30 ans de machinerie pour le SIMAQ de Québec

Publié: il y a 1 heure

,

Le SIMAQ en 2023

Le Salon industrie et machinerie agricole de Québec (SIMAQ) sera de retour du 29 au 31 janvier, et ce, pour une 30e année. Devenu un événement incontournable afin de découvrir les nouveautés offertes sur le marché de l’équipement et de la machinerie agricole, le salon accueille cette année 275 exposants et 1550 kiosques au Centre des foires de Québec.

François Comeau, président du SIMAQ, souhaite dépasser le total de visiteurs atteint l’an dernier, soit 18 000 personnes. L’édition de 2025 avait toutefois connu une météo défavorable durant la 3e journée qui avait affecté l’affluence. François Comeau indique qu’entre 16 000 à 23 000 personnes se rendent au salon, selon les années.

Le SIMAQ inclut encore de nombreuses nouveautés dans des domaines divers comme la ventilation, les semoirs, le camionnage et le déneigement. Parmi celles à retenir, François Comeau cite les robots de traite ainsi que le plus gros mélangeur présentement disponible sur le marché, présenté par Jaylor.

À lire aussi

Les éleveurs de poulets s'efforcent d'accroître leur production pour répondre à la demande croissante des consommateurs en aliments riches en protéines.

Demande croissante des protéines par les consommateurs

Les consommateurs recherchent des produits plus riches en protéines. Les grands gagnants de cette ruée vers l’or blanc sont les aliments protéinés naturels.

Avec un large éventail d’équipement, le salon attire des gens de secteurs de plus en plus divers, tels que la construction, le déneigement et la foresterie, indique le président. « C’est un beau salon varié pour tous les domaines. Il y a beaucoup de choses et il y en a pour tous les goûts, ainsi que pour ceux qui veulent voir ce qui est disponible sur le marché. On est le Canadian Tire des agriculteurs », dit-il à la blague.

Parmi les tendances actuelles, le président du SIMAQ remarque que les agriculteurs semblent être à la recherche des équipements qui rapporteront le plus à la ferme au lieu du tracteur sophistiqué dernier cri. « Avec les problèmes de main-d’œuvre, on cherche la mécanisation », dit-il.

Malgré un secteur qui souffre des contrecoups des tarifs imposés par les États-Unis et l’inflation générale, François Comeau dit ne pas constater d’effet sur l’offre des équipements en général ou la popularité de l’événement. S’il y en a un, il toucherait les fabricants américains les plus affectés par les tarifs.

Les fabricants européens, qui passent par le port d’Halifax, sont, quant à eux, plus nombreux que jamais au salon, surtout pour l’équipement agricole. Ces derniers proviennent de différents pays comme l’Italie ou la Corée du Sud. En fait, l’engouement est tel pour le SIMAQ qu’il existe une liste d’attente pour les entreprises souhaitant y participer. « C’est encore bien plein pour les équipements. C’est un beau problème. »

Le SIMAQ à travers les années

Le SIMAQ a toujours connu un succès populaire, rappelle François Comeau. Dès ses débuts en 1996, il avait réussi à réunir 250 kiosques et attiré 8000 personnes en trois jours. Le président raconte qu’il cherchait de l’équipement pour modifier une remorque et n’ayant pas pu trouver ce qu’il cherchait, il s’était dit qu’il y aurait de la place à Québec pour créer un événement ciblant la machinerie. « Depuis, ça a fait boule de neige. » Même lors de l’agrandissement du Centre des foires en 2012, il n’a eu aucune difficulté à remplir l’espace, les exposants ayant décidé d’augmenter leur capacité sur le plancher.

François Comeau attribut le succès au SIMAQ au fait qu’il soit resté fidèle auprès des clients à certaines valeurs, dont la transparence et l’intégrité. Quand certains de ses clients ne peuvent se présenter après une mauvaise année, il les accueille de nouveau quand ils le peuvent. « Les gens me disent: on embarque avec toi parce que tu fais ce que tu as dit », indique-t-il.

Après 30 ans, il constate qu’il voit une troisième génération d’agriculteurs à son Salon. « J’ai vu le père avec le fils au début et maintenant le fils vient avec la relève. C’est beau de voir ça. »

Lui-même planifie céder les rênes du SIMAQ à sa relève dans quelques années pour faire place à une nouvelle génération et « c’est bien correct ».

Pour plus de nouvelles sur l’équipement et la machinerie agricole, cliquez ici.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.