Attention au travail au sol

Le poids des tracteurs et autres machineries agricole de cesse d’augmenter. Bien que les charges soient réparties, il est légitime de s’interroger sur les conséquences du travail dans les champs et sur les moyens d’éviter la compaction. La stratégie la plus efficace pour éviter ce scénario? Limiter les charges par essieu, répond un site français.

Les risques les plus importants sont présents quand le sol est soumis à des charges lourdes en conditions humides, ce qui est fréquent au moment des récoltes. Les traces de compaction seront visibles par la présence de zones plus creuses dans le champ. Les conséquences peuvent être importantes, comme une perte de rendement en période de sécheresse puisque les racines des plants sont moins profondes.

Les sols argileux sont moins sujets à ce problème puisque la reconstitution des sols est favorisée par la présence d’argile. Les gels et dégels successifs, l’humectation et le dessèchement contribuent à fragmenter le sol et à augmenter sa porosité.

À l’opposé, un sol sableux ne peut compter sur le climat pour l’aider. Les vers de terres sont aussi moins nombreux alors que leur rôle est important, tout comme ceux des microorganismes, des insectes et des racines dans la restructuration d’un sol.
La charrue peut aider à contrer la compaction en travaillant le sol. Quant au couvert végétal, il existerait très peu de données sur la capacité des racines à augmenter l’absorption des sols.

Une autre solution serait l’absence de travail au sol. Cette pratique forme des agrégats grâce à l’apport de matière organique fraîche en surface, en favorisant les champignons et les vers de terre et en réduisant les perturbations. La cohésion entre les agrégats sont ce qui forme la bonne structure au sol.

Même si les sols non travaillés sont moins sensibles aux risques de tassements, ils n’y sont pas à l’abri. Dans ce cas, les zones tassées sont beaucoup plus durables qu’en situation labourée. Le labour fragmente la terre, ce qui peut faire disparaître les zones tassées en deux ans sur un sol de limon. En absence de travail, les tassements sont beaucoup plus durables. Il faut attendre l’action des lombrics et du climat pour reconstituer la porosité. Il serait encore plus profitable dans le cas de cette technique de surveiller la charge appliquée au sol.

Source : Réussir-Grandes cultures

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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