Grève des employés de soutien à la Faculté de médecine vétérinaire

Saint–Hyacinthe (Québec), 2 mars 2003 – Peu importe le fondement légitime d’une grève, aucun motif ne justifie que l’on ne puisse prendre des mesures d’urgence pour prévenir la mort d’animaux qui, dans d’autres circonstances, auraient survécu.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec déplore les circonstances ayant mené à l’euthanasie d’un cheval sain, en attente de chirurgie à la Faculté de médecine vétérinaire, dès la première journée de grève, vendredi dernier.

Le Centre hospitalier universitaire vétérinaire de l’Université de Montréal est le seul hôpital vétérinaire du Québec doté des ressources spécialisées et de l’équipement technologique nécessaires aux chirurgies et aux traitements avancés des grandes espèces animales. En effet, contrairement aux animaux de compagnie qui ont accès à des soins spécialisés dans plusieurs hôpitaux privés du Québec, les bovins et les chevaux ne bénéficient que de cet unique point de services experts.

L’interruption des soins dispensés à la Faculté de médecine vétérinaire peut causer la mort inutile de plusieurs ces animaux.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec n’a pas d’opinion sur les droits des uns et les intérêts des autres dans le conflit de travail qui oppose l’Université de Montréal et ses employés de soutien. Par contre, si les parties ne peuvent s’entendre pour sauver des vies et sauvegarder d’importants acquis sociaux en recherche, le gouvernement du Québec devra agir, sans délai, en décrétant l’imposition de mesures d’urgence pour le Centre hospitalier vétérinaire de l’Université de Montréal.

Les médecins vétérinaires du Québec ne peuvent que dénoncer les conséquences désastreuses et évitables de ce conflit.

Il y a quelques années, le Québec a acquis une réputation internationale peu enviable en matière de bien–être animal, lorsqu’on laissa dépérir, puis finalement mourir, des dauphins à l’Aquarium de Montréal pendant une grève des cols bleus de la Ville de Montréal.

Il ne faudrait pas qu’une situation analogue, indigne d’une société évoluée, se répète. Il faut agir maintenant.

Fondé en 1902, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a pour mission de promouvoir une médecine vétérinaire de qualité pour protéger le public et pour contribuer à l’amélioration de la santé et du bien–être des animaux ainsi qu’au maintien de la santé publique.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal
http://www.medvet.umontreal.ca/

Ordre des médecins vétérinaires (OMVQ)
http://www.omvq.qc.ca/

Commentaires