Un prix pour la Ferme Bois Mou 2001

Mario Lefebvre et Denise Joyal de la Ferme Bois Mou 2001 ont vu leurs efforts récompensés en se méritant le Prix du développement durable en production laitière remis lors de l’assemblée générale annuelle des Producteurs de lait du Canada. Celle-ci se déroulait le 15 juillet dernier à Vancouver, en Colombie-Britannique. Il s’agissait de la 4e édition de ce prix.

Le Prix du développement durable en production laitière salue des producteurs qui adoptent de manière proactive des techniques agronomiques reproductibles dans d’autres fermes et qui sont basées sur la durabilité environnementale, la viabilité financière et les répercussions sociales qu’elles engendrent.

« La ferme Bois Mou 2001 est un bel exemple de ferme laitière moderne ayant adopté certaines des plus récentes technologies pour augmenter la profitabilité et améliorer les conditions de travail et le confort des animaux tout en continuant à implanter des pratiques durables pour le bien de l’environnement et des futures générations », a souligné pour sa part Andrew Ritchie, directeur général de DeLaval Canada, qui commandite le prix.

« Bien vivre de l’agriculture, tout en étant en harmonie avec notre environnement et les gens qui nous entourent, est un principe important pour Denise et moi, explique Mario Lefebvre. En fait, c’est une partie intégrante de la mission de notre ferme. » Le couple gagnant a reçu une récompense en argent de 2000 $ pour ses pratiques agricoles durables exceptionnelles.

Mario Lefebvre et Denise Joyal vivent à Saint-Félix-de-Kingsey et s’occupe de la ferme familiale avec leurs trois filles qui ont manifesté un vif intérêt à prendre la relève de leurs parents.

Le comité de sélection, formé de huit experts en production laitière et en durabilité de partout au pays, a été particulièrement impressionné par les pratiques agricoles adoptées par les Lefebvre. Par exemple, le couple a investi dans des lits d’eau et des barres d’attache en plastique plutôt qu’en métal pour améliorer le confort des vaches lorsqu’elles bougent. Ils ont fait fabriquer un compacteur pour récupérer les pellicules de plastique enveloppant les balles rondes avant de les apporter eux-mêmes à l’entreprise spécialisée en gestion des déchets. Ils partagent d’ailleurs cet appareil avec leur voisin. Depuis 2006, ils utilisent aussi la technique du travail minimal du sol pour tous leurs champs.

Les éleveurs portent également un intérêt particulier à la biosécurité. À titre d’exemple, l’accès à la ferme est restreint aux visiteurs autorisés seulement et Mario possède son propre pareur pour éviter la contamination accidentelle provenant d’autres fermes.

Les autres finalistes sont Dwayne et Becky Perry de la ferme Perryhill Farm de Perry Settlement, au Nouveau-Brunswick, ainsi que Nelson Dinn du UBC Dairy Education and Research Center à Agassiz, en Colombie-Britannique. Ils se méritent un prix de 1000$.

« Les trois finalistes de cette année ont montré que l’implantation de pratiques proactives à la ferme profite à la fois à la communauté, à l’environnement et à l’économie », a indiqué le président des Producteurs laitiers du Canada, Wally Smith.

Source: PLC

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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