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	Le Bulletin des agriculteursMarché des grains Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2026 21:26:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Marché des grains Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Ensemencements américains et prix des engrais?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128		 </link>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:33:36 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le 31 mars prochain, le département américain de l'agriculture (USDA) présentera les résultats de son sondage auprès des producteurs américains sur leurs intentions d'ensemencements pour cette année. Ce rapport est certainement l'un de ceux les plus importants à surveiller dans une année. Pourquoi?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128">Ensemencements américains et prix des engrais?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 31 mars prochain, le département américain de l&rsquo;agriculture (USDA) présentera les résultats de son sondage auprès des producteurs américains sur leurs intentions d&rsquo;ensemencements pour cette année (<a href="https://esmis.nal.usda.gov/publication/prospective-plantings" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prospective Plantings</a>). Ce rapport est certainement l&rsquo;un de ceux les plus importants à surveiller dans une année. Pourquoi? Essentiellement, les chiffres présentés sont les premiers qui permettent d&rsquo;avoir un aperçu de ce que pourraient être les récoltes américaines, et par ricochet le bilan d&rsquo;offre et demande de grains américains à anticiper pour la prochaine année.</p>



<p>Pour les intéressés, en collaboration avec le <em>Bulletin des agricultures</em>, je présenterai d&rsquo;ailleurs le 2 avril prochain à 9h un webinaire sur les résultats de ce rapport et ce qu&rsquo;ils impliquent pour le marché des grains. Pour en savoir plus et vous inscrire &#8212;> <a href="https://www.lebulletin.com/intentions-de-semis-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Tendances : Intentions de semis 2026</a></p>



<p>Ceci dit, à l&rsquo;approche de ce rapport, j&rsquo;ai reçu quelques appels téléphoniques : « Avec le prix des engrais en forte hausse, spécialement l&rsquo;urée, penses-tu que les producteurs américains vont semer moins de maïs cette année? ».</p>



<p>Avant de creuser pour répondre à cette question, il faut se mettre en contexte. L&rsquo;an dernier, de loin, les producteurs américains ont semé des superficies record de maïs, 98,8 millions d&rsquo;acres, en hausse de +8% par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="399" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-750x399.png" alt="" class="wp-image-146130" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-750x399.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-768x408.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-235x125.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-1536x817.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_planting-2048x1089.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Question rotation de cultures, il est donc logique de dire qu&rsquo;on anticipait déjà depuis un moment un certain recul des ensemencements de maïs américain. Généralement, suivant des années de fortes hausses d&rsquo;ensemencements en maïs, on observe un recul de l&rsquo;ordre de 4% l&rsquo;année suivante.</p>



<p>On prend note ensuite qu&rsquo;avant la guerre en Iran, <a href="https://www.dtnpf.com/agriculture/web/ag/crops/article/2026/03/18/8-retail-fertilizer-prices-higher-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le prix des engrais azotés avaient aussi grimpé de l&rsquo;ordre de 10-15% par rapport à l&rsquo;an dernier</a>. Rien pour inciter non plus à semer davantage de maïs cette année.</p>



<p>Sur la base de ces informations, ça fait un moment que les marchés prévoient donc déjà que les ensemencements américains de maïs afficheront un bon recul de l&rsquo;ordre de près de 5% à autour de 94 millions d&rsquo;acres. Et ceci à l&rsquo;avantage du soya bien entendu. Il est d&rsquo;ailleurs prévu en hausse de 5-6% autour de 85-86 millions d&rsquo;acres.</p>



<p>La vraie question ensuite, c&rsquo;est à savoir si « à cause de la récente hausse plus marquée du prix des engrais », le recul que révèlera l&rsquo;USDA le 31 mars prochain sera plus important que prévu. Ceci pourrait alors bien entendu donner plus de tonus au prix du maïs, et peut-être bien peser un peu sur celui du soya. Sauf que c&rsquo;est difficile à dire…</p>



<p>Dans les faits, depuis le début de la guerre en Iran au début mars dernier,<a href="https://www.dtnpf.com/agriculture/web/ag/crops/article/2026/03/18/8-retail-fertilizer-prices-higher-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> le prix des engrais azotés a grimpé de l&rsquo;ordre d&rsquo;un 6 à 15% additionnel par rapport à l&rsquo;an dernier</a>. On ne peut ignorer non plus que le prix du soya a aussi atteint au même moment un sommet inégalé en près de deux ans à Chicago.</p>



<p>Alors, est-ce qu&rsquo;à cause de ces derniers événements, les ensemencements de maïs seront vraiment beaucoup plus bas que prévus?</p>



<p>Il faut se mettre en perspective et, pour y arriver, je vous joins un graphique. Il met je crois assez bien en relation la variation annuelle des ensemencements américains de maïs et le prix des engrais. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="418" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-750x418.png" alt="" class="wp-image-146129" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-750x418.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-768x428.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-1536x855.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/corn_fertilizer-2048x1140.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Ce qu&rsquo;on constate assez vite en regardant ce graphique, c&rsquo;est que :</p>



<p>1 – Oui, la récente hausse des prix des engrais azotés fait très mal, mais pas encore nécessairement autant que par exemple en 2008 ou encore 2021 et 2022 où l&rsquo;ensemble des prix des engrais (j&rsquo;utilise un index…) a fait bien plus mal.</p>



<p>2 – Même encore là, dans notre pire scénario de 2008, on parle d&rsquo;une baisse annuelle des ensemencements de maïs de plus de 8%. Mais, c&rsquo;est à la suite d&rsquo;une hausse record l&rsquo;année précédente de « +19,4% ».</p>



<p>3 – Sinon, en général, les plus fortes baisses annuelles observées en ensemencements américains de maïs avoisinent -5,0 à -5,1%, et ce, même lorsque le prix des engrais a été très (trop) élevé.</p>



<p>Bref, à regarder ce graphique, même si le prix des engrais azotés a bondi et que le soya s&rsquo;est montré très intéressant dernièrement, à ce stade-ci, ça reste assez hasardeux de dire qu&rsquo;on assistera cette année à une baisse de beaucoup plus que 5,0% des ensemencements américains de maïs. Et pour référence, les marchés prévoient déjà en moyenne un recul de 4,9%…</p>



<p>Mais bien entendu, l&rsquo;USDA a toujours cette capacité à surprendre. Alors qui sait, peut-être bien que le 31 mars prochain, il révèlera que les ensemencements américains de maïs seront en chute libre cette année. Qui sait? Sauf qu&rsquo;historiquement, ce serait étonnant.</p>



<p>On s&rsquo;en reparle jeudi prochain le 2 avril à 9h00 lors de mon webinaire &#8212;> <a href="https://www.lebulletin.com/intentions-de-semis-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Tendances : Intentions de semis 2026</a>.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/ensemencements-americains-et-prix-des-engrais-146128">Ensemencements américains et prix des engrais?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Guerre en Iran, à quoi s&#8217;attendre pour le marché des grains?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781		 </link>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 12:30:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Nous y voilà, une autre guerre importante vient d’éclater entre l’Iran d’un côté, et de l’autre Israël et les États-Unis. Il n’y a aucun doute qu’elle aura directement et surtout, indirectement, une incidence sur le marché des grains. Que peut-on anticiper de ce côté?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781">Guerre en Iran, à quoi s&rsquo;attendre pour le marché des grains?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous y voilà, une autre guerre importante vient d’éclater entre l’Iran d’un côté, et de l’autre Israël et les États-Unis. Je ne fais pas dans le géopolitique. À savoir donc ce que seront en général les conséquences de cette nouvelle guerre, je laisse tout ça aux spécialistes. Par contre, il n’y a aucun doute qu’elle aura directement et surtout, indirectement, une incidence sur le marché des grains. Alors, que peut-on anticiper de ce côté?</p>



<p>On retient tout d’abord qu’en tant que tels, des grains et céréales comme le maïs, le soya ou le blé risquent d’être peu affectés. L’Iran en produit, consomme, importe et exporte de très petits volumes. Rien qui pourrait déséquilibrer la dynamique globale d’offre et demande de ces grains et céréales.</p>



<p>Les effets seront donc surtout indirects.</p>



<p>Avec 20% de la production mondiale en Iran, on parle en premier du prix du pétrole qui s’est déjà enflammé cette semaine, grimpant à son plus haut niveau depuis l’été dernier autour de 75 $US/baril sur le NYMEX. Par ricochet, cette hausse a une incidence positive sur les marchés de l’éthanol et du biodiésel. </p>



<p>À terme, on juge que la demande pour ces biocarburants devrait canaliser une plus grande fermeté que celles pour le maïs et le soya. Dans le cas du soya, avec la trituration qui roule déjà à plein régime aux États-Unis et le nouveau mandat sur le biodiésel qui flotte dans l’air, les effets de cette guerre semblent particulièrement positifs à court terme. Elle ravive l’intérêt des spéculateurs déjà très investi dans le marché du soya à Chicago présentement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="425" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-750x425.png" alt="" class="wp-image-145783" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-750x425.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-768x436.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy-235x133.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/spec_soy.png 841w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Comme je le disais dans mon dernier billet sur ce blogue (<a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le soya mène toujours la charge</a>), il nous fallait un nouveau « coup de gaz » pour briser la résistance autour de 11,70-11,75 $US/bo à Chicago pour espérer allez chercher davantage. Et bien c’est chose faite…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="559" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-750x559.png" alt="" class="wp-image-145782" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-750x559.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-768x573.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-221x165.png 221w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46-1536x1145.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/ZS1_2026-03-03_07-08-46.png 1682w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>D’un point de vue commercial, le fait que les États-Unis aient plongé tête baissée dans cette guerre risque d’avoir en revanche des répercussions sur leurs relations commerciales, particulièrement avec la Chine.</p>



<p>Plus tôt la semaine dernière, le marché du soya avait de nouveau gagné du terrain sur l’annonce d’une rencontre entre M. Trump et M. Xi Jinping à la fin mars, début avril. Sachant toutefois que l’Iran et la Chine sont des alliés économiques, on ne peut s’étonner que déjà la Chine ait manifesté son profond désaccord avec l’agression américaine en Iran.</p>



<p>Est-ce que ceci sera suffisant pour renverser les engagements informels actuels et futurs de la Chine dans des achats de soya américain? Ça reste à voir. Mais chose certaine, ce n’est pas positif à l’approche de la rencontre de ces deux puissances mondiales.</p>



<p>On retient donc que pour le marché des grains, les répercussions sont surtout indirectes, et spéculatives. On spécule que les demandes pour le maïs et le soya seront peut-être meilleures (biocarburants), on spécule que le marché du blé pourrait aussi être un peu affecté, on spécule que la Chine pourrait freiner ses achats de soya, etc.</p>



<p>Dans les faits, ce qu’entraine par contre surtout cette nouvelle guerre pour le moment, c’est plus de volatilité dans les marchés financiers, incluant les prix des grains à Chicago. En ce sens, l’indice VIX a d’ailleurs de nouveau bondi, grimpant pratiquement à son plus haut depuis l’hiver dernier, lorsque M. Trump avait fait l’annonce de ces tarifs tous azimuts. </p>



<p>On doit donc s’attendre à de plus fortes variations des prix des grains, à la hausse comme à la baisse, alors que les spéculateurs tentent de jauger les différentes répercussions que pourrait avoir cette guerre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="417" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-750x417.png" alt="" class="wp-image-145784" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-750x417.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-768x427.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/VIX_Barchart_Interactive_Chart_03_03_2026.png 950w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Impact au Québec</h2>



<p>Concrètement, comment tout ceci se transpose-t-il pour les prix des grains au Québec? Ceci veut dire qu’un matin, vous pourriez effectivement voir par exemple le prix du soya bondir à plus de 590 $CAN/tonne (*à la ferme), et le lendemain, le voir baisser de nouveau sous 560$CAN/tonne. Donc plus d’opportunités possibles à la hausse, mais aussi de risque de s’en mordre les doigts de ne pas avoir vendu lorsque c’était le temps. </p>



<p>Si vous êtes de ceux qui ont pour habitude de vous dire « le prix a monté, je vais attendre qu’il monte encore plus avant de vendre… », la meilleure approche ici est donc de vous fixer plutôt des objectifs de vente clairs, et de les respecter.</p>



<p>&#8212;&#8212;</p>



<p><em>VIX – L’indice VIX est l’un des indicateurs américains les plus connus de la volatilité des marchés financiers. Selon les imprévus, cet indicateur bondit, reflétant la nervosité des marchés (… et des spéculateurs).</em></p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/guerre-en-iran-a-quoi-sattendre-pour-le-marche-des-grains-145781">Guerre en Iran, à quoi s&rsquo;attendre pour le marché des grains?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Le soya mène toujours la charge</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581		 </link>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:56:26 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Deux éléments expliquent le récent comportement du soya. Est-ce que la tendance se maintiendra?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/le-soya-mene-toujours-la-charge-145581">Le soya mène toujours la charge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>On aime ça spéculer! Ce sont les mots qui me viennent en tête lorsque je regarde ce qu’il se passe dans le marché du soya.</p>



<p>Dans son dernier rapport mensuel d’offre et demande (WASDE) publié le mardi 10 février dernier, il n’y a pas eu de gros changements comme c’est généralement le cas pour ce rapport en février. Je note en revanche que la récolte de soya brésilien a encore été rehaussée de 2 millions de tonnes à un record de 178 millions de tonnes. C’est aussi 5 millions de tonnes de plus que ce qui était initialement prévu. Ça commence à faire pas mal de soya qui va inonder le marché dans pas très longtemps tout ça…</p>



<p>Mais bon, comme je disais plus haut, on aime ça spéculer. Alors, on spécule sur quoi? Essentiellement, 2 choses&nbsp;:</p>



<p>1 – On continue de se montrer nerveux par rapport aux conditions météo du côté de l’Amérique du Sud. Rien de nouveau, mais en Argentine ça reste très sec. On attend maintenant avec impatience des précipitations dans les 2 prochaines semaines pour éviter le pire. Sauf que plus au nord, au Brésil, on parle aussi d’excès d’humidité qui «&nbsp;pourrait&nbsp;» affecter les rendements et la qualité du soya récolté.</p>



<p>2 –M. Trump continue de s’amuser avec le marché du soya alors qu’on parle maintenant d’une possible entente d’achats chinois pour 20 millions de tonnes de soya américain. Est-ce que c’est confirmé? Non, pas plus que les 12 millions de tonnes d’engagements annoncé en novembre dernier. Mais est-ce que c’est plausible? Oui ce l’est. Il reste à voir si ce sera vraiment le cas et surtout, quand?</p>



<p>Dans les faits, la Chine importe normalement plus de 20 millions de tonnes de soya américain par année. Dire qu’elle le fera de nouveau n’est donc pas grand-chose. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="419" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-750x419.png" alt="" class="wp-image-145588" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-750x419.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-768x429.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-235x131.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-1536x858.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/china_soy_import_US-1-2048x1144.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Sauf qu’à court terme, avec la récolte brésilienne record de soya qui débute et un prix du soya brésilien compétitif, il n’est pas sûr que des volumes importants d’achats chinois de soya américains auront lieu avant plusieurs mois. En fait, en principe, on devrait plutôt s’attendre à ce qu’ils aient lieu comme à la normale, à partir de la fin de l’été prochain…</p>



<p>Bref, 20 millions de tonnes, c’est tout à fait plausible. Sauf que la Chine pourrait étirer la sauce sur son engagement tout au long du reste de 2026. Concrètement, ceci veut dire qu’il n’y a donc pas nécessairement matière à s’emballer trop vite. Pour ma part, je garde aussi en tête qu’en principe, on s’attend également à une hausse des ensemencements américains de soya cette année. Si ça se confirme, ceci viendra tôt ou tard faire assez facilement contrepoids à ces 20 millions de tonnes annoncées.</p>



<p>En attendant, je vous laisse avec deux graphiques qui donnent à réfléchir. L’un montre que le prix du soya à Chicago approche de nouveau d’un sommet important. Généralement, ça prend un autre « coup de gaz » pour qu’on puisse briser un tel sommet. Et quel sera ce coup de gaz? Pour l’instant, je ne vois rien de mon côté sur le radar. Il faut un imprévu ou encore que les spéculateurs continuent de voir l’avenir en rose pour le soya… Le second graphique montre qu’au Québec, le prix du soya approche aussi de son sommet atteint en novembre dernier. Nous ne sommes donc pas bien loin de la croisée des chemins, ça passe ou ça casse…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="535" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-750x535.png" alt="" class="wp-image-145583" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-750x535.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-768x548.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-231x165.png 231w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08-1536x1096.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/ZS1_2026-02-16_05-31-08.png 1743w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="378" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-750x378.png" alt="" class="wp-image-145584" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-750x378.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-768x387.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-235x119.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-1536x775.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Prix_soya_Qc-2048x1033.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
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		<title>Soya, les dés sont-ils joués?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/soya-marche-grains-145318		 </link>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 13:45:04 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le marché du soya au Québec a été fort intéressant à l’automne dernier, grimpant à plus de 575 $CAN/tonne. Dans les faits, pratiquement chaque année, en début d’hiver, des stress météo du côté de l’Amérique du Sud font grimper le marché du soya à Chicago.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le marché du soya au Québec a été fort intéressant à l’automne dernier, grimpant à plus de 575 $CAN/tonne en moyenne à la ferme en novembre. Il était difficile à ce moment de dire s’il avait le potentiel de faire mieux ou non. Dans les faits, pratiquement chaque année, en début d’hiver, des stress météo du côté de l’Amérique du Sud font grimper le marché du soya à Chicago. Historiquement, même au Québec, le prix du soya a donc tendance à offrir aussi des opportunités intéressantes à l’hiver.</p>



<p>Mais nous y sommes maintenant… c’est le début de l’hiver.</p>



<p>Ça fait un bon moment que la météo est sèche du côté de l’Argentine. Dans les dernières semaines, ce fut autour du sud du Brésil de commencer à manquer d’eau aussi. Et comme toujours, les marchés ont commencé dernièrement à en prendre bonne note, se préoccupant un peu plus que les récoltes sud-américaines de soya ne seront pas au rendez-vous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://grainwiz.com/meteo?region=6-bresil" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img decoding="async" width="750" height="750" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-750x750.gif" alt="" class="wp-image-145319" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-750x750.gif 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-150x150.gif 150w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-768x768.gif 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-165x165.gif 165w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/cmorph_30day_sam_pnorm-50x50.gif 50w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>



<p>À Chicago, le prix du soya a brièvement passé le cap du 10,80 $US/bo la semaine dernière, atteignant son plus haut niveau depuis la mi-décembre dernier. Le prix du soya au Québec a suivi la parade, dépassant un prix moyen de 540 $CAN/tonne à la ferme, à son plus haut depuis le début décembre dernier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://grainwiz.com/contrats/graphiques?type=continuous&amp;ticker=ZS&amp;currency=USD&amp;volumeUnit=bushel&amp;interval=day&amp;chartType=candlestick" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img decoding="async" width="750" height="416" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-750x416.png" alt="" class="wp-image-145320" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-750x416.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-768x426.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42-235x130.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-le-2026-02-01-a-07.32.42.png 1344w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>



<p>Maintenant, est-ce que la météo va continuer de se détériorer en Amérique du Sud pour forcer davantage à la hausse le prix du soya? Si je me fie aux prévisions actuelles, plusieurs régions déjà asséchées risquent de le rester. Mais, légèrement plus au nord, de bonnes précipitations sont attendues.</p>



<p>Mais, je ne suis pas prêt encore à parier sur une détérioration supplémentaire des conditions pour les cultures de soya en état de stress hydriques présentement. On garde en tête aussi que ce sont les régions plus au centre et au nord du Brésil qui produisent la part du lion du soya. Et de ce côté, les conditions restent très favorables.</p>



<p>Donc, possible que le prix du soya grimpe encore un peu. Mais, avons-nous vraiment devant nous une opportunité de le voir bondir de manière beaucoup plus importante? Je me garderais une petite gêne avant de dire que ce soit possible… Surtout que bien franchement, ce que nous vivons présentement avec le stress météo en Amérique du Sud, comme je l’ai déjà écrit plus haut, c’est un peu une histoire qui se répète pratiquement chaque année.</p>



<p>Nous avons également devant nous deux éléments qui ont toujours le potentiel de tirer vers le bas le marché du soya, et qu’il ne faut pas oublier.</p>



<p><strong>1 – Exportations américaines de soya&nbsp;:</strong> Même s’il y avait eu une certaine forme d’entente en novembre dernier entre la Chine et les États-Unis à l’effet qu’elle achèterait pour au moins 12 millions de tonnes de soya américain, dans les faits, nous n’y sommes pas encore tout à fait. En date du 22 janvier dernier, la Chine s’était engagée à hauteur de 9,65 millions de tonnes du soya américain…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="427" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-750x427.png" alt="" class="wp-image-145321" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-750x427.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-768x437.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-235x134.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-1536x875.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/soya_chine-2048x1167.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Le hic, c’est que le prix du soya brésilien est maintenant plus avantageux que celui du soya américain, qu’il commence à être disponible avec le début des récoltes en janvier, et surtout, qu’il devrait d’ici 3-4 semaines inonder le marché.</p>



<p>Alors, est-ce que les États-Unis vont vraiment vendre 12 millions de tonnes à la Chine? Possible, mais ceci reste à voir… Et même si c’est le cas, il faut garder en tête qu’on parle déjà d’un bon recul des exportations américaines de fèves pour cette année (-8 à 43 millions de tonnes). Pour changer la donne, il faudrait plutôt que la Chine annonce qu’elle s’engage à acheter «&nbsp;PLUS&nbsp;» de soya américain que prévu. Mais rien de moins sûr avec M. Trump à la barre des États-Unis avec, au poing, la menace continuelle de nouveaux tarifs.</p>



<p><strong>2 – Ensemencements américains cette année&nbsp;: </strong>Est-ce qu’il se sèmera plus de maïs ou de soya aux États-Unis cette année? Les anticipations actuelles penchent pour un recul du maïs autour de 94-95 millions d’acres après une année record à 98 millions d’acres en 2025. Par ricochet, on prévoit que les ensemencements de soya américain grimperont de 81,1 à 84,5-85 millions d’acres. Le dernier mot reviendra aux USDA qui présentera son rapport sur les intentions d’ensemencements américains à la fin mars.</p>



<p>Sauf qu’il faut reconnaître qu’après une forte hausse des superficies cultivées en maïs en 2025, il fait simplement du sens qu’il y aura plus de soya de semé cette année aux États-Unis.</p>



<p>Si c’est le cas, et que rien ne fait surface du côté des exportations américaines de soya, l’idée d’une plus grosse récolte de soya américain en 2026 ne sera pas une très bonne nouvelle.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8212;-</p>



<p>À la lueur de toutes ces informations, que conclure? À court terme, on ne peut exclure qui soit possible que le prix du soya grimpe «&nbsp;un peu&nbsp;» plus, surtout si la météo stress encore le soya en Amérique du Sud et que les spéculateurs se mettent de la partie. Sauf qu’à moyen/long terme, pour les prochains mois, le contexte pour le soya reste bien ambigu…</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>Et le grand gagnant est&#8230; le canola</title>

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		https://www.lebulletin.com/blogues/canola-chine-prix-marche-grains-145135		 </link>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 14:05:19 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Bonne nouvelle pour le marché du canola. La visite de Mark Carney en Chine a porté fruit. Sans surprise, à la bourse, le marché du canola a profité de l’occasion pour atteindre son plus haut niveau depuis le début décembre dernier, à 651 $CAN/tonne.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Bonne nouvelle pour le marché du canola. La visite de M. Carney en Chine aura porté fruit. (<a href="https://www.lebulletin.com/actualites/canola-chine-pois-accord-commercial-145096" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Canada conclut un accord avec la Chine sur les questions agricoles</a>) Après voir mise en place des tarifs sur l’huile et le tourteau de canola canadien à l’hiver dernier, puis imposé en début d’automne un tarif de 75,8% sur les graines de canola canadien, la Chine serait maintenant disposée à abaisser les droits sur le tourteau et les graines de canola d’ici le 1<sup>er</sup> mars prochain. À savoir si ceux sur l’huile de canola seront aussi revus à la baisse est plus ambigu.</p>



<p>Sans surprise, à la bourse, le marché du canola a profité de l’occasion pour atteindre son plus haut niveau depuis le début décembre dernier, à 651 $CAN/tonne.</p>



<p>Espérons maintenant que la Chine joigne le geste à la parole d’ici mars prochain, car le marché du canola en a bien besoin.</p>



<p>J’ai eu l’occasion la semaine dernière de présenter une brève analyse du marché du canola pour Producteurs de grains de l’Est du Québec. Ce qui ressort de cette analyse est bien simple :</p>



<p>1 – L’offre (disponibilité) de canola au Canada est présentement prévue à un sommet inégalé depuis la récolte 2017, avec 68 jours de réserve. Pour fin de référence, les producteurs des Prairies ont bel et bien réduit leurs superficies ensemencées l’an dernier, mais les rendements ont été excellents. La récolte canadienne de canola a donc grimpé de +3 à un record de 22 millions de tonnes. Ça fait beaucoup de canola à digérer tout ça…</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-750x422.png" alt="" class="wp-image-145136" style="width:840px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/canola_jours.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145137" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/recolte-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>2 – La trituration de canola au Canada progresse à un bon rythme, ce qui est positif, un peu comme pour le soya d’ailleurs. Mais avec les droits imposés par la Chine, les exportations de canola canadien accusent beaucoup de retard. Si on <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/71-607-x/2021004/exp-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compile les données de Statistique Canada</a>, seulement pour les graines de canola, la Chine a représenté de 30% à près de 70% des volumes exportés par le Canada au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145138" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/crush-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-750x422.png" alt="" class="wp-image-145139" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-750x422.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-768x432.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/export-canola.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Avec une récolte record de canola canadien derrière la cravate, la reprise des achats de canola par la Chine ne m’apparait donc pas optionnelle, mais essentielle.</p>



<p>Par contre, nous vivons dans un contexte de marché très volatil avec beaucoup d’incertitudes dans l’air. Les tensions géopolitiques et commerciales sont vives. Il m’apparaît donc très difficile de dire que même s’il y a une lueur d’espoir pour le marché du canola, il n’y aura pas une balle du champ gauche qui lui donnera du plomb dans l’aile. En ce sens, comme j’en ai fait mention lors de ma conférence cette semaine, tout rallye mérite donc d’être considéré pour des ventes…</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres blogues de Jean-Philippe Boucher, <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici.</a></p>
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		<title>La révolution de l&#8217;IA dans le marché des grains?</title>

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		https://www.lebulletin.com/marche-des-grains/la-revolution-de-lia-dans-le-marche-des-grains-144905		 </link>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 15:28:26 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>J’ai commencé à écrire sur les marchés en 2003. À l’époque, je sortais de l’université avec ma maîtrise en poche et j’avais été embauché par SynAgri Rive-Nord comme assistant-directeur. C’est là qu’on m’a demandé de m’occuper du commerce de grains. Je n’avais aucune connaissance de ça. J’avais un écran bleu satellite DTN pour suivre les [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains/la-revolution-de-lia-dans-le-marche-des-grains-144905">Lire la suite</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>J’ai commencé à écrire sur les marchés en 2003. À l’époque, je sortais de l’université avec ma maîtrise en poche et j’avais été embauché par SynAgri Rive-Nord comme assistant-directeur. C’est là qu’on m’a demandé de m’occuper du commerce de grains. Je n’avais aucune connaissance de ça. J’avais un écran bleu satellite DTN pour suivre les prix à la bourse, et quelques abonnements à des magazines et journaux sur les marchés des grains pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. À cette époque, je préparais un résumé à l’équipe de vente pour qu’ils puissent en parler aux producteurs, et nous contacter pour vendre leurs récoltes. Les choses ont évolué de manière incroyable depuis.</p>



<p>On peut dire que l’Internet à la campagne a vraiment pris place à partir de 2004-2005 pour être accessible de manière généralisée à la fin des années 2000. Pour le marché des grains, l’accès à de l’information sur les prix à la bourse et les marchés était par contre encore relativement limité autour de 2010. Il y avait quelques sites Web, surtout anglophones.</p>



<p>À l’exception du fameux BlackBerry (début 2000), les téléphones intelligents ont eux vraiment fait leur entrée avec l’arrivée du premier iPhone en 2007 qui a eu l’effet d’une petite révolution. Je me rappelle avoir acheté le mien à l’automne 2009. C’était incroyable. On pouvait naviguer sur Internet et recevoir nos courriels en tout temps. Mais il y avait plus avec l’introduction des applications mobiles. Elles permettaient de télécharger et d’utiliser des «&nbsp;outils&nbsp;» adaptés aux téléphones intelligents, parfois inutiles, mais souvent aussi très pratiques. Ça va de la simple lampe de poche, de la loupe, de la calculatrice à des applications plus élaborées comme la météo ou encore des outils agricoles plus spécifiques.</p>



<p>À partir du début des années 2010, le combo Internet et téléphone intelligent a ainsi créé une petite révolution pour le suivi du marché des grains. Avec ses courriels et un accès au Web dans ses poches, il a été rendu possible de s’informer et de rester à jour facilement sur les marchés et les prix des grains en tout temps. Les sites Internet qui offrent de l’information sur les marchés ont passablement augmenté depuis.</p>



<p>Le développement des «&nbsp;réseaux sociaux&nbsp;» avec Twitter, Facebook, etc. et la facilité d’accès aux messages textes (SMS) ont ajouté à l’équation une autre dimension intéressante. Non seulement on peut aujourd’hui s’informer sur les marchés et les prix des grains rapidement, mais on peut aussi plus facilement que jamais en parler avec qui on veut. Que ce soit en textant à un négociant pour s’informer des prix et de la situation, en participant à des groupes de discussion, ou encore en suivant des individus/spécialistes sur par exemple Twitter (aujourd’hui X) ou des pages sur Facebook.</p>



<p>Bref, avec l’Internet, les téléphones intelligents et les réseaux sociaux, nous nous retrouvons aujourd’hui à des miles du contexte du début des années 2000. Ça me semble bien loin l’époque où, assis sur ma chaise, je regardais un écran bleu pour suivre par satellite les prix de la bourse. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’information déborde de tous côtés et est plus accessible que jamais. Et c’est très positif. L’accès à l’information, c’est la base pour prendre de bonnes décisions.</p>



<p>La toute dernière révolution en marche maintenant, c’est l’Intelligence artificielle (IA). Et bien que l’IA soit accessible au grand public depuis un moment, 2025 a marqué un tournant selon moi. Pratiquement tout le monde peut aujourd’hui consulter facilement et rapidement de l’IA avec Chat GPT, Gemini, Grok, Copilot, Claude, Meta AI et j’en passe. Pour le marché des grains, c’est une autre révolution importante.</p>



<p>On peut déjà depuis un moment suivre les prix des grains et lire de l’information sur les marchés en quelques clics. Mais comme je l’ai écrit plus tôt, nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’information déborde. Pas toujours facile avec ce trop-plein de s’y retrouver, et encore moins de se faire une tête pour prendre de bonnes décisions. C’est là que l’IA peut être intéressante. Je ne sais pas si vous avez déjà fait l’exercice, mais je l’ai fait avec le maïs. J’ai posé la question à ChatGPT : « Alors, je vends mon maïs ou j’attends?</p>



<p>Voici sa réponse&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="406" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.22.07-750x406.png" alt="" class="wp-image-144906" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.22.07-750x406.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.22.07-768x416.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.22.07-235x127.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.22.07.png 894w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Je ne vous ai pas fourni toute ma conversation avec ChatGPT, puisque mon échange avec lui est assez long. Mais <a href="https://mcusercontent.com/49ea92f270e78eb05975acedc/files/646e02e6-c242-9a1a-5ce4-377fd4d1bcbe/Decision_vente_mais_2025_Quebec.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vous pouvez le télécharger ici si vous voulez</a>.</p>



<p>Maintenant, ce que j’en pense? Bien franchement, c’est assez incroyable. À lire sa réponse, je peux prendre ma retraite comme chroniqueur des marchés? C’est très complet et ma foi, je suis impressionné par le niveau de détails sur certains points qu’il a abordés pour en arriver à sa recommandation. Il a évalué la « base », propose des pourcentages de ventes à atteindre, analyse le contexte global du marché du maïs, etc. Bref, c’est quand même très complet, assez pour me convaincre qu’on devrait effectivement vendre du maïs maintenant.</p>



<p>Mais je crois qu’il faut faire quand même attention pour l’instant avant de plonger tête baissée dans l’utilisation d’un IA comme ChatGPT pour la mise en marché de ses grains. J’ai utilisé ChatGPT au quotidien au cours de la dernière année pour réaliser plusieurs tâches comme par exemple réparer par étapes mon vieux Honda Rancher (changer un <em>bearing</em>), rechercher des données des grains au Canada, optimiser du code VBA dans mes fichiers Excel, etc. Mon constat, plus la tâche demandée est complexe, plus ChatGPT fait des erreurs ou oublie des informations importantes. Mais là n’est pas le vrai problème.</p>



<p>Le vrai problème, c’est qu’il peut fournir une réponse ou faire une recommandation qui apparaît très structurée, complète et solide, et on y croit. Par exemple, comme nous l’avons vu avec sa réponse pour la vente de notre maïs, sa réponse est très étoffée et convaincante. À la lire, j’ai le goût de vendre du maïs «&nbsp;maintenant&nbsp;». Par contre, cette réponse ne prend pas en compte la mauvaise récolte de maïs que nous avons eu cette année. ChatGPT juge aussi que la base du maïs est «&nbsp;parfaite&nbsp;». C’est tout à fait vrai si on compare à ce que nous avons normalement comme base en décembre. Mais ceci ne considère pas que cette base est généralement plus élevée à partir du printemps et de l’été.</p>



<p>Loin de moi l’idée de discréditer ici ChatGPT. À l’usage, jusqu’ici, mon expérience me dit surtout qu’il faut mettre au défi l’IA et non s’en tenir à ses premières réponses rapides et très convaincantes. Il faut lui fournir plus d’informations, le mettre au maximum dans le bon contexte et ne jamais s’en tenir à ses premières réponses. Dans le cas qui nous concerne, j’ai fourni quelques informations supplémentaires à ChatGPT. Voici la réponse&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="360" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.23.04-750x360.png" alt="" class="wp-image-144907" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.23.04-750x360.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.23.04-768x369.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.23.04-235x113.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-le-2025-12-29-a-10.23.04.png 1097w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Voici aussi <a href="https://mcusercontent.com/49ea92f270e78eb05975acedc/files/7e392209-c6fc-865e-29be-fc25e0bcba14/Decision_vente_mais_2025_Quebec_2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la réponse complète que m’a donné ChatGPT avec les nouvelles informations que je lui ai transmises</a>. C’est quand même bien différent de la réponse initiale, plus détaillée et plus complet. Mais je suis sûr que si je lui fournis encore plus d’informations, comme par exemple mon coût de production, sa réponse sera encore bien différente.</p>



<p>Bref, ce qu’on retient surtout ici avec mon exemple, c’est que pour l’instant, non l’IA n’est pas encore une solution «&nbsp;fiable&nbsp;» à 100% pour la mise en marché des grains. J’ai fait le test, et ce n’est pas le cas non plus pour suivre les marchés. Si je lui demande par exemple ce qui se passe présentement dans le marché du maïs, sa réponse est excellente. Plusieurs points importants sont abordés et il fait un bon résumé. Je lui donne une note de 7 sur 10. Mais mon expérience me permet de voir rapidement qu’il n’a pas tout couvert et qu’il n’aborde pas nécessairement certains points critiques importants.</p>



<p>Après l’arrivée d’Internet, des téléphones intelligents, des réseaux sociaux, c’est maintenant la révolution de l’IA qui est en marche. Elle devrait profondément changer la manière dont on travaille et on prend nos décisions. Et je suis certain que cette révolution va se poursuivre dans les prochaines années. Je suis convaincu aussi que tôt ou tard, cet outil va offrir des solutions beaucoup plus complètes et adaptées pour suivre le marché des grains et mettre en marché ses récoltes. Mais en attendant, je ne crois pas que ce soit une bonne idée que les analystes et conseillers en mise en marché des grains aillent faire la file d’attente au chômage. Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant que les producteurs puissent compter à 100% sur l’IA pour suivre les marchés et vendre leurs récoltes. &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains/la-revolution-de-lia-dans-le-marche-des-grains-144905">La révolution de l&rsquo;IA dans le marché des grains?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Que se passera-t-il avec le prix du maïs cette année?</title>

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		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 14:03:25 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Bien que ce ne soit une surprise pour personne, le couperet est tombé. Non, cette année, la récolte de maïs n’a pas été au rendez-vous au Québec. À la fin août dernier, la Tournée des Grandes Cultures en était arrivée à une estimation de 3,11 MTM (fourchette de 2,9 à 3,3 MTM). Le 4 décembre [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/blogues/que-se-passera-t-il-avec-le-prix-du-mais-cette-annee-144755">Lire la suite</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Bien que ce ne soit une surprise pour personne, le couperet est tombé. Non, cette année, la récolte de maïs n’a pas été au rendez-vous au Québec. À la fin août dernier, la Tournée des Grandes Cultures en était arrivée <a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/904ff7c8-faba-4b95-a876-809fa4437897">à</a><a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/904ff7c8-faba-4b95-a876-809fa4437897" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> une estimation de 3,11 MTM (fourchette de 2,9 à 3,3 MTM)</a>. Le 4 décembre dernier, Statistique Canada a confirmé <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251204/dq251204a-fra.htm">un</a><a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251204/dq251204a-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">e lecture similaire avec une estimation à 2,9 MTM</a>, en baisse de 18 % par rapport à l’an dernier.</p>



<p>Ce résultat se situe dans le bas de la prévision de la Tournée, ce qui s’explique en bonne partie par la baisse des superficies récoltées de -6,1 %, un élément qu’elle n’évalue pas. Lors d’une année normale, on parle plutôt d’un écart de l’ordre de -0,5 à -1,0 % entre les superficies semées et récoltées.</p>



<p>Bref, la récolte n’a pas été bonne cette année au Québec. Cela nous amène à nous interroger sur ce que devrait faire le prix du maïs dans les prochains mois.</p>



<p>A priori, la réponse à cette question apparaît simple. Moins de maïs devrait concorder avec de meilleurs prix. Présentement, nous sommes autour de 270–280 $/tonne. Et <a href="https://grainwiz.com/contrats/graphiques?type=continuous&amp;ticker=ZC&amp;currency=USD&amp;volumeUnit=bushel&amp;interval=day&amp;chartType=candlestick" target="_blank" rel="noreferrer noopener">si l’on se fie à la tendance « normale » de son comportement</a>, surtout avec une mauvaise récolte derrière la cravate, on peut facilement conclure qu’il devrait tôt ou tard grimper à plus de 300–320 $CAN/tonne. Mais est-ce que ce sera le cas? Est-ce que ce pourrait être beaucoup plus? Rien n’est moins sûr.</p>



<p>Curieux, j’ai plongé dans le bilan de l’offre et de la demande de maïs au Québec depuis l’an 2000. À partir de ces données, j’ai extrait les années de mauvaises récoltes similaires à celle de cette année, avec des baisses annuelles de production autour de 20 %.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="249" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-750x249.png" alt="" class="wp-image-144756" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-750x249.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-768x255.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-235x78.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D.png 776w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Ensuite, j’ai compilé le prix du maïs au Québec par mois, en m’attardant au comportement de la valeur de la base*. En principe, considérant ces mauvaises récoltes, je m’attendais à ce qu’elle soit plus forte. Ça semble d’ailleurs être le cas… dans une certaine mesure. Si vous jetez un coup d’œil au graphique ci-joint, par rapport à la normale, on observe une base qui est de 0,10 à 0,20 $US/bo. plus élevée que la moyenne. Donc oui, de manière générale, le prix du maïs est un peu plus cher lorsque la récolte est mauvaise au Québec.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="443" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-750x443.png" alt="" class="wp-image-144757" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-750x443.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-768x453.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-235x139.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-1536x906.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/graph_corn_Qc_basis-2048x1208.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Par contre, la grande question est surtout de savoir si le prix du maïs pourrait être vraiment « beaucoup » plus cher. Est-ce que ça vaut la peine, finalement, d’entreposer en espérant vendre à bien meilleur prix plus tard? Ce n’est pas nécessairement le cas.</p>



<p>On sait qu’en général, c’est à l’été ou au début de l’automne que le prix du maïs est souvent le plus intéressant, alors que le maïs se fait plus rare au Québec. Et avec de mauvaises récoltes, on devrait s’attendre à ce que ce soit davantage le cas, bien entendu. Mais comme le montre le graphique, ce ne l’est pas nécessairement…</p>



<p>En fait, on observe que, par deux fois sur cinq mauvaises récoltes, la valeur de la base a plutôt plongé en fin d’été ou au début de l’automne; le prix du maïs n’a donc pas été vraiment très intéressant, contrairement à ce que l’on aurait pu anticiper compte tenu de la mauvaise récolte.</p>



<p>La réponse à ce phénomène se trouve dans les importations de maïs. Si l’on retourne à notre tableau de bilan de l’offre et de la demande, on constate que, lors des deux années où la base a fondu en fin d’été ou au début de l’automne, les importations de maïs ont bondi au cours de l’année. Autrement dit, les acheteurs de maïs n’ont pas hésité, ces années-là, à sécuriser d’importants volumes afin de ne pas se faire prendre par une forte hausse des prix avant la récolte suivante.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="249" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-750x249.png" alt="" class="wp-image-144758" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-750x249.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-768x255.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle-235x78.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/12/corn_S_D-_cercle.png 776w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Donc cette année, avec notre mauvaise récolte, toute la question sera de savoir s’il y aura ou non de fortes importations de maïs pour combler le manque à gagner. Si c’est le cas, alors on pourrait être déçu de constater que le prix du maïs fait plutôt du surplace. À l’opposé, s’il s’en importe trop peu, alors on peut effectivement envisager que le prix du maïs devienne très intéressant plus tard au cours des prochains mois.</p>



<p>Alors, s’importera-t-il plus de maïs cette année ou non? Les échos indiquent que oui, mais les chiffres ne sont pas encore disponibles pour le confirmer. Cela rend difficile l’évaluation de l’ampleur réelle des volumes de maïs qui seront importés au Québec. Ce qui est certain, cependant, c’est qu’il y aura des opportunités de vendre un peu plus cher dans les prochains mois, comme c’est pratiquement toujours le cas après la récolte. Il ne faut simplement pas « croire » qu’une mauvaise récolte signifie nécessairement des prix beaucoup plus élevés.</p>



<p>&#8212;-</p>



<p>*La “base” représente l’écart entre le prix du maïs sur le marché local et le prix du maïs à la Bourse de Chicago. Elle reflète donc les conditions d’offre et de demande propres au Québec, notamment la disponibilité du maïs, les coûts de transport et les importations. Une base forte indique généralement un marché local plus serré, tandis qu’une base faible traduit un marché bien approvisionné. &nbsp;</p>



<p>Bien que pour la plupart des producteurs, analyser et suivre le prix du maïs en $/tonne fasse plus de sens, dans les faits, pour bien suivre le contexte d’offre et demande du maïs, la base en $US/bo. est plus représentative. Elle exclut la valeur de la bourse et l’effet du taux de change, permettant de mieux comprendre ce qui se passe réellement dans le marché local. C’est pourquoi je l’utilise ici plutôt que de faire référence au prix du maïs lui-même.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/que-se-passera-t-il-avec-le-prix-du-mais-cette-annee-144755">Que se passera-t-il avec le prix du maïs cette année?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Récoltes américaines monstres en vue?</title>

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		https://www.lebulletin.com/blogues/recoltes-americaines-monstres-en-vue-142391		 </link>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 11:59:08 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le département de l’agriculture des États-Unis (USDA) a présenté son rapport mensuel d’offre et demande, le fameux WASDE. Considérant l’excellente saison observée aux États-Unis, l'organisme prévoit des rendements records de maïs et de soya.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>La semaine dernière, le département de l’agriculture des États-Unis (USDA) a présenté son rapport mensuel d’offre et demande, le fameux WASDE. Pour le mois d’août, ce rapport est particulièrement important puisque, basé sur les conditions de la saison, le USDA propose de premières estimations «&nbsp;réelles&nbsp;» de ce que devraient être les rendements américains. Et cette année, ce rapport a créé une petite onde de choc.</p>



<p>Considérant l’excellente saison observée aux États-Unis, le USDA prévoit un rendement record de 188,8 bo/acre (11,85 tonnes/ha). Ceci représente une hausse de 4,3% par au rendement déjà record de l’an dernier, et dépasse les anticipations les plus optimistes des marchés. Mais ce n’est pas tout. Contrairement à ce qu’indiquait le rapport des ensemencements du mois de juin dernier, les superficies ensemencées en maïs seraient aussi de 2 millions d’acres de plus que ce qui était jusqu’ici anticipé.</p>



<p>Donc au net, ce que dit le USDA, c’est que la récolte américaine de maïs à prévoir cette année serait de 1&nbsp;milliard de boisseaux (26 millions de tonnes) de plus que prévu. Ça fait «&nbsp;pas mal&nbsp;» de stock de plus à digérer ça!</p>



<p>Pour le soya, les nouveaux chiffres du USDA sont moins choquants, mais quand même… Comme pour le maïs, en raison des excellentes conditions météo, le rendement est prévu à un record de 53,6 bo/acre (3,6 tonnes/ha). Par contre, les superficies ensemencées ont été réduites de 2,5 millions d’acres à seulement 80,9 millions d’acres. Ceci en fait les plus faibles superficies cultivées en soya aux États-Unis depuis 2019. La récolte prévue de soya a ainsi été abaissée de 43 millions de boisseaux (1,17 MTM) par rapport au mois dernier, un recul également de 74 millions de boisseaux (2 MTM) par rapport à l’an dernier.</p>



<p>Maintenant, comment interpréter tout ça?</p>



<p>Bien entendu, ces chiffres « chocs » n’ont pas manqué de faire réagir à la Bourse de Chicago. Le maïs poursuit à la baisse, effleurant de nouveau ses creux de juillet dernier autour de 3,60 $US/bo (142 $US/tm). À l’opposé, le soya a repris un peu de poil de la bête, de retour à plus de 10,00 $US/bo, gravitant maintenant autour de 10,40 $US/bo (382 $US/tm).</p>



<p>Par contre, il faut faire attention. Dans les faits, le USDA a aussi une propension à être un peu trop optimiste dans ces projections en août. Ci-joint, j’ai compilé les écarts entre les prévisions et résultats finaux présentés par le USDA au cours des 10 dernières années (2014 à 2024) pour les rendements, superficies ensemencées et récoltées, puis estimation de récoltes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya.png"><img decoding="async" width="750" height="462" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya-750x462.png" alt="" class="wp-image-142396" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya-750x462.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya-768x473.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya-235x145.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Previsions-vs-reel_USDA_mais_soya.png 1041w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>



<p>Comme on peut le constater, en général, le USDA surévalue en août à différents degrés. Résultat (dernier carré en bas à droite), en seulement quatre occasions sur 10, le USDA a réajusté plus tard à la hausse ses prévisions de récoltes de maïs et soya depuis 10 ans.</p>



<p>Donc si c’est de nouveau le cas cette année, nous pourrions nous surprendre de constater qu’il y a finalement moins de maïs et de soya américain qui ont été récoltés en 2025. Et avec un peu de chance, avec les prix des grains à leur plus bas en cinq ans, la demande pourrait aussi surprendre en se montrant plus vigoureuse que prévue. Nous nous retrouverions alors avec moins de maïs et de soya de disponible, et plus de demande. Une combinaison qui ne manquerait certainement pas d’aider les prix des grains à reprendre de la vigueur un peu.</p>



<p>Mais il y a quand même un bémol important. On ne peut exclure non plus que le USDA révise encore à la hausse ses projections de récoltes de maïs et soya plus tard dans les prochains mois. Après tout, dit simplement, c’est 40% des années où c’est le cas depuis 10 ans.</p>



<p>Comme toujours, la meilleure approche reste donc de ventiler ses ventes pour les prochains mois de sorte qu’on n’est pas à 100% exposé à des surprises du USDA. Après tout, ce n’est pas la première fois que l’agence américaine crée des ondes de choc comme ce fût le cas avec son rapport mensuel du mois d’août de cette année. Et ce ne sera certainement pas la dernière fois non plus…</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Tournée Grandes Cultures 2025</strong>!</p>



<p>C’est ce mardi, 19 août, que nous nous lancerons aussi dans les champs du Québec pour évaluer ce que devraient être les rendements de maïs et soya cette année. Pour ceux qui veulent participer, il reste quelques places &#8212;-&gt; <a href="http://www.matourneeqc.com">www.matourneeqc.com</a></p>



<p>La présentation des résultats sera ce jeudi 21 août au Domain St-Simon. Question de profiter de l’occasion pour échanger, nous avons aussi organiser un concours de bûcheronnage avec nul autre que Stéphanie Nault, championne mondiale à partir de 13h00.</p>



<p>Les résultats de la Tournée 2025 seront ensuite présentés à 15h30, suivi d’un panel de producteurs qui se sont lancés dans l’aventure de l’agroalimentaire&nbsp;: Stéphane Jodoin de Minoterie 1880 à Varennes (farine), Sylvain Raynault de Calico à St-Paul-de-Joliette (semoule de maïs biologique) et Nick Majeau de Soya Distinction (tofu).</p>



<p>Intéressez? Pour en savoir plus et vous inscrire &#8212;&gt; <a href="http://www.matourneeqc.com">www.matourneeqc.com</a> / La Tournée / Présentation des résultats de la Tournée 2025</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/904ff7c8-faba-4b95-a876-809fa4437897"><img decoding="async" width="750" height="1159" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme-750x1159.png" alt="" class="wp-image-142397" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme-750x1159.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme-768x1187.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme-107x165.png 107w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme-994x1536.png 994w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/08/Devoilement-des-resultats-2025_Programme.png 1250w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure>
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		<title>Plus de maïs québécois d&#8217;exporté cette année?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/plus-de-mais-quebecois-dexporte-cette-annee-141265		 </link>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 11:13:05 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>On m’a demandé si j’anticipais une hausse plus importante du prix du maïs au Québec cette année, étant donné que la demande à l’exportation était plus forte que la normale cette année. C’est une excellente question, mais difficile à répondre. </p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p><br>En janvier dernier, j’ai donné une conférence à Saint-Hyacinthe, pour l’Association des commerçants de grains du Québec. À la fin de cette rencontre, une personne m’a demandé si j’anticipais une hausse plus importante du prix du maïs au Québec cette année, spécialement à partir de la fin de l’été. À l’origine de cette question, on me soulignait que la demande à l’exportation pour notre maïs au Québec était beaucoup plus forte que la normale cette année.</p>



<p>C’est le genre de question que j’aime bien. Mais, elle est très difficile à répondre. Pourquoi? </p>



<p>Au Québec, nous avons accès à très peu de données factuelles sur l’offre et la demande de grains, et encore moins de données très à jour. Essayer de comprendre ce qui se passe dans le marché, c’est donc surtout un jeu de qui dit quoi; des rumeurs qui circulent. On se mouille ensuite le pouce, on le met dans les airs, puis on observe dans quelle direction le vent souffle.</p>



<p>Dans le cas de notre question, nous avons des données sur les exportations québécoises de maïs. Statistique Canada les publie avec un mois de retard. Vous me direz que ce n’est pas si mal. Mais bien franchement, un mois, c’est beaucoup quand on veut comprendre au quotidien ce qui se passe dans le marché. Si on soupçonne qu’il se passe quelque chose, on ne peut pas non plus s’appuyer sur seulement un mois de données. Il peut, par exemple, y avoir de fortes exportations au cours du mois de décembre, mais très peu ensuite en janvier. Bref, il faut observer sur une certaine période de temps. Et, avec un mois de retard pour accéder à des chiffres, ça fait long avant de pouvoir conclure.</p>



<p>Maintenant, avec du recul et quelques mois de chiffres depuis la récolte, est-ce qu’effectivement les exportations de maïs québécois ont été plus fortes cette année? La réponse est oui, en effet. Mais qu’en est-il vraiment?</p>



<p>Je vous joins un résumé des chiffres de Statistique Canada qui parle de lui-même. En un coup d’œil, on peut constater que cette année, au cumulatif, nous serions effectivement en avance de près de 50 000 tonnes <strong>exportées</strong> de plus par rapport à l’an dernier, et de 22 000 à 35 000 tonnes de plus par rapport aux moyennes de cinq et sept ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="542" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Corn_QC_export-1-750x542.png" alt="" class="wp-image-141267" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Corn_QC_export-1-750x542.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Corn_QC_export-1-768x555.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Corn_QC_export-1-228x165.png 228w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Corn_QC_export-1.png 1041w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Sur les sept dernières années où les données sont disponibles, on remarque aussi qu’il y a trois années où les exportations ont été plus marquées : 2017-2018, 2021-2022 et 2022-2023. Autre fait intéressant : pour ces trois années, les récoltes de maïs au Québec ont été bonnes, comme cette année.</p>



<p>Donc, en principe, oui de fortes exportations, mais de bonnes récoltes à écouler aussi. Cela rend plus ambigu le fait de savoir s’il restera ou non beaucoup de maïs en fin d’été, avant les récoltes. Dans le cas qui nous concerne, c’est-à-dire cette année, nous n’avons pas non plus encore d’idée pour savoir si les exportations resteront plus élevées que la normale d’ici l’automne.</p>



<p>Question de me faire une tête, j’ai donc ressorti le comportement du prix du maïs au Québec au cours de ces trois années, en y ajoutant celui de cette année jusqu’ici.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="527" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Prix-du-mais-750x527.png" alt="" class="wp-image-141268" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Prix-du-mais-750x527.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Prix-du-mais-768x540.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Prix-du-mais-235x165.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/Prix-du-mais.png 1041w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Et qu’est-ce qu’on constate? Essentiellement, qu’à partir de l’été, le prix du maïs au Québec est resté stable, MAIS qu’il s’est également raffermi à la fin de l’été.</p>



<p>Pour ceux qui suivent de plus près le marché du maïs, j’ai jeté un coup d’œil, et la « base US » a aussi été plus forte, de 0,50 à plus de 1,00 $US/bo. au cours de ces années, en fin d’été.</p>



<p>En se basant sur ces informations, on peut donc déduire qu’effectivement, le prix du maïs devrait en principe être, cette année aussi, plus soutenu d’ici les récoltes. À savoir ensuite s’il sera « vraiment » beaucoup plus cher reste, par contre, une tout autre histoire. Par exemple, en 2021-2022 et 2022-2023, la hausse de fin d’été a été de 40 à 50 $ la tonne. Mais c’étaient des années exceptionnelles, où le prix du maïs avait atteint des sommets. Si on compare avec une année plus « normale », 2017-2018, le gain de fin de saison avait été beaucoup plus modeste, soit d’environ 5 à 10 $/tonne.</p>



<p>Avec les fortes exportations cette année et cette brève analyse, la seule chose dont nous soyons certains, c’est donc que le prix du maïs au Québec restera, à tout le moins, dans sa fourchette de 265 à 275 $/tonne à la ferme d’ici les récoltes. Ensuite, gagnera-t-il 5 à 10 $/tonne ou retournera-t-il plutôt à plus de 300 $/tonne? À mon avis, le mot reviendra à Mère Nature, qui décidera s’il faut ou non s’inquiéter des récoltes à venir cet automne aux États-Unis et ici, au Québec.</p>



<p>Pour d&rsquo;autres blogues sur le marché des grains, c&rsquo;est <a href="https://www.lebulletin.com/marche-des-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>. </p>



<p>Pour plus d&rsquo;articles sur les cultures et une revue hebdo des marchés c&rsquo;est <a href="https://www.lebulletin.com/cultures" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>. </p>
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		<title>État des cultures, une autre année de soya au Québec?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/blogues/etat-des-cultures-une-autre-annee-de-soya-au-quebec-140848		 </link>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 11:19:50 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Boucher]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Marché des grains]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue marché des grains]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Il n’y en aura pas de facile. Cette année est certainement la plus tardive que nous ayons observée depuis que l’État des cultures a été lancé il y a 6 ans. À l’œil, si je regarde les chiffres compilés (État des cultures 23 mai: Prendre son mal en patience), nous sommes facilement de 2 à [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/blogues/etat-des-cultures-une-autre-annee-de-soya-au-quebec-140848">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Il n’y en aura pas de facile. Cette année est certainement la plus tardive que nous ayons observée depuis que l’État des cultures a été lancé il y a 6 ans. À l’œil, si je regarde les chiffres compilés (<a href="https://www.lebulletin.com/etat-des-cultures/etat-des-cultures-23-mai-prendre-son-mal-en-patience-140727">État des </a><a href="https://www.lebulletin.com/etat-des-cultures/etat-des-cultures-23-mai-prendre-son-mal-en-patience-140727" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cultures</a><a href="https://www.lebulletin.com/etat-des-cultures/etat-des-cultures-23-mai-prendre-son-mal-en-patience-140727"> 23 mai: Prendre son mal en patience</a>), nous sommes facilement de 2 à 3 semaines en retard par rapport à la moyenne des dernières années pour débuter la saison. On va se croiser les doigts que le beau temps arrive rapidement.</p>



<p>En attendant, depuis l’an dernier, nos participants sont invités à nous partager leurs chiffres d’ensemencements. Bien que ce ne soit pas un reflet 100% statistique fiable de ce qui est fait partout au Québec, je trouve ces chiffres intéressants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="208" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.04.13-750x208.png" alt="" class="wp-image-140849" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.04.13-750x208.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.04.13-768x213.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.04.13-235x65.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.04.13.png 1193w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Globalement, si on se fit à ce qui a été partagé, ce serait de nouveau le soya qui serait la culture la plus semée au Québec cette année. Ceci concorde avec <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/250312/dq250312b-fra.htm">les chiffres de Statistique Canada sur les </a><a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/250312/dq250312b-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intentions</a><a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/250312/dq250312b-fra.htm"> d’ensemencements au Canada publié à la mi-mars dernier</a>. Selon ce rapport, les producteurs québécois avaient l’intention de semer 398 800 ha de soya et 354 500 ha de maïs. Si on creuse, ce serait en fait la 5<sup>e</sup> année que le soya serait en première place devant le maïs, puis le blé de printemps.</p>



<p>On sait aussi que la culture de blé d’hiver (… d’automne) continue de gagner en popularité. C’est ce que corroborent les chiffres que nous ont partagés les participants à l’état des cultures où on constate que le blé d’hiver représenterait 10% des superficies semées comparativement à 7% l’an dernier. Le blé de printemps serait lui en légère baisse, à 6% des superficies semées cette année par nos participants contre 7% l&rsquo;an dernier.</p>



<p>Maintenant, avec le retard important qu’on observe dans les ensemencements et la date butoir du 1<sup>er</sup> juin pour pouvoir assurer le maïs, l’idée fait du chemin qu’il pourrait maintenant y avoir un «&nbsp;switch&nbsp;» du maïs vers d’autres cultures. (Le temps commence à presser pour les semis – Céline Normandin, Le Bulletin des agriculteurs) On peut donc sans trop se tromper anticiper qu’il y aura fort probablement un peu plus de soya que prévu au Québec cette année.</p>



<p>Dans tous les cas, espérons seulement que ce sera comme l’an dernier où, après un lent début de saison, le beau par la suite avait permis d’obtenir quand même d’excellents rendements à l’automne. Que j’en prenne un à faire la danse de la pluie…</p>



<p>&#8212;-</p>



<p>Merci à tous les participants à l’état des cultures qui ont pris quelques secondes pour nous indiquer leurs ensemencements de cette année.</p>



<p>J’en profite aussi pour vous inviter à <a href="https://www.matourneeqc.com/general/page/7b06364f-3b94-48fa-90da-55d023a60df8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">participer à l’état des culture</a>s si ce n’est pas déjà le cas. Cette initiative lancée il y a 6 ans se veut un outil pour mieux suivre la situation des principales grandes cultures au Québec tout au long de la saison.</p>



<p>Qu’est-ce qui se passe dans votre coin? C’est beau, moins beau? C’est quoi les défis que vous rencontrez? On partage, on échange et on peut se comparer. Certains participants nous partagent même de superbes photos chaque semaine.</p>



<p>Depuis l’an dernier, nous avons même conçu une page sur le Web avec une carte Web et des données météo que les participants peuvent consulter. Ce ne sont pas les idées qui manquent non plus. Nous avons plusieurs autres idées que nous allons continuer de développer et proposer aux participants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="618" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.16.50-750x618.png" alt="" class="wp-image-140850" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.16.50-750x618.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.16.50-768x632.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.16.50-200x165.png 200w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-le-2025-05-24-a-07.16.50.png 1371w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Mais bref, c’est un bel outil pour tous, et tout le monde est invité à participer, pour autant que vous puissiez bien suivre des champs.</p>



<p>Le sondage ne prend que quelques secondes à compléter et, <strong>important, il n’est pas obligatoire de participer chaque semaine</strong>. C’est selon vos disponibilités, quand vous avez le temps.</p>



<p>Vous voulez en savoir plus? Vous pouvez aller sur la page de l’État des cultures <a href="http://www.matourneeqc.com">www.</a><a href="http://www.matourneeqc.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">matourneeqc</a><a href="http://www.matourneeqc.com">.com</a> ou encore participer dès maintenant en téléchargeant l’application mobile de Grainwiz (<a href="https://apps.apple.com/ca/app/grainwiz/id482481546">App </a><a href="https://apps.apple.com/ca/app/grainwiz/id482481546" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Store</a> ou <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.grainwiz.mobilev1&amp;hl=en_CA">Google </a><a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.grainwiz.mobilev1&amp;hl=en_CA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Play</a>)  et en activant votre compte.</p>



<p>Bonne saison à vous tous!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/blogues/etat-des-cultures-une-autre-annee-de-soya-au-quebec-140848">État des cultures, une autre année de soya au Québec?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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