PotashCorp triple son bénéfice au cours d’une cinquième année record consécutive

Saskatoon (Saskatchewan), 22 janvier 2009 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a communiqué un bénéfice par action record de 2,56 $(1) (788 M$) au quatrième trimestre, soit plus du double du bénéfice par action de 1,16 $ (376,8 M$) déclaré pour la période comparable de l’exercice précédent. Ces résultats, les troisièmes plus élevés de notre histoire, nousont permis de dégager un bénéfice de 11,01 $ par action (3,5 G$) pourl’exercice 2008, soit plus du triple du bénéfice de 3,40 $ par action (1,1 G$)inscrit en 2007. Il s’agit du cinquième exercice consécutif pour lequelPotashCorp communique un bénéfice record, une situation qui témoigne de lademande mondiale pour les engrais et, plus précisément, de la valeurcroissante que représente notre principal nutriment, la potasse.

Bien que la crise économique mondiale ait entraîné un ralentissement dela demande pour chacun des trois nutriments et une diminution des prix duphosphate et de l’azote, nos activités liées à la potasse ont propulsé notremarge bénéficiaire brute à 873,1 M$ au quatrième trimestre, un bond de 63 %par rapport à la marge brute de 535 M$ générée pour la même période l’andernier. Grâce aux marges brutes annuelles records pour chacun des troisnutriments, nous avons vu notre marge brute pour 2008 atteindre 4,9 G$, ce quireprésente une augmentation de 161 % par rapport à celle de 1,9 G$ inscrite en2007. Ces résultats tiennent compte des réductions de la valeur des stocksd’azote et de phosphate à la fin de l’exercice, lesquelles totalisent 88,9 M$et ont eu comme effet de réduire le bénéfice de 0,22 $ par action pour letrimestre. Le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement(2) (BAIIA) aatteint 955,8 M$ pour le trimestre (comparativement à 526,7 M$ pour lequatrième trimestre du dernier exercice) et a fait augmenter le BAIIA pourl’ensemble de l’exercice, lequel se chiffre à 5 G$, en hausse de 3,1 G$ parrapport à 2007. Pour le quatrième trimestre, les flux de trésoreried’exploitation avant les variations du fonds de roulement(2) se sont élevés à849,1 M$ comparativement à 431,9 M$ pour la même période l’an dernier, unehausse qui a porté le total pour l’ensemble de l’exercice à 3,8 G$, parrapport à 1,5 G$ en 2007.

Les conditions prévalant sur le marché de la potasse ont soutenu lesrendements offerts par nos investissements à l’étranger dans Arab PotashCompany Ltd. (APC), en Jordanie, dans Sociedad Quimica y Minera de Chile S.A.(SQM), au Chili, et dans Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel, qui ontcollectivement contribué pour 105,8 M$ aux produits divers au quatrièmetrimestre et, jumelés à notre investissement dans Sinofert Holdings Limited(Sinofert), en Chine, pour 362,8 M$ pour l’exercice, soit presque le triple dutotal de 2007. A la clôture des marchés le 21 janvier 2009, la valeurmarchande de nos placements dans ces sociétés ouvertes s’élevait à 5,1 G$,soit approximativement 16 $ par action de PotashCorp.

« Les défis sans précédent résultant de la conjoncture économique mondialeau quatrième trimestre contrastaient fortement avec l’environnement favorabledans lequel nous avons exercé nos activités durant les trois premierstrimestres de 2008 », a souligné Bill Doyle, président et chef de la directionde PotashCorp. « Notre réussite pour l’ensemble de l’exercice constitue lapreuve de la capacité de récupération et d’adaptation de notre société, ainsique de l’efficacité de nos stratégies dans des conditions qui évoluentrapidement. La potasse, notre nutriment principal, offre des avantagesparticuliers qui nous permettent de générer un excellent rendement même dansun climat économique très difficile. »

Conjoncture du marché
La crise économique a pris de l’ampleur au cours du quatrième trimestrede 2008 et touché pratiquement tous les secteurs d’activité, dontl’agriculture mondiale. Malgré des récoltes records qui ont retiréd’importantes quantités de nutriments des sols, les distributeurs d’engrais etles agriculteurs ont quand même suspendu leurs achats compte tenu del’incertitude caractérisant les marchés mondiaux. Selon nous, cette barrièreest en grande partie psychologique puisque les paramètres économiques liés àla production alimentaire et à l’utilisation des engrais demeurent trèsattrayants. Bien qu’ils aient décliné de manière importante en raison desventes massives généralisées sur les marchés des actions et des produits debase, les prix des cultures étaient revenus à des niveaux favorables à la findu trimestre. Cependant, un accès limité au crédit au moment où la crisefinancière mondiale s’est fait sentir a créé plus qu’une barrièrepsychologique pour les agriculteurs de l’Amérique du Sud, qui ont réduit leurstaux d’épandage d’engrais pendant leur principale saison de semailles. Cettesituation aurait pu avoir des répercussions importantes sur les culturesagricoles dans cette région exportatrice clé.

Aux Etats-Unis, une récolte tardive et des conditions économiquesincertaines ont entraîné le report des achats d’engrais. Dans un contextemarqué par la chute des prix des matières premières et l’accroissement desstocks, les producteurs d’azote et de phosphate du monde entier, cherchant àécouler leurs produits ou à acquérir des liquidités, ont baissé leurs prix.Ces facteurs ont poussé les agriculteurs à retarder leurs achats en prévisiond’une baisse supplémentaire des prix. Les tensions s’exerçant sur lesdistributeurs d’engrais s’en sont accrues et ceux-ci se sont retrouvés avecd’importantes quantités de stocks acquis à coût plus élevé, ce qui les aempêchés d’acheter leurs volumes saisonniers habituels.

Les prix au comptant des produits azotés ont fortement reculé durant letrimestre. La demande d’azote industriel a gravement souffert de la criseéconomique, et comme les prix de l’azote sur les marchés internationaux sesituaient en dessous des coûts de production décaissés par nombre deproducteurs (dont certains aux Etats-Unis), une part importante de la capacitémondiale a été interrompue à la fin du trimestre. Des tendances similaires ontinflué sur les engrais phosphatés solides, et environ 50 % de la productionmondiale de phosphate était interrompue au 31 décembre selon les informationsdont nous disposons.

Conformément à nos perspectives à long terme, il est devenu évident aucours du trimestre que les importantes réductions de prix dans divers marchésclés n’avaient pas suscité un renouvellement de la demande ou calmé lesinquiétudes des agriculteurs concernant leur santé financière.

Dans ce contexte, les principaux marchés au comptant pour la potasse,soit l’Amérique du Nord, le Brésil et l’Asie du Sud-Est, ont été en grandepartie inactifs, tandis que les volumes liés aux contrats ont continué d’êtreexpédiés en Chine et en Inde à des prix convenus durant le premier semestre de2008. Les stocks de potasse n’ont pas atteint de niveaux excessifs, comptetenu de l’offre foncièrement serrée, qui a fait en sorte qu’on a approvisionnéles clients selon une méthode d’attribution pour la majeure partie de 2007 etde 2008, de la grève dans trois de nos installations et des arrêts deproduction généralisés dans l’industrie par suite du ralentissement de lademande mondiale. Au cours du quatrième trimestre, les prix de la potasse sontdemeurés fermes.

Potasse
Au quatrième trimestre, les activités liées à la potasse ont généré unemarge brute de 744,8 M$, soit presque trois fois plus que celle de 256,4 M$pour la même période l’an dernier. Pour l’ensemble de l’exercice, lesactivités liées à la potasse ont généré une marge brute record de 3,1 G$, cequi est trois fois plus que celle de 912,3 M$ générée en 2007.

Les prix totaux réalisés au quatrième trimestre ont atteint 625 $ latonne, un bond de 235 % par rapport aux niveaux du quatrième trimestre de2007. A 583 $ la tonne, le prix réalisé à l’étranger a progressé de 242 % parrapport au quatrième trimestre du dernier exercice, ce qui tient compte dufait qu’une proportion plus élevée des ventes était destinée à des marchésliés à des contrats offrant une valeur nette moins élevée en fonction des prixfixés plus tôt dans l’année. Pour le quatrième trimestre, les prix réaliséssur le marché au comptant nord-américain ont atteint 740 $ la tonne, uneprogression de 246 % par rapport au trimestre correspondant du dernierexercice et de 32 % comparativement au trimestre précédent, compte tenu de laréalisation d’une hausse de prix décrétée en septembre 2008.

Les volumes de ventes se sont chiffrés à 1,4 million de tonnes pour lequatrième trimestre, soit 37 % de moins que pour la même période l’an dernier,ce qui s’est traduit, pour l’ensemble de l’exercice 2008, par des volumes depotasse de 8,5 millions de tonnes, soit 9 % en dessous des niveaux de 2007.Les volumes de ventes à l’étranger ont représenté 1,1 million de tonnes, unrecul de 27 % par rapport au trimestre correspondant du dernier exercice,tandis que les volumes de 5,6 millions de tonnes pour l’ensemble de 2008 sonten baisse de 6 % comparativement à 2007. Au cours du trimestre, CanpotexLimited (Canpotex), la société de commercialisation à l’étranger desproducteurs de potasse de la Saskatchewan, a livré environ 340 000 tonnes à laChine et 475 000 tonnes à l’Inde, les deux principaux marchés liés à descontrats. Ces livraisons totales sont, respectivement, 45 % moins importanteset 107 % plus importantes que les livraisons effectuées au cours du mêmetrimestre l’an dernier. Bien que les volumes de ventes sur le marché aucomptant aient décliné abruptement au quatrième trimestre de 2008comparativement au trimestre correspondant du dernier exercice, les volumesréalisés au Brésil pour l’exercice complet n’accusent qu’un recul de 3 % parrapport à 2007, ce qui témoigne de la vigueur de la demande sur le marché aucomptant au début de 2008. Nos volumes de ventes pour l’Amérique du Nord ontreculé de 54 % comparativement au quatrième trimestre de l’an dernier, et ilsont été de 3 millions de tonnes pour l’ensemble de l’exercice, soit 15 % demoins qu’en 2007.

Le coût des produits vendus pour la potasse a augmenté d’environ 33 $ latonne d’un trimestre à l’autre. Cette hausse s’explique principalement parl’augmentation des redevances versées en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick,ainsi que par les grèves et d’autres coûts de main-d’oeuvre découlant surtoutd’arrêts de travail. En tout, nous avons comptabilisé 24 semaines de fermeturepar suite des grèves à nos installations d’Allan, de Cory et de Patience Lake.

Azote
Au quatrième trimestre, les activités liées à l’azote ont généré unemarge brute de 17,9 M$, comparativement à 136,7 M$ au quatrième trimestre de2007. Cette baisse s’explique par le déclin rapide des volumes, jumelé à uneréduction de 36 M$ de la valeur des stocks produits avec du gaz naturel dontle coût était plus élevé au début du trimestre. Notre entreprise à Trinité agénéré une marge brute de 11,4 M$ au quatrième trimestre, tandis que lacontribution de nos installations des Etats-Unis s’est chiffrée à 6,5 M$.Malgré la faiblesse du quatrième trimestre, la forte demande mondiale et lecontexte favorable à la fixation de prix élevés ont permis à la marge brutedes activités liées à l’azote d’atteindre la marque record de 737,4 M$ pourl’exercice complet, comparativement à 536,1 M$ en 2007.

Les cours des produits azotés ont énormément reculé durant le trimestre.Cependant, comme nous avons vendu la majeure partie de nos volumes d’azote audébut du quatrième trimestre lorsque les prix étaient à un sommet, les prixréalisés pour l’ammoniac ont été 42 % plus élevés que pour le trimestrecorrespondant du dernier exercice. Les prix de l’urée sont demeurés stablespar rapport au quatrième trimestre de 2007, alors que les prix des solutionsazotées ont affiché une progression de 78 % d’un trimestre à l’autre grâce auxventes réalisées au début de la période.

Le marché international de l’ammoniac a connu un ralentissementconsidérable au cours du quatrième trimestre, car d’importantes réductions destaux de production opérationnelle ont eu lieu dans les secteurs du phosphateet des produits industriels, lesquels comptent pour une part significative dela demande d’importation d’ammoniac dans le monde. Cette situation a entraînédes réductions appréciables de l’offre d’ammoniac pour l’exportation (dont unepartie de la production de notre entreprise à Trinité). Pour le trimestre, nosvolumes de ventes d’ammoniac ont chuté de 23 % comparativement à la mêmepériode l’an dernier, tandis que, pour l’ensemble de l’exercice, les volumesont reculé de 16 % par rapport à 2007. Les volumes de ventes d’urée, en baissede 14 % par rapport au quatrième trimestre du dernier exercice, ont contribuéà une diminution de 11 % des volumes pour l’exercice complet comparativementaux niveaux de 2007. Les volumes de ventes des solutions azotées ont chuté de59 % par rapport au quatrième trimestre de 2007, entraînant un déclin de 11 %des volumes de l’ensemble de l’exercice par rapport à 2007.

Pour le quatrième trimestre, notre coût moyen total du gaz naturel, cequi comprend notre couverture, a été de 6,16 $ le million de BTU, soit 40 % deplus que pour la même période l’an dernier.

Phosphate
En raison des volumes de ventes considérablement moins élevés, la margebrute des activités liées au phosphate s’est chiffrée à 110,4 M$ au quatrièmetrimestre, en baisse de 22 % par rapport à celle de 141,9 M$ dégagée pour lequatrième trimestre l’an dernier. Cependant, notre capacité à affecter lamatière première, l’acide phosphorique, à un vaste éventail de produits enaval offrant une plus grande valeur nette a constitué un avantage pour nousdans la conjoncture difficile du trimestre. Les engrais liquides ont contribuépour 92,9 M$ à la marge brute trimestrielle des activités liées au phosphate,les produits industriels, pour 20 M$, et les phosphates fourragers, pour 18,2M$. Compte tenu de la détérioration rapide des prix et de la demande dumarché, les engrais solides ont subi un recul de 21,8 M$, ce qui tient compted’une réduction de 52,9 M$ de la valeur des stocks disponibles en find’exercice, lesquels ont été produits au début du trimestre avec du soufre etde l’ammoniac à coût élevé. Malgré le ralentissement observé au quatrièmetrimestre, la vigueur de la demande et des prix au cours des trois premierstrimestres nous a permis d’inscrire pour l’ensemble de l’exercice une margebrute record de 1,1 G$ en lien avec les activités liées au phosphate,comparativement à 432,8 M$ en 2007.

Les ventes à des prix plus élevés au début du trimestre ont permis desgains, d’un trimestre à l’autre, en matière de prix réalisés pour les engraisliquides (220 %), les engrais solides (145 %), les phosphates fourragers (153%) et les produits industriels (91 %). Vers la fin du trimestre, les prix detous les produits ont diminué en raison de la conjoncture des marchés,notamment caractérisée par le déclin rapide des prix au comptant pour lesmatières premières. Cette détérioration, particulièrement évidente dans lesecteur des engrais solides, a démontré l’importance de notre gammediversifiée de produits phosphatés.

Les volumes de ventes des engrais solides ont chuté de 81 % par rapportau quatrième trimestre de 2007, tandis que ceux des engrais liquides ontreculé de 42 %. Les volumes de ventes de phosphates fourragers ont fléchi de53 %, car les conditions ont continué d’être défavorables pour les industriesbovine, porcine et avicole, et de nombreuses provenderies sont demeuréesfermées. Les volumes de ventes des produits industriels, segmenthabituellement plus stable des activités liées au phosphate, ont connu unebaisse relativement faible en comparaison, soit de 17 % par rapport autrimestre correspondant du dernier exercice.

Bien que les prix au comptant du soufre et de l’ammoniac, deux intrantsclés des produits phosphatés, aient énormément chuté au cours du trimestre,nous ne bénéficierons pleinement de ces réductions que lorsque ces intrantsauront été utilisés en 2009.

Survol financier
En raison de la hausse des prix de la potasse et de la rentabilité de cesecteur d’activité, les impôts miniers provinciaux et autres du quatrièmetrimestre ont atteint 109 M$, ou 15 % de la marge brute totale de la potasse.Il s’agit d’une hausse de 68,9 M$ par rapport à la même période l’an dernier.Pour l’exercice, ces taxes se sont élevées à 543,4 M$, ou 18 % de la margebrute totale des activités liées à la potasse, soit 408 M$ de plus qu’en 2007.Nos frais de vente et d’administration ont diminué de 24,8 M$ d’un trimestre àl’autre en raison de charges de rémunération à payer moindres, elles-mêmesattribuables à la baisse du cours moyen de nos actions pour la période. Ladépréciation du dollar canadien a entraîné la comptabilisation d’un gain dechange, principalement sans effet sur la trésorerie, qui représente 62,8 M$.Nous avons subi une charge additionnelle de 17,5 M$ au quatrième trimestre,qui est inscrite dans les produits divers, en lien avec d’autres réductions dela valeur des placements dans certains titres à taux du marché monétaire.

Les acquisitions d’immobilisations se sont chiffrées à 427,7 M$ auquatrième trimestre, en hausse de 90 % comparativement au trimestrecorrespondant de l’exercice précédent, la majorité des dépenses enimmobilisations étant liées à des projets de déblocage et d’agrandissement desusines de potasse à Patience Lake, à Cory, au Nouveau-Brunswick et àRocanville, ainsi qu’à des projets d’agrandissement des aires de chargement àRocanville et à Allan. Nous avons racheté à des fins d’annulation environ 7millions d’actions ordinaires pour la somme de 453,5 M$, en contractant desemprunts additionnels en vertu de nos facilités de crédit.

Perspectives
Il est impossible de prédire la durée et l’ampleur de la crise économiquemondiale alors que les gouvernements, les industries et les personnes tententencore de comprendre les conditions actuelles et de s’y adapter. Cependant,cette situation ne modifie en rien les paramètres fondamentaux sous-jacentsqui favorisent la croissance à long terme de la demande pour les engrais.Comme la population mondiale dépasse actuellement les 6,7 milliards etprogresse au rythme de 75 millions de personnes par année, la nécessitéd’accroître la production alimentaire est réelle et immédiate. Unefertilisation adéquate est essentielle pour relever le défi de plus en pluspressant que représentent le maintien et l’amélioration du rendement descultures. Les récoltes records de 2007 et de 2008 n’ont pas suffi à améliorerle ratio stocks-utilisation mondial pour les céréales, qui se situeactuellement à 18,8 %, soit considérablement moins que les niveauxhistoriques. Ce problème s’est retrouvé à l’avant-scène au début de 2008lorsque la possibilité de pénuries alimentaires est devenue évidente. Bien quel’attention se soit déplacée vers les problèmes financiers au cours de laseconde moitié de l’année, le risque de pénuries alimentaires demeurepréoccupant, et le problème pourrait s’aggraver à mesure que la criseéconomique viendra influer sur les habitudes d’achat d’engrais desagriculteurs. Cette réaction semble motivée par des considérations autresqu’économiques, car les prix des cultures continuent de générer d’excellentsrendements pour les agriculteurs. Dans l’environnement actuel, les retombéesd’un investissement en engrais approprié demeurent attrayantes, représentantgénéralement un rendement de 3 $ ou plus pour chaque dollar investi. Si lesagriculteurs n’ensemencent pas une superficie en acres suffisante ou s’ilsn’épandent pas assez d’engrais, ne serait-ce que pour une seule saison, lesconséquences pourraient être sérieuses pour l’approvisionnement alimentaire.On s’attend déjà à des baisses de production dans la région exportatricequ’est l’Amérique du Sud par suite d’une réduction de l’épandage d’engrais etdu temps plus sec. Lorsque les agriculteurs et les marchands reviendront à desachats d’engrais plus normaux afin d’optimiser les rendements et de miser surla possibilité d’engranger des rendements élevés, les conditions de l’offre etde la demande pourraient bien devenir extrêmement serrées.

En ce qui a trait à la potasse, la croissance de la demande a excédél’accroissement lié à une offre nouvelle, entraînant l’utilisation de toute laproduction disponible au cours des dernières années et laissant les principauxmarchés insatisfaits et tributaires d’une méthode d’attribution pendant lamajeure partie de 2007 et de 2008. Bien que les prix de l’azote et duphosphate aient chuté abruptement, les paramètres fondamentaux sous-jacentsdemeurent excellents à long terme pour la potasse. Le monde ne peut compterque dans une mesure limitée sur l’accroissement soutenu des installationsactuelles (ajouts d’une capacité nouvelle par le déblocage etl’agrandissement) pour générer une capacité productive nouvelle. Cependant, laviabilité économique d’un nouveau projet dépend en grande partie de prix de lapotasse qui favorisent l’expansion. Une nouvelle usine de potasse est associéeà certains défis d’ordre financier : les coûts se chiffrent en milliards dedollars, il faut compter de cinq à sept ans au moins avant le début de laproduction et les premiers flux de trésorerie positifs et, une fois lestravaux de construction terminés, la mise en service constitue un processustrès long. Il existe également d’importants problèmes d’ordre qualitatif commela rareté des bons dépôts, la difficulté d’obtenir du financement dansl’environnement de crédit actuel, les risques géologiques et géopolitiquesassociés à ce type de projets à long terme, ainsi que le caractère limité del’expertise et de l’équipement spécialisé dans le monde pour mener à bien unprojet dans le secteur de la potasse. De nombreuses mines ont été endommagéesou détruites par des infiltrations d’eau, risque non assurable qui peutengloutir les capitaux investis. Malgré les hausses, les prix actuels de lapotasse suffisent à peine à justifier l’investissement dans un nouveau projet.

Cet enjeu souligne l’importance et la valeur de notre stratégie « lapotasse d’abord », car nous croyons que l’ajout d’une capacité opérationnellede 6,2 millions de tonnes liée aux installations au cours des quatreprochaines années a encore plus de valeur aujourd’hui qu’au moment où nousavons annoncé ces projets. Certains projets de potasse mis en branle par nosconcurrents dans d’autres régions ont été retardés en raison del’accroissement des risques géopolitiques et de l’incapacité de cesentreprises à obtenir du financement. Nos projets d’expansion de notrecapacité de production de potasse, que nous avons financés et que nous pensonscontinuer à financer avec nos solides flux de trésorerie, se déroulent selonl’échéancier prévu. Nous espérons que les projets de Lanigan et de PatienceLake seront prêts à entrer en service lorsque la demande reprendra. Si, pourune raison ou pour une autre, la demande ne se matérialise pas au momentanticipé, nous continuerons d’observer la même stratégie qui consiste àajuster la production en fonction de la demande du marché afin de réduire lavolatilité de nos résultats financiers.

Bien que nous nous attendions à ce que la demande soit faible dansl’ensemble des principaux marchés de la potasse au début de 2009, le rythmedes ventes devrait s’intensifier au deuxième trimestre. En Amérique du Nord,puisque les agriculteurs ont remis à plus tard leurs achats d’engrais del’automne, période au cours de laquelle ils effectuent habituellement au moins40 % des épandages de potasse, nous prévoyons que les taux d’épandage serontplus importants que la normale au printemps. Cette situation devrait fairebaisser les stocks de manière importante vers la fin du printemps et entraînerune reconstitution considérable des stocks dans l’ensemble du réseau au coursdu second semestre de l’exercice.

De la même manière, la Chine a produit une récolte record en 2008, mais amanqué de potasse en raison de son entrée tardive sur le marché l’an dernier.Il en découle des besoins très élevés sur le plan agronomique, car des tauxd’épandage inférieurs à la normale pour une deuxième année pourraient avoirune incidence majeure sur les rendements. La Chine a entrepris l’année 2009sans avoir conclu de contrat et elle ne reçoit aucune potasse de Canpotex, unesituation qui pourrait perdurer pendant tout le premier trimestre au moins.Nous prévoyons que la Chine aura besoin d’importations totalisant au moins 7millions de tonnes en 2009, ce qui est beaucoup plus que les 5,5 millions detonnes que le pays a importées en 2008. Le contrat de l’Inde prendra fin le 31mars 2009, et sa demande devrait se situer près des niveaux de 2008.

Au Brésil, la récente dépréciation du real et la hausse des prix du sojaont une incidence positive sur les exportations agricoles, mais ne peuventcompenser les épandages d’engrais ratés au cours de leur saison des semaillesdu printemps. La demande sur ce marché au comptant sera probablement limitéeau premier trimestre de 2009, bien que nous nous attendions à ce que le Brésilse retrouve essentiellement en situation de déstockage au deuxième trimestreet revienne sur le marché à des niveaux proches de ceux de 2008. Les pays duSud-est asiatique profitent maintenant d’une amélioration des prix de l’huilede palme, et leur demande de potasse devrait demeurer stable en 2009.

Pour 2009, nous prévoyons que la marge brute des activités liées à lapotasse se situera entre 4,5 G$ et 5,5 G$ et que le total des livraisons serastable ou légèrement supérieur aux niveaux de 2008. Comme les ventes devraientsurtout avoir lieu au cours des trois derniers trimestres de l’exercice, pourle début de l’année, nous réduisons de plus de 2 millions de tonnes laproduction liée à notre capacité opérationnelle de 2009.

Dans le secteur de l’azote, la demande d’ammoniac devrait demeurer faibleen raison de la conjoncture économique, et la demande industrielle seraprobablement peu importante, à tout le moins pendant le premier semestre.Cependant, compte tenu de la capacité, dont une part importante n’est pas enservice, et des inquiétudes liées à la fiabilité du gaz naturel dans certainesrégions productrices clés, les conditions pourraient s’améliorer plusrapidement. Par exemple, les prix de l’urée ont considérablement augmenté audébut de janvier et pourraient progresser encore à l’approche du printemps.D’ici à ce que les conditions du marché s’améliorent, nous prévoyons exploiternos usines des Etats-Unis à environ 70 % de leur capacité. L’entreprise deTrinité, qui profite de contrats à faible coût sur le gaz, devrait fonctionnerà plein régime dans l’avenir prévisible.

Malgré les stocks importants d’engrais phosphatés solides à l’échellemondiale, les prix de la roche phosphatée se sont maintenus entre 250 $ et 290$ la tonne au début de 2009, tandis que les prix de l’acide phosphoriquedemeuraient au-dessus de 1 000 $ la tonne. Nous prévoyons que l’incidence desimportantes réductions de capacité dans le monde, jumelée à la vigueur desprix sous-jacents pour la roche phosphatée et l’acide phosphorique, viendradynamiser les marchés des engrais solides lorsque la demande reprendra. D’icilà, nous prévoyons réduire la production de tous les produits phosphatés finisà notre usine de White Springs au cours du premier semestre de 2009, et nousexploiterons les installations d’Aurora de manière réduite durant le premiertrimestre.

Nous prévoyons que les dépenses en immobilisations, exception faite desintérêts capitalisés, avoisineront 1,8 G$ en 2009, dont une tranche de 250 M$est liée aux investissements de maintien. La charge d’amortissement devraitaugmenter de 8 % par rapport à 2008. Notre taux d’imposition consolidé déclarédevrait être de 27 % à 29 % en 2009, les impôts exigibles représentant 95 % etles impôts futurs 5 %. Les impôts miniers provinciaux et autres devraientreprésenter entre 16 % et 20 % de la marge brute totale des activités liées àla potasse, en fonction des prix de réalisation, du taux de change entre ledollar canadien et le dollar américain, ainsi que du calendrier et du montantdes dépenses en immobilisations pour les projets liés à la potasse enSaskatchewan. Les produits divers devraient dépasser de plus de 100 M$ ceux de2008, tandis que le total des frais de vente et d’administration devraitdépasser légèrement les niveaux de 2008.

Puisqu’on peut difficilement émettre des prévisions concernant lesrésultats dans cette conjoncture, nous estimons actuellement que le bénéficenet du premier trimestre se situera entre 0,70 $ et 1 $ par action, enfonction d’un taux de change de 1,15 entre le dollar canadien et le dollaraméricain. Comme nous anticipons un retour de la demande sur les principauxmarchés des engrais au deuxième trimestre, nos prévisions actuelles font étatd’un bénéfice net de 10 $ à 12 $ par action pour l’ensemble de l’exercice,généré en majeure partie durant le second semestre, en fonction d’un taux dechange de 1,10. Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien parrapport au dollar américain, toute fluctuation de un cent du dollar canadienaura une incidence d’environ 9 M$, ou 0,02 $ l’action après impôt, au poste duchange, élément essentiellement hors trésorerie.

Conclusion
« Nos stratégies de longue date, particulièrement en ce qui a trait à lapotasse, ont été mises à l’épreuve pendant des périodes au cours desquelles lademande a fluctué et elles se sont avérées efficaces pour ce qui est degénérer une croissance susceptible d’être maintenue à long terme », a déclaréM. Doyle. « Compte tenu de l’accent que nous mettons sur la potasse, lenutriment soutenu par les meilleurs fondamentaux, nous croyons que lespossibilités seront encore plus grandes dans l’avenir et nous continueronsd’accroître notre capacité afin de pouvoir répondre à la croissance future dela demande. La production mondiale par acre doit augmenter et, lorsque lastabilité économique reviendra dans le monde, nous serons prêts à satisfaireles besoins de nos clients et à offrir un rendement encore plus élevé à nosactionnaires. »

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante sociétéd’engrais du monde à produire les trois principaux nutriments pour végétaux.La société est également l’un des principaux fournisseurs de trois marchésdistincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial depotasse, de deuxième plus grand producteur d’azote et de troisième producteuren importance de phosphate; la nourriture pour animaux, à titre de plus grandfabricant mondial de phosphates fourragers; enfin, les produits chimiquesindustriels, à titre de principal producteur mondial de produits azotésindustriels et en tant qu’entreprise qui possède la plus grande capacité deproduction d’acide phosphorique industriel purifié au monde.

Remarques
1. Toutes les références aux montants par action portent sur le bénéfice net dilué par action.
2. Voir le rapprochement et la description des mesures non conformes aux PCGR dans la section ci-jointe intitulée « Données choisies sur les mesures financières non conformes aux PCGR et rapprochements ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Potash Corporation of Saskatchewan Inc.
http://www.potashcorp.com

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