L’UQCN participera au comité spécial dans le secteur porcin

Québec (Québec), 6 mai 2002 – L’UQCN annonce son acceptation de siéger au sein du comité spécial de concertation sur la production porcine, créé par un arrêté du Conseil des ministres le 1er mai dernier. « Nous sommes loin d’un processus idéal, d’affirmer M.Harvey Mead, président de l’UQCN, mais l’importance des enjeux et le besoin d’au moins une voix de la société civile au sein du comité exige notre participation, du moins jusqu’à ce que nous puissions examiner son mandat ».

L’UQCN souligne que la courte période prévue pour les discussions – six semaines – laisse peu de place pour la consultation des divers groupes sociaux concernés par les problèmes liés à l’expansion de la production porcine. L’UQCN a participé à la formation de la Coalition pour une agriculture durable il y a deux ans, pour créer une voix capable de représenter les préoccupations de la société civile. L’application réglementaire prévue pour le 16 juin 2002, qui est censée découler des travaux du comité, vise un consensus social, mais l’UQCN est le seul membre de la Coalition, le seul organisme de la société civile, à être invité à y siéger*. L’UQCN invitera donc ses partenaires, de même que tout autre groupe intéressé, à lui présenter des propositions qu’ils considèrent susceptibles de faire progresser les travaux du comité spécial.

Selon l’UQCN, les discussions prévues nécessitent le rattrapage de toute une réflexion dont les instances décisionnelles ont fait l’économie depuis longtemps, et surtout depuis le Rendez-vous des décideurs de 1998. Les principaux intervenants du domaine de l’agriculture ont entériné alors des objectifs d’expansion du secteur sans évaluation préalable de leurs impacts sociaux et environnementaux. Depuis, les objectifs de production progressent selon le calendrier prévu, alors que les mesures environnementales et sociales tardent à se faire sentir.

À condition que le défi puisse être relevé cette fois-ci, l’UQCN s’engage dans ce processus de discussion avec détermination. « Forte de son implication dans les dossiers agroenvironnementaux depuis 15 ans, forte des réflexions développées au sein de sa Commission en charge du dossier agricole et enrichie des rencontres et des échanges réalisés dans le cadre des Forum itinérant entre les agriculteurs et la société civile, l’UQCN croit être en mesure de présenter, dès le début des discussions du comité, une série de propositions de travail pouvant conduire à des progrès significatifs », de poursuivre M. Mead. En effet, au cours de la dernière année, plusieurs centaines de citoyens, agriculteurs et non agriculteurs, ont collaboré avec l’UQCN à définir ensemble les différentes pistes d’actions et de solutions pour le développement d’une agriculture durable au Québec. Ce sont ces voix que l’UQCN entend porter.

L’UQCN croit que les discussions doivent mener à des mesures de contrôle de la dynamique économique régissant ce secteur, en portant l’attention sur l’ensemble d’incitatifs financiers à la disposition du gouvernement. Selon l’UQCN, des changements de fond dans les orientations des mesures de soutien des producteurs sont incontournables pour que la situation conflictuelle dans le dossier porcin voit un dénouement acceptable. Sans cette réflexion, les mesures de contrôle réglementaires risquent d’être tout à fait inadéquates et sans réels effets.

L’UQCN est un organisme environnemental national qui fonde son action sur les objectifs de la Stratégie mondiale de la conservation, dont le développement durable. L’UQCN siège sur plusieurs comités agroenvironnementaux québécois et canadiens voués à la recherche de solutions pour réduire la pollution agricole.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

http://www.uqcn.qc.ca/

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