Pesticides: Québec intervient

Le gouvernement québécois a fait part dimanche de sa politique concernant les pesticides. Cette dernière présente les grandes orientations et les objectifs établis pour le gouvernement de 2015 à 2018.

La protection de la santé de la population, des pollinisateurs et de l’environnement font partie des objectifs généraux de la Stratégie québécoise sur les pesticides présentée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Plus précisément, la politique veut réduire l’utilisation des pesticides. Le gouvernement veut aussi promouvoir ceux présentant le moins de risque pour la santé et l’environnement, en milieu urbain tout comme en milieu agricole.

Québec se positionne clairement en disant « concentrer ses efforts sur les pesticides considérés comme les plus à risque, comme les néonicotinoïdes ».

Dans le communiqué de presse, il est indiqué que la politique du gouvernement a « pour objectif de faire en sorte que l’utilisation de tous les pesticides les plus à risque à des fins agricoles soit préalablement justifiée par un agronome dans 100 % des cas afin de limiter leur usage dans les cultures, un resserrement qui va plus loin que les mesures réglementaires adoptées par l’Ontario en juillet dernier ».

Les propositions de la Stratégie feront l’objet de consultations avec les partenaires afin de préciser et bonifier les modifications législatives et réglementaires à venir. Le ministère veut cependant mettre rapidement en œuvre la Stratégie en déposant un projet de loi pour modifier la Loi sur les pesticides.

Ce projet de loi devrait inclure l’encadrement des semences traitées aux néonicotinoïdes et l’intégration de sanctions administratives pécuniaires. Il est question également de:

• modifier le Code de gestion des pesticides en resserrant leurs conditions d’utilisation;
• accroître la responsabilisation des utilisateurs de pesticides en faisant assumer à ceux qui ont recours aux pesticides les plus à risque une plus grande part des coûts environnementaux et des coûts associés à la santé (publication d’un document d’orientation à l’été 2016).

« Au cours des dernières années, le Québec a fait des progrès en matière de gestion responsable des pesticides. Il est toutefois temps d’intensifier nos efforts afin de réduire encore plus efficacement les risques pour la santé et l’environnement associés à l’utilisation des pesticides, notamment en encadrant l’utilisation des pesticides les plus à risque, comme les néonicotinoïdes, qui sont reconnus pour avoir un effet important sur la mortalité des abeilles », a affirmé le ministre de l’Environnement, David Heurtel.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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