PotashCorp engrange un bénéfice de 50 % supérieur au record précédent

Saskatoon (Saskatchewan), 29 avril 2008 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a communiqué des résultats sans précédent pour un premier trimestre, le bénéfice atteignant 1,74 $ par action(1) (566 M$), soit un bond de 181 % par rapport au bénéfice de 0,62 $ par action (198 M$) inscrit au premier trimestre de l’an dernier et de 50 % par rapport au record antérieur de 1,16 $ par action établi au quatrième trimestre 2007. Les pressions en faveur d’un accroissement de la production alimentaire mondiale continuent de doper la demande de potasse, de phosphate et d’azote et ont poussé les prix de chacun des trois nutriments vers de nouveaux sommets. En conséquence, chaque segment a généré une marge brute record et fait passer lamarge brute globale du premier trimestre de 369,7 M$ l’an dernier à 856 $M.

Les flux de trésorerie d’exploitation avant les variations du fonds deroulement pour le premier trimestre 2008 ont atteint le record de 625,5 M$(2),comparativement à 283 M$ pour la période correspondante de l’exerciceprécédent, alors que le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement,après ajustement, est passé de 381 M$ au premier trimestre 2007 à 872 M$(2).

La même conjoncture mondiale à l’origine du rendement exceptionnel dePotashCorp ce trimestre-ci explique également l’amélioration des résultats denos investissements à l’étranger. Arab Potash Company Ltd. (APC), en Jordanie,et Sociedad Quimica y Minera de Chile S.A. (SQM), au Chili, ont au totalcontribué pour 23,4 M$ aux autres produits au cours du trimestre, contre 13 M$au premier trimestre 2007. Ces investissements, ajoutés à nos participationsdans Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel, et dans Sinofert Holdings Limited(Sinofert), en Chine, ont actuellement une valeur marchande totale de 8,6 G$,ce qui correspond à 26,50 $ par action de PotashCorp.

« Cet autre trimestre record enregistré par notre entreprise reflète laprogression constante de la demande mondiale de produits alimentaires etd’engrais essentiels à l’optimisation de la production agricole », a affirmé leprésident et chef de la direction de PotashCorp, Bill Doyle. « Cela vautparticulièrement pour le segment de la potasse, où nous disposons d’actifsinégalés qui continuent de stimuler notre rendement. Dans un tel contexte,nous démontrons la valeur croissante de notre entreprise – en tant qu’élémentintrinsèque de la solution aux préoccupations touchant l’approvisionnementalimentaire mondial. »

Conjoncture du marché
Au premier trimestre 2008, la progression constante de la demande decéréales mondiale a ramené le ratio stocks-utilisation mondial pour le blé etles céréales secondaires à un creux sans précédent. Les faibles stocks decéréales et de graines oléagineuses, problème de longue date, ont finalementcommencé à attirer l’attention des Nations Unies, des gouvernements et dupublic en général. Certains pays d’Asie et d’Amérique latine ont désormaismodifié leurs politiques d’exportation, pour s’assurer d’avoir suffisamment decultures pour leur propre consommation intérieure. Ces mesures ont renduencore plus délicate la distribution des stocks de céréales mondiaux.

Cette offre restreinte s’est traduite par une majoration des prix descéréales et d’autres cultures qui, à son tour, a fait grimper la demandemondiale d’engrais. Compte tenu des contraintes d’approvisionnement enproduits et des coûts accrus des matières premières, surtout le phosphate etl’azote, les prix de chacun des trois nutriments ont atteint des niveauxrecord au premier trimestre. Bien que l’expiration des contrats de transportmaritime de potasse vers la Chine à la fin de 2007 ait entraîné une diminutiondes livraisons vers le plus grand importateur de potasse au monde au premiertrimestre 2008, la montée de la demande dans d’autres marchés a plus quecontrebalancé cette réduction. A la fin du trimestre, les stocks desproducteurs de potasse nord-américains étaient de 37 % inférieurs à la moyennequinquennale précédente.

En ce qui a trait au phosphate, l’offre serrée et la montée des coûts desmatières premières essentielles ont entraîné une majoration des prix. Les prixau comptant de la roche phosphatée et du soufre ont respectivement étémultipliés par quatre et par sept, par rapport au trimestre correspondant del’an dernier, mettant de la pression sur les producteurs qui ne possèdent pasleur propre approvisionnement en roches et entraînant des hausses de prixmarquées pour les produits phosphatés en aval. En ce qui concerne l’azote, lademande d’énergie mondiale a fait augmenter les prix du pétrole et du gaznaturel. Alors que l’industrie du gaz naturel a poursuivi sa mondialisation,les producteurs d’azote de régions qui jusque-là avaient profité de prix dugaz moins élevés, notamment la Russie et l’Ukraine, ont dû composer avec desprix des matières premières à la hausse faisant augmenter le prix plancher del’azote à l’échelle mondiale. Les coûts du gaz naturel ont également continuéde grimper aux Etats-Unis et, à la fin du trimestre, les contrats du NYMEX des12 prochains mois comportaient un prix moyen de plus de 10 $ le million deBtu. La forte demande industrielle et agricole a soutenu des prix de l’azoteplus élevés, particulièrement pour l’ammoniac qui en mars dépassait 600 $ latonne pour les livraisons vers les côtes américaines du golfe du Mexique.

Potasse
La forte demande sur tous les marchés clés, l’offre mondiale serrée et laflambée des prix se sont traduites par une marge brute record pour la potassede 514,6 M$ pour le trimestre. Cela représente 195 % de plus que celle de174,2 M$ générée au premier trimestre 2007 et plus de la moitié de la margebrute record pour l’exercice 2007 au complet. Exprimée en pourcentage desventes nettes, la marge brute de la potasse est passée de 53 % au premiertrimestre de l’exercice précédent à 71 %.

Le rendement trimestriel record a reflété l’incidence des prix plusélevés, alors que Canpotex Limited (Canpotex), la société de commercialisationà l’étranger des producteurs de potasse de la Saskatchewan, a obtenu deshausses de prix au comptant appréciables vers l’Asie du Sud-Est et le Brésil.Par conséquent, les prix réalisés au premier trimestre sur les marchésétrangers étaient de 105 % (141 $ la tonne) supérieurs à ceux réalisés autrimestre correspondant l’an dernier. En Amérique du Nord, PotashCorp apleinement profité des hausses de prix de 30 $ et 50 $ la tonne courteannoncées respectivement à la fin de décembre 2007 et en janvier 2008, et acommencé à réaliser une autre hausse de 80 $ prévue pour le 1er mars 2008. Ceshausses ont contribué à faire augmenter nos prix nord-américains réalisés de76 % (130 $ la tonne) par rapport au premier trimestre de l’exerciceprécédent. Comparativement au quatrième trimestre 2007, les prix à l’étrangeront augmenté de 61 % (105 $ la tonne) et les prix nord-américains, de 41 % (87$ la tonne). L’écart des prix entre les marchés distincts de l’étranger et del’Amérique du Nord s’est amenuisé, passant de 27 % au premier trimestre 2007 à9 % au trimestre à l’étude.

Les volumes des ventes à l’étranger, soit 1,6 million de tonnes, étaientde 23 % supérieurs à ceux du premier trimestre de l’exercice précédent,Canpotex ayant accru ses livraisons vers l’Inde de 88 %(180 000 tonnes) etd’autres pays d’Asie – sauf la Chine – de 48 % (364 000 tonnes). Les volumesdes ventes de Canpotex au Brésil ont bondi de 35 % (160 000 tonnes) d’untrimestre sur l’autre. Cette forte demande a plus que contrebalancé un reculde 57 % des livraisons vers la Chine, qui a seulement conclu un accord sur lesprix après la fin du premier trimestre 2008.

En Amérique du Nord, les volumes des ventes au premier trimestre dequelque 1 million de tonnes représentent une hausse de 8 % par rapport aupremier trimestre 2007, les problèmes d’expédition ferroviaire éprouvés l’andernier ayant été largement éliminés. Nos clients nord-américains ont continuéde recevoir la potasse selon des quotas préétablis, l’offre demeurantextrêmement serrée.

Le coût par tonne des produits vendus pour la potasse a considérablementaugmenté depuis le premier trimestre 2007, la forte appréciation du dollarcanadien ajoutant près de 11 $ la tonne à nos coûts. Les coûts accrus liés auxinfiltrations de saumure au Nouveau-Brunswick ont ajouté 6 $ la tonne à toutesles tonnes, par rapport à la période correspondante de l’an dernier, mais ilsétaient comparables à ceux du trimestre précédent.

Azote
La marge brute des activités liées à l’azote a atteint un sommet à185,4 M$ pour le trimestre, en hausse par rapport à 131,3 M$ au premiertrimestre 2007, stimulée par les prix plus élevés pour tous nos produitsazotés et plus particulièrement par le rendement solide de nos installationsaméricaines. Nos activités à Trinité, lesquelles bénéficient de contrats degaz naturel à long terme et à faible coût, ont continué à offrir des assisessolides, générant une marge brute de 96 M$ (52 %) pour les activités liées àl’azote. Nos activités aux Etats-Unis ont généré 81,5 M$ (44 %), alors quenotre programme de couverture pour le gaz naturel a contribué pour 7,9 M$.

Les coûts plus élevés du gaz naturel à l’échelle mondiale et la fortedemande mondiale de produits azotés agricoles et industriels ont faitaugmenter les prix réalisés pour l’ammoniac de 56 % par rapport au premiertrimestre de l’exercice précédent et de 61 % par rapport au trimestreprécédent. Ces coûts plus élevés se sont également répercutés sur les prix del’urée, qui ont progressé de 32 % par rapport au premier trimestre 2007 et de17 % par rapport au quatrième trimestre 2007. La demande accrue a égalementfait gonfler les prix des produits azotés en aval, tels que les solutionsazotées, de 39 % plus élevés par rapport au premier trimestre 2007.

Au premier trimestre, les volumes des ventes de l’ammoniac étaient de 9 %inférieurs à ceux du trimestre correspondant de l’exercice précédent, alorsque la production à Trinité a été réduite d’environ 80 000 tonnes en raison detravaux d’entretien requis. Cette réduction a été partiellement neutraliséepar la production de 35 000 tonnes supplémentaires dans nos usines desEtats-Unis. Les volumes des ventes d’urée ont fléchi de 12 % par rapport aupremier trimestre 2007, étant donné que moins de stocks étaient disponiblespour la vente, à la suite d’une vigoureuse offensive de vente au quatrièmetrimestre de l’exercice précédent, et en raison de l’arrivée tardive duprintemps, particulièrement dans le sud-est des Etats-Unis. Les volumes desventes des solutions azotées ont grimpé de 37 % d’un trimestre sur l’autre,alors que nous avons continué à mettre à contribution notre installation àGeismar pour répondre à la demande croissante de liquides aux Etats-Unis.

Pour le gaz naturel, nos coûts totaux aux installations de Trinité et auxEtats-Unis se sont élevés à 6,72 $ le million de Btu, soit 52 % de plus qu’aupremier trimestre de l’exercice précédent. L’augmentation des prix du gaz, àl’échelle mondiale et aux Etats-Unis, conjuguée à la forte demande, acontribué à la hausse des prix établis à Tampa et à la Nouvelle-Orléans, cequi a eu une incidence positive nette sur le rendement de ce secteur mais quia fait augmenter nos coûts du gaz à Trinité au cours du trimestre.

Phosphate
Les hausses de prix marquées ont propulsé la marge brute des activitésliées au phosphate au niveau record de 156 M$, contre 64,2 M$ pour le premiertrimestre 2007. L’incidence de l’accroissement des prix s’est surtout faitressentir du côté des engrais solides, qui ont généré une marge brute de85,3 M$ – soit plus de quatre fois leur apport pour la période comparable del’exercice précédent. Les engrais liquides ont contribué pour 20 M$, alors queles produits fourragers et industriels ont respectivement représenté 32,6 M$et 15,4 M$.

Au cours du trimestre, nos prix réalisés pour les engrais solides ontatteint 660 $ la tonne, un bond de 134 % sur douze mois et de 55 % par rapportau trimestre précédent. Bien qu’appréciables, les majorations de prixn’étaient pas aussi importantes pour nos autres activités liées au phosphate,qui ont par le passé profité de prix contractuels sur des marchés plusfaibles. Les prix des engrais liquides et des produits fourragers ontrespectivement augmenté de 47 % et de 48 % par rapport au trimestre comparablede l’exercice précédent, alors que les prix des produits industriels ont gagné30 % d’un trimestre sur l’autre.

Les volumes des ventes d’engrais phosphatés solides ont été de 37 %inférieurs à ceux enregistrés au premier trimestre de l’exercice précédent, cequi est largement imputable aux stocks de départ moindres et à l’arrivéetardive du printemps. Les volumes des ventes d’engrais liquides et de produitsfourragers ont progressé de 3 % par rapport au premier trimestre de 2007 grâceà une demande toujours soutenue, alors que les volumes des ventes de produitsindustriels se sont accrus de 11 %.

La montée des coûts des intrants clés a continué d’avoir une incidencemarquée; nos coûts du soufre ont augmenté de 249 % par rapport au premiertrimestre de l’exercice précédent et les coûts de l’ammoniac ont progressé de42 %. Ces coûts ont été largement contrebalancés par les prix du phosphate àla hausse.

Survol financier
Différents facteurs ont influé sur des éléments précis de nos étatsfinanciers consolidés, mais ils ont eu, dans l’ensemble, un effetneutralisateur, comme nous l’indiquons ci-dessous.

Un recouvrement d’impôts de 42 M$, lié à une augmentation des déductionspermanentes aux Etats-Unis, a ramené notre taux d’imposition déclaré à 23 %sur les résultats avant impôts. En outre, nous avons acheté 194,3 millionsd’actions de Sinofert dans le cadre d’un contrat d’achat à terme libellé endollars de Hong Kong; un changement de la juste valeur du contrat entre le31 décembre 2007 à la date de règlement nous a permis d’acheter les actionspour 173,7 M$. Cela s’est traduit par un gain exonéré d’impôt de 25,3 M$,conformément à nos prévisions antérieures pour le premier trimestre 2008. Enoutre, les fluctuations séquentielles du taux de change entre les dollarscanadien et américain ont contribué à un gain de change de 27,7 M$, bienqu’essentiellement hors caisse.

Ces gains ont été neutralisés par une charge additionnelle de 43,1 M$ aupremier trimestre (incluse dans les autres produits) liée aux investissementsdans certains titres à taux du marché monétaire qui avaient été classés commefaisant l’objet d’une dépréciation durable.

Des prix et une marge brute de la potasse considérablement plus élevésque prévu au premier trimestre 2008 ont fait augmenter les impôts miniersprovinciaux et autres à 19 % de la marge brute de la potasse, pour un montanttotal de 206 % supérieur à celui inscrit au premier trimestre 2007. Lesdépenses en immobilisations se sont établies à 196,5 M$, dont 61 % ont étéconsacrés aux activités liées à la potasse. Il s’agit principalement de diversprojets de déblocage et d’agrandissement à Lanigan, à Patience Lake, à Cory,au Nouveau-Brunswick et à Rocanville, et de projets d’expansion relatifs à lacapacité de chargement à Rocanville et à Allan.

En vertu du programme de rachat d’actions approuvé par notre conseild’administration en janvier 2008, la société a racheté aux fins d’annulationprès de 3,4 millions d’actions au coût net de 516,3 M$.

Perspectives
La croissance actuelle de la demande alimentaire mondiale a propulsé lesquestions liées à la salubrité et à l’inflation alimentaires au premier plandes préoccupations planétaires. Contrairement au ralentissement de l’économieaméricaine, la Chine, l’Inde et d’autres pays d’Asie continuent d’enregistrerde fortes croissances démographique et économique à long terme. Parconséquent, les populations de ces pays réclament plus de denrées et peuventse payer une alimentation plus nutritive comprenant des protéines animales.Ainsi, de plus en plus d’animaux sont destinés à la production alimentaire etil faut des millions de tonnes supplémentaires de céréales fourragères pourles nourrir.

Ces facteurs ont intensifié les pressions sur l’approvisionnementalimentaire mondial, la consommation céréalière mondiale devant surpasser unefois de plus cette année la production céréalière – pour la huitième des neufdernières années agricoles – et ont laissé juste assez de réserves pourrépondre aux besoins mondiaux pour moins de deux mois. Le problème a pu êtrecamouflé pendant près d’une décennie grâce à la possibilité, à l’échellemondiale, de puiser des céréales dans des réserves constituées de longue date,ce qui a permis de maintenir les prix des récoltes à des niveauxartificiellement bas et a donné peu de raisons aux agriculteurs d’accroître laproduction de façon significative. Pour que les stocks actuels égalent leursniveaux d’il y a dix ans, il aurait fallu récolter 225 millions d’acressupplémentaires depuis les huit dernières années, ou 28 millions d’acres parannée, selon le rendement moyen pour cette période. Aujourd’hui, les prix desrécoltes montent en flèche, le blé, le mais, le soja, le riz et l’huile depalme atteignant des sommets. Ces prix à la hausse sont dopés par l’explosionde la demande alimentaire, qui devrait absorber 95 % de la productioncéréalière mondiale cette année. La consommation céréalière future devants’accroître de quelque 30 millions de tonnes par année, il faut tabler sur desrécoltes annuelles record uniquement pour répondre à la demande prévue.

La vive concurrence à l’égard des cultures mondiales crée un nouveauproblème : l’inflation alimentaire. Même en Amérique du Nord, où les denréesalimentaires abondent depuis des générations et où la concurrence pour lescultures de pays en développement a été minime, l’effet sur le panierd’épicerie commence à se faire sentir. Bien que les prix des cultures à lahausse figurent parmi les facteurs à l’origine de l’augmentation du coût desaliments, l’impact est négligeable puisqu’aux Etats-Unis, les coûts deproduction agricole ne représentent que moins de 20 % du coût final desaliments transformés. Dans le même ordre d’idées, les biocarburants ont étépointés du doigt comme faisant partie du problème alors qu’en réalité, ils neconsomment que 5 % des céréales à l’échelle mondiale. Le principal facteur àl’origine de l’inflation alimentaire est la demande en progression constanteengendrée par des centaines de millions de consommateurs choisissant desaliments plus nutritifs dans des pays en plein essor démographique etéconomique.

La solution la plus pragmatique aux problèmes d’approvisionnement etd’inflation alimentaires consiste à accroître la production agricole. Lesagriculteurs autour du monde peuvent y arriver et ils devront pouvoir comptersur les engrais pour accroître le rendement de leurs cultures. La demandealimentaire tirant les prix des cultures vers le haut, les agriculteurs detous les pays sont encouragés à accroître les superficies cultivables, sipossible, et ont de l’argent pour acheter les intrants nécessaires à lamaximisation de la production. Nos produits – surtout la potasse – peuventjouer et joueront un rôle décisif pour satisfaire, à long terme, la demandemondiale croissante de céréales, ainsi que pour s’assurer du maintien del’accessibilité de produits alimentaires abordables.

Avec la poussée en faveur d’une production alimentaire accrue, la demanded’engrais s’est amplifiée à une cadence inégalée à ce jour. C’estparticulièrement vrai pour la potasse, qui a fait l’objet d’un épandageinsuffisant pendant plusieurs années dans de nombreuses régions. Toute baissede la fertilité d’un sol par rapport à un des trois nutriments affaiblitl’apport des autres, donc nombre d’agriculteurs tentent maintenant derehausser les niveaux de potassium de leurs sols afin d’enrichir les troisnutriments. Par conséquent, le taux composé de croissance annuelle de laconsommation de potasse a dépassé 5 % annuellement depuis les cinq dernièresannées.

En Amérique du Nord, PotashCorp a annoncé des hausses du prix de lapotasse au moment de la livraison à compter du 1er juin 2008 s’échelonnantentre 150 $ et 175 $ la tonne courte. A l’étranger, Canpotex a récemmentconclu un nouveau contrat sur les prix et les volumes avec l’Inde, lequelprévoit une hausse des volumes de 36 % et une augmentation de 355 $ la tonnedu prix à la livraison par rapport au prix de base antérieur de 270 $ latonne. Par la suite, Canpotex a signé une nouvelle entente pour 2008 avec laChine prévoyant une hausse de 400 $ la tonne par rapport au prix de base,certes moins élevé, fixé dans le contrat antérieur avec ce pays. Vu lasignature tardive de ce contrat, Canpotex mobilise ses ressources pour fournir1 million de tonnes à la Chine d’ici la fin de 2008 – soit 1,5 million detonnes de moins que l’an dernier – et elle a vendu la totalité de saproduction pour le reste de l’exercice.

Canpotex a également annoncé qu’à compter du 1er juin 2008, les prix à lalivraison au Brésil et en Asie du Sud-Est augmenteraient à 750 $ la tonne pourla potasse granulaire et à 725 $ la tonne pour la catégorie standard. Nousprévoyons réaliser des prix plus élevés au troisième trimestre.Comparativement au premier trimestre 2008, nous prévoyons enregistrer unecroissance de 30 % des prix totaux réalisés pour la potasse au deuxièmetrimestre et nous nous attendons maintenant à inscrire une marge brute pourles activités liées à la potasse en 2008 de plus de trois fois et demiesupérieure aux niveaux observés l’an dernier.

Alors que la demande poursuit sa croissance, nos projets à Lanigan et àPatience Lake seront les seules nouvelles sources importantes de production depotasse mondiale disponibles pour 2009. Même en augmentant la capacité deproduction de ces projets d’environ 1,9 million de tonnes supplémentairesd’ici les deux prochaines années, nous prévoyons qu’il sera difficile decombler entièrement les besoins du marché. A partir d’une assise de productionde 10,2 millions de tonnes cette année, nous investissons environ 4,5 G$ dansun ensemble de projets dans nos installations en Saskatchewan et auNouveau-Brunswick afin d’augmenter notre capacité d’exploitation de façon à laporter graduellement à un total de 15,7 millions de tonnes d’ici la fin de2012. Nous prévoyons créer une capacité potentielle supplémentaire de 1,5million de tonnes en Saskatchewan d’ici 2015, de façon à être davantage enmesure de suivre la progression annuelle prévue de la demande de potasse. Si,pour quelque raison que ce soit, la demande est moins forte que prévu, nousallons continuer à égaler la production de façon à répondre à la demande dumarché afin de réduire les risques maximaux de baisse le plus possible.

Pour ce qui est de l’azote, l’offre mondiale s’est resserrée davantagelorsque la Chine a annoncé récemment qu’elle compte appliquer une taxe àl’exportation de 135 % sur l’urée entre le 20 avril et le 30 septembre 2008.Au cours de la même période en 2007, elle a exporté près de 1,8 million detonnes d’urée. Le marché a réagi immédiatement à la nouvelle, les prix del’urée à l’échelle mondiale bondissant de plus de 150 $ la tonne ces deuxdernières semaines. Combinées aux prix plus élevés du pétrole et du gaznaturel et à une forte demande agricole, les conditions actuelles pourraientréduire l’impact traditionnel de l’affaiblissement saisonnier du prix del’azote qui survient habituellement vers la fin du deuxième trimestre.

La même taxe à l’exportation s’applique aux exportations chinoisesd’engrais phosphatés solides. L’an dernier, la Chine a exporté près de2,2 millions de tonnes de phosphate diammonique (DAP) et de phosphatemonoannomique (MAP) pendant cette période. Cette nouvelle, combinée à lahausse des prix du soufre granulé et de la roche phosphatée, pourrait fairegrimper les prix du DAP à la livraison au-delà du prix actuel de 1 200 $ latonne.

Les prix d’autres produits phosphatés en aval devraient connaître uneforte majoration au cours des prochains trimestres. En ce qui concerne lesengrais, nous avons annoncé deux augmentations de 250 $ la tonne courteentrant en vigueur les 1er avril et 1er mai 2008. Du côté des engraisliquides, PhosChem a récemment négocié avec l’Inde un prix de 1 985 $ la tonned’acide phosphorique jusqu’à la fin de juin 2008, soit une hausse de 1 419 $par rapport au contrat annuel échu le 31 mars. Tous les prix de nos engraisliquides en Amérique du Nord devraient également augmenter avec l’arrivée dela nouvelle année de fertilisation. Quant à nos activités liées aux engraisindustriels, où nous avons conclu des contrats à plus long terme, nous nousattendons à observer des hausses de prix d’ici la fin de 2008 et jusqu’en2009.

Compte tenu de toutes ces conditions, nous prévoyons maintenant que lamarge brute globale pour les activités liées à l’azote et au phosphatedépassera les niveaux de l’exercice précédent de plus de 85 %, soit près de700 M$ de plus que nos prévisions antérieures. Pour les activités liées auxproduits phosphatés seulement, nous prévoyons générer une marge brutes’élevant à quelque 800 $ pour le second semestre 2008.

Pour l’exercice 2008, nous anticipons des dépenses en immobilisations(exclusion faite des intérêts capitalisés) de quelque 1,3 G$, dont 200 M$ sontliés à des investissements de maintien et de remise en état. Notre tauxd’imposition consolidé devrait s’établir à 28 ou 29 %. Compte tenu des prix etdes marges plus élevés que prévu pour la potasse, les impôts miniers et autresdevraient correspondre à 15 % de la marge brute globale pour l’exercice, maispourraient s’établir dans une fourchette se situant entre 14 et 18 % enfonction des prix de réalisation, du taux de change entre le dollar canadienet le dollar américain, ainsi que du calendrier et du montant des dépenses enimmobilisations pour les projets liés à la potasse en Saskatchewan.

En raison de la marge brute globale plus élevée que prévu, laquelle seraen partie contrebalancée par des impôts miniers provinciaux plus élevés, et entenant compte d’un dollar canadien à parité avec le dollar américain, nousrelevons notre bénéfice prévisionnel pour l’exercice, le faisant passer entre6,25 $ et 7,25 $ l’action à 9,50 $ et 10,50 $ l’action. Nous prévoyons que,pour le deuxième trimestre, le bénéfice net par action se situera entre 2,20 $et 2,50 $. Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien par rapportau dollar américain, toute fluctuation de un cent du dollar canadien aura uneincidence d’environ 7 M$, ou 0,015 $ l’action après impôt, au poste du change,élément essentiellement hors trésorerie.

Conclusion
« Le besoin mondial d’accroître la production alimentaire est réel etimmédiat, et cela sera une réalité avec laquelle nous devrons composer dans unavenir prévisible », a affirmé M. Doyle. « Il aura fallu près de dix ans pourvider les réserves de céréales mondiales et nous n’arriverons pas à lesreconstituer du jour au lendemain. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes, àl’échelle planétaire, largement capables de produire suffisamment denourriture, mais pour y parvenir, il faudra améliorer les pratiques agricoleset les méthodes de fertilisation. De par notre aptitude exceptionnelle àaccroître graduellement notre production de potasse afin de répondre à lademande mondiale au cours des prochaines années, nous espérons pouvoir aiderles agriculteurs à stimuler leur production alimentaire, tout en continuant àfaire fructifier l’avoir de nos actionnaires. »

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante sociétéd’engrais du monde à produire les trois principaux nutriments pour végétaux.La société est également l’un des principaux fournisseurs de trois marchésdistincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial depotasse, de deuxième plus grand producteur d’azote et de troisième producteuren importance de phosphate; la nourriture pour animaux, à titre de plus grandfabricant mondial de phosphates fourragers; enfin, les produits chimiquesindustriels, à titre de principal producteur mondial de produits azotésindustriels et en tant qu’entreprise qui possède la plus grande capacité deproduction d’acide phosphorique industriel purifié au monde.

Notes : —— 1. Toutes les références aux montants par action portent sur le bénéficenet dilué par action. 2. Voir le rapprochement et la description des mesures non conformes auxPCGR dans la section ci-jointe intitulée « Données choisies sur les mesuresfinancières non conformes aux PCGR et rapprochements ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Potash Corporation of Saskatchewan Inc.
http://www.potashcorp.com

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