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Ver-gris : dépistage recommandé dans quatre secteurs

Stade papillon du ver-gris occidental des haricots. PHOTO : Laboratoire de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ / Iriis phytoprotection

Stade papillon du ver-gris occidental des haricots. PHOTO : Laboratoire de diagnostic en phytoprotection – MAPAQ / Iriis phytoprotection

Cette année encore, c’est dans la région de Shawville, en Outaouais, où le ver-gris occidental des haricots (VGOH) est le plus prolifique. Le dépistage des masses d’œufs est recommandé à cet endroit, de même qu’à Oka, Saint-André-d’Argenteuil et Lacolle.

Le VGOH est dépisté au Québec pour une troisième saison. Sa population relativement élevée (248 papillons par piège la semaine dernière seulement) à Shawville année après année porte à croire que ce ravageur du maïs serait en mesure de passer l’hiver chez nous.

La semaine dernière, le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) a fait savoir que les captures de VGOH demeurent généralement faibles, avec une moyenne provinciale de 15,9 papillons par piège.

Toutefois, les captures hebdomadaires ont été plus élevées pour deux sites : à Oka dans les Laurentides (94 papillons par piège) et à Shawville en Outaouais (248 papillons par piège).

Les captures cumulatives de la saison sont élevées pour les sites de Sainte-Julienne dans Lanaudière (89 papillons par piège), Oka et Saint-André-d’Argenteuil dans les Laurentides (162 et 132 papillons par piège respectivement), Lacolle en Montérégie-Ouest (123 papillons par piège) et Shawville en Outaouais (440 papillons par piège).

Les 48 autres sites du réseau ont capturé moins de 58 papillons par piège depuis le 23 juin.

Rappelons que l’an dernier, les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais ont été les seules à capturer plus de 100 papillons par piège et qu’aucun dommage économique n’a été observé sur ces sites.

Moins de 40 % des champs du réseau de surveillance répartis dans toutes les régions sont encore au stade de croissance le plus attrayant pour la ponte des femelles du VGOH, soit durant la sortie de la panicule (croix). Les autres champs du réseau ont dépassé ce stade.

Stratégie d’intervention
Le RAP recommande de dépister les masses d’œufs dans les secteurs avec plus de 100 captures cumulatives de papillons si les champs de maïs ont un bon potentiel de rendement et s’ils n’ont pas atteint le stade de sortie complète des panicules.

Consulter la carte des captures hebdomadaires et cumulatives effectuées au Québec.

Le dépistage des masses d’œufs est plus facile que le dépistage des jeunes larves de VGOH. Les masses d’œufs (d’environ 85 œufs chacune) sont déposées à l’apex du plant (les 3 dernières feuilles près de la panicule) et sont faciles à voir à contre-jour.

Les masses d’œufs deviennent mauves juste avant l’émergence des larves.

Les jeunes larves sont très petites et difficiles à distinguer d’autres espèces comme la pyrale du maïs. De plus, lorsque les larves s’alimentent sur les soies, elles sont très difficiles à voir.

Le seuil économique d’intervention recommandé pour le maïs est la présence de masses d’œufs ou de jeunes larves sur au moins 5 % des plants avant la sortie complète des panicules. Si la ponte a lieu après ce stade du maïs, le seuil économique d’intervention est plus élevé.

Consulter le Bulletin du RAP : Ver-gris occidental des haricots dans le maïs : dépistage au champ et seuil économique d’intervention.

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