Mérite national des pêches et de l’aquaculture : hommage à deux pionniers

Québec, le 15 novembre 2000 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, a rendu un hommage tout particulier à deux pionniers dans le cadre d’une soirée ayant pour thème « Hommage aux bâtisseurs des pêches et de l’aquaculture du Québec ». Les deux personnalités honorées à cette occasion sont messieurs Arthur Labrie et Georges Lelièvre.

Reconnaissance au docteur Arthur Labrie

Chimiste de formation, le docteur Arthur Labrie, fut le premier sous-ministre du Département des pêcheries, une fonction qu’il occupa de 1940 à 1965. Il fut d’ailleurs, à la demande du gouvernement du Québec, à l’origine de la création du premier ministère des Pêcheries maritimes.

Au cours de cette période, plusieurs de ses réalisations ont marqué le secteur, notamment l’instauration du crédit maritime qui demeure, encore de nos jours, un outil de financement populaire auprès des pêcheurs du Québec. Curieux de nature, il a su mettre à profit ses talents, notamment en dirigeant une équipe de chercheurs multidisciplinaires chargés de trouver des réponses aux préoccupations quotidiennes des pêcheurs et des transformateurs. En fait, le docteur Labrie a réussi à rassembler les forces vives du Québec de cette époque afin de jeter les bases d’une industrie moderne.

Reconnaissance au pêcheur Georges Lelièvre

Monsieur Georges Lelièvre était un pêcheur reconnu pour son côté innovateur, mis à profit tout au long de sa carrière, soit de 1936 à 1990. Impliqué dans la pêche dès l’âge de 14 ans, à bord de la barge de son père, il devint lui-même propriétaire d’une barge à l’âge de 23 ans. Dès lors, il fit preuve d’audace, pratiquant sa profession au-delà des limites de pêche connues à l’époque, faisant passer l’exploration des fonds marins de 20 à 40 milles des côtes de Grande-Rivière, en Gaspésie.

Tout au long de sa carrière, monsieur Lelièvre poursuivit ainsi sa conquête de nouveaux stocks ou espèces jusqu’alors inexploités, se rendant aux abords de la Côte-Nord, des Îles-de-la-Madeleine, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve. Pêcheur de poissons de fond, Georges Lelièvre, qui s’est aussi intéressé au hareng, est reconnu comme un des pionniers de la pêche à la crevette nordique. Nul doute qu’il fut l’un des premiers à repousser les frontières de l’exploitation de la ressource halieutique au Québec. Monsieur Lelièvre est décédé en 1993.

« La contribution de ces bâtisseurs mérite d’être soulignée car ils ont jeté les bases d’une industrie moderne devenue, au fil des ans, un secteur à fort impact socio-économique pour nos régions maritimes. Nous leur devons beaucoup ! », a souligné le ministre Trudel.

Création du Mérite national des pêches et de l’aquaculture

Afin d’honorer chaque année, des personnes qui se démarquent par une contribution exceptionnelle, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, annonce qu’il présentera dès cet automne, à l’Assemblée nationale, un projet de loi portant sur le Mérite national des pêches et de l’aquaculture. Cette initiative vise à reconnaître, honorer et promouvoir l’excellence et le savoir-faire des personnes ou des entreprises, dans leur milieu.

« À compter de l’automne 2001 et sur une base annuelle, je me ferai un honneur de rendre hommage à celles et ceux qui œuvrent au développement de cet important secteur de l’industrie bioalimentaire québécoise, dont les principales activités se réalisent dans nos régions maritimes », a indiqué le ministre Trudel.

Selon monsieur Trudel, il est impératif de reconnaître, honorer et promouvoir la détermination, l’amour du métier, l’esprit d’entreprise et le rôle majeur des individus ou des sociétés qui contribuent à l’évolution constante des pêches et de l’aquaculture au Québec. « Il se dégagera de cet honneur un sentiment de fierté et une source de motivation qui feront en sorte que le Mérite national des pêches et de l’aquaculture deviendra une distinction de prestige », a conclu le ministre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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