Une année froide et venteuse

Environnement Canada a fait part des événements météo marquants pour l’année 2014. Sans surprise, l’hiver froid de 2013-2014 vient en tête de ce palmarès.

Le dernier hiver a été le plus froid des 18 dernières années et la glace des Grands Lacs a atteint une épaisseur qui ne s’était pas vue depuis 1978. Le froid a sévit dès le début novembre pour ne faire relâche qu’en avril avec des températures nettement sous les normales. Difficile à croire maintenant avec un mercure au-dessus de zéro, mais le Noël de 2013 avait été frappé par deux tempêtes successives avec de la neige et du verglas qui avaient affectées plusieurs régions du Québec. Le froid a causé des dommages, dont la dessiccation éolienne. Le froid extrême a obligé les bovins à manger encore plus que d’habitude pour conserver leur chaleur. Les apiculteurs ont perdu jusqu’à 50 pour cent plus de ruches que l’hiver précédent.

Au Québec, le couvert neigeux était de deux à trois fois plus épais que d’habitude sur le sud du Québec à la fin de mars. Le manteau neigeux à Sherbrooke, a établi un record de 103 cm contre une normale de 49 cm.

L’été n’a guère donnée de répit puisque même si la température a été de 1,0 °C au-dessus de la moyenne, ce qui en a fait le sixième plus chaud depuis le début de la compilation des statistiques dans l’ensemble du pays en 1948. Les portions du sud de l’Ontario et du Québec ont affiché des températures sous la moyenne. Il y a eu peu de journée de canicule mais en contrepartie, il y a eu aussi moins de smog et d’insectes.

Des tempêtes ont fait rage aussi partout au pays, de la côte Ouest à la côte Est. Les vents ont causé des dommages en janvier dernier dans les Prairies et septembre en Ontario. Des tornades d’une force 2 à l’échelle de Fujita améliorée (150 km/h) ont frappé Saint Fabien de Panet et une tornade de force 1 avec des vents de 130 km/h a heurté Sainte Apolline de Patton dans Bellechasse. Les microrafales ont aussi fait des dégâts dans plusieurs villes durant l’été.

L’automne a par contre été chaud. En novembre, les températures ont atteint des records de chaleur. Il faisait 18 degrés à Montréal le 24 novembre dernier.
La saison a été désastreuse pour l’ Abitibi-Témiscamingue où une succession de systèmes météo ont causé un mois d’octobre gris et détrempé. La grêle et la pluie ont ravagé les champs de soya. Les agriculteurs y ont perdu près de 85 % de la récolte, en plus de subir d’autres pertes dans leurs champs de céréales, canola, maïs, et autres.

Il ne faudrait pas oublier à cette liste le gel du 19 septembre. Bien qu’absent de la liste d’Environnement Canada, ce gel estival hâtif et exceptionnellement intense a causé des dommages à de nombreuses récoltes en stoppant la croissance des plants de soya et des grains de maïs, avec comme résultats une récolte moins importante et une qualité sous la moyenne.

Source: Environnement Canada

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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