Des chercheurs italiens disent avoir cloné un cheval

Rome (Italie), 6 août 2003 – Des scientifiques italiens ont annoncé avoir réussi à cloner un cheval pour la première fois au monde. Le poulain est aujourd’hui âgé de deux mois, pèse une centaine de kilos est se porte comme un charme, précise le Laboratoire de technologie de la reproduction à Crémone en Lombardie, dont les travaux sont publiés jeudi dans la revue « Nature ».

Cette annonce permet aux scientifiques italiens de griller la politesse à leurs confrères de l’Université du Texas A&M qui attendent également la naissance d’un cheval cloné. Ce cheval de race Haflinger a été baptisé Prometea (Promethée), du nom de ce personnage de la mythologie grecque qui vola le feu aux dieux pour le donner aux humains.

L’ère du clonage des chevaux étant désormais ouverte, il va désormais être possible de cloner des étalons, des cracks ou des espèces menacées, s’enthousiasme Cesare Galli, directeur du laboratoire italien. « L’application la plus évidente concerne les animaux stériles ou qui vont mourir ou qui ne peuvent se reproduire pour raison médicale », poursuit-il.

Prometea est né le 28 mai, soit deux semaines avant la naissance du premier équidé cloné, une mule, à l’Université de l’Idaho. Deux autres ont suivi. Mais outre l’espèce, la différence est également grande sur le plan scientifique. Les mules ont été clonées à partir de cellules provenant de foetus. En revanche, l’ADN de Prometea vient de sa propre mère, qui est donc également sa jumelle. Il est de plus beaucoup plus difficile de cloner des cellules adultes.

Gordon Woods, qui a dirigé l’équipe ayant cloné les mules à l’Université de l’Idaho, assure que le clonage réussi des équidés va permettre d’en faire de même pour les cracks comme par exemple Funny Cide, qui a remporté cette année le prestigieux Kentucky Derby. Parce qu’il est un hongre (mâle castré), ce champion n’aurait jamais dû avoir de descendance. Or, M. Woods pense que le clonage va permettre de conserver les gènes du champion.

Un avis que ne partage pas Katrin Hinrichs, vétérinaire à l’Université Texas A&M et rivale de Woods. Elle note en effet que les chevaux clonés ne seront pas acceptés par le Jockey Club, qui n’enregistre que les pur-sang.

A ce jour, les chercheurs ont réussi à cloner des brebis, des porcs, des chevaux, des mules, des vaches, des chats et des rongeurs, mais pas de primates et encore moins d’humains, malgré les affirmations fantaisistes de la secte des Raëliens.

Source : AP

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