Le Conseil de l’industrie laitière du Québec se plie temporairement à la décision de la Régie

Montréal (Québec), 8 décembre 2004 – Soucieux d’éviter une nouvelle crise du lait durant la période des Fêtes où il devient problématique pour les usines de transformation du lait de recevoir et de traiter les mêmes volumes de lait que ceux qu’elles traitent durant l’automne, le Conseil de l’industrie laitière, qui regroupe les entreprises privées de transformation, accepte de se plier pour l’instant à la décision de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec et de prendre en charge la production laitière du 23 décembre 2004 au 3 janvier 2005.

Le Conseil entend toutefois déposer, aujourd’hui même, une demande derévision de cette décision prise par la Régie le 9 novembre dernier et quipénalise indûment, à ses yeux, plusieurs de ses membres en imposant,particulièrement aux petites et moyennes entreprises de transformationspécialisées, des amendes de 20$ par hectolitre pour le lait que cesentreprises ne peuvent transformer durant la période des Fêtes.

Le Conseil de l’industrie laitière demande également à la Fédération desproducteurs de lait du Québec de négocier avec lui certains accommodements àcette décision de la Régie afin de traverser harmonieusement la période desFêtes 2004-2005. Le Conseil désire enfin convenir, en début d’année 2005,d’une solution définitive à ce problème qui perdure depuis la fermeture desmarchés d’exportation à la suite de décisions de l’Organisation mondiale duCommerce.

« Nous continuons de penser que nous pouvons régler à la satisfaction detous ce problème de lait excédentaire aux besoins des usines durant la périodedes Fêtes, de déclarer le président directeur général du Conseil, M. Pierre M.Nadeau. Ce problème d’excédent s’explique en bonne partie par le fait que lesventes des produits du lait, en particulier celles des fromages, sont enprogression durant tout l’automne jusqu’à Noel mais qu’elles régressent defaçon significative durant les mois de janvier et de février, nous dictantdonc une mise en marché réduite de nos produits laitiers. »

« Ceci dit, de conclure M. Nadeau, je demeure persuadé que nous pouvonsnégocier une solution avantageuse pour tous avec la Fédération des producteursde lait sans pour autant pénaliser nos petits et moyens transformateurs. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil de l’industrie laitière (CILQ)
http://www.cilq.ca/

Fédération des producteurs de lait du Québec
http://www.lait.org

Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/

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