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	Le Bulletin des agriculteurssols Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 19:49:23 +0000</lastBuildDate>
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	<title>sols Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>La santé des sols, j’en fais mon affaire : Un panel à ne pas manquer!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-jen-fais-mon-affaire-un-panel-a-ne-pas-manquer-138272		 </link>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 16:22:26 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Nicolas Mesly]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conférences du Bulletin]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Venez entendre le parcours, les expériences et les résultats économiques de trois producteurs qui ont misé sur la santé des sols aux Conférences du Bulletin le 15 janvier prochain ! </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-jen-fais-mon-affaire-un-panel-a-ne-pas-manquer-138272">La santé des sols, j’en fais mon affaire : Un panel à ne pas manquer!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>La 25<sup>e</sup> édition des Conférences du Bulletin se tiendra au Salon de l’agriculture à Saint-Hyacinthe sous le thème de la santé des sols le 15 janvier prochain, de 9h à 11h.  </p>



<p>La terre est de loin le capital le plus précieux des agriculteurs. Mais la santé des sols au Québec laisse à désirer — perte alarmante de matière organique, compaction, etc. — selon <a href="https://irda.qc.ca/fr/nouvelles-et-evenements/irda-resultats-etude-etat-sante-sols-agricoles-québec/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une récente étude fouillée</a> de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA).  </p>



<p>Quelles sont les pratiques culturales éprouvées qui permettent d’avoir un sol en meilleure santé et, par le fait même, d’offrir plus de résilience face au dérèglement climatique ? Qui, en effet, ne subit pas aujourd’hui « des coups d’eau » ou des canicules prolongées avec ses incidences sur les rendements des récoltes et la rentabilité de l’entreprise ?&nbsp;</p>



<p><em>Le Bulletin</em> vous convie donc à un panel pour discuter des enjeux de santé des sols, de leur potentiel, et de leur résilience avec trois agriculteurs innovants et une scientifique. Ces trois agriculteurs ont trois cheminements différents avec un parcours d’essais, erreurs, coups gagnants qui nul doute vont susciter questions et réflexion. Il s’agit de : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Éric Lapierre, copropriétaire de la Ferme Duhamel Lapierre Inc, qui exploite une ferme céréalière de 350 ha en Montérégie. La conservation des sols est au cœur de sa stratégie d’affaires depuis 25 ans.&nbsp;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Paul Caplette, qui gère une ferme de grandes cultures, Céréales Bellevue, avec son frère et sa mère en Montérégie Est. Ce dernier partage régulièrement ses nouvelles techniques sur son blogue Profession agriculteur.&nbsp;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Billy Beaudry, copropriétaire avec sa sœur et sa mère d’une entreprise de grandes cultures, Ferme Beauporc à Saint-Valérien-de-Milton. Semis direct, travail réduit du sol, cultures de couvertures et intercalaires sont mis en pratiques dans divers types de sols.&nbsp;</li>
</ul>



<p>Pour parfaire la discussion et les échanges de fond, Marie-Élise Samson, agronome et professeure au département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, nous éclairera de son expertise sur l’agropédologie et le cycle de la matière organique ainsi que la résilience des systèmes agroalimentaires.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="664" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Capture-1-750x664.png" alt="" class="wp-image-138273" style="width:544px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Capture-1-750x664.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Capture-1-768x680.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Capture-1-186x165.png 186w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Capture-1.png 925w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Le panel sera animé par le journaliste, agronome et collaborateur au Bulletin, Nicolas Mesly. Les associations de presse du Canada ont récompensé son travail journalistique à plus de trente reprises. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage « Terres d’asphalte : notre agriculture sous haute pression » paru aux éditions MultiMondes.&nbsp;</p>



<p>Au plaisir de vous y rencontrer ! </p>



<p>Emmanuelle Arès, éditrice, au nom de toute l&rsquo;équipe du <em>Bulletin</em>&nbsp;<br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.lebulletin.com/conferences-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img decoding="async" width="750" height="271" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-750x271.png" alt="" class="wp-image-138277" style="width:252px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-750x271.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-768x278.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-235x85.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-1536x555.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/12/Inscription-2048x740.png 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></figure></div>


<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-jen-fais-mon-affaire-un-panel-a-ne-pas-manquer-138272">La santé des sols, j’en fais mon affaire : Un panel à ne pas manquer!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Des sols résilients à la Ferme de Ste-Victoire</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/des-sols-resilients-a-la-ferme-de-ste-victoire-137194		 </link>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 19:42:43 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Dumont]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Sols d'exception]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>
		<category><![CDATA[sols d&#039;exception]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>À la Ferme de Ste-Victoire, on travaille fort pour rendre les sols moins vulnérables aux épisodes d’extrêmes météorologiques. Rencontre avec Renaud Péloquin pour qui la santé des sols est primordiale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/des-sols-resilients-a-la-ferme-de-ste-victoire-137194">Des sols résilients à la Ferme de Ste-Victoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>À la Ferme de Ste-Victoire, on travaille fort pour rendre les sols moins vulnérables aux épisodes d’extrêmes météorologiques. Rencontre avec Renaud Péloquin, un agriculteur pour qui la gestion de risques, la résilience et la rentabilité sont étroitement liées à la santé des sols. Voyez l&rsquo;entrevue dans la vidéo en bas de page.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Debby</h2>



<p>Le 9 août 2024, la tempête post-tropicale Debby s’est abattue sur le sud du Québec. Sur la Ferme de Ste-Victoire, près de Sorel, 200 mm de pluie sont tombés en 24h. Le lendemain, Renaud Péloquin publiait fièrement des photos de ses champs. Protégés par des cultures de couverture, aucune trace de ruissellement n’était perceptible.&nbsp;</p>



<p>« Nous sommes des gestionnaires de risques », affirme Renaud Péloquin. Sur une ferme de grandes cultures, les risques sont nombreux : variation des prix des intrants, fluctuations des prix des grains, taux d’intérêt élevés, ravageurs, maladies. Rajoutez à cela les changements climatiques, qui nous réservent de plus en plus de surprises.</p>



<p>Renaud Péloquin exploite cette ferme familiale de 8e génération avec sa sœur Maude et son conjoint Michael Lecours. Pour atténuer les risques financiers, par exemple, ils ont fait le choix de ne pas posséder de moissonneuse-batteuse. Pour une ferme de plus de 500 hectares, c’est un choix audacieux.</p>



<p>« On compare nos chiffres avec ceux de notre club de gestion et tous les ans, on démontre qu’acheter une batteuse, ce n’est pas avantageux », rapporte Renaud, 38 ans, diplômé en agroéconomie de l’Université Laval.</p>



<p>Les risques climatiques doivent être pris au sérieux, croit-il. Selon lui, les épisodes de forte pluie et de sécheresse sont une véritable menace pour la rentabilité des entreprises agricoles. « Nous n’avons pas de pouvoir sur la météo, mais nous pouvons abaisser notre risque en améliorant nos sols. »</p>



<p>Jacques, le père de Renaud et Maude, a été un pionnier du semis direct, une pratique qui a permis d’enrayer les tempêtes de sable qui sévissaient autrefois sur leurs terres et celles des voisins. Depuis dix ans, la ferme mise de plus en plus sur des cultures de couverture à la dérobée, des cultures intercalaires et des bandes riveraines élargies pour rendre la ferme plus résiliente face aux extrêmes climatiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-137212" style="width:751px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-1536x1152.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0404-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">La Ferme de Ste-Victoire comprend aujourd’hui 535 hectares en grandes cultures. En avant-plan, un champ de cultures de couverture implantées après une récolte de blé.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Intercalaires</h2>



<p>Lors de la visite du <em>Bulletin des agriculteurs</em>, fin août, radis fourrager, ray-grass et trèfle rouge couvraient généreusement les entre-rangs dans le maïs. Aucune trace de ruissèlement au sol. Quand Betty a sévi le 9 août, les cultures intercalaires ont fait leur travail. Elles ont retenu le sol en place et grâce à la variété de racines vivantes, ce dernier a été capable d’absorber beaucoup plus d’eau que s’il avait été à nu.</p>



<p>« Ces racines vivantes créent un tampon, explique Renaud. Elles favorisent un meilleur équilibre dans le sol, qui permet aux micro-organismes de mieux travailler. Cet équilibre permet de mieux gérer les coups d’eau ou les sécheresses. »</p>



<p>Bon an mal an, on réussit à implanter des intercalaires sur plus des trois quarts des superficies en maïs (plus de 200 ha). Elles peuvent être semées avec un vieux semoir Case de 15 pieds équipé de rangées de disques, ou avec un sarcleur Innotag de 30 pieds muni de sabots semeurs.&nbsp; « Le temps nous manque pour couvrir toutes nos superficies en maïs, admet Renaud, mais là où je passe le sarcleur, j’économise un passage d’herbicide. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-137216" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-1536x1024.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1748-lores-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Radis fourrager, ray-grass et trèfle rouge entre les rangs de maïs-grain à la fin du mois d’août.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">À la dérobée</h2>



<p>De l’autre côté du chemin de ferme, des cultures de couverture poussent à profusion à la suite d’une récolte de blé d’automne. Féverole, pois fourrager, radis fourrager, trèfle rouge, ray-grass y ont été semés. Un passage de déchaumeuse a réparti les rejets de batteuse, de sorte que du blé y pousse aussi.</p>



<p>En 2025, le maïs-grain profitera amplement d’une belle structure de sol et d’un apport d’azote fourni par les légumineuses de ce mélange d’engrais verts. Cependant, Renaud Péloquin est persuadé que c’est le soya de 2026 qui en profitera le plus. « Depuis deux ans, j’en ai la preuve&nbsp; : mes champs de soya qui donnent le plus de rendement sont ceux qui suivent le maïs qui a été précédé d’un engrais vert qui a poussé d’août à décembre. »</p>



<p>Pour réussir leur blé d’automne, les propriétaires de la Ferme de Ste-Victoire ont compris qu’ils doivent le semer tôt. Ils y arrivent en utilisant des soyas hâtifs récoltés en septembre, suivis immédiatement du semis de blé. Ils pourraient semer à la volée dans le soya, mais puisqu’ils traitent avec un forfaitaire pour les battages, il y a risque de se retrouver avec trop de verdure à la hauteur des gousses les plus basses.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="477" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-750x477.jpg" alt="" class="wp-image-137213" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-750x477.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-768x489.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-235x150.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-1536x978.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-2048x1304.jpg 2048w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/XH2X1673_DXO-1-660x420.jpg 660w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les cultures de couverture, dont les intercalaires, contribuent à rendre les champs plus résilients face aux extrêmes climatiques, fait valoir Renaud Péloquin. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les outils pour réussir</h2>



<p>Pour faire une bonne gestion des risques, il faut se donner tous les outils nécessaires, affirme Renaud Péloquin. Semis direct et travail de sol minimal vont de pair. « Je ne suis pas un puriste, insiste-t-il. Nos étés sont de plus en plus chauds, mais nos printemps restent froids. Nous devons réchauffer le sol. »</p>



<p>Ces outils sont une déchaumeuse, un vibro et même un chisel et une sous-soleuse pour certaines terres qui restent à améliorer. Des cultures sont implantées en semis direct, d’autres à la suite d’un travail de sol superficiel pour gérer des résidus. Aucun travail de sol l’automne, ce qui laisse aux intercalaires et aux engrais verts à la dérobée un maximum de jours de croissance.</p>



<p>La grande variété de types de sols rend inévitable la préparation mécanique du sol au cas par cas. Dans un même champ, il peut y avoir du sable, de la terre noire, un loam argileux et de l’argile St-Ours. De plus, en faisant affaire avec un forfaitaire, on a moins de contrôle sur les dates de récolte et la circulation du <em>grain cart</em>. La compaction créée peut rendre une intervention mécanique nécessaire.</p>



<p>Les équipements d’applications à taux variable ne font pas encore partie du coffre à outils. « On a décidé d’investir d’abord dans la santé de nos sols », justifie Renaud Péloquin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-750x563.jpg" alt="" class="wp-image-137211" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-1536x1152.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/10/DJI_0392-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ce ruisseau est protégé par des bandes riveraines au-delà des distances réglementaires.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Investir à long terme</h2>



<p>Décidément, à la Ferme de Ste-Victoire, c’est dans l’avenir qu’on investit. On n’attend pas que la réglementation se resserre pour élargir les bandes riveraines. Elles font de cinq à dix mètres de largeur. Il y en a sur 9 km, pour un total de 6 hectares transformés en bandes riveraines améliorées. On ne veut tout simplement pas que le sol et les nutriments atteignent les cours d’eau.</p>



<p>Le 9 août dernier, aucun sable ne s’est retrouvé dans le ruisseau qui sépare les champs situés en face des principaux bâtiments de ferme. En tant que jeune agriculteur, Renaud se dit sensible à la pression sociale pour diminuer l’impact des intrants agricoles sur l’environnement. « Protéger les cours d’eau, c’est un <em>must</em>. L’autre grande raison pour élargir les bandes riveraines, c’est qu’on trouve ça tellement beau. Ça amène beaucoup de biodiversité. »&nbsp;</p>



<p>&nbsp;« Ma sœur et moi avons des enfants. Le plus vieux a sept ans et nous pensons déjà au transfert, comme nos parents l’ont fait. On veut léguer une entreprise durable à la neuvième génération. C’est pour ça qu’on investit beaucoup pour améliorer la santé de nos sols et rendre notre ferme plus résiliente. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ferme en bref</h2>



<p><strong>Ferme de Ste-Victoire<br></strong>Située à Sainte-Victoire-de-Sorel, Montérégie-Est<br>Copropriétaires : Renaud Péloquin, Maude Péloquin et Michael Lecours<br>535 hectares en grandes cultures<br>Rotation maïs-grain, soya, blé d’automne et blé de printemps<br>Élevage de veaux de grain</p>


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<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/des-sols-resilients-a-la-ferme-de-ste-victoire-137194">Des sols résilients à la Ferme de Ste-Victoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>La santé des sols au Canada en péril selon un rapport</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-au-canada-en-peril-selon-un-rapport-134104		 </link>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2024 17:23:14 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=134104</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts vient de publier un rapport avec 25 recommandations, mettant en lumière la fragilité des sols agricoles au Canada.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-au-canada-en-peril-selon-un-rapport-134104">La santé des sols au Canada en péril selon un rapport</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Un rapport canadien met de nouveau en lumière la fragilité des sols agricoles au pays, ainsi que la difficulté à freiner leur dégradation face aux nombreuses origines du problème et des intervenants en cause. Le document présente 25 recommandations afin de freiner la dégradation de la situation.</p>



<p>Le <a href="https://sencanada.ca/fr/comites/agfo/44-1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts</a> est à l’origine du rapport, <a href="https://sencanada.ca/fr/info-page/parl-44-1/agfo-terrain-critique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Terrain critique : Pourquoi le sol est essentiel à la santé économique, environnementale, humaine et sociale du Canada</em></a>, dévoilé le 6 juin dernier, qui souligne les difficultés auxquelles font face les sols agricoles et forestiers au Canada. Les causes sont nombreuses et regroupent les changements climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes, la pollution et l’urbanisation.</p>



<p>Les enjeux sont de taille puisqu’ils mettent en cause la sécurité alimentaire, l’environnement et le gagne-pain de millions de personnes, souligne le document. Il existe également un manque de sensibilisation au sujet de la valeur des sols et l’éducation est cruciale pour changer les perceptions entourant l’agriculture au Canada. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sol, un bien national stratégique</h2>



<p>C’est pourquoi le Comité établit comme première recommandation que le gouvernement du Canada désigne le sol comme un bien national stratégique. « Le comité croit fermement que les sols doivent constituer une priorité politique nationale pour contribuer à lutter contre les changements climatiques et à nourrir les générations futures », indique le communiqué de presse sur le dévoilement du rapport.  Les sénateurs enjoignent aussi le gouvernement fédéral à prendre un rôle de chef de file afin de protéger la ressource.</p>



<p>Parmi les <a href="https://sencanada.ca/fr/info-page/parl-44-1/agfo-terrain-critique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">25 recommandations</a>, l’une d’elles consiste à financer une cartographie des sols et l’agrégation des données à l’échelle du pays, afin de regrouper les connaissances sur le sujet, dispersées en ce moment entre différents paliers de gouvernements et de groupes. Les autres mentionnent des modèles d’assurance-récolte favorisant les biens et services écologiques fournis par les producteurs et éleveurs, un marché carbone favorable envers les agriculteurs, et des crédits d’impôts pour ceux qui ont adopté des pratiques innovantes en préservation des sols.</p>



<p>En 2022, les exploitations agricoles primaires couvraient 62,2&nbsp;millions d’hectares, soit 6,2&nbsp;% de la superficie totale du Canada, et ont généré 36,3&nbsp;milliards de dollars du PIB.</p>



<p>Le Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts a entendu 153&nbsp;témoins et a reçu plus de 60&nbsp;mémoires et documents de référence provenant de chercheurs, d’agriculteurs, d’organisations environnementales, d’agro-entreprises et des différents gouvernements.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/la-sante-des-sols-au-canada-en-peril-selon-un-rapport-134104">La santé des sols au Canada en péril selon un rapport</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Sols : pas tous égaux face à la compaction</title>

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		https://www.lebulletin.com/cultures/sols-compaction-126079		 </link>
		<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 17:41:47 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Piette]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[compaction]]></category>
		<category><![CDATA[IRDA]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Les loams et les argiles sont plus sensibles à la compaction profonde que les sables, selon les résultats d’un projet sur l’état de santé des sols agricoles au Québec mené par l’IRDA.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre du projet sur l’état de santé des sols agricoles au Québec, mené par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), on a évalué la compaction profonde dans différents types de sol. Pour ce faire, on a comparé la densité apparente (aussi appelée masse volume apparente) du sol en zone cultivée à celle d’un témoin situé dans une zone non pertubée comme une friche.</p>



<p>On a constaté que par rapport aux témoins, les sols sableux ont une densité apparente plus élevée, donc qu’ils sont compactés en profondeur. Alors que dans les loams et plus encore dans les argiles, l’équipe de recherche n’a pas observé un aussi grand écart de la densité apparente. On pourrait donc conclure de ce constat qu’il y a un problème de compaction profonde plus prononcé dans les sables que dans les autres types de sols.</p>



<p>Sauf que ce n’est pas le cas. Voici pourquoi. «&nbsp;Tout dépend comment on définit la compaction, explique le chercheur en charge du projet, Marc-Olivier Gasser. Si on regarde la porosité totale, qui s’évalue par la densité apparente, on n’a pas constaté de problème dans les argiles. Mais il y a deux types de porosité&nbsp;: la macroporosité et la microporosité. Or, on a observé que les argiles et les loams et dans une moindre mesure les tills ont tendance à présenter une macroporosité inférieure à 10 % en profondeur, qui se traduit par une réduction de l’aération et de la conductivité hydraulique.&nbsp;»</p>



<p>Concrètement, une réduction de l’aération et de la circulation d’eau en profondeur risque d’affecter le développement racinaire. «&nbsp;Les racines auront tendance à se développer en surface plutôt qu’en profondeur&nbsp;», décrit-il, ajoutant que le manque de macroporosité dans les sols de texture lourde ou moyenne a surtout été observée dans les secteurs où l’on produit beaucoup de grains comme la Montérégie et le Centre-du-Québec.</p>



<p>Le chercheur de l’IRDA se dit de plus en plus convaincu que ce sont les propriétés dynamiques du sol, comme la circulation de l’air et de l’eau, qui reflètent le mieux les conditions de développement racinaire en profondeur. «&nbsp;Le problème, c&rsquo;est que ces propriétés sont difficiles et coûteuses à mesurer, alors qu’il est relativement plus facile d’évaluer la densité apparente ou la résistance à la pénétration d’un cône&nbsp;», dit-il.</p>



<p>«&nbsp;Il est important que les gens sur le terrain comprennent bien ces nuances, conclut-il. Une réduction de la macroporosité dans les sols plus lourds peut avoir des conséquences importantes sur la productivité d’un sol. L’examen d’un profil de sol peut cependant révéler la présence d’une couche compacte et son effet sur le développement racinaire des cultures.&nbsp;»</p>
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		<title>Les biosolides dans la mire de Québec</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/les-biosolides-dans-la-mire-de-quebec-125441		 </link>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 18:51:43 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[biosolides]]></category>
		<category><![CDATA[boues usées]]></category>
		<category><![CDATA[contaminant]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[ordre des agronomes du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[québec]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le gouvernement québécois tiendra une consultation publique en vue de revoir le Règlement sur les exploitations agricoles, plus précisément l'utilisation de biosolides, ou boues usées municipales et industrielles. </p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le gouvernement québécois tiendra une consultation publique en vue de revoir le Règlement sur les exploitations agricoles, plus précisément l&rsquo;utilisation de <a href="https://www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/fileadmin/gazette/pdf_encrypte/lois_reglements/2023F/78972.pdf">biosolides,</a> ou boues usées municipales et industrielles. </p>



<p>Les consultations qui s&rsquo;étaleront sur 45 jours permettront d&rsquo;étudier l’interdiction d’épandage de matières résiduelles fertilisantes (MRF) importées. En ce moment, aucune loi n&rsquo;encadre l&rsquo;importation de ces biosolides. Un cadre réglementaire existe déjà et l&rsquo;usage des matières fertilisantes est soumis à certaines balises quant aux molécules permises ou interdites, mais l&rsquo;Ordre des agronomes du Québec (OAQ) avait indiqué en décembre vouloir que la composition des boues usées au Québec soit mieux analysée pour aider au travail des agronomes. </p>



<p>Radio-Canada a révélé l&rsquo;an dernier que plusieurs camions avaient traversé la frontière en provenance des États-Unis pour épandre des boues usées sur les terres agricoles de la province, alors que leur usage est restreint et même interdit dans plusieurs États américains. Les inquiétudes proviennent de PFAS (per- et polyfluoroalkylées), dits <q>contaminants éternels</q>, qui seraient potentiellement cancérigènes.</p>



<p>L&rsquo;OAQ a été contacté afin de réagir à l&rsquo;annonce, mais a toutefois décliné puisque l&rsquo;organisme sera invité à commenter durant la consultation publique.  » Nous analyserons les sections du projet nous concernant afin d’assurer une contribution étoffée en droite ligne avec notre mission de protection du public », a déclaré le porte-parole Francis Khoury, coordonnateur aux affaires publiques.</p>



<p>L&rsquo;OAQ sera d&rsquo;ailleurs amené à commenter d&rsquo;autres sujets, comme des modifications au Code de gestion des pesticides ainsi qu’au Règlement sur les permis et les certificats pour la vente et l’utilisation des pesticides, a ajouté Francis Khoury.</p>



<p>Un message conjoint de l&rsquo;OAQ, de l’Ordre des chimistes et de l’Ordre des médecins vétérinaires soutenaient après la diffusion du reportage qu&rsquo;il y avait <q>urgence de légiférer concernant les contaminants d’intérêt émergent, afin de mieux les répertorier et d’outiller les professionnels</q>. Ils recommandaient aussi à la population et aux entreprises de s’abstenir d&rsquo;avoir recours à ces boues usées.</p>



<p>L&rsquo;Union des producteurs agricoles (UPA) a aussi poussé ses membres à la prudence quant à l&rsquo;utilisation des biosolides.</p>



<p><br><br></p>
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		<title>Cultiver la fertilité</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/cultiver-la-fertilite-121650		 </link>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2022 19:38:56 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Piette]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Sols d'exception]]></category>
		<category><![CDATA[fertilité]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Ses sols, Stéphane Leclerc de la Ferme Édriphaniel de Lotbinière les traite comme il traite ses vaches laitières : il cherche à les maintenir en bonne santé et pleinement productifs. Depuis deux décennies, il cherche sans relâche à accroître leur potentiel.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Une tige métallique à la main, Stéphane Leclerc déambule dans la prairie en zigzaguant. Ici et là, il enfonce la tige dans le sol en y mettant tout son poids. Puis, il la retire et il vérifie quelle profondeur elle a atteinte. Au fil de dizaines de coups de sonde avec son pénétromètre-maison, il a appris ainsi à déceler les zones où le sol montre des signes de compaction.</p>


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<p>Ses sols, ce producteur de Lotbinière les traite comme il traite ses vaches laitières : il cherche à les maintenir en bonne santé et pleinement productifs. Il est associé avec son épouse, Michelle Proulx, et leur fils Olivier sur la Ferme Edriphaniel, qui comprend un troupeau de 150 vaches, un quota de 200 kilogrammes de matières grasses et 350 hectares en culture.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="415" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-750x415.jpg" alt="" class="wp-image-121652" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-750x415.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-768x425.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-235x130.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Copropriété de Stéphane Leclerc, son épouse Michelle Proulx et leur fils Olivier, la Ferme Edriphaniel comprend un troupeau de 150 vaches et 350 hectares en culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1034" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-750x1034.jpg" alt="" class="wp-image-121651" style="width:489px;height:674px" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-750x1034.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-768x1059.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-120x165.jpg 120w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1.jpg 870w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stéphane Leclerc confie que le blé d’automne est une de ses cultures favorites. L’an dernier, il en a tiré un rendement de six tonnes à l’hectare. Cela, sans herbicide, ni fongicide, ni fractionnement de l’azote. « Le début de juin est une période très occupée sur une ferme laitière », explique-t-il.</figcaption></figure>



<p>Stéphane Leclerc est conscient qu’il dispose de terres qui, à la base, possèdent un excellent potentiel : il s’agit pour la plupart de loams argileux. Depuis deux décennies, il n’en a pas moins cherché sans relâche à accroître ce potentiel.</p>



<p>Dès les années 1990, à mesure que son père et lui achètent des terres, ils éliminent les fossés et installent du drainage souterrain. « Une particularité de nos sols, explique Stéphane, c’est qu’il y a une couche d’argile grise imperméable à un mètre de profondeur. Ça donne des sols mouilleux rapidement. On n’a pas le choix de drainer souterrainement. Sinon, ça devient comme un pot de fleur qui n’a pas de trou dans le fond. »</p>



<p>Du nivellement s’ajoute évidemment à ces travaux. « On avait des planches d’un arpent de large, se souvient-il. Aujourd’hui, à certains endroits, on est rendu avec huit arpents de large. » À la même période, ces producteurs prennent un virage innovateur pour l’époque : ils cessent de travailler le sol en automne dans les champs de blé, se limitant à deux coups de vibro le printemps suivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Virage vers le semis direct</strong></h2>



<p>Cependant, à mesure que la ferme prend de l’expansion, la corvée du ramassage de roches s’avère de plus en plus pénible. « On passait un mois par année à en ramasser, se rappelle le producteur. Je me suis dit que ça ne pouvait pas marcher comme ça. Alors, en 2007, on a acheté un semoir à semis direct. Éliminer le ramassage de roches a été ma première motivation pour passer au semis direct ! »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="811" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-750x811.jpg" alt="" class="wp-image-121654" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-750x811.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-768x831.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-153x165.jpg 153w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au fil des ans, l’adoption du travail minimal, puis du semis direct, des cultures de couverture et du fumier composté ont favorisé le développement d’une excellente structure de sol et ont stimulé la vie du sol. Sortir la pelle pour examiner le sol fait partie des habitudes du producteur.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="631" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-750x631.jpg" alt="" class="wp-image-121655" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-750x631.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-768x646.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-196x165.jpg 196w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stéphane Leclerc s’est fabriqué un « pénétromètre-maison » pour vérifier la présence de zones compactées. L’outil n’a rien de scientifique, mais à force de l’utiliser, le producteur a acquis des repères pour évaluer ses sols. Les luzernières de la Ferme Edriphaniel ont livré tout près de 10 tonnes de matière sèche en 2021. « La luzerne dure facilement cinq ans depuis que les sols sont bien structurés », rapporte-t-il.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121656" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Selon Stéphane Leclerc, l’adoption du semis direct en 2007 a constitué une étape déterminante dans l’amélioration de la structure du sol. Ironiquement, il a pris ce virage simplement parce que la corvée de ramassage des roches exigeait trop de temps. Il a constaté que la portance du sol et sa capacité d’évacuer l’eau se sont ensuite améliorées rapidement. Quant aux rendements, ils ont baissé légèrement dans un premier temps pour ensuite revenir à leur niveau initial.</figcaption></figure>



<p>À la suite de l’adoption du semis direct, le producteur constate que ses rendements diminuent un peu, mais ils reviennent rapidement à leur niveau d’avant. Il observe aussi que la structure du sol s’améliore. « Le sol est devenu plus portant et il absorbe l’eau plus rapidement », décrit-il. D’autre part, la teneur du sol en matière organique se met à monter. « On est parti de 2 à 3 %, se rappelle-t-il. On a acheté des terres qui étaient même en bas de 2 % parce qu’elles avaient été surtravaillées. Aujourd’hui, la teneur en matière organique tourne autour de 5 %. »</p>



<p>Toutefois, ces progrès laissent le quinquagénaire sur sa faim. « On a atteint notre cible en ce qui a trait à la structure du sol, confie-t-il. Mais je crois qu’il reste beaucoup à faire du côté de la fertilité. On a longtemps traité le sol comme si c’était un milieu passif, comme s’il fallait lui apporter tous les nutriments requis par la culture sous la forme de fertilisants. Or, j’en suis venu à réaliser que le sol est un milieu qui travaille. »</p>



<p>« J’ai compris depuis quelques années que le sol est comme le système digestif d’un bovin, ajoute-t-il. Tout comme on alimente les micro-organismes du rumen, on veut nourrir les micro-organismes du sol qui, eux, vont se charger de nourrir la plante. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La priorité : améliorer la fertilité du sol</strong></h2>



<p>Stéphane a pris deux mesures pour améliorer la fertilité de ses sols. D’une part, quand l’étable a été construite en 2018, il a décidé de loger les vaches dans une aire sur litière accumulée et compostée. « Le compostage permet de récupérer tout l’azote contenu dans le lisier, explique-t-il. Ce n’est pas pour rien que dans une fosse, le lisier sent l’ammoniac : on perd beaucoup d’azote. Selon une analyse, notre compost contient 99 % d’azote organique. » </p>



<p>La seconde mesure a consisté à introduire le pois fourrager dans la rotation (il est vendu pour la semence). Jusqu’à ce moment-là, on cultivait en rotation maïs, soya de semence et blé et on répétait ce cycle à trois ou quatre reprises avant de convertir le champ en prairie pour cinq ans. « Cette rotation ne me permettait pas de semer des engrais verts dans des conditions favorables, dit ce membre du club Ferti-Conseil Rive-Sud. Le pois offre l’avantage de se récolter tôt, ce qui crée une fenêtre intéressante pour le semis du blé d’automne. Déjà, on voit les rendements augmenter à la suite de l’introduction du compost et du pois. » En 2021, le blé d’automne a livré un rendement de six tonnes à l’hectare. Cela, il faut le préciser, sans fongicide ni herbicide et avec seulement une application d’azote au printemps.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-121657" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une autre décision marquante a été de construire une étable avec litière accumulée et compostée. La litière compostée réduit au minimum la perte d’azote. Elle vient ainsi abaisser les besoins en azote minéral tout en favorisant la vie dans le sol.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="471" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-750x471.jpg" alt="" class="wp-image-121658" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-750x471.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-768x483.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-235x148.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-333x208.jpg 333w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Début de la récolte de blé d’automne. Le champ est prometteur. La paille sera récoltée avec la fourragère et entreposée dans un <em>ag-bag</em>. Elle servira de litière pour les vaches taries et les taures. Elle sera aussi intégrée à l’alimentation des taries. « Un des avantages de cette méthode de récolte est qu’elle évite de générer de la poussière dans l’étable », explique Stéphane Leclerc.</figcaption></figure>



<p>La nouvelle rotation s’amorce donc avec le maïs-grain, qui est suivi du soya, puis du maïs-ensilage. Après la récolte de ce dernier, on procède à un semis de seigle. « L’idée est de semer du pois fourrager le printemps suivant et de couper la tête du seigle après la floraison afin que les tiges de seigle servent de tuteurs au pois fourrager », explique-t-il. Au pois succède un semis hâtif de blé d’automne et après la récolte de ce dernier, on dispose d’une fenêtre confortable pour semer un mélange de féverole, vesce, radis et sarrasin. Ce cycle se répète une deuxième fois avant que le champ ne soit converti en prairie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Introduire une intercalaire</strong></h2>



<p>Cet automne, le producteur met à l’essai une nouvelle technique. Lors du semis du mélange de plantes de couverture, il prévoit intercaler des bandes de trèfle, lesquelles bandes formeront l’entre-rang du maïs grain qui sera semé aux 30 pouces le printemps prochain. « C’est une autre de mes idées de fou, lance Stéphane en se moquant de lui-même. Le trèfle va apporter de l’azote tout en aidant à contrôler les mauvaises herbes. »</p>



<p>C’est la solution que le producteur a imaginée pour implanter une intercalaire dans le maïs. « J’ai déjà essayé le ray-grass à la volée au stade 3-4 feuilles et ça n’a pas bien réussi, rapporte-t-il. Il faudrait le semer au semoir. Et puis, c’est une période très occupée, le début de juin, sur une ferme laitière… »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="433" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-750x433.jpg" alt="" class="wp-image-121659" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-750x433.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-768x443.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-235x136.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le pois fourrager est semé dans un seigle d’automne. Ce dernier est étêté après épiaison et il sert de tuteur pour les plants de pois. L’introduction du pois dans la rotation a ouvert une fenêtre de semis optimale pour le blé d’automne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121660" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tous les fossés ont été enterrés de sorte qu’à certains endroits, les champs atteignent une largeur de huit arpents. Le soya succède au maïs grain dans la rotation. En 2021, son rendement a atteint trois tonnes à l’hectare. Un rendement respectable, dont Stéphane Leclerc n’est néanmoins pas entièrement satisfait.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121661" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Il n’y a pas eu de semis intercalaires jusqu’à maintenant dans le maïs. Stéphane Leclerc effectue un essai cette année en semant du trèfle en bandes après la récolte du blé d’automne en alternance avec un mélange de plantes de couverture. Le trèfle occupera l’entre rang du maïs l’an prochain.</figcaption></figure>



<p>Il faut savoir aussi que, par conviction personnelle, le producteur ne cultive que du maïs non-OGM, ce qui limite ses options. « On emploie les anciens herbicides dans le maïs, précise-t-il. Là, ce qu’on veut essayer, c’est appliquer l’herbicide en bande sur le rang de maïs. »</p>



<p>Modeste de nature, il ne cache pas que ses essais ne sont pas tous fructueux. Ainsi, quand nous lui avons rendu visite en juillet, il avait manqué son coup dans un champ de seigle et de pois fourrager. « Comme il pleuvait souvent, je n’ai pas pu étêter le seigle et il a pris le dessus sur le pois fourrager dans certaines parties du champ », raconte-t-il, un peu déçu.</p>



<p>Si tout fonctionne tel qu’espéré, le producteur espère pouvoir en venir à réduire les doses d’azote minéral dans le maïs. « Actuellement, on applique 50 unités d’azote au démarreur et on revient en post-levée avec 50 autres unités, décrit-il. On compte sur le compost et les engrais verts pour combler le reste des besoins du maïs. »</p>



<p>À long terme, l’objectif de Stéphane est de maintenir une couverture permanente dans tous ses champs. « Je voudrais qu’il y ait toujours des racines vivantes dans le sol, dit-il. Tout reste à explorer dans les cultures pour abaisser les coûts. »</p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Des sols en santé pour passer à travers les années difficiles comme 2020</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/des-sols-en-sante-pour-passer-a-travers-les-annees-difficiles-109009		 </link>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 18:53:53 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[compaction]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Robert]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Selon l'agronome Louis Robert, les années 2019 et 2020 démontrent les faiblesses et les fragilités des sols alors qu’ils sont soumis à des périodes difficiles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/des-sols-en-sante-pour-passer-a-travers-les-annees-difficiles-109009">Des sols en santé pour passer à travers les années difficiles comme 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Nos sols sont-ils de bonne qualité ou mieux encore, sont-ils en santé? La question se pose alors que les champs au Québec sont de plus en plus soumis à des extrêmes météo qui mettent à rude épreuve leur capacité à encaisser les périodes difficiles. Les années 2019 et 2020 en seraient des bons exemples et la variabilité des cultures et des rendements reflèterait des problèmes plus profonds, au sens littéral. La structure du sol serait en effet en cause dans bien des cas. « Durant les années d’extrêmes, c&rsquo;est là où les problèmes ressortent », avance Louis Robert, agronome à la Direction régionale de la Montérégie, secteur Est. Pour lui, une bonne structure de sol est un élément clef de l’adaptation de l’agriculture face aux changements climatiques.</p>
<p>L&rsquo;agronome a abordé la question lors d’un webinaire présenté par le CRAAQ le 29 septembre dernier. Tout comme les humains, fait-il valoir, le sol peut être en bonne ou mauvaise santé, mais pour le savoir, il faut analyser la situation et poser le bon diagnostic.</p>
<p>Plusieurs outils existent pour faire un bilan de santé. L’analyse de sol, l’étude des cartes par Infosols et les cartes pédologiques sont de bons points de départ. Rien ne vaut toutefois une pelle, un couteau de poche et un ruban à mesurer, selon l&rsquo;agronome. La méthode est assez simple et permet de faire des observations précieuses. Il recommande de creuser un trou assez profond (76 cm à 81 cm) et large (61 cm à 76 cm) et de répéter l’opération pour comparer deux endroits différents dans le champ, soit une bonne zone et une moins bonne. Le maniement de la pelle permet d’observer la densité et la structure du sol puisque la variabilité des différentes couches sont de nombreux indices sur son état de santé.</p>
<p>Au moment de creuser, Louis Robert recommande de porter une attention particulière aux mottes de terre. « Un des meilleurs indices, c’est de regarder comment elles se défont. » On recherche une texture grumeleuse avec de petits agrégats composés de matières organiques.</p>
<p><div style="width: 520px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" src="https://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionImages/Regions/Monteregie-Est/Articlesdinteret/SanteSols2.jpg" alt="" width="510" height="383" /><p class="wp-caption-text">La même texture de sol (argileux) et une belle structure grumeleuse. Photo : Louis Robert, MAPAQ</p></div></p>
<p>Les zones grises compactées reflètent un manque d’oxygène et donc l’absence de fer oxydé, tandis que la présence de tunnels de vers de terre indiquent s’ils sont en grand nombre et à quelle distance de la surface. Des racines s&rsquo;étalant à l&rsquo;horizontal ou courtes sont un autre indice de sols compactés, un problème de plus en plus présent, selon l’agronome. « L’air dans le sol est essentiel », fait valoir l’agronome. Les terres en Montérégie montrent d’ailleurs une diminution de la présence d’air qui ne compose plus que 10% de la structure du sol, alors que le niveau idéal est de 25%. Sans aération, les racines étouffent et la vie microbienne est plus rare.</p>
<p>Une structure de sol assez fine, mais pas trop, va permettre aux racines de multiplier leur capacité à aller chercher des nutriments et à résister aux changements climatiques. Louis Robert a comparé les racines de plants de maïs dans 12 fermes montrant des problèmes de compaction. En comparant diverses zones dans le champ, les racines démontraient une différence de 77% dans leur poids.</p>
<p>L&rsquo;agronome ajoute qu&rsquo;il faut aussi savoir utiliser le bon remède. Le drainage doit servir à abaisser le niveau de la nappe d’eau et non pas à assécher la surface. De même, un champ nivelé va peut-être permettre d’écouler les eaux de surface, mais seulement en raison de la pente. Selon des observations au champ, « 85% des eaux de précipitations s’écoulent de manière horizontale, alors que cela devrait être le contraire. Les eaux de surface devraient descendre vers la nappe phréatique. » D’ailleurs, la rapidité d’infiltration de l’eau est de 80% à 90% plus rapide selon la structure du sol.</p>
<p>Mais remettre un sol en santé prend du temps et de la patience. Il faut s’attendre à un délai entre le changement de pratiques et les résultats. La santé des sols est toutefois un enjeu important. « Le profil de sol devrait être la 1<sup>re</sup> étape de tout « plan de relance » d’une entreprise agricole », conclut Louis Robert.</p>
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		<title>Santé des sols: l&#8217;Est du pays recalé</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/sante-des-sols-lest-du-pays-recale-106550		 </link>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 19:00:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[santé des sols]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le Conseil de conservation des sols du Canada a publié son premier bulletin national sur la santé des sols. Dans ce rapport, l&#8217;Est du pays voit son bilan se situer en deçà des résultats obtenus dans l&#8217;Ouest. Les notes sur les sols sont basées sur les changements que les agriculteurs ont effectués au cours des [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/cultures/sante-des-sols-lest-du-pays-recale-106550">Lire la suite</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil de conservation des sols du Canada a <span lang="fr">publié son premier bulletin national sur la santé des sols. Dans ce rapport, l&rsquo;Est du pays voit son bilan se situer en deçà des résultats obtenus dans l&rsquo;Ouest.<br />
</span></p>
<p><span lang="fr">Les notes sur les sols sont basées sur les changements que les agriculteurs ont effectués au cours des cinq à 10 dernières années, les conditions du sol et l&rsquo;amélioration ou non des niveaux de matière organique. « Le bilan n&rsquo;a pas été fait à partir de données brutes, mais depuis mon expérience et mes recherches, ainsi que des rapports et de la sensibilisation fait auprès des agriculteurs et de l&rsquo;industrie. C&rsquo;était une tentative de voir ce qui se passe dans différentes régions du Canada et d&rsquo;essayer de synthétiser ces informations », a déclaré Mario Tenuta, professeur au département des sciences du sol de l&rsquo;Université du Manitoba.</span></p>
<p><span lang="fr">Le bulletin présente des résultats faibles pour l&rsquo;Est du Canada, en se concentrant sur la production en Ontario et au Québec, ainsi qu&rsquo;aux niveaux de la gestion du carbone organique et des nutriments 4R.</span></p>
<p><span lang="fr">Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, les niveaux de matière organique n&rsquo;augmentent pas pour les systèmes agricoles de l&rsquo;Est, comparativement dans l&rsquo;Ouest.</span></p>
<p><span lang="fr">«Certains de ces niveaux sont liés au changement des systèmes de culture, soit par l&rsquo;abandon de certaines céréales et des fourrages pérennes. Cela a entraîné une baisse de la matière organique », selon M. Tenuta.</span></p>
<p><span lang="fr">Cette année marque l&rsquo;année inaugurale du bulletin national sur la santé des sols, publié par le Conseil de conservation des sols du Canada (SCCC), en collaboration avec Tenuta et David Lobb, également professeur de pédologie à l&rsquo;Université du Manitoba.</span></p>
<p><span lang="fr">«J&rsquo;ai divisé l&rsquo;ouest et l&rsquo;est parce que les situations sont assez différentes entre les deux pour divers éléments, comme le climat, les produits agricoles, les systèmes agricoles, les productions et les types de sols», a déclaré M. Tenuta. </span></p>
<p><span lang="fr">Selon le professeur, </span><span lang="fr">la gestion des éléments nutritifs 4R dans l&rsquo;Est a été jugée faible en raison des grandes quantités de maïs cultivées dans l&rsquo;Est du Canada. </span><span lang="fr">«Je lui ai donné un C parce que je pensais que nous pourrions faire un meilleur travail pour la rétention d&rsquo;azote pour réduire les pertes par évaporation de l’ammonium. Les agriculteurs ne gèrent pas les champs ou n&rsquo;utilisent pas des approches agricoles spécifiques aux champs ou aux sites.» </span></p>
<p><span lang="fr">Cependant, les provinces de l&rsquo;Est ont manifesté un grand intérêt pour les cultures de couverture et les cultures intercalaires, ce qui leur a donné une note plus élevée pour les cultures de couverture que dans l&rsquo;Ouest canadien.</span></p>
<p>Le Conseil de conservation des sols du Canada, qui souhaite faire une édition annuelle de ce bulletin, espère qu&rsquo;il agira à sensibiliser les différents acteurs pour la conservation des sols, qu&rsquo;ils soient producteurs ou décideurs politiques.</p>
<p><span lang="fr">La dernière fois que l’état des sols au pays a été analysé, c&rsquo;était dans les années 1980, avec le projet Sols en péril.</span></p>
<p><span lang="fr">«Il existe des preuves solides que la situation en matière de conservation des sols nécessite maintenant des actions concrètes. C&rsquo;est encore plus le cas que dans les années 1980. Le problème, c&rsquo;est que le gouvernement s&rsquo;en est détourné », explique David Lobb, professeur à l&rsquo;Université du Manitoba.</span></p>
<p><span lang="fr">«Je dirais que chaque province et chaque région devrait examiner ce qu’elles font et s’il faut ou non en faire plus», dit M. Lobb. </span><span lang="fr">Il espère que le bilan de santé des sols fera partie de l’initiative du Sénat de réévaluer la santé des sols du Canada par rapport à celle du programme Sols en péril des années 1980. </span><span lang="fr">«Cela devrait, je l&rsquo;espère, fournir des informations pour ce type de discussion. Je ne pense pas que quiconque envisage cela comme un outil par lequel nous pourrions forcer les gouvernements ou les agences à faire «x, y ou z». Mais en diffusant ces informations, cela devrait susciter un bon débat et cela devrait influencer la façon dont les gens prennent des décisions », explique M. Lobb.</span></p>
<p>Texte traduit de Jennifer Glenney, <em>Farmtario</em></p>
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		<title>Steve Kenyon: «Nous avons besoin de construire le sol!»</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/steve-kenyon-nous-avons-besoin-de-construire-le-sol-102313		 </link>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 13:36:17 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[production bovine.]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>
		<category><![CDATA[Vache-veau]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>«Mon travail est de construire le sol», dit Steve Kenyon en guise d’introduction à sa conférence présentée au Congrès du bœuf le 11 octobre dernier à Victoriaville : En parlant du sol&#8230; «Tout vient du sol. Nous avons besoin de construire le sol.» Ce producteur bovin de l’Alberta a donné à son entreprise un nom qui [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/elevage/steve-kenyon-nous-avons-besoin-de-construire-le-sol-102313">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>«Mon travail est de construire le sol», dit Steve Kenyon en guise d’introduction à sa conférence présentée au Congrès du bœuf le 11 octobre dernier à Victoriaville : <em>En parlant du sol&#8230;</em> «Tout vient du sol. Nous avons besoin de construire le sol.»</p>
<p>Ce producteur bovin de l’Alberta a donné à son entreprise un nom qui représente bien sa philosophie : Greener Pastures Ranching. Selon lui, les producteurs bovins ont avantage à favoriser au maximum ce que la nature offre gratuitement. Il en résultera des pâturages plus verts et une production plus profitable.</p>
<p>Ce producteur bouleverse notre vision de la relation soleil, plantes, animaux, sol. «Nous pensons que les plantes viennent du sol, mais nous bâtissons le sol à partir des plantes», dit-il. En créant un sol en santé, nous avons comme résultante des pâturages plus verts produisant plus d’herbe.</p>
<p>Selon lui, il faut donc cultiver le sol et pour cela, il faut nourrir les microorganismes. Ce sont eux qui, à leur tour, favoriseront la croissance des plantes. «85 à 90 des aliments de la plante passent par les microorganisme», dit Steve Kenyon. La majorité des sols est d’origine biologique. Ce n’est pas un problème de fertilité.»</p>
<p>Steve Kenyon considère les organismes vivants du sol comme ses employés. Les vers, les bousiers, les microbes, les protozoaires, les nématodes, les levures, les champignons et algues travaillent tous pour lui. «Une tasse de sol en santé, c’est 6 milliards de microorganismes», dit-il.</p>
<p>Les vers de terre recyclent les bouses et le matériel végétal. Ils ouvrent la voie pour les racines, l’eau, l’air. Les bactéries du sol sont de divers types. Elles décomposent, s’entraident, agissent comme pathogènes et recyclent l’azote et dégradent.</p>
<p>Nous avons cru que pour améliorer la fertilité, il fallait ajouter de l’engrais, alors que la plante est capable d’aller chercher gratuitement ce dont elle a besoin. Il faut juste récolter la lumière du soleil. Ce dernier nous permet de collecter gratuitement le carbone, l’oxygène, l’hydrogène et  l’azote dont les plantes et les microorganismes du sol ont besoin.</p>
<p>«Je n’ai pas acheté d’azote depuis 25 ans, dit-il. La nature nous le donne gratuitement. Vous devez juste savoir comment le capturer.» C’est l’air qui lui fournit et qui est capté par la plante grâce au soleil et au travail des microorganismes du sol. Il ajoute que la fertilisation nuit à la santé du sol en détruisant la vie microbienne. «Votre travail est faire croître le sol à partir des plantes», dit-il.</p>
<p>Légumineuses</p>
<p>Steve Kenyon explique qu’il ne faut pas avoir peur du ballonnement causé par les légumineuses présentes dans les pâturages, mais il faut savoir comment gérer ses pâturages. Lui-même a beaucoup de légumineuses dans ses pâturages.</p>
<p>Chez lui, il change ses vaches de parcelle en après-midi. Elles mangent alors le meilleur. Le lendemain matin, parce qu’elles ont faim, elles mangent les restants qui sont moins riches. L’après-midi, elles changent de parcelle, mais comme elles ont déjà du fourrage dans l’estomac, ça ne crée par de problème. Ça fait plus de 20 ans qu’il nourrit ses vaches avec des pâturages riches en légumineuses et il n’a pas de problème de ballonnement.</p>
<p><div id="attachment_102315" class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1951px;"><img decoding="async" class="size-full wp-image-102315" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2019/10/DSC_0116.jpg" alt="" width="1941" height="3193" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2019/10/DSC_0116.jpg 1941w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2019/10/DSC_0116-768x1263.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2019/10/DSC_0116-750x1234.jpg 750w" sizes="(max-width: 1941px) 100vw, 1941px" /><figcaption class='wp-caption-text'><span>Le producteur bovin Steve Kenyon de l'Alberta défait nos paradigmes au sujet des pâturages.</span>
            <small>
                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>Marie-Josée Parent</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une stratégie ontarienne des sols</title>

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		https://www.lebulletin.com/cultures/etat-des-semis-92703		 </link>
		<pubDate>Tue, 22 May 2018 19:48:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Ontario]]></category>
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		<category><![CDATA[sols]]></category>

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								<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement de l&rsquo;Ontario a présenté sa stratégie en matière des sols s&rsquo;étalant jusqu’en 2030 et qui vise à améliorer l’état des sols. Les groupes agricoles, le gouvernement et l&rsquo;agroentreprise seront concertés et travailleront ensemble dans le cadre de cette politique. Les membres du groupe de travail feront également partie d&rsquo;une structure de «gouvernance», avec des membres de l&rsquo;industrie qui seront responsables de la mise en œuvre de la stratégie sur les sols. Il s’agit d’une première pour l’administration ontarienne qui a déjà présenté des initiatives au cours des années mais pas de politique dédiée à ce sujet.</p>
<p>La stratégie comporte quatre sujets :</p>
<p>Gestion des sols<br />
Ce sujet concerne la variabilité des sols dans la province et la variabilité qui se trouve dans un même champ. Il reconnaît ainsi que les agriculteurs sont les mieux placés pour discuter de la gestion des sols. Les meilleures pratiques de gestion telles que la réduction du travail du sol, le maintient d’une couverture du sol, la diversification de la rotation des cultures, le contrôle de l&rsquo;érosion, la minimisation du compactage et l&rsquo;application d’engrais organiques sont soulignées.</p>
<p>Cartographie du sol et données<br />
La province a commencé à créer des cartes des sols et à les mettre à jour, mais la stratégie reconnaît qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet à long terme pour l&rsquo;ensemble de la province. Des analyses de sol plus poussées sont encouragées, en particulier une surveillance à long terme des niveaux de matière organique. Les nouvelles technologies, telles que l&rsquo;agriculture de précision et la télédétection, pourraient avoir un impact sur la collecte de données sur les sols.</p>
<p>Évaluation et surveillance des sols<br />
La santé des sols ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune surveillance à grande échelle dans l&rsquo;ensemble de la province. Il faudrait un effort à l&rsquo;échelle de l&rsquo;industrie et quelques discussions sur la confidentialité des données afin d’initier un changement.</p>
<p>Connaissance des sols et innovation<br />
Le document sur la stratégie reconnait qu’il y a encore beaucoup à apprendre sur le sol et la complexité de sa biologie. La recherche doit donc continuer à cibler la santé des sols. Les fournisseurs de services doivent aussi évoluer pour fournir des informations selon les besoins des gens concernés, dont les agriculteurs.</p>
<p>Source: Farmtario</p>
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