Le coût de l’épizootie en Grande-Bretagne révisé à la baisse

Londres (Grande-Bretagne), 4 mai 2001 – Alors que se profile la fin de l’épizootie de fièvre aphteuse en Grande-Bretagne, son coût pour l’économie britannique semble devoir être révisé fortement à la baisse par rapport aux estimations envisagées jusqu’ici.

Le Comité du tourisme anglais (ETC) annonce que les pertes enregistrées cette année par l’industrie touristique sont de l’ordre de cinq milliards de livres sterling et font savoir que faute d’intervention des pouvoirs publics 250 000 emplois étaient en danger.

Mais les économistes ne semblent pas convaincus par ces estimations.

« Si la fièvre aphteuse disparaît, comme cela semble être le cas, alors la situation dans le domaine du tourisme reviendra à la normale rapidement et il connaîtra vraisemblablement une saison estivale acceptable », estime à Londres Ciaran Barr, économiste à la Deutsche Bank.

Les experts ont reconnu toutefois que le tourisme avait été le secteur le plus touché par les retombées de l’épizootie.

S’il est d’accord avec le chiffre avancé par l’ETC concernant les pertes de revenus, Paul Crawford, du Centre de recherche économique et commerciale, juge toutefois que l’estimation portant sur l’emploi est très exagérée.

« Il ne faut pas oublier que la majeure partie des activités touristiques concerne des zones urbaines qui n’ont pas été touchées par la fièvre aphteuse », explique-t-il.

« Et si l’on regarde l’économie dans son ensemble, les gens ont continué à consommer dans les centres commerciaux et dans les attractions touristiques. »

Plus de 600 millions de livres sterling ont été accordées au secteur agricole à titre de dédommagements alors que ce dernier ne représente qu’un pour cent de l’économie. Le tourisme, un secteur beaucoup plus important pour l’économie britannique, n’a reçu que quelques millions de livres

Source : Reuters

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