Location de terres: les bons comptes font les bons amis

Nouveaux prix pour les terres, nouveaux prix pour les grains de grandes cultures : avec un environnement qui évolue rapidement, le CRAAQ a mis à jour son document sur la location de terres pour refléter la situation actuelle dans le monde agricole.

« Il semble y avoir de plus en plus de gens qui louent des terres ou qui cherchent à louer, selon ce qu’on observe dans nos conférences organisées sur le sujet », indique Hélène Grondines, chargée de projet aux Références économiques. « Il y a autant de raisons pour vouloir louer ou chercher une terre à location qu’il y a d’histoires. (…) Les raisons varient aussi d’une région à l’autre ». La hausse de la valeur des terres en incitent aussi plusieurs à louer plutôt que vendre pour bénéficier de la bonification du fonds de terre.

Les nouveautés du document Combien louer une terre agricole? comprennent une méthodologie revue pour chercher le coût du marché, le tout fait en collaboration avec le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA).

. Des taux de location en considérant 3 zones d’unités thermiques maïs (plus de 2 500 UTM, entre 2 500 et 2 250 UTM, moins de 2 250 UTM.

. Des taux calculés depuis des études réalisées en 2015 par le CECPA dans les secteurs veaux d’embouche et bouvillons d’abattage (au lieu de 2010).

. Des budgets des Références économiques qui permettent d’établir des balises pour le locataire ainsi que des analyses de sensibilité pour des grandes cultures

. Un taux d’intérêt révisé proposé à titre indicatif.

. Une section sur le bail de location a été ajoutée pour encourager le locataire et le propriétaire à rédiger et à signer un bail pour éviter les complications. À cette fin un exemple de bail a été inclus dans la nouvelle édition.

« Il s’agit d’un outil de négociation qui s’adressent aux deux parties. Pour le propriétaire, le document peut l’aider à juger du juste prix et le locataire, à estimer le coût de production », ajoute Mme Grondines. Cette dernière invite toutefois à aller plus loin que les considérations financières. Il faut aussi considérer les types de cultures qui seront cultivées. Celui qui loue doit aussi réfléchir aux dépenses comme les taxes à payer et aux bénéfices qu’il pourra retirer d’une terre cultivée via une location puisqu’elle prendra de la valeur dans le temps au lieu d’être laissée en friche.

Mme Grondines suggère aussi d’établir des baux sur plusieurs années, pour éviter les mauvaises surprises. Elle recommande aussi de débuter les discussions en fin d’année pour avoir accès au crédit de taxes du MAPAQ, ainsi que pour coordonner les baux avec le calendrier annuel des taxes.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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