la tendance pour les prix?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/semis-etats-unis-canada-quebec-ble-soya-mais-ethanol-biodiesel-146258		 </link>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 17:59:09 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Blé]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Jean-Philippe Boucher, spécialiste des marchés des grains, a analysé et commenté le rapport du département américain de l'Agriculture sur les intentions de semis pour 2026 dans son webinaire annuel. Résumé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/semis-etats-unis-canada-quebec-ble-soya-mais-ethanol-biodiesel-146258">Intentions de semis 2026 : quelle est la tendance pour les prix?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le Bulletin des agriculteurs</em> a présenté pour une 6<sup>e</sup> année son webinaire faisant une analyse du rapport du département américain de l’Agriculture (USDA) concernant les intentions de semis pour 2026 le 2 avril.</p>



<p>Commenté par Jean-Philippe Boucher, co-fondateur de Grainwiz et <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains">blogueur </a>au <em>Bulletin</em>, le rapport a offert peu de surprise, mis à part pour le blé, a-t-il indiqué. Le portrait général de la situation suggère la continuation des tendances actuelles pour les prix, bien que la volatilité demeure grande en raison du contexte géopolitique très instable.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Vous pouvez visionner le Webinaire sur <a href="https://www.lebulletin.com/intentions-de-semis-2026?">cette page</a>.</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les projections du département américain de l&rsquo;Agriculture</h2>



<p>Le rapport du USDA dévoilé le 31 mars a été en accord avec les prévisions du marché. Les prévisions d’ensemencement du maïs ont été un peu plus élevées que prévu, ce qui fait dire à Jean-Philippe Boucher que l’histoire d’amour des États-Unis avec le maïs se poursuit. Les semis de soya fléchiraient légèrement en 2026 pour revenir dans les normales, mais la surprise est venue du blé qui afficherait ses plus faibles semis depuis 1919, date à laquelle les données ont été compilées pour la première fois.</p>



<p>Au Québec, on assiste à plusieurs tendances de fond. Les semis de maïs déclineraient encore, ce qui en feraient les plus faibles depuis 1998, pour un manque à gagner de 85&nbsp;000 tonnes. Il s’agit d’un mouvement à la baisse difficile à expliquer et qui va à contresens de ce qui se passe dans le reste du Canada, a indiqué le spécialiste. Le soya déclinerait aussi en 2026, mais avec tout de même une production la situant au 3<sup>e</sup> rang. Les chiffres de StatCan, dévoilés au début du mois de mars, indiquent un bond de 32% pour les semis de blé grâce au blé d’automne (blé fourrager).</p>



<p>Malgré la récente hausse du prix des engrais, l’analyste s’appuie sur les données historiques pour dire qu’il ne prévoit pas de changement dans les semis, puisque le printemps frappe à nos portes. Si un changement d’intention de culture devait se produire, ce serait plutôt l’an prochain, dit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Demande, stocks et prix pour l’année</h2>



<p>Le rapport du USDA a également présenté ses prévisions quant aux exportations, les réserves en place et à venir, ainsi que les prix attendus.</p>



<p>Jean-Philippe Boucher a fait remarquer que les exportations de maïs se situent nettement au-delà de la moyenne depuis plusieurs mois, un effet indirect de la volonté de plusieurs pays d’être dans les bonnes grâce de l’administration américaine. Cette demande soutenue et l’attrait pour l’éthanol devrait compenser pour une bonne récolte, des stocks en hausse et une consommation animale plus faible. Les prévisions réalistes de l’analyste font état d’une fourchette de prix pour l’année à Chicago de 4,20 à 5 $US le boisseau, mis à part les rallyes occasionnels.</p>



<p>Au Québec, la production devrait se situer à 3,2 millions de tonnes grâce un rendement dans les normales. Pour les tendances, Jean-Philippe Boucher indique qu’on est «&nbsp;de retour davantage vers un marché de remplacement qui soutient la base&nbsp;», ce qui donne un prix réaliste&nbsp;de 275 à 300 $ la tonne.</p>



<p>Les conditions, dans un marché du soya qualifié « d’explosif », amènent une volatilité plus grande pour le soya. Malgré les déclarations des États-Unis concernant la reprise des achat de la Chine, les exportations sont nettement en deçà des moyennes historiques. Avec une production dans la moyenne et des stocks en hausse, le soya sera sous pression. La trituration qui atteindra des records devrait cependant soutenir le prix de la fève prévu entre 10,40 et 12,60 $, selon un scénario réaliste.</p>



<p>Au Québec, les prévisions de production se situent à 3,07 tonnes l&rsquo;hectare, une augmentation par rapport à l’an dernier. Les prix devraient être en hausse avec une marge de prix réaliste entre 530 et 610$ la tonne.</p>



<p>Malgré de bonnes conditions dans le marché en général (faible production), le blé demeure la céréale mal aimée, avec comme conséquence un signal au neutre pour les prix. L&rsquo;expert anticipe une fourchette de prix réaliste entre 5,60 et 7,20$ à Chicago, tandis que les prix au Québec devraient se situer entre 275 et 315$ la tonne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guerre et prévisions météo</h2>



<p>Pour compléter le portrait, l’analyste s’est attardé au contexte géopolitique et aux prévisions météo de la prochaine saison. Bien que les prix de l’énergie aient explosés, il n’y a pas d’impact prévu pour les grains. La situation amène toutefois beaucoup de volatilité qui devrait affecter davantage le maïs et le soya.</p>



<p>Quant à la météo, le phénomène El Niño sera de retour cette année. Ce dernier est associé la plupart du temps à de bons rendements aux États-Unis. Les données pour le Québec ne sont pas suffisantes pour tirer de conclusion. &nbsp;</p>



<p>Les prévisions actuelles font état de belles conditions pour les semis aux États-Unis, mises à part pour le blé d&rsquo;automne. Ce sera nettement plus difficile au Québec. Le scénario d’un printemps froid et pluvieux se répétera cette année. Pour cet été, les précipitations se situent dans les normales, mais avec de la chaleur, la tendance des dernières années de températures à la hausse étant toujours présente pour 2026.</p>



<p>En conclusion, Jean-Philippe Boucher s’attend à des prix au neutre, tout en n’excluant pas des hausses intéressantes, ce qui lui faire dire que « tout rallye mérite d’être vendu ».</p>



<p>Pour lire le blogue de Jean-Philippe Boucher sur le marché des grains, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/semis-etats-unis-canada-quebec-ble-soya-mais-ethanol-biodiesel-146258">Intentions de semis 2026 : quelle est la tendance pour les prix?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Le soya et le blé battent en retraite</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/soya-ble-prix-grains-chicago-bourse-146086		 </link>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 15:50:50 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>L’incertitude grandissante concernant le conflit au Moyen-Orient et ses impacts sur l’économie ont mené à des pertes pour deux des principales céréales de Chicago.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/soya-ble-prix-grains-chicago-bourse-146086">Le soya et le blé battent en retraite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les marchés ont connu une forte volatilité cette semaine avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient avec peu de probabilité de le voir se résoudre à court terme. La volatilité traduit les préoccupations quant aux conséquences de la guerre sur l’économie mondiale, surtout que les installations de production et d’exportation du pétrole ont été endommagées, ce qui compliquera l’approvisionnement pour l’ensemble des pays consommateurs. La navigation demeure de plus interrompue dans le détroit d’Ormuz, névralgique pour le transport du pétrole.</p>



<p>L’incertitude a été amplifiée par le discours contradictoire des États-Unis qui ont soufflé le chaud et le froid au sujet de leur approche quant au conflit. Le prix du baril de pétrole a suivi les déclarations en fluctuant quotidiennement. Le baril de Brent a toutefois pris une tournure résolument pessimiste sur une résolution à court terme en augmentant au-delà du 100 $ le baril pour finir la semaine en nette hausse, avec d’importantes conséquences à prévoir sur l’inflation et l’économie en général.</p>



<p>Les céréales qui avaient réussi à tirer leur épingle du jeu jusqu’à maintenant ont connu des difficultés, le soya et le blé en particulier. Le maïs a démontré une stabilité grâce à des ventes à l’étranger qui se maintiennent.</p>



<p>Selon le département américain de l’Agriculture (USDA), la Chine a importé 1,45 million de tonnes métriques de soya en février, son niveau le plus élevé depuis juin dernier. Le Brésil devance toutefois nettement les États-Unis à ce niveau en ayant vu leurs exportations vers le pays asiatique grimper de 80% pour les deux premiers mois de 2026, selon <em>Farm Progress</em>. La bourse de Buenos Aires a indiqué que 38% de sa récolte de soya affichait une qualité de bonne à excellente, soit 3% de plus que la semaine dernière.</p>



<p>Le maïs s’est maintenu à la suite des chiffres sur les ventes à l’étranger qui, si elles se maintiennent, pourraient dépasser les prévisions de l’USDA.</p>



<p>Le blé a perdu des plumes en réaction aux données dévoilées par la Commission internationale des céréales (CIC). Elle a indiqué que la récolte de 2025-2026 atteindrait près de 31 milliards de boisseaux et que la production augmentait d’environ 110 pour la prochaine. Le blé a aussi été victime de ventes de contrats à terme de courtes échéances qui ont miné le prix à Chicago.</p>



<p>Le boisseau de maïs pour mai a fini vendredi à 4,6550 $US, par rapport à 4,67 $US vendredi dernier.</p>



<p>Le boisseau de soya pour mai a clôturé à 11,6125 $US, comparativement à 12,25 $US une semaine plus tôt.</p>



<p>Le boisseau de blé pour mai a terminé à 5,9525 $US, contre 6,14 $US pour la semaine dernière.</p>
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		<title>Du soya et que &#231;a presse!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807		 </link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 18:06:32 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pour diminuer les coûts d’alimentation, on peut alimenter les vaches laitières de soya transformé à la ferme. Ferme Maxima fait figure de pionnière en la matière, une matière riche en protéine!</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2013 et après une visite à Expo-Champs, Maxime Bessette et sa famille pressent du soya dans la «cuisine» de la Ferme Maxima, à deux pas du mélangeur à rations. C’est le système de la compagnie ontarienne Energrow qu’ils ont choisi pour presser 80 tonnes de soya par année, de quoi alimenter le troupeau de 60 à 70 vaches en lactation de Marieville. </p>



<p>Vingt à 30 jours à la fois, on utilise la presse 24 heures par jour, tâche qui ne nécessite que quelques minutes quotidiennes, assure Maxime Bessette. «On nettoie le tamis ou les capteurs électroniques et on change le sac de tourteau qui se remplit tout seul.»</p>



<p>Du silo extérieur d’une contenance de 20 tonnes, une vis amène les graines de soya (8 à 14% d’humidité) au-dessus d’une moulange qui éclate les fèves. Le broyat entre ensuite dans l’extrudeur, vis sans fin où on restreint le passage du soya par une matrice trouée à la sortie de l’appareil. Sur la vis, une large bande de chauffage fait cuire le tourteau et son résidu huileux à 175 °C. </p>



<p>Dans ce procédé d’extrusion, l’huile de soya brute est récupérée dans un bac de plastique sous l’appareillage. Elle pourrait être mélangée au diesel à la ferme, revendue à Energrow ou distribuée à des éleveurs qui cubent des moulées à la ferme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145809" style="width:391px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Depuis 2013, Maxime Bessette autoproduit une partie de ses concentrés. Les performances laitières du troupeau 100% Holstein, à 12 866 kg de lait à 4,58% de gras, lui donnent raison.</figcaption></figure>



<p>Ce qui intéresse Maxime est davantage le tourteau, frais et appétent, stocké dans de grands sacs sagement rangés avec les fourches du tracteur sur des étagères. Leur précieux contenu est ensuite déversé dans la trémie d’un souffleur qui remplit un silo de tourteau de cinq tonnes connecté au mélangeur. </p>



<p>Des efforts qui en valent la peine, car le producteur intègre quotidiennement 2 kg de tourteau à 91-92% de matière sèche, 35% de protéine et 16% de lipide. Maxime Bessette est catégorique : les performances laitières de son troupeau 100% Holstein s’en ressentent, avec une moyenne annuelle de production par vache de 12 866 kg de lait à 4,58% de gras.</p>



<p>Chez Maxima, on valorise notamment des lots invendus de soya de la semencière Prograin de Saint-Césaire. Lors du passage du <em>Bulletin des agriculteurs</em>, on venait d’extruder un nouveau soya noir, de quoi faire travailler le technologue en alimentation animale de Meunerie Hébert, Cédric Riendeau, qui compose les rations selon les analyses des oléoprotéagineuses. Au champ, Maxime Bessette choisit les variétés qu’il sème non plus seulement sur leur rendement en kilo, mais surtout sur leur rendement protéique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145811" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Trop riche en acides gras polyinsaturés, le soya non oléique ne peut être incorporé en grande quantité dans la ration, généralement 2 ou 3 kg, contrairement au soya à haute teneur en acide gras monoinsaturé oléique.</figcaption></figure>



<p>Ayant donc une bonne expérience d’utilisation du soya conventionnel<em> in situ</em>, le producteur compte essayer le soya oléique prochainement, qui ne nécessite qu’un traitement de chaleur pour être servi tel quel, sans retrait d’huile, pour des performances laitières et reproductives rehaussées. Le Marievillois estime son rendement du capital investi à cinq ans, le coût d’exploitation à 20 $/tonne de soya, car il faut changer quelques pièces et fluides à intervalles : vis sans fin, matrice, boulon d’entraînement, huile, etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg" alt="extrudeur à soya" class="wp-image-145814" style="width:545px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">À 105 tours par minute, la vis sans fin de l’extrudeur Energrow extrait l’huile du tourteau dans un procédé automatisé qui ne nécessite que quelques minutes de surveillance par jour. De fabrication canadienne, la machine ne requiert qu’une alimentation monophasée de 240 V et 50 A.</figcaption></figure>



<p>La présidente d’Energrow, Jasmin Hofer, corrobore ces coûts. «La plupart des exploitations laitières peuvent remplacer 70% ou plus de leurs protéines achetées avec des quantités de soya journalières pouvant atteindre 2,7 kg par tête et même davantage si la ferme intègre aussi du soya extrudé au robot.»</p>



<p>Elle calcule que pour une ferme laitière de 90 vaches en lactation, la valeur ajoutée nette au soya peut atteindre 112 $/tonne, un bénéfice de plus de 11 000 $ quand on utilise un extrudeur à la ferme. L’entreprise propose aussi des torréfacteurs pour rôtir ou cuire le soya oléique avant de le servir entier, lipide et protéine, sapide et rapide!</p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



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<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807">Du soya et que &#231;a presse!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>La guerre en Iran souffle sur les prix des céréales</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/guerre-iran-prix-cereales-soya-mais-145990		 </link>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 16:17:28 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Blé]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Les conséquences de la guerre sur le prix du pétrole et la poussée d’inflation ont mené les céréales à de nouveaux sommets cette semaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/guerre-iran-prix-cereales-soya-mais-145990">La guerre en Iran souffle sur les prix des céréales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec la guerre en Iran qui entame sa troisième semaine sans l’ombre d’une issue, les marchés des céréales ont connu une semaine échevelée qui leur a toutefois permis d’afficher des gains. Le soya a d’ailleurs atteint son niveau le plus élevé en deux ans jeudi.</p>



<p>Les cours à Chicago ont suivi l’évolution du conflit et du baril de pétrole. Même si l’administration américaine indique vouloir terminer rapidement la guerre, les bombardements se sont poursuivis de part et d’autre, affectant les pays limitrophes. La prise de contrôle du détroit d’Ormuz par l&rsquo;Iran paralyse le commerce du pétrole et du commerce international. Le prix du baril de pétrole a d’ailleurs atteint les 100 $US cette semaine, avec des impacts sur l’ensemble de l’économie mondiale.</p>



<p>Du côté agricole, les prix des engrais ont augmenté de manière notable. Avec 40% des agriculteurs américains n’ayant pas encore sécurisé leurs achats d’engrais, les analystes prévoient un transfert de culture du maïs vers le soya pour la prochaine saison.</p>



<p>Le dernier rapport sur l’offre et la demande du département américain de l’agriculture (USDA) a offert peu d’éléments nouveaux. Il faudra sans doute attendre le prochain rapport afin d’en savoir plus sur les prévisions des stocks américains.</p>



<p>Le marché suit de près les prochaines négociations entre la Chine et les États-Unis. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, se trouve à Paris cette fin de semaine avec un vice-ministre chinois afin de préparer la rencontre à la fin du mois des chefs d’états américain et chinois.</p>



<p>Une nouvelle inattendue cette semaine est l’annonce par la Chine qu’elle stoppait ses achats de soya brésilien pour des raisons phytosanitaires. La présence d’insectes et de semences traitées seraient en cause. Des tests seraient menés au Brésil sur les cargaisons de soya.</p>



<p>Le boisseau de maïs pour mai a fini vendredi à 4,67 $US, par rapport à 4,61 $US.</p>



<p>Le boisseau de soya pour mai a clôturé à 12,25 $US, comparativement à 12,01 $US une semaine plus tôt.</p>



<p>Le boisseau de blé pour mai a terminé à 6,14 $US, contre 6,17 $US pour la semaine dernière.<br><br></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/guerre-iran-prix-cereales-soya-mais-145990">La guerre en Iran souffle sur les prix des céréales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Olé, olé, soya oléique!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 18:00:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>
		<category><![CDATA[soya oléique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Transformé à la ferme, le soya à haute teneur en acide gras oléique semble prometteur pour les fermes laitières qui cherchent à produire plus de gras et à remplacer l’acide palmitique dans les rations. Une nouvelle stratégie olé, olé pour alimenter!</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Oléoprotéagineuse, le soya contient environ 40% de protéine et 20% de lipide : c’est un superaliment aussi bien pour les humains, les animaux que certaines applications industrielles. Les protéines, sous forme de tourteau, bonifient les rations alimentaires. L’huile de soya, hydrogénée ou pas, peut se solidifier pour donner de la margarine. Rien de nouveau jusqu’ici!</p>



<p>La nouveauté arrive au tournant des années 2010 quand de grandes semencières, Pioneer en tête, lancent des soyas génétiquement modifiés pour catapulter son contenu oléique, le faisant passer de 20-25% à 70-75%. Molécule à 18 atomes de carbone, l’acide gras monoinsaturé oléique comporte une double liaison entre deux carbones à la neuvième position de la chaine carbonée, d’où ce vocable «oméga-9». Plus stable à la chaleur et moins oxydable, l’acide gras oléique est abondant dans plusieurs végétaux, dont les olives.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145821" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Extrudé,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique&nbsp;peut&nbsp;être&nbsp;incorporé&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;ration&nbsp;dans&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;quotidienne&nbsp;d’environ&nbsp;2&nbsp;kg&nbsp;par&nbsp;vache.&nbsp;Le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;montre&nbsp;moins&nbsp;de&nbsp;contrainte&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;formulation.</figcaption></figure>



<p>Sommité des gras laitiers, la professeure en nutrition animale Rachel Gervais de l’Université Laval explique que de l’huile de soya, riche en gras polyinsaturés, subit dans le rumen un procédé de biohydrogénation pour saturer les doubles liaisons. «Sous certaines conditions, les bactéries ruminales transforment ces gras polyinsaturés en d’autres isomères qui ont la propriété de diminuer la synthèse du gras laitier, élabore la chercheuse. La biohydrogénation de l’acide oléique ne conduit pas à la formation de ces isomères.»</p>



<p>«Le soya oléique pourrait représenter une source locale de lipides par rapport à l’acide gras palmitique indonésien ou malaysien ajouté aux rations des bovins», soulève la chercheuse, qui compte étudier les propriétés technologiques et l’aptitude à la transformation du lait issu de vaches nourries au soya oléique. La matière grasse laitière est déjà bien pourvue en acide gras monoinsaturé oléique, deuxième acide gras le plus présent après l’acide gras palmitique, un gras saturé. La modification du profil lipidique laisse même entrevoir des produits laitiers de meilleure qualité nutritionnelle. «La matière grasse laitière est largement influencée par les lipides de la ration», mentionne la spécialiste des voies métaboliques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145823" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le&nbsp;soya&nbsp;à&nbsp;haute&nbsp;teneur&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;oléique&nbsp;contient&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;d’au&nbsp;moins&nbsp;70%&nbsp;de&nbsp;ce&nbsp;gras,&nbsp;soit&nbsp;trois&nbsp;à&nbsp;quatre&nbsp;fois&nbsp;plus&nbsp;que&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique,&nbsp;riche&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;linoléique.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oser le soya oléique</strong></h2>



<p>Selon le United Soybeans Board, des agriculteurs étatsuniens de 16 États ont cultivé en 2024 du soya oléique sur 324 000 hectares. Le tiers de ce soya a servi à l’alimentation des bovins laitiers. On trouve même, au sud de la frontière, des primes pour la culture du soya oléique et un programme d’achat directement entre fermes laitières et céréalières. Pour l’heure, les agriculteurs étatsuniens ont accès à 21 variétés de soya oléique.</p>



<p>Au Québec, deux variétés sont actuellement disponibles. L’une d’elles est la variété Akila. «Elle a été créée au Canada (et non aux États-Unis) et a par la suite été sélectionnée ici pour sa maturité adaptée au climat du Québec, mentionne Alain Létourneau, président et directeur général de Prograin. Elle n’est pas issue d’une technique de transgenèse, mais elle est tout de même couverte par un brevet et ne peut être multipliée à la ferme.»</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145825" style="width:529px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aliment&nbsp;essentiellement&nbsp;protéique&nbsp;en&nbsp;tourteau,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;entier&nbsp;devient&nbsp;aussi&nbsp;intéressant&nbsp;pour&nbsp;son&nbsp;contenu&nbsp;énergétique.&nbsp;«C’est&nbsp;une&nbsp;nouvelle&nbsp;source&nbsp;d’énergie&nbsp;mieux&nbsp;assimilable&nbsp;qui&nbsp;peut&nbsp;contrer&nbsp;les&nbsp;effets&nbsp;acidogènes&nbsp;du&nbsp;maïs»,&nbsp;assure&nbsp;l’agronome&nbsp;Ghislain&nbsp;Décoeur.</figcaption></figure>



<p>Le soya, sous forme de tourteau largement débarrassé de son contenu lipidique, entre dans les rations laitières. Avec sa richesse en gras insaturé notamment, il doit être extrudé ou pressé. Avec le soya oléique, rien de magique : on lui laisse ses gras majoritairement monoinsaturés, mieux assimilables, après un traitement de chaleur à la ferme ou à la meunerie, une cuisson qui transforme les protéines dégradables en protéine bypass du rumen.</p>



<p>«Les doubles et triples insaturations dans les chaînes carbonées des acides gras compliquent l’absorption dans l’intestin, explique Ghislain Décoeur, agronome et directeur de territoire chez Prograin, qui composait des rations alimentaires pour vaches laitières dans une ancienne vie. Une bonne partie des gras polyinsaturés est rejetée dans le fumier en ayant nui à la digestion.» On parle alors d’un facteur antinutritionnel pour les microorganismes ruminaux.</p>



<p>D’un aliment essentiellement protéique, le soya oléique devient alors intéressant aussi pour son contenu énergétique. «C’est une nouvelle source d’énergie mieux assimilable qui peut contrer les effets acidogènes du maïs, poursuit l’agronome, qui fait miroiter une augmentation journalière de 0,2 kg de gras par vache.»</p>



<p>Chez Sevita International, le représentant des ventes et des contrats Patrick Méthot vante sa variété Alinova (2900 UTM. M.R. 1.5) qui performe mieux que la moyenne des autres variétés du semencier. Autrement dit, le caractère oléique ne s’exprime pas aux dépens d’autres caractéristiques. Non génétiquement modifié, ce soya a d’abord été semé dans le Sud de l’Ontario avant d’être planté par une poignée de producteurs québécois cette année. «Je m’attends à un développement surprenant et un gros intérêt des meuneries, car ce soya promet 4% plus de gras laitier, selon nos estimations», dévoile Patrick Méthot. L’oléoprotéagineuse, au profil lipidique différent, présenterait aussi l’avantage d’un goût moins prononcé parfait pour la confection de produits protéinés pour l’alimentation humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Révolution en alimentation chez les Nieuwenhof</h2>



<p>En 2024, c’était 20 sacs de la variété Plenish de Pioneer, pour faire un essai de huit hectares à la ferme. En 2025, malgré un printemps très humide et un été très sec, Justin et Benjamin Nieuwenhof de la Ferme Nieuwenhof (Lareleve Holsteins) ont obtenu un rendement de 4,9 t/ha avec la variété Akila de Prograin, semée sur 30 hectares. Malgré sa maturité relative de 1,0 et ses 2800 UTM, «l’Akila a été semée après avoir récolté du seigle en fourrage pour les taures, expose Benjamin. Ça va peut-être donner des idées aux producteurs qui n’ont pas beaucoup de terre pour nourrir leur troupeau et qui se disent qu’ils ne peuvent pas faire de soya oléique.»</p>



<p>Benjamin Nieuwenhof considère le soya oléique comme un <em>game changer</em>, l’évolution disruptive en nutrition des bovins la plus significative depuis des décennies! Chez ces maîtres-éleveurs, on nourrissait déjà les vaches de 2 kg journaliers de soya rôti. Quand on a changé pour le soya oléique, le pourcentage de gras laitier est passé de 4,10 à 4,21%, en concordance avec ce que Benjamin avait lu sur le sujet dans des publications étatsuniennes pour les troupeaux qui nourrissaient déjà avec du tourteau produit à la ferme.</p>



<p>Mais au-delà de cette augmentation mesurée empiriquement, c’est aussi sur la santé des animaux que le soya oléique révèle ses bienfaits : l’éleveur a observé une forte diminution des pertes embryonnaires et un taux de gestation supérieur de 11% à la moyenne annuelle en raison de la teneur rehaussée en énergie de la ration, mieux calquée sur les besoins physiologiques des ruminantes.</p>



<p>En somme, l’éleveur émérite recommande-t-il ce soya aux autres fermes ? «Oui à 500%, c’est un must, s’enthousiasme celui qui a produit en 2024 un combiné journalier gras-protéine par vache de 3,53 kg. Les effets sur la reproduction sont presque plus importants que l’augmentation du taux de gras pour les fermes déjà hautes productrices de lait», mentionne cet innovateur branché sur les nouveautés qui proviennent des États-Unis, à quelques kilomètres de sa ferme de Dundee. </p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



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<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
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		<title>Le soya atteint les 12 $US</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/le-soya-atteint-les-12-us-145912		 </link>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 19:06:25 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Blé]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La guerre en Iran a propulsé les matières premières sur les marchés financiers, les denrées agricoles y compris.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les principales céréales ont de nouveau enregistré des gains au terme de la semaine, les spéculations d’un conflit armé au Moyen-Orient étant devenu réalité. Le soya a atteint son niveau le plus élevé depuis deux ans (janvier 2023), suivi du blé qui a touché son meilleur prix en neuf mois, ce qui s&rsquo;est transformé en un sommet des quatre derniers mois pour le maïs.</p>



<p>Depuis une semaine, les marchés financiers sont bousculés avec le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël. Si la crainte d’une reprise de l’inflation et ses impacts négatifs sur l’économie en général se fait sentir, les matières premières, le pétrole en premier, ont monté fortement. Le baril de pétrole a enregistré les 90$ sur les marchés, ce qui ne s’était pas vu depuis janvier 2013. Ce bond de l’or noir a entrainé dans son sillage toutes les denrées de base et les céréales n’ont pas échappé à la tendance.</p>



<p>Le gain des céréales est d’autant plus marquant qu’il n’est pas lié à des éléments sur le terrain. Par exemple, les conditions du blé d’automne aux États-Unis s’améliorent depuis quelques jours. Le même scénario se déroule en Argentine pour le maïs et le soya.</p>



<p>Les experts commencent toutefois à se demander si les impacts de la guerre sur le prix des intrants agricoles ne pousseraient pas des agriculteurs à remettre en question leurs plans pour la prochaine saison en raison de la hausse des coûts. Les superficies records prévues par le département américain de l&rsquo;Agriculture (USDA) pour 2026 pourraient donc laisser place à moins de production, ou encore moins de rendement si jamais moins d’engrais étaient utilisés cette année. Pour ajouter à l&rsquo;incertitude, les chiffres sur l&#8217;emploi aux États-Unis ont révélé une diminution surprise, signe que tout ne roule pas rond au Sud de la frontière.</p>



<p>Le rapport sur l’offre et la demande produit par le USDA est attendu mardi le 10 mars. Il faudra également surveiller la tournure de la guerre en Iran. Samedi (7 mars), Trump a indiqué qu’il poursuivrait la guerre jusqu’à la chute du régime de Téhéran. Appelé à se rendre, l’Iran a cependant indiqué qu&rsquo;elle allait poursuivre ses frappes. Les autorités qataries ont, quant à elles, avisé samedi d’une rupture imminente des livraisons de pétrole en provenance des pays du Golfe, un scénario qui pourrait pousser encore plus haut les prix du pétrole brut.</p>



<p>Le boisseau de maïs pour mai a fini vendredi à 4,61 $US, par rapport à 4,49 $US.</p>



<p>Le boisseau de soya pour mai a clôturé à 12,01 $US, comparativement à 11,71 $US une semaine plus tôt.</p>



<p>Le boisseau de blé pour mai a terminé à 6,17 $US, contre 5,92 $US pour la semaine dernière.</p>
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		<title>Avez-vous manqué ces articles?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/semis-soya-mais-iran-guerre-meteo-printemps-145859		 </link>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 15:20:02 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Claude Poulin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[maïs]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145859</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le chercheur américain Shawn Conley recommande de donner la priorité aux semis de soya. Guerre en Iran, à quoi s'attendre pour le marché des grains? Que nous réserve la météo pour ce printemps? Cliquez ici pour lire les articles les plus populaires de la semaine.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici les articles qui ont été les plus populaires cette semaine sur le site.</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/semis-soya-mais-shawn-conley-145746" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semer le soya avant le maïs</a></p>



<p>Du 25&nbsp;avril au 10&nbsp;mai, on donne la priorité aux semis de soya. C’est ce que recommande le chercheur américain Shawn Conley à ceux qui veulent maximiser leurs rendements.&nbsp;Il a prononcé une conférence lors de la dernière édition du Rendez-vous végétal à Saint-Hyacinthe.</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guerre en Iran, à quoi s’attendre pour le marché des grains?</a></p>



<p>Nous y voilà, une autre guerre importante vient d’éclater entre l’Iran d’un côté, et de l’autre Israël et les États-Unis. Il n’y a aucun doute qu’elle aura directement et surtout, indirectement, une incidence sur le marché des grains. Que peut-on anticiper de ce côté?</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/pas-de-printemps-hatif-en-vue-145738" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo : pas de printemps hâtif en vue</a></p>



<p>L’arrivée du printemps météorologique ne s’accompagnera pas d’un redoux instantané pour le Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/semis-soya-mais-iran-guerre-meteo-printemps-145859">Avez-vous manqué ces articles?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>Faible croissance des superficies en soya prévues pour 2026 au Canada</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/statistique-canada-semis-canada-ble-mais-soya-canola-rendement-prix-145679		 </link>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 18:32:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Blé]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[maïs]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145679</guid>
				<description><![CDATA[<p>Statistique Canada a dévoilé ses perspectives quant aux grandes cultures au pays pour les prochains mois. Son rapport contient les superficies et les rendements estimés, ainsi que les prix prévus selon la demande internationale et nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/statistique-canada-semis-canada-ble-mais-soya-canola-rendement-prix-145679">Faible croissance des superficies en soya prévues pour 2026 au Canada</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Statistique Canada a dévoilé le mois dernier ses <a href="https://agriculture.canada.ca/fr/secteur/cultures/rapports-statistiques/canada-perspectives-principales-grandes-cultures-2026-01-21" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perspectives quant aux grandes cultures</a> au pays pour les prochains mois. Son rapport contient les superficies et les rendements estimés, ainsi que les prix prévus selon la demande internationale et nationale.</p>



<p>L’organisme fédéral s’attend à une légère diminution des superficies en blé et au <em>statu quo</em> pour le maïs. De faibles hausses sont attendues en ce qui a trait au soya et au canola. Les légumineuses à grains et les cultures spéciales devraient accuser un recul marqué de 12 %, avec des réductions notables des superficies en pois secs, en lentilles, en pois chiches et en haricots secs.</p>



<p>En supposant des conditions de croissance normales et des rendements tendanciels, la production globale des principales cultures devrait diminuer par rapport à 2025, tandis que les exportations devraient légèrement diminuer et les stocks de fin de campagne diminuer fortement. &nbsp;</p>



<p>Pour ce qui est des prix, &nbsp;les perspectives sont plus favorables en 2026. La plupart des cultures de plein champ devraient afficher des prix stables ou à la hausse, sauf pour le canola et le soya.</p>



<p>Une constante demeure toutefois pour l’année 2026, soit l’incertitude sur les marchés céréaliers internationaux et canadiens qui reste élevée, « surtout en raison de facteurs géopolitiques persistants qui continuent de perturber les flux commerciaux et la stabilité des marchés », mentionne Statistique Canada.</p>



<p>Ces éléments joueront un rôle sur les stratégies d’ensemencement de cette année, tout comme les considérations relatives aux rotations, les conditions d’humidité, les prix attendus ainsi que les coûts ou la disponibilité des intrants. La superficie totale ensemencée en grandes cultures au Canada devrait toutefois rester relativement stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maïs</h2>



<p>Pour la saison 2026-2027, la superficie canadienne en maïs devrait rester pratiquement stable à 1,5 millions d’hectares (Mha), dont 59 % en Ontario, 22 % au Québec, 16 % en Manitoba, le reste étant réparti dans les autres provinces.</p>



<p>La production devrait augmenter pour atteindre 15,2 millions de tonnes (Mt), reflétant principalement les prévisions d’amélioration des rendements, ce qui portera l’offre à 18,7 Mt. La demande totale devrait rester stable. Les stocks de fermeture devraient diminuer fortement pour se situer à 1,9 Mt, principalement en raison de l’augmentation de l’offre.</p>



<p>Le prix moyen du maïs Chatham en&nbsp;2026-2027 devrait être de 220&nbsp;$/t, inchangé d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, car la hausse prévue des prix du maïs américain est partiellement compensée par une appréciation du dollar canadien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soya</h2>



<p>Statistique Canada s’attend pour cette année à ce que la superficie ensemencée en soya augmente légèrement par rapport à 2025 à 2,4&nbsp;Mha. La baisse du coût des intrants pour la culture du soya et la diminution de la rentabilité des autres cultures (coût des intrants et chute des prix). En supposant un retour à des rendements moyens après la forte baisse de 2025, la production devrait s’élever à 7,6&nbsp;Mt, soit le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, et légèrement sous les 7,7&nbsp;Mt obtenues en&nbsp;2017-2018. L’offre totale est projetée à 8,5&nbsp;Mt, en hausse de 9&nbsp;% et de 8&nbsp;% respectivement, par rapport à l’année&nbsp;précédente et à la moyenne quinquennale.</p>



<p>Le prix moyen simple prévu du soya livré sur rail à Chatham devrait atteindre 500&nbsp;$/t, soit une légère baisse de 15&nbsp;$/t par rapport à l’année&nbsp;précédente et 15&nbsp;% de moins que la moyenne quinquennale de 590&nbsp;$/t.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Blé</h2>



<p>La superficie consacrée au blé devrait diminuer légèrement de 0,3 %, soit 8,5 Mha, comprenant 639 milliers d’hectares de blé d’automne et 7,8 Mha de blé de printemps. En supposant des rendements moyens, la production totale de blé devrait s’élever à 29,3 Mt, soit une baisse de 11 % par rapport à l’année précédente, mais tout de même une augmentation de 5 % par rapport à la moyenne. L’offre totale est estimée à 35,4 Mt. Les exportations sont estimées à 23,2 Mt, ce qui correspond aux niveaux actuels, car la demande mondiale de blé de printemps à haute teneur en protéines reste forte. L’utilisation intérieure devrait se situer à des niveaux moyens, tandis que les stocks devraient baisser à 4,6 Mt.</p>



<p>Le prix au comptant moyen du blé CWRS no&nbsp;1 à 13,5&nbsp;% de protéine en Saskatchewan pour&nbsp;2026-2027 est projeté à 270&nbsp;$/tonne, soit une légère hausse par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Canola</h2>



<p>Les prévisions à la superficie ensemencée en canola sont de 8,9&nbsp;Mha, une modeste augmentation de 2&nbsp;% par rapport à l’an&nbsp;dernier, en raison des considérations relatives à la rotation des cultures, de la baisse des prix des autres cultures et de la forte demande intérieure. Les rendements devraient revenir à un niveau près de la normale, après le sommet atteint l’an&nbsp;dernier. Cela porte la production de canola à 19,2&nbsp;Mt, soit 12&nbsp;% de moins que le record de l’année&nbsp;dernière. Le prix moyen du canola no&nbsp;1 acheminé par rail à Vancouver devrait tomber à 640&nbsp;$/t, soit 25&nbsp;$/t de moins que l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Orge</h2>



<p>La superficie en orge devrait atteindre 2,6 Mha, soit une hausse de 6 % par rapport à 2025, mais devrait tout de même se situer 8 % sous la moyenne quinquennale. La production est projetée à 8,5 Mt, soit une baisse notable par rapport à la saison précédente, en raison d’un retour à des rendements moyens. Le prix moyen prévu à Lethbridge est inchangé à 270 $/t, principalement en raison de la hausse attendue des prix du maïs aux États-Unis, alors que les variations des taux de change indiquent une appréciation du dollar canadien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avoine</h2>



<p>La superficie en avoine devrait être pratiquement stable à 1,2 Mha, mais inférieur de 5 % à la moyenne quinquennale. La production est projetée à 3,6 Mt, soit une baisse notable par rapport à la saison précédente, en raison du retour à des rendements moyens et de la stabilité des superficies ensemencées. Le prix de l&rsquo;avoine CBOT pour 2026-2027 devrait s&rsquo;établir à 300 $/t, inchangé d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, principalement en raison d&rsquo;une appréciation projetée du dollar canadien, malgré les attentes de prix plus élevés aux États-Unis.</p>



<p>Pour lire plus d&rsquo;articles sur les cultures, <a href="https://www.lebulletin.com/cultures" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/statistique-canada-semis-canada-ble-mais-soya-canola-rendement-prix-145679">Faible croissance des superficies en soya prévues pour 2026 au Canada</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Semer le soya avant le maïs</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/semis-soya-mais-shawn-conley-145746		 </link>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 16:16:52 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Dumont]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[maïs]]></category>
		<category><![CDATA[semis]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Du 25 avril au 10 mai, on donne la priorité aux semis de soya. C’est ce que recommande le chercheur américain Shawn Conley à ceux qui veulent maximiser leurs rendements. Il a prononcé une conférence lors de la dernière édition du Rendez-vous végétal à Saint-Hyacinthe.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Du 25 avril au 10 mai, on donne la priorité aux semis de soya. C’est ce que recommande le chercheur américain Shawn Conley à ceux qui veulent maximiser leurs rendements. Il a prononcé une conférence lors de la dernière édition du <a href="https://rv-vegetal.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rendez-vous végétal</a> le 17 février 2026 à Saint-Hyacinthe.</p>



<p>De toutes les pratiques agronomiques à la portée des producteurs de soya, c’est semer tôt qui a le plus d’impact sur les rendements, a déclaré Shawn Conley.</p>



<p>Le professeur et chercheur spécialiste des petits grains à l’Université Wisconsin-Madison se fonde sur des données collectées dans des milliers de champs du centre nord des États-Unis.&nbsp;</p>



<p>Selon ces données, semer tôt aurait plus d’impact positif sur les rendements que tous les autres éléments de régie au champ, comme l’espacement des rangs, le taux de semis ou l’usage de fongicides foliaires.&nbsp;</p>



<p>Pour chaque semaine de retard à partir du 25&nbsp;avril, on perd 2,8&nbsp;boisseaux à l’acre de rendement, soit 187 kg/ha.&nbsp;</p>



<p>« Nous faisons la promotion de l’idée que les producteurs devraient semer leur soya avant d’avoir mis un seul grain de maïs en terre », affirme celui qui dirige le Badger Crop Network.</p>



<p>En se fondant sur des données de Spooner au Wisconsin, une localité située à une latitude semblable à celle du sud du Québec, Shawn Conley en vient à recommander aux producteurs québécois que leur semis de soya ait la priorité sur ceux du maïs jusqu’au 10&nbsp;mai.&nbsp;</p>



<p>Évidemment, les conditions de sol doivent être adéquates, avec une température minimale de 10&nbsp;degrés.&nbsp;</p>



<p>Selon Shawn Conley, les semences de soya auraient une meilleure résistance aux dommages dus à l’absorption d’eau froide (<em>imbibition chilling</em>) que le maïs. Le soya pourrait tolérer des températures de sol jusqu’à 7&nbsp;degrés C, alors qu’une semence de maïs peut être endommagée dès qu’on tombe sous les 10&nbsp;degrés C.&nbsp;</p>



<p>De plus, les semences de soya seraient vulnérables à de tels dommages que dans les 24&nbsp;premières heures dans le sol, alors que pour le maïs, la période s’étire sur 36&nbsp;heures.&nbsp;</p>



<p>Pour ceux qui veulent planter tôt, Shawn Conley y va de conseils importants :&nbsp;</p>



<p>• Éviter les cultivars connus pour être sensibles au froid.</p>



<p>• Utiliser des lots de semences à germination et à vigueur élevées.</p>



<p>• Ne pas planter de graines à faible teneur initiale en humidité.</p>



<p>• Éviter de planter lorsque des pluies froides ou des températures basses sont prévues dans les 24&nbsp;heures (soya) ou dans les 36&nbsp;heures (maïs).</p>



<p>• Éviter de planter dans des sols saturés.</p>



<p>• Attendre que la température du sol soit constamment supérieure à 10 °C.</p>



<p>• Utiliser des graines exempts de dommages physiques et de maladies.</p>



<p>Les travaux de recherche du Badger Crop Network peuvent être consultés à l&rsquo;adresse suivante: <a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=http%3A%2F%2Fbadgercropnetwork.com%2F&amp;data=05%7C02%7CMarie-Claude.Poulin%40lebulletin.com%7C293b0156aa89435947c508de73d6056b%7C5a6f30998a9543e9a941e2c7022c9f11%7C1%7C0%7C639075560225604671%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=knLUcemmiHcRqMMorwEotkg1iAugIYTaTlpEJKbl5I8%3D&amp;reserved=0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">badgercropnetwork.com</a></p>



<p>Pour consulter d&rsquo;autres articles cultures, <a href="https://www.lebulletin.com/cultures" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/pression-roues-jauge-planteur-semis-140402" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semis : surveillez la pression des roues de jauge du planteur</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/machinerie/precision-planting-semence-semis-145641" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nouveau tube de semis pour augmenter les rendements</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/defi-mais/les-effets-dun-semis-tardif-dans-le-mais-141302" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les effets d&rsquo;un semis tardif dans le maïs</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/defi-mais/impacts-dun-semis-en-mauvaises-conditions-139940" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Impacts d&rsquo;un semis en mauvaises conditions</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/defi-soya/quel-est-le-taux-de-semis-ideal-pour-le-soya-140508" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quel est le taux de semis idéal pour le soya?</a></p>
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		<title>Un élan coupé par la Cour Suprême</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/cour-supreme-tarifs-grains-145659		 </link>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 17:27:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Blé]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Une bonne performance des grains cette semaine a été interrompue par la décision clef de la Cour Suprême des États-Unis concernant les tarifs américains.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les grains ont connu une bonne séquence cette semaine à Chicago. Le blé a même enregistré son niveau le plus élevé depuis juin 2025. Les conditions du blé d&rsquo;automne et les prévisions pour la saison 2026 en sont responsables, tandis que les frictions géopolitiques ont soutenu le soya et le maïs. La tendance a cependant été coupée court par l’annonce vendredi de l’illégalité des tarifs imposés depuis avril dernier par le président américain.</p>



<p>La Cour Suprême a en effet conclu par un jugement majoritaire que les tarifs ne respectaient pas la constitution américaine, le congrès ayant seul le droit d’imposer des tarifs. Le président américain n’a pas tardé à répliquer en invoquant une autre loi et des tarifs de 10% qui ont été haussé à 15% pour l’ensemble des pays. Cette mesure est toutefois temporaire et devra être renouvelée au bout de 150 jours.</p>



<p>La décision vient jeter de l’incertitude sur les accords signés jusqu’à maintenant entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux. Les marchés à Chicago se sont plus attardés sur celui conclu avec la Chine et la perspective d’une nouvelle entente, plusieurs experts s’attendant maintenant à ce que le pays asiatique se montre moins empressé à acheter du soya américain. D&rsquo;autres pays comme l&rsquo;Inde et l&rsquo;Union européenne ont annoncé qu&rsquo;ils interrompaient les ententes conclues.</p>



<p>Les manœuvres américaines près de l’Iran et les menaces envers le régime en place ont par ailleurs soutenu les prix du pétrole et de ses dérivés. Un conflit armé dans la région pourrait en effet avoir d’importantes conséquences sur le flux pétrolier.&nbsp;</p>



<p>Le soya a par conséquent connu bonne une semaine, mais l’appétit des acheteurs ont été refroidi vendredi.</p>



<p>Le maïs a suivi la tendance positive et a connu une rare hausse sur les marchés, surtout que les ventes à l’étranger continuent d’être robustes. Elles se sont élevées à 1,47 millions de tonnes, à l’intérieur de la fourchette des attentes. Il en a été de même pour le soya dont les ventes ont été de 798 000 tonnes.</p>



<p>Le blé a connu une excellente séquence qui l’a élevé à un sommet de plusieurs mois. Le département américain de l’Agriculture (USDA) a dévoilé la semaine dernière ses prévisions d’ensemencement qui annoncent des superficies nettement moindres en blé à 45&nbsp;millions d’acres. Les conditions qui se détériorent aux États-Unis et sur le continent européen pour le blé d&rsquo;automne ont également maintenu les prix de la céréale.</p>



<p>Le boisseau de maïs pour mai a fini vendredi à 4,3975 $US, par rapport à 4,32 $US.</p>



<p>Le boisseau de soya pour mai a clôturé à 11,5325 $US, comparativement à 11,33 $US une semaine plus tôt.</p>



<p>Le boisseau de blé pour mai a terminé à 5,8025 $US, contre 5,49 $US pour la semaine dernière.</p>
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