“La Politique agricole commune est attaquée à tort”, estime Dominique Bussereau

Paris (France), 10 août 2005 – « La Politique agricole commune (PAC) est attaquée à tort », affirme le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau, pour qui la politique européenne en matière agricole ne pourra être modifiée qu’après 2012, contrairement au souhait britannique de remettre à plat les subventions, dont la France est le principal bénéficiaire.

Dans un entretien paraissant dans l’hebdomadaire « Valeurs actuelles » daté de vendredi, M. Bussereau rappelle que les règles actuelles de la PAC ont été actées « par un accord politique signé par Tony Blair lui-même » en 2002.

Il affirme qu’il « n’existe au niveau européen aucune majorité capable de remettre en question la Politique agricole commune » et qu’elle devrait donc continuer à fonctionner selon les règles actuelles.

Concernant les négociations financières en cours au niveau européen, Dominique Bussereau défend le compromis proposé en juin à Bruxelles, alors que la Grande-Bretagne faisait pression pour réduire le montant des subventions agricoles.

« La proposition de la France permet de financer la PAC à 27 (Etats-membres) sans remettre en cause ses acquis », explique-t-il. Pour les agriculteurs français, l’objectif de Paris est « de maintenir l’enveloppe à plus de 8 milliards d’euros par an », malgré l’entrée dans l’UE de dix nouveaux pays et l’adhésion programmée de deux autres.

Le ministre rappelle également la position française concernant les négociations en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce. La France « veut bien faire des efforts (…), en particulier sur les subventions à l’exportation, mais à conditions que les autres pays concernés acceptent d’en faire autant sur le volet industriel et sur le volet des biens et services », détaille-t-il.

Source : AP

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