École-O-Champ fête ses 10 ans

École-O-Champ dispose d’un réseau d’agri-ambassadeurs qui ouvrent leurs portes à des classes du primaire

Publié: il y a 2 heures

Activité d'École-o-champ chez Caprijol qui fait partie du réseau d’agri-ambassadeurs.

L’organisation École-O-Champ souligne déjà ses 10 ans d’existence. Fondée au départ par de jeunes agronomes de l’Université McGill qui souhaitaient mieux faire connaitre l’agriculture aux jeunes et moins jeunes, cette mission demeure centrale encore aujourd’hui.

À l’aide d’animateurs pigistes, École-O-Champ rentre à chaque année dans plusieurs écoles primaires et secondaires, en plus d’être présente sur le terrain, entre autres dans les expositions agricoles. L’an dernier, elle a rejoint 89 000 jeunes, en très grande majorité du secteur primaire, indique Rébecca Paquet, directrice de l’organisme.

« On réalise principalement des animations en classe. On parle des sciences en agroalimentaire en s’adaptant selon l’âge et les classes. Au secondaire, on parle des carrières bioalimentaires en réalisant des mises en situation et des jeux », explique la directrice.

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L’activité la plus aimée demeure toutefois les sorties chez les producteurs. École-O-Champ dispose d’un réseau d’agri-ambassadeurs de différents secteurs d’activités qui ouvrent leurs portes à des classes du primaire. « Ça permet aux enfants de connaitre la réalité et de voir sur place comment ça se passe. »

Une fenêtre et un tremplin sur l’agriculture

Rébecca Paquet, qui a une formation d’agronome et a travaillé en enseignement, adore son travail et parle avec enthousiasme des impacts de l’OSBL auprès des jeunes, mais aussi du public en général. Issue elle-même d’un milieu non agricole, elle mesure les retombées des animations et autres actions, alors que l’agriculture devient une réalité de plus en plus méconnue.

« On ne parle pas assez d’agriculture. Et on mange trois fois par jour : c’est important de comprendre d’où vient la nourriture et toutes les étapes qui font qu’elle se retrouve dans nos assiette (…) Il y a aussi une déconnexion au niveau des connaissances en agriculture, comme par exemple, que le lait au chocolat vient des vaches brunes. »

Les activités au niveau des écoles secondaires permettent pour leur part de faire connaitre la diversité des emplois dans le domaine et les différents secteurs d’activités. « C’est important de mieux faire connaitre les carrières au moment où il y a un problème de main-d’œuvre et de relève. C’est important aussi pour la souveraineté agricole du Québec », fait remarquer la directrice.

En ce moment, l’organisme réussit à remplir sa mission avec un budget de 400 000 $ provenant en partie des activités qu’il tient et des dons qu’il reçoit. Malgré le fait qu’il intègre le cursus scolaire de la province dans ses animations, École-O-Champ n’est pas soutenu financièrement ou reconnu par le ministère de l’Éducation, contrairement à des organisations homologues dans le reste du Canada avec lesquelles il est associé.

Rébecca Paquet s’explique mal pourquoi d’ailleurs le MAPAQ ait décidé d’accorder une enveloppe de 1,5 M$ uniquement à AgrÉcoles, au lieu de partager le montant dans une annonce faite le 24 mars. Fondé en 2019, AgrÉcoles « accompagne les écoles primaires dans l’intégration de thèmes agricoles et alimentaires au parcours scolaire ». Le financement permettra de rejoindre 45 écoles primaires québécoises à travers 80 activités pédagogiques, représentant plus de 9500 élèves.

Le rêve ultime d’École-O-Champ serait de pouvoir offrir une animation gratuite partout sur le territoire de la province, ce qui est loin d’être le cas. « On répond vraiment à un besoin et ce serait bien si ça pouvait être reconnu », conclut Rébecca Paquet.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.