Les nouvelles directives des États-Unis sur l’étiquetage des aliments pourraient nuire au commerce

Ottawa (Ontario), 11 octobre 2002 – Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, les directives des États-Unis sur l’étiquetage volontaire des aliments sont imparfaites et irréalisables. De plus, elles vont à l’encontre des intérêts à long terme du Canada et des États-Unis. Selon les nouvelles directives, l’indication du pays d’origine devra figurer sur les étiquettes des aliments vendus aux États-Unis.

« Ces directives et leur incidence possible sur le commerce entre les deux pays soulèvent chez nous des inquiétudes, a déclaré M. Vanclief. Il semble qu’elles imposent des exigences déraisonnables à l’industrie. Nous examinons ces directives et nous consultons les parties intéressées pour déterminer la voie à suivre. »

Selon les directives, les détaillants des États-Unis doivent indiquer aux consommateurs le pays d’origine des produits au point de vente final pour ce qui est du boeuf, du porc et de l’agneau, des poissons et fruits de mer, ainsi que des fruits et légumes frais importés ou provenant des États-Unis. Les ingrédients d’un aliment transformé ou des aliments vendus dans un établissement de restauration sont exemptés de cette mesure. Les directives deviendront obligatoires en septembre 2004.

Les entreprises alimentaires, les emballeurs et les transformateurs d’aliments du Canada et des États-Unis disent que les directives proposées sont coûteuses et inutiles.

« Nous espérons que le gouvernement fédéral des États-Unis et l’administration des États tiendront compte de l’incidence négative de cette loi et qu’ils décideront de ne pas rendre ses dispositions obligatoires, a mentionné M. Vanclief. Nous suivons la situation de près et nous verrons à nous assurer que les États-Unis respectent toutes leurs obligations en matière de commerce international. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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