
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>
	Le Bulletin des agriculteursmauvaises herbes résistantes Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
	<atom:link href="https://www.lebulletin.com/tag/mauvaises-herbes-resistantes/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lebulletin.com/tag/mauvaises-herbes-resistantes</link>
	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 20:13:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.1</generator>

<image>
	<url>https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/01/cropped-icone_inverse-32x32.png</url>
	<title>mauvaises herbes résistantes Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
	<link>https://www.lebulletin.com/tag/mauvaises-herbes-resistantes</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">180262693</site>	<item>
		<title>La multirésistance des mauvaises herbes augmente au Québec</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/la-multiresistance-des-mauvaises-herbes-augmente-au-quebec-139540		 </link>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 17:32:24 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes résistantes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=139540</guid>
				<description><![CDATA[<p>Au-delà de l’augmentation des espèces résistantes aux herbicides, c’est la hausse des résistances multiples qui inquiète les experts.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/la-multiresistance-des-mauvaises-herbes-augmente-au-quebec-139540">La multirésistance des mauvaises herbes augmente au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2011, le MAPAQ mène des tests pour traquer les mauvaises résistantes aux herbicides. Ce qui en ressort après 13 ans et plus de 2000 tests? C’est que la multirésistance d’herbicides augmente, avec plusieurs catégorie de produits maintenant concernés «&nbsp;ce qui va limiter les outils disponibles au niveau des herbicides pour les producteurs agricoles&nbsp;», indique David Miville, agronome-malherbologiste au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP). En 2024, 53% des échantillons analysés faisaient état d’une telle condition.</p>



<p>La situation est probablement sous-estimée, comme le rappelle régulièrement l’équipe du LEDP dans ses rapports, puisque le dépistage dépend des échantillons qui leur sont envoyés. Le laboratoire du Québec est cependant un des endroits qui teste le plus au Canada et aux États-Unis, ajoute l’expert.</p>



<p>Trois mauvaises herbes trônent au palmarès de la multirésistance. La plus répandue est la petite herbe à poux. Elle peut développer rapidement de la résistance aux groupes d’herbicides. En 2024, l’<a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-mauvaise-herbe-resistante-mais-soya-133987" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amarante tuberculée</a> représentait 38% des cas de multirésistance, malgré le fait que son apparition au Québec soit relativement récente. La troisième est la vergerette du Canada, une annuelle d’automne qui privilégie les champs en semis direct. Elle a développé dans les dernières années des résistances aux groupes 2 et 9.</p>



<p>Le MAPAQ n’a pas en main le pourcentage des superficies des terres agricoles affectées par la multirésistance aux herbicides. On sait toutefois que trois régions semblent plus touchées, soit la Montérégie, le Centre-du-Québec, ainsi que Lanaudière-Laurentides. Si les cas semblent moins importants ailleurs, il faut faire attention aux chiffres, mentionne David Miville, puisque peu de tests proviennent des autres régions du Québec. Est-ce par le fait que les grandes cultures y soient moins importantes, ou que les tests soient méconnus? Difficile de répondre à la question, mais cela laisse croire que le portrait actuel n’est pas fidèle à la situation, indique l&rsquo;expert.</p>



<p>Le soya figure largement en tête des cultures où on retrouve le plus de résistance. Le malherbologiste explique que cela vient probablement du fait que la culture est très répandue au Québec, tout en étant plus facile à dépister pendant une période plus grande de croissance, surtout si on la compare au maïs-grain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prévention et prudence</h2>



<p>David Miville déclare qu’environ de 60 à 70 % des échantillons testés par le LEDP s’avèrent positifs à une résistance, comme quoi les doutes des producteurs et des conseillers agricoles sont souvent fondés.</p>



<p>La voie d’entrée des principales mauvaises herbes est connue. On sait maintenant que l’amarante tuberculée a été introduite par une batteuse-moissonneuse achetée aux États-Unis. La machinerie demeure le moyen le plus fréquent d’introduction dans les champs pour la mauvaise herbe. La vergerette du Canada voyage, quant à elle, par le vent et peut se propager sur plusieurs kilomètres. La moutarde des oiseaux est, comme son nom le dit, propagée par la faune ailée.</p>



<p>Plusieurs signaux indiquent qu’une résistance s’est probablement installée, déclare le malherbologiste. Ces signes sont visibles après l&rsquo;application, d&rsquo;où la nécessité de marcher les champs et de faire du dépistage, tels que voir une mauvaises herbe qui n’est pas contrôlée, alors que les autres ont été détruites, une présence aléatoire qui ne semble pas liée à une buse bouchée sur l’applicateur, une différence dans la toxicité dans la plante après l&rsquo;application qui va aller dans tous les spectres, ainsi qu&rsquo;une mauvaise herbe qui ne semble plus être contrôlée avec les herbicides. Si on utilise le même herbicide année après année, une inspection est de mise.</p>



<p>Afin d&rsquo;éviter l&rsquo;entrée de mauvaises herbes dans ses champs, la prévention est le meilleur moyen, plaide David Miville. Il rappelle que les semences de petites herbes à poux peuvent demeurer actives dans le sol pendant 30 ans, une période qui augmente à 50 ans pour le chénopode. Les mesures préventives peuvent s’effectuer sur plusieurs fronts, en commençant par utiliser d’autres groupes d’herbicides, ou bien par la régie avec des rotations plus longues et des cultures de couverture. «&nbsp;En général, la mauvaise herbe s’adapte à la régie. C’est très rare de voir plusieurs mauvaises herbes résistantes dans un même champ. En quatre ans, j’ai vu une fois un champ infecté par quatre mauvaises herbes résistantes&nbsp;», dit le spécialiste.</p>



<p>David Miville recommande également de porter une attention particulière aux moissonneuses-batteuses, au premier tour dans le champ. Cela veut aussi dire de faire attention de ne pas propager les mauvaises herbes par les bottes, les pneus ou les fumiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des tests gratuits</h2>



<p>Si on soupçonne des mauvaises herbes résistantes, on peut envoyer au printemps des échantillons avant l’application d&rsquo;un herbicide, ou une à deux semaines après une application dans un champ. Chaque échantillon testé en coûte 80$ au producteur, mais un même test peut être testé pour différentes résistances. Les tests pour l’amarante tuberculée sont gratuits, une mesure qui a été instaurée afin d’évaluer le mieux possible le problème causé par la mauvaise herbe depuis sa détection au Québec.</p>



<p>Les résultats des tests moléculaires effectués par le LEDP sont disponibles en quelques jours. En saison, il suffit d’envoyer un plant comprenant dix feuilles dans un sac en plastique refermable, de type <em>Ziploc</em>. Le malherbologiste recommande d’envoyer l’échantillon en envoi accéléré et en début de semaine, afin d’éviter qu’il passe la fin de semaine à la poste. </p>



<p>Pour les tests classiques menés par le CÉROM, il faut faire parvenir 1000 graines qui seront testées dans les serres et aspergées afin de vérifier leur résistance. Dans ce cas, les résultats seront connus en mars et avril suivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur le radar de l&rsquo;équipe de malherbologie</h2>



<p>Pour les prochaines années, l’avancée de la multirésistance dans les principales mauvaises herbes sera surveillée, mais l’équipe de malherbologie a aussi dans son radar les mauvaises herbes dans les cultures de pomme de terre et de maïs sucré. «&nbsp;On soupçonne que le chénopode est grandement sous-estimé dans ces cas.&nbsp;»</p>



<p>Les malherbologues auront aussi à l’œil une super mauvaise herbe, l’<a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-de-palmer-en-ontario-la-progression-inquietante-dune-super-mauvaise-herbe-129369" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amarante de Palmer</a>. « Elle est très agressive et très résistante. Elle cause beaucoup de dommages et elle se trouve à la frontière avec les États-Unis. »</p>



<p>En cas de doute, David Miville encourage fortement de faire tester les populations en cause, puisque 70% des cas s’avèrent résistants. « Il vaut mieux prévenir et effectuer une surveillance. »</p>



<p>À lire aussi :</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Trois nouvelles mauvaises herbes résistantes au Québec</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-mauvaises-herbes-resistantes-133002" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’amarante tuberculée, de nouveau en haut de liste des mauvaises résistantes au Québec</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/la-multiresistance-des-mauvaises-herbes-augmente-au-quebec-139540">La multirésistance des mauvaises herbes augmente au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/cultures/la-multiresistance-des-mauvaises-herbes-augmente-au-quebec-139540/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">139540</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Trois nouvelles mauvaises herbes résistantes au Québec</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949		 </link>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 17:07:34 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[amarante tuberculée]]></category>
		<category><![CDATA[Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes résistantes]]></category>
		<category><![CDATA[Montérégie]]></category>
		<category><![CDATA[petite herbe à poux]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=138949</guid>
				<description><![CDATA[<p>L’amarante tuberculée demeure la principale plante détectée dans la province alors que trois autres mauvaises herbes résistantes ont été répertoriées l’an dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949">Trois nouvelles mauvaises herbes résistantes au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Quel est le portrait de la situation quant aux mauvaises herbes résistantes au Québec? Un des constats du plus récent rapport de l&rsquo;équipe de malherbologie du MAPAQ est que la résistance progresse, avec trois nouvelles mauvaises herbes<a href="https://www.agrireseau.net/rap/documents/114801#msdynttrid=L8OrhkjXSe0L8tKRrY6_EIGgcrw_Kek_NRJFXhkFKY4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> figurant au tablea</a>u. Les champs de soya demeurent surreprésentés, sans doute en raison de la prédominance de l’amarante tuberculée résistante parmi les diagnostics.</p>



<p>Le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) a confirmé 153 populations de mauvaises herbes résistantes aux herbicides, dont une majorité (53%) démontrent une résistance multiple.</p>



<p>Les herbicides du groupe 2 sont le plus en cause. Ils ont été retracés dans 51% des populations confirmées. Le groupe 2 regroupe les inhibiteurs de l&rsquo;ALS dont l’imazéthapyr, le chlorimuron-éthyle et le flumetsulame). Le groupe 9, qui inclut le glyphosate, était présent à hauteur de 31%. La résistance multiple concerne les herbicides du groupe 2 dans 81% des cas.</p>



<p>L’amarante tuberculée est responsable de 38% des cas de résistance. Cela représente 59 populations résistantes aux herbicides de 2024, dont 49 présentant de la résistance à de multiples groupes d’herbicides. La petite herbe à poux vient au deuxième rang, avec 22% des cas, suivi de la vergerette du Canada avec 16%.</p>



<p>Les trois nouvelles mauvaises herbes résistantes sont la moutarde des champs (résistante aux herbicides du groupe 5), la sétaire verte (résistante aux herbicides du groupe 1) et le canola multirésistant (aux herbicides des groupes 2 et 9).</p>



<p>Avec sa prévalence de grandes cultures, la Montérégie trône au premier rang parmi les régions les plus affectées en regroupant 60 % de tous les cas de résistance obtenus en 2024. La région du Centre-du-Québec est au second rang avec 21 populations (14 %), suivie des Laurentides avec 20 populations (13 %).</p>



<p>Tel que mentionné plus tôt, la majorité des populations de mauvaises herbes résistantes aux herbicides ont été découvertes dans le soya, soit 68 %, tandis que le maïs-grain représente 15 % des cas.</p>



<p>Avec un nombre réel de population et de répartition largement sous-estimé, l’équipe de malherbologie du LEDP encourage tous les intervenants à soumettre des échantillons à l’analyse pour confirmer ou non une résistance. Dans le cas d’un test négatif du LADP et d’un doute quant à une résistance, d’autres tests peuvent être menés par le Centre de recherche sur les grains (CÉROM).</p>



<p>Par ailleurs, il est indiqué que d’autres tests plus rapides, actuellement en validation, pourraient être disponibles à l’été 2025. Au lieu de la moyenne de 21 jours, les résultats seraient connus en l’espace de quelques jours, selon des informations diffusées au congrès du Réseau québécois de recherche enagriculture durable (RQRAD).</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949">Trois nouvelles mauvaises herbes résistantes au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138949</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Désherbage par projectile mis à l&#8217;essai</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/autres/desherbage-par-projectile-mis-a-lessai-122424		 </link>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 17:58:22 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture et Agroalimentaire Canada]]></category>
		<category><![CDATA[bleuets]]></category>
		<category><![CDATA[haricots]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes résistantes]]></category>
		<category><![CDATA[sablage]]></category>
		<category><![CDATA[vignes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=122424</guid>
				<description><![CDATA[<p>Des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada testent une solution de rechange aux herbicides. Cette technique, appelée désherbage par sablage ou par projectile, a déjà fait ses preuves dans des champs de maïs aux États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/autres/desherbage-par-projectile-mis-a-lessai-122424">Désherbage par projectile mis à l&rsquo;essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>La lutte aux mauvaises herbes, et surtout les mauvaises herbes résistantes aux herbicides, est devenue une préoccupation importante, surtout en cette période où les intrants coûtent de plus en plus cher et les moyens de lutte de plus en plus limités.</p>



<p>Inspirée par une technique mise au point par des chercheurs de l&rsquo;Université du Nebraska pour éliminer les mauvaises herbes touchant les cultures de maïs, une équipe d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a élaboré ses propres essais au pays. Ces derniers s&rsquo;inscrivent dans le cadre du projet des solutions de rechange en matière de lutte antiparasitaire visant à réduire l&rsquo;utilisation des pesticides et des herbicides.</p>



<p>Appelée «&nbsp;désherbage par sablage ou par projectile&nbsp;», cette technique consiste à tirer sur les mauvaises herbes des matériaux naturels tels que du gruau de maïs, de la farine de gluten de maïs et des coquilles de noix. Cette solution de rechange aux herbicides est considérée comme un moyen efficace de tuer les mauvaises herbes ou de les endommager gravement dans les cultures de maïs tout en réduisant les coûts et les répercussions environnementales.</p>



<p>Si elle s’avère efficace, elle pourrait être adoptée d’ici deux ans par les producteurs agricoles du Canada.</p>



<p>Le Centre de recherche et de développement de Harrow, en Ontario, a mis sur pied un projet de deux ans pour quatre cultures à valeur élevée pour lesquelles moins d&rsquo;options d&rsquo;herbicides sont disponibles, soient les haricots secs, les pommes de terre, les vignes et les bleuets. Cinq mauvaises herbes sont également visées. Il s’agit de mauvaises herbes à feuilles larges et de mauvaises herbes non graminées les plus courantes dans chaque culture. Des tests auront lieu au Québec sur des vignes.</p>



<p>Les tests consisteront à projeter, à l&rsquo;aide d&rsquo;une sableuse commerciale reliée à un compresseur d&rsquo;air, des grains de maïs et des coquilles de noix de taille fine et grossière et un mélange des deux matériaux à raison de 480 kilogrammes par hectare, soit quelques grammes par mètre carré. Certains champs seront traités uniquement avec des projectiles, tandis que d&rsquo;autres seront traités avec des projectiles combinés à une quantité réduite d&rsquo;herbicide pour voir si le même contrôle des mauvaises herbes peut être obtenu sans aucun herbicide.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="522" height="392" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/Sableuse-a-air-mauvaises-herbes-patates.jpg" alt="" class="wp-image-122428" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/Sableuse-a-air-mauvaises-herbes-patates.jpg 522w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/10/Sableuse-a-air-mauvaises-herbes-patates-220x165.jpg 220w" sizes="(max-width: 522px) 100vw, 522px" /><figcaption>Source: AAC</figcaption></figure>



<p>D&rsquo;ici 2024, l&rsquo;équipe espère trouver le meilleur matériau pour les projectiles, ainsi que sa taille et son taux d&rsquo;application idéaux, avec un contrôle des mauvaises herbes à plus de 80&nbsp;% sans dommage aux cultures ni perte de rendement importante. Les chercheurs veulent également voir si les abrasifs propulsés par air peuvent réduire l&rsquo;application globale d&rsquo;herbicides dans les pommes de terre, les haricots secs, les vignes et les bleuets.</p>



<p>Afin d&rsquo;appliquer efficacement ces matériaux dans les champs, les chercheurs de l&rsquo;Université du Nebraska ont mis au point un pulvérisateur modifié qui pousse les projectiles avec de l&rsquo;air comprimé par une buse au-dessus et à côté de la culture. Selon les tests, un épandeur d&rsquo;engrais granulaire fonctionnerait aussi bien. Les deux options sont simples à modifier et seraient faciles à mettre en œuvre pour les agriculteurs.</p>



<p>Sans l&rsquo;obligation d&rsquo;enregistrement, les nouveaux matériaux de projectile pourraient être mis à la disposition des agriculteurs après seulement deux ans d&rsquo;essais sur de petites parcelles. Comme les matériaux sont entièrement naturels, les agriculteurs pourraient même les produire eux-mêmes, indique AAC.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/autres/desherbage-par-projectile-mis-a-lessai-122424">Désherbage par projectile mis à l&rsquo;essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/autres/desherbage-par-projectile-mis-a-lessai-122424/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122424</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
