Depuis le début de l’été, le cours du soya sur les marchés en a défié plus d’un en demeurant élevé alors que les analystes prévoient des récoltes près des records cette année. Le prix aux États-Unis a été soutenu entre autres par les ventes à l’exportation, particulièrement la Chine, ce qui a créé un effet de rareté sur les marchés mondiaux.
Chine achète peut être davantage de soya parce que la production de l’oléagineux est passé de 17 millions de tonnes en 2005 à 12 millions en 2013. Ce recul provient d’une diminution de 30 % depuis 2005 des surfaces cultivées. Les agriculteurs chinois préviligient maintenant la culture du maïs et du riz.
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La Chine a fait le choix d’être davantage importatrice de soja meilleur marché pour produire plus de maïs. L’étude du bureau national des statistiques chinois souligne du reste que « les importations chinoises de soja ont battu un nouveau record en 2013, à 63 millions de tonnes, selon les douanes chinoises. Elles ont coûté près de 38 milliards de dollars, en hausse de près de 9 % d’une année sur l’autre ».
Ces échanges massifs créraient une dépendance avec le Brésil, son premier fournisseur. La moitié des importations chinoises de soya sont en effet d’origine brésilienne. La Chine absorbe 60 % des exportations de soya des États-Unis et 75 % de celles du Brésil.
Source: Terre-net