France : plan d’adaptation pour la viticulture

Paris (France), 25 septembre 2001 – Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Jean Glavany a annoncé mardi des mesures structurelles et conjoncturelles en faveur de la viticulture méridionale lors d’une table ronde réunissant professionnels, élus du Languedoc-Roussillon et représentants du groupe viticole de l’Assemblée nationale.

« Sachez valoriser vos atouts, qui sont nombreux. Je serai avec vous aux côtés de tous ceux qui sont prêts à se battre pour faire en sorte que le Languedoc Roussillon demeure la première région viticole du monde », a déclaré Jean Glavany selon un communiqué du ministère.

Pour ce premier volet du plan d’adaptation de la viticulture française, le ministre de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’une dotation de 115 million de francs (17,5 millions d’euros) sur le budget de l’ONIVINS, destinée accélerer la restructuration des vignobles, à moderniser et renforcer les outils de vinification, ainsi que la puissance commerciale de la filière.

Autre nécessité pour le rétablissement de la situation du marché, l’élimination des excédents qui pèsent sur les prix. C’est pourquoi la France va demander à l’Union européenne la distillation d’un volume compris entre 4 et 5 millions d’hectolitres de vins. Un contingent de distillation de crise sera également utilisé.

Afin de venir en aide aux vignerons les plus touchés, « une enveloppe de 15 millions de francs (2,3 millions d’euros) a été réservée aux jeunes viticulteurs pour assurer la pérennité de leur exploitation ». Quant aux viticulteurs plus âgés, « l’articulation des aides à la pré-retraite et des mesures de l’OCM » sera prochainement étudiée, selon le communiqué du ministère.

Jean Glavany a également précisé que les aides à la restructuration du vignoble à hauteur de 141 millions de francs (21,5 millions d’euros) et de la prime d’orientation agricole à hauteur de 841 millions de francs (128,2 millions d’euros) sont actuellement en cours.

Si toute la viticulture française est concernée par un « retournement brutal de conjoncture », selon le ministère, le Languedoc-Roussillon connaît des difficultés spécifiques en raison de « la place de ce secteur dans son économie et de l’importance des vins de table et de pays dans sa production ».

Source : AP

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