Les Producteurs de bovins du Québec ont remis le Prix de l’intendance environnementale (TESA) – Québec à Victor Drury, producteur de veau d’embouche à La Pêche en Outaouais.
L’annonce a été faite en marge de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, le 24 mars 2026.
En entrevue, Victor Drury se dit très heureux d’obtenir ce prix. « C’est absolument un honneur d’être juste nominé, mais de gagner en plus, ce n’est pas quelque chose que je visais, mais c’est absolument un honneur. »
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En 1974, le père de Victor, Gib Drury, faisait l’acquisition de l’entreprise. En friche depuis 10 ans, l’entreprise de 200 acres (80 ha) n’avait que 10 vaches au début. C’est grâce à la paissance en rotation que la production s’est améliorée et Gib Drury a pu acheter d’autres terres par la suite.
Victor a grandi dans cet environnement. Dès l’âge de 14 ans, il travaillait les étés sur la ferme familiale. C’est en 2014 qu’il a joint l’entreprise à temps plein. En 2017, il achetait la moitié des terres et du troupeau. Gib et Victor ont ainsi chacun leur ferme, mais ils gèrent le tout ensemble.
Les deux entreprises comptent 300 vaches Angus et leurs veaux, 900 acres de pâturages (364 ha) et 850 acres (344 ha) en location pour la production de foin.

Selon Victor, c’est son implication dans différentes organisations et différents projets sur la ferme qui ont fait une différence pour l’attribution du prix.
En consultant la fiche de présentation du dossier, on remarque à quel point Victor est un agriculteur impliqué. Il y en a trop pour tous les mentionner.
Victor est vice-président de son syndicat local et vice-président des Producteurs de bovins du Québec pour lequel il est vice-président du Comité de mise en marché des veaux d’embouche.
Il s’implique aussi dans des comités pour faire des recommandations à la municipalité concernant le développement agricole.
Protéger les oiseaux
Victor Drury est membre fondateur de ALUS Outaouais. Il est aussi partenaire avec le DOA (Développement Ornithologique Argenteuil) et pour BOvins pour le climat 2025.
Ses actions à la ferme visent à protéger la biodiversité, les oiseaux, les animaux et les berges, en plus de séquestrer du carbone dans le sol. L’entreprise n’utilise aucun pesticide.

« On fait plusieurs pratiques à la ferme qui sont reconnues comme bonnes pour les écosystèmes de la région, dit-il. On n’utilise aucun produit chimique, pas d’engrais chimique, pas de fertilisant, pas de pesticide et pas d’herbicide. Nos animaux sont soignés à l’extérieur à l’année, ce qui fait qu’on n’a pas de problème de gestion de fumier des animaux dans les bâtiments. »
« On essaie que nos animaux restent au pâturage le plus longtemps possible avec notre système de rotation des pâturages », ajoute-t-il.
Ce système fait en sorte que les animaux récoltent eux-mêmes leur nourriture, et ce, pendant un mois et demi de plus que ce que les producteurs bovins font habituellement. Ils brûlent ainsi moins de carburant parce qu’ils ont besoin de moins de foin pour nourrir les animaux en hiver.
En 2024, Victor Drury a livré un témoignage lors de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité à Montréal. Lors d’une autre rencontre, il a donné son avis sur les meilleures pratiques environnementales pour sauver les oiseaux des prairies.
Par ce prix, Victor Drury se retrouve finaliste canadien pour le Prix de l’intendance environnementale TESA qui sera remis lors de l’assemblée semi-annuelle de l’Association canadienne des bovins en août.
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