Les groupes agricoles américains appuient l’ALÉNA

Des voix se sont élevées aux États-Unis dans la foulée des déclarations du président Trump quant à un retrait imminent du pays de l’accord de libre-échange avec ses deux voisins, le Mexique et le Canada.

Même si l’administration américaine semble avoir fait volte-face pour le moment, de nombreux groupes liés à l’agriculture ont souligné l’importance des échanges internationaux pour la survie de leurs secteurs respectifs. Ils ont souhaité une modernisation et une revue de l’ALÉNA, plutôt qu’un retrait unilatéral. L’Université Perdue a d’ailleurs indiqué qu’un tel geste signifierait un retour de davantage de tarifs et de quotas.

« Un retrait de l’ALÉNA serait désastreux pour l’agriculture américaine », a indiqué le président de la National Corn Growers Association, Wesley Spurlock. «  Nous ne pouvons pas interrompre les échanges avec nos deux plus importants partenaires et alliés. Cette décision affecterait des marchés des agriculteurs et ranchers américains qu’ils ne pourraient pas récupérer. »

Le Minnesota Farm Bureau a exprimé son inquiétude. Il a souligné que le Mexique est le principal marché d’exportation pour le maïs, alors que le Canada est un important importateur de maïs et d’éthanol américain. Selon le groupe, 27% des exportations agricoles sont expédiées au Mexique ou au Canada.

La American Soybean Association a indiqué dans une déclaration que l’administration américaine devrait chercher plutôt à moderniser et optimiser l’accord. Selon l’association, les producteurs de soya exportent plus de 2,5 milliards de dollars en fèves, huile et tourteau de soya vers le Mexique, ce qui en fait le 2e marché en importance pour le soya. Le Canada est le 2e marché pour le tourteau de soya et le 10e pour l’huile.

La US Wheat Associates et la National Wheat Growers ont joint leurs voix, tout comme la National Cattlemen’s Beef Association. Cette dernière a même déclaré que les États-Unis « ne pouvaient se permettre de se retirer de ses deux plus grands marchés sur un coup de dés étant donné l’état du marché du bœuf, dans un contexte de volatilité des prix et d’une augmentation de la compétition internationale ».

Source : Agweek

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires