L’Association canadienne des plantes fourragères en difficulté

* traduction d’un texte de Allan Dawson, journaliste pour le Manitoba Cooperator

L’Association canadienne des plantes fourragères connait son lot de difficultés, cinq ans après sa fondation. La direction du groupe estime toutefois pouvoir poursuivre ses activités. À son assemblée annuelle qui a eu lieu le 19 novembre à Bromont, l’organisme a indiqué ne disposer que de 3000$ dans ses caisses, ce qui a mené au départ du directeur général. Ron Pidskalny. Ce dernier a décidé de quitter puisque l’association n’était plus en mesure de lui verser son salaire. L’Association a connu un grave manque à gagner à la suite du retrait de la contribution de 20 000$ provenant de la Canadian Cattlemen’s Association (CCA), somme qu’elle versait depuis les trois dernières années.

L’ex directeur dit avoir dû conjuguer avec ses nombreux rôles au sein de l’organisme, en plus de son travail de consultant. « Notre mission et notre vision est de soutenir ceux qui gagnent leur vie avec des fourrages et des pâturages, ainsi que de donner une voix à ce secteur au Canada», a déclaré M.Pidskalny. Les dépenses de l’ACPF ont également beaucoup augmenté cette année.

Ron Pidskalny Photo de Allan Dawson du Manitoba Co-operator.

Ron Pidskalny
Photo de Allan Dawson du Manitoba Co-operator.

Doug Wray, qui est membre du conseil d’administration, ajoute que la CCA sera approchée afin qu’elle renouvelle son appui et reprenne son rôle de leader au sein de l’ACFP. L’association a accompli de nombreuses choses depuis sa fondation, ce qu’elle espère faire jouer en sa faveur.

Quant aux Producteurs de lait du Canada, le groupe continuerait à verser leur contribution annuelle de 10 000$, aussi longtemps que le représentant sur le CA de l’association le jugerait pertinent, selon le directeur démissionnaire.

À 32 millions d’acres, le fourrage représente 39% des terres cultivées du Canada, soit plus que toute autre culture au pays. Les fourrages génèrent 5,1 G$ en activité économique. Mais contrairement à la plupart des cultures, le fourrage ne dispose pas d’un compte pour financier la recherche ou faire la promotion de la culture, puisque le fourrage est surtout consommé à la ferme qui l’a produit.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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