Vortex polaire sur l’agriculture

Encore une fois, c’est l’agriculture qui reçoit une douche froide

Publié: il y a 3 heures

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Une nouvelle qui frappe. Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire annonce la fermeture de sept centres de recherche pour des raisons économiques. Frette comme le vortex polaire qui nous tombe dessus. Résultats : environ 665 postes ont été supprimés et près de 1050 employés ont reçu un avis de licenciement le 22 janvier.

Je vois des visages de scientifiques que j’ai eu le privilège de côtoyer dans les dernières années qui perdent froidement leur travail en plus d’arrêter brusquement leurs travaux. En plein à l’heure où on a besoin de ces scientifiques pour diriger les recherches afin de s’adapter aux changements climatiques et autres défis de gestion sur différents aspects de l’agriculture en général.

Encore une fois, c’est l’agriculture qui reçoit une douche froide. Je suis même surpris que ça ne fasse pas les grandes manchettes. Imaginons de telles coupures qui viseraient l’éducation ou la santé. On se retrouverait avec une avalanche de débat, de manifestation, d’incompréhension. Silence complet!

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Couper la recherche et l’innovation en agriculture, y’ a rien là! Ça me rappelle certains commentaires quand j’avais décidé d’aller à l’ITAQ : Voyons Paul, pourquoi tu te forces pour avoir de bons résultats scolaires. C’est certains qu’ils vont t’accepter. Tu t’en vas en agriculture! » Un peu comme s’il n’y avait pas de défi.

Encore aujourd’hui, pour bien des gens ,c’est simple et banal l’agriculture. Des champs, des tracteurs et l’odeur du fumier. Il reste l’amour est dans le pré qui score. Pour le reste, c’est banal. Pourtant, économiser à court terme en innovation et recherche annonce lentement un manque de compétitivité d’un secteur.

Le secteur agricole devrait être vu comme un investissement aussi important que la santé. Manger santé assure la santé. C’est tout le contraire, on se retrouve donc maintenant à défoncer des programmes de soutien technologique qui manque de fond après six minutes d’ouverture, des coupures en recherche et innovation et très peu de réactions.

On aura donc encore une fois à se débrouiller tout seul. Est-ce que notre gouvernement veut ramasser des fonds pour financer nos nouveaux armements militaires pour satisfaire notre voisin? Avec très peu de soldats volontaires qui auront peut-être le ventre vide quand viendra le temps d’intervenir!

Profession agriculteur

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.